Butia capitata
Nom provençal :
Famille : AREACACEAE
Famille : AREACACEAE
Famille : ANACARDIACEAE
Localisation :
Commun en Provence calcaire, coteaux arides et pierreux, éboulis, remblais.
Utilisation :
L’écorce et les feuilles produisent un tanin utilisé dans la préparation des cuirs et pour obtenir une teinture jaune.
Comestibilité :
Les fruits sont parfois utilisés, en macération dans le vinaigre, pour le colorer et lui donner plus de force.
Ils sont aussi consommés, confits, comme les câpres, mais jamais à l’état frais sinon ils sont toxiques.
Toxicité :
La sève est toxique.
Famille : OLEACEAE
Localisation :
L’Olivier sauvage ou Oléastre est spontané (rochers, coteaux pierreux, fruticées littorales, pieds de falaises bien exposés) et largement cultivé en Provence.
Pour obtenir l’émulsion, battre l’eau et l’huile pendant quelques minutes.
Comestibilité :
L’olive contient des vitamines A, B, C, et E, des sels minéraux (Ca, Mg, P, K, S, Cl, Fe, Mn, Cu…), des protéines et une huile remarquable pour sa richesse en acides gras insaturés.
Autres propriétés :
C'est un hypotenseur, cholérétique et maladies cardiovasculaires, excipient de préparations médicinales.
Consulter la page : Gel des oliviers en 1820
Bibliothèque : L'Olivier en terre varoise
Bibliothèque : Le livre de l’Olivier
SAINT-BOIS OU DAPHNÉ GAROU
Famille : THYMELAEACEAE
Localisation :
Commun dans les fruticées, bois clairs, garrigues et maquis.
Utilisation :
Bien qu’employé depuis des siècles, notamment par les Grecs, le Saint-Bois est un trop violent purgatif pour être utilisé par voie orale.
Avec beaucoup de précautions et de surveillance, les guérisseurs campagnards l’ont rendu célèbre dans un emploi qui lui a valu le nom de « bois d’oreille » : ils faisaient introduire un fragment d’écorce dans le lobe de l’oreille des enfants, pour parer, grâce à une exsudation séreuse, aux accidents de la dentition, aux maladies chroniques des yeux, aux inflammations glandulaires du cou, etc.
Toxicité :
Son emploi est fortement déconseillé, la plante étant, de plus, suspectée d’être abortive !
Attention : danger ! Les fruits rouges du Garou très attirants pour les enfants sont très toxiques et provoquent de graves troubles digestifs et nerveux.
Famille : THYMELAEACEAE
Localisation :
Végétation basse, bois clairs, assez répandu.
Utilisation :
L’écorce est utilisée contre les verrues, sa décoction donne un excellent insecticide. Le garou était utilisé dans la fabrication d’une pommade vésicante.
Comestibilité :
Toutes les parties de la plante sont toxiques et peuvent provoquer des troubles digestifs, cardiaques et respiratoires parfois mortels.
Attention, danger ! Les fruits rouges du Garou très attirants pour les enfants sont très toxiques et provoquent de graves troubles digestifs et nerveux.
SALSEPAREILLE OU « HERBE AUX SCHTROUMPFS »
Famille : SMILACACEAE
Localisation :
Liane méditerranéenne très répandue dans les haies, bois clairs, pierriers, forêts, maquis, garrigues et brousse littorale.
Comestibilité :
Les jeunes pousses de cette liane sont comestibles crues ou cuites.
Les fleurs automnales, au parfum d’Oranger, servent également à préparer une délicieuse liqueur.
LAURIER-TIN OU VIORNE TIN
Famille : ADOXACEAE
Localisation :
Commun, cet arbrisseau à feuillage persistant décore, en plein hiver, les chênaies vertes, les sous-bois et les haies de ses grandes têtes florales blanches, puis de ses fruits d’un bleu métallique, à la fin de l’été.
Utilisation :
Communément cultivé pour ses fleurs. Les fruits étaient utilisés contre l’hydropisie (rétention d’eau dans l’organisme).
Toxicité :
Attention, les fruits ont également la réputation d’être purgatifs !
Photo : Dietmut Teijgeman-Hansen et licence
Photo : Ettore Balocchi et licence
Bibliothèque : L’art campanaire en Occident
Bibliothèque : La Cloche, à toute volée dans la vie des hommes
Bibliothèque : Le campanile provençal
Consulter le document : Le campanile provençal
Bibliothèque : L’art campanaire en Occident
Bibliothèque : La Cloche, à toute volée dans la vie des hommes
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Bibliothèque : L’art campanaire en Occident
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Bibliothèque : La Cloche, à toute volée dans la vie des hommes
Bibliothèque : Le campanile provençal
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J. A. Floquet(1)
dans son rapport du 22 août 1741 décrit ce moulin :
« En prenant notre relation de l'état et situation des lieux aux puits des moulins des chevilles à l'extrémité du parc de ce côté-là, où elle a été ci-devant déterminée, nous avons trouvé deux moulins à farine et un à huile dont les eaux des fuyants vuident dans un seul canal qui va aboutir et dégorger dans celui des moulins de la place, vis-à-vis et à l'espacier ou martelière des Trois Pierres, c'est-à-dire à environ trente cannes loin desdits puits des chevilles »
Architecte, ingénieur hydraulique à Aix-en-Provence, il fut chargé par ordonnance du Parlement de Provence en novembre 1740 d'établir un rapport concernant le procès entre les syndics des arrosants des quartiers de Sarraire, de la Tourre et de Cadouire et messire Jean d'Artuard de Mur, chevalier des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Beaulieu contre les frères Blin et les syndics des arrosants des quartiers des Sauvants.
(2) Tableau de classement de la matrice cadastrale fait et arrêté le 20 avril 1813.
Lettre à en-tête des établissements Gérard et Béjà, signé M. Béjà.
Plan N° 1919 M-1 dressé par le cabinet Roux, 3e trimestre 1950.
Entrée du moulin 8, rue de la République.
De gauche à droite : - ? -, Matéo Béja dit Mathieu, Émile Clozet, Ferrari, et Joseph Brun dit : « Petit Joseph ».
La passerelle.
Le canal de l'Enclos.
Le silo à grain.
Camion de livraison.
Le plansichter. C'est une machine utilisée dans les moulins et les minoteries. Il permet, par « blutage », la séparation des différents finots, semoules et farines.
Il est composé de plusieurs caisses (de 2 à 8 caisses) elles-mêmes composées de plusieurs porte-tamis ; chaque porte-tamis peut recevoir un tamis d'une ouverture de maille déterminée.
Le dernier voyage.
IL EST MALHEUREUSEMENT TRÈS INFLAMABLE
Famille : FABACEAE
Localisation :
Le Mimosa argenté de croissance rapide ne se plaît que dans des terrains siliceux (maquis, bois clairs, ripisylves, vallons, lisières de forêts) où il peut se montrer très envahissant, car capable d’accaparer l’espace en émettant des toxines : une véritable « guerre chimique » ! Son expansion est alors freinée par l’Office National des Forêts (ONF).
Utilisation :
Le scientifique Nicolas Baudin, missionné en 1800 par Napoléon 1er pour explorer l’Australie, avait expédié en France de nombreux échantillons de plantes. L’impératrice Joséphine, grande amoureuse des fleurs, donna l’ordre aux préfets des régions françaises de faire planter ces échantillons… C’est à partir de 1864, sur le littoral du massif des Maures que réussirent pleinement deux d’entre eux, le Mimosa et l’Eucalyptus.
L’introduction du Mimosa argenté continua grâce
à de riches hivernants anglais
qui en firent planter dans les jardins de Bormes.
Photo : Dana L. Brown et licence
Par M. ARÈNE Casimir,
Ancien Avocat, Propriétaire aux terroirs de Solliès-Pont et Solliès-Ville, et ancien Président de la Commission des eaux de Solliès-Pont.
1872, Toulon, Imprimerie & Lithographie F. ROBERT, boulevard de Strasbourg, 56
Canal des Reynauds et des Aiguiers, canal de la Ferrage, canal du barrage de Seyrol et projet de réfection des conduites pour l'alimentation des fontaines de la ville de Solliès-Pont. Plan dressé par M. DYRION, ingénieur aux Ponts et Chaussées, arrondissement de Toulon, le 22 novembre 1878. (Échelle 1/2000e)
Nous vous proposons un point technique sur les objets présentés
lors de l’exposition « EAU 2015 »
Mode d’alimentation et distribution en eau potable dans la commune.
En 1846 recherche d’eau.
Pose d’une nouvelle conduite en 1850.
Projet d’alimentation en 1874.
Prolongement des galeries en 1876.
En 1879 réfection des conduites.
En 1882 nouvelles recherches d’eau (captation).
En 1891 réfection des anciennes conduites
et en 1892 réfection des nouvelles conduites.
La vieille source prend son origine sur les bords du Gapeau à 850 mètres environ de distance de l’agglomération. Située près de l’écluse des « Messieurs » sur le Gapeau, dont les eaux sont polluées, par les divers usages domestiques, agricoles ou industriels qu’en font les riverains et fait craindre que la « Vieille Source » ne soit contaminée par les infiltrations.
La canalisation du Vallon de Vallauris à Solliès-Toucas, remonte en 1849 et à son origine dans le lit même du vallon de Vallauris à 1900 mètres de distance de la ville. La qualité de ces eaux est inférieure à celle des eaux de la « Vieille Source ».
Le débit actuel des deux sources est de 600 m3 par jour. Pendant les périodes sèches, le débit de la source du Vallon de Vallauris est presque nul. Pour que l’agglomération soit desservie d’une façon normale il faudrait un débit de 780 m3 par jour (260 litres/jour X 3000 habitants).
La canalisation dite de la « Vieille Source » est formée de tuyaux en poterie ou en fonte, suivant que la conduite est placée en galerie ou en tranchée.
La canalisation d’une galerie de captage dite le « Vallon de Vallauris » est faite en maçonnerie à pierres sèches et d’une conduite d’amenée en tuyau de poterie. Postérieurement à l’exécution première on a substitué sur une certaine partie de son parcours la fonte à la poterie.
La dépense effectuée jusqu'à ce jour s’élève à la somme de 119 597 francs. Mais aucune analyse de l’eau n’a été faite.
AD 83, Solliès-Pont, février 1903.
1a) Céramique vernissée ; longueur d’un élément : 0,70 m et Ø extérieur : 0,33 m fabriquée par Berger Cadet et Fils, à Bollène (Vaucluse), ca 1900 et utilisée dans la galerie de la Vieille source.
1b) Élément et son manchon.
1c) Céramique vernissée ; Élément comportant la signature du tuilier (250 = Ø intérieur 0,25 m).
2) Un drain à manchon confectionné en filière, longueur de 0,39 m et 6,5 à 8,5 cm de diamètre, origine : Languedoc XIXe siècle (argile assez rosée) découvert au quartier de Sainte-Maïsse, Solliès-Pont.
Des raisons de santé m'ayant obligé en 1833 d'abandonner momentanément le barreau, j'acceptai les paisibles fonctions de juge de paix à Solliès-Pont mon pays natal, que je quittai en 1838 pour revenir à Toulon.
Pendant ces cinq années, je prenais vraiment plaisir à admirer le terroir de Solliès-Pont et de Solliès-Ville, mais surtout la riante vallée de Gapeau, dont j'étudiais le cours jusqu'à Belgentier. Toutes mes pensées en arrivaient à payer un respectueux tribut d'hommages à la profonde sagesse avec laquelle nos pères avaient su si bien utiliser ce modeste cours d'eau, au moyen de nombreuses écluses, faisant marcher de nombreuses usines, papeteries, moulins à blé, moulins à huile, moulins à plâtre, scieries, blanchisserie, et ce, en rendant toujours les eaux, soit à la rivière, soit à l'arrosage des terres. On a vanté bien souvent les systèmes d'irrigation pratiqués en Espagne, mais il est impossible, me disais-je, que l'on ait pu dans ce pays exploiter avec plus d'intelligence et d'utilité un modeste cours d'eau pareil au nôtre.
Ces études m'ont permis de rendre quelque service pour la conservation de cet ingénieux régime et cette habile répartition des eaux de Gapeau, en rédigeant rapidement, de mémoire, et en quelques heures, les observations et mémoire à M. le Préfet du Var, contre le quartier de Guiran, imprimé à Toulon en 1858 (E. Aurel, imp. lith.).
Une entreprise bien plus dangereuse menace aujourd'hui de bien plus grands bouleversements, cette sage répartition des eaux que j'ai toujours considéré comme un chef-d'œuvre de la sagesse et de la constance de nos pères : malgré l'âge avancé, je vais encore essayer de la défendre une dernière fois avec l'espérance que cette fois encore, pas plus qu'en 1858, le gouvernement ne permettra d'y porter la moindre atteinte, car ce serait une véritable profanation.
Casimir ARÈNE,
ancien avocat.
Les intérêts agricoles et industriels et par suite la paix publique sont gravement menacés dans les trois communes de Solliès-Pont, Solliès-Ville et Solliès-Farlède, et même dans la commune d'Hyères.
Il s'agit de prévenir une immense perturbation ; à cet effet, il suffira, nous l'espérons, d'éclairer et de prémunir l'autorité supérieure contre des manoeuvres et des entreprises inqualifiables, d'autant plus dangereuses, que le succès, impossible pourtant selon nous, en amènerait à coup sûr la reproduction en bien d'autres lieux ; manœuvres et entreprises à la faveur desquelles le sieur Brun, de concert avec le sieur Nègre et appuyé cette fois sur la municipalité d'Hyères, voudraient nous enlever des eaux qui depuis des siècles contribuent à l'arrosage déjà si insuffisant de nos 411 hectares de terres arrosables, et à la marche de nos belles et nombreuses usines ; et en outre à l'arrosage de deux à trois cents hectares dans les terroirs de La Crau et de la commune d'Hyères.
Les eaux sont, en effet, de nos jours, un objet de convoitise universelle. Les possesseurs sont trop souvent menacés dans leur possession par la spéculation; le gouvernement, loin de faciliter ces déplacements et ces bouleversements, ne saurait procéder avec trop de réserve et de circonspection, lors, surtout que, comme dans l'espèce, les eaux convoitées reçoivent une destination d'utilité si générale, qu'il est radicalement impossible de les mieux utiliser.
Le 12 fevrier 1839 une ordonnance royale autorisa M. Teissier à établir sur le cours de Gapeau près de Solliès-Toucas un pont et un barrage ou écluse pour, au moyen des eaux dérivées, mettre en jeu un moulin à blé, à charge de rendre les eaux à la rivière à 287 mètres 20 centimètres de distance du barrage. Pour apprécier le résultat de ces travaux sur le cours naturel des eaux de la rivière, il est nécessaire d'exposer brièvement quelques observations.
En remontant de l'usine Nègre, vers Belgentier, la vallée va toujours se resserrant, le Gapeau est à peu près un torrent à pente et avec des sinuosités très prononcées, aussi, sur un parcours d'environ 5 kilomètres, peut-on compter 8 barrages ou écluses plus ou moins élevés. Il faut remarquer que le cours des eaux attaque de préférence la rive gauche, où pour maintenir certains ouvrages et notamment la route départementale, il a fallu des murs de soutènement et de défense assez élevés ; les anciens lits comme les graviers et les terres d'alluvion se trouvent donc sur la rive droite où l'on voit aussi des masses de tufs poreux et crevassés, se laissant comme les graviers eux-mêmes facilement traverser par les eaux.
N'est-il pas certain que les sept barrages supérieurs à celui de M. Nègre, et celui-là aussi, ont dû nécessairement altérer profondément le débit des eaux de la rivière, que ces eaux ainsi violentées par les écluses et les nombreuses sinuosités ont dû au moins à chaque barrage s'extravaser en partie, traverser les masses de tuf, les graviers et les terrains d'alluvion déposés au fond de son ancien lit et sur les bords de son lit actuel, suivre souterrainement la pente de la vallée et revenir inférieurement au lit de la rivière, d'où ces nombreux barrages supérieurs les avaient extravasées.
On n'a pas oublié dans la contrée, qu'avant le barrage Nègre, peu en dessus, comme en dessous de son fond et sur plusieurs points, de nombreuses infiltrations revenaient à la rivière, et contribuaient puissamment à alimenter la première écluse (de la ferrage) et aussi la grande écluse dite de Messieurs.
Depuis la construction du barrage Nègre ces infiltrations ont disparu, mais les eaux revenaient à la rivière par le canal de fuite du nouveau moulin.
L'état des choses va complètement changer, M. Teissier fait construire son écluse et son pont et comme les crues avaient emporté son premier pont et sa première écluse, il dut, en les reconstruisant, creuser d'autant plus profondément leurs fondations, ainsi que celles de leurs épaulements que, par mesure de précaution, il dut prolonger très avant à travers les terres sur les deux rives.
Là ne se bornèrent pas les travaux, M. Teissier fit creuser transversalement à la vallée une profonde tranchée sur une longueur d'environ 80 à 90 mètres et dût nécessairement relier aux épaulements de son écluse les profondes fondations des murs de soutènement de cette tranchée.
Est-il besoin de se demander en l'état de tous ces travaux ce que pouvaient devenir les eaux provenant des extravasions produites par les 7 à 8 écluses supérieures existant comme nous l'avons dit sur un parcours d'environ cinq kilomètres, et ce que pouvaient devenir toutes les diverses infiltrations à travers les graviers, les tufs crevassés, etc. Toutes ces eaux furent arrêtées par le barrage, par les épaulements et par la longue et profonde tranchée transversale. Le cours des eaux souterraines de la rivière fut intercepté ; les eaux s'accumulèrent en amont de ces travaux et finirent enfin par se créer une nouvelle issue pour reprendre leur ancien cours et revenir à la rivière, non plus comme autrefois sur divers points, mais par le canal de fuite du moulin(1).
C'est ainsi que fut créée la prétendue source Nègre. Nous trouverons ci-après dans certaines clauses de l'acte du 2 mai 1870, par lequel le sieur Nègre a vendu sa prétendue source au sieur Brun, clauses dont nous transcrirons les termes littéraux, la confirmation de cette induction; pour réduire à zéro la prétendue source, il suffirait de pratiquer au dessus une tranchée pareille, toujours transversalement à la vallée, et à une profondeur suffisante il y a certitude, que l'on couperait et que l'on arrêterait toutes les eaux, et c'est ce que les trois communes intéressées ne manqueront pas de faire si, chose toutefois improbable, on leur en fait une nécessité, les propriétaires des jardins et des terres arrosables de La Crau et d'Hyères, joindraient sans doute leurs efforts aux nôtres pour réaliser ce résultat, et dans ce cas quel profit retirerait la ville d'Hyères de son aventureuse et énorme dépense ?
Poursuivons : M. Teissier, ruiné par la création de son usine, fut exproprié par M. Gautier, son créancier, qui s'en rendit adjudicataire et offrit peu à près de vendre à la commune de Solliés-Pont, au prix de trois mille francs, les eaux de cette prétendue source ; la municipalité, convaincue que ces eaux n'appartenaient pas à l'usine, mais à la rivière, et que M. Gautier n'en avait que l'usage déterminé par l'ordonnance royale précitée, refusa de les acheter. M. Gautier continua donc de rendre par le canal de fuite toutes les eaux à la rivière.
Quelque temps après M. Gautier revend l'usine à M. Nègre père, les choses restent en l'état ; devenu minotier après la mort de son père, M. Nègre, ne se contente pas du moulin acquis à bonnes conditions (M. Aubert de la Castille, nous a assuré, avoir refusé d'acheter de M. Gautier au prix de onze mille francs,) M. Nègre, disons-nous, exalte sa prétendue source, bat et fait battre la grosse caisse partout à l'effet d'en vendre les eaux : Toulon d'abord, renseigné sur la nature et la provenance de ces eaux reconnues de même nature que celles de Gapeau, refuse de les acheter. Le chemin de fer, après bien des tâtonnements, les refuse aussi ; enfin la commune de Solliès-Pont, dans l'intérêt de la paix publique, pour prévenir des conflits et des. procès dispendieux, se décide à mettre un terme à toutes ces agitations, car l'opinion vivement émue dans nos campagnes par suite des années de sécheresse que nous venions de traverser, et de l'extrême pénurie d'eau qui en était résulte, redoublait d'inquiétude, en apprenant de temps à autre que M. Nègre cherchait à vendre les eaux soit au chemin de fer, soit au sieur Brun et Maurel de la ville d'Hyères ; A l'effet donc de calmer, de rassurer toutes ces vives et profondes émotions, comme aussi pour prévenir des complications, des conflits, dispendieux devant l'autorité administrative et judiciaire, la commune de Solliès–Pont achète de M. Nègre toutes les eaux qui peuvent traverser ou naître sur son fond au prix de vingt mille francs. Le conseil municipal et les plus forts imposés sont convoqués pour délibérer sur un emprunt au crédit foncier de trente mille francs, dont vingt mille pour l'achat Nègre et dix mille pour couvrir un arriéré de pareille somme.
Dans une première réunion, les plus forts imposés trouvèrent l'emprunt de 30 mille francs exagéré, toutefois la délibération fut renvoyée à quinzaine on voulut sans doute pressentir l'opinion publique, qui plus émue et plus inquiète que jamais, manifesta le désir d'en finir une fois pour toutes, et de s'assurer des eaux d'une manière absolue et définitive ; l'emprunt de vingt mille francs seulement et l'achat des eaux, quelle que fut leur provenance, furent donc autorisés dans une seconde délibération.
Ici nous devons répondre à deux objections qui nous ont déjà été faites ; la première n'est pas fameuse : ces eaux litigieuses ne vous sont pas si nécessaires puisqu'on vous les a offertes et que vous les avez refusées, nous répondons : elles nous sont si nécessaires, si indispensables que nous les avons achetées et que nous les aurions payées, bien que nous soyons tous convaincus que ces eaux, loin d'être la propriété de M. Nègre, sont une dépendance de la rivière et comme telles, appartiennent aux usagers des trois communes ; et que la réunion des plus fort imposés n'avait fait, en achetant, qu'assurer la paix publique, prévenir des complications et consentir dans cette pensée un sacrifice accepté de la population.
Voici la seconde objection : elle détruit pour ainsi dire la première, puisque vous avez acheté les eaux, vous avez reconnu les droits et la propriété de M. Nègre sur ces eaux.
Les raisons qui ont déterminé ce marché sont brièvement exposées ci-dessus ; assurer avant tout l'arrosage quoique insuffisant de nos 411 hectares et des jardins de Solliès-Pont et rassurer les 630 propriétaires qui les possèdent, assurer aussi l'alimentation de nos fontaines, qui pendant les trois mois d'été, juillet, août et septembre, ne peuvent se passer des eaux souterraines bouleversées encore par les nouvelles fouilles de M. Négre ; sauvegarder la salubrité publique pour la population de Solliès-Pont si rudement éprouvée par le choléra de 1865. C'étaient là de puissantes considérations qui naturellement conseillaient l'espèce de transaction intervenue entre M. Nègre et la commune de Solliès-Pont, l'intérêt de la salubrité publique à lui seul aurait commandé le sacrifice. Gapeau, en effet, traverse la commune du nord au sud, son lit au nord et au sud est contenu par deux écluses, la nappe d'eau presque stagnante formée par la seconde écluse est bien au centre de l'habitation et reçoit les résidus des importantes tanneries Gence et Boyer, si on enlève les eaux de la rivière, il y aura donc au centre du pays un foyer d'infection. Il fallait donc, de manière ou d'autre, prévenir une si dangereuse éventualité, et moyennant le sacrifice de vingt mille francs tous ces grands intérêts étaient sauvegardés
Mais qu'arrive-t-il ? Dans l'intervalle des deux délibérations : Le sieur Brun arrive-t-il de Wuissons, son domicile (Seine-et-Loire), sur les brisées de la commune ? Non ! il envoie sa procuration au sieur Roux. M. Nègre est circonvenu et se résigne à vendre au sieur Roux, mandataire du sieur Brun, ces mêmes eaux qu'il a déjà vendues, par acte sous-seing privé à la commune de Solliès-Pont, et cela sans sommation ni mise en demeure, sans la moindre formalité, sans même prévenir le maire avec lequel M. Nègre a traité.
M. Nègre devait pourtant s'estimer très heureux d'obtenir vingt mille francs dans de telles conditions, mais les deux spéculateurs Roux et Brun lui ont offert dix mille francs de plus. L'acte passé, ils se hâtent de faire enregistrer et transcrire de manière que notre acte privé ne peut aujourd'hui leur être opposé.
M. Nègre était si peu assuré de ses droits sur les eaux qu'il vendait deux fois à deux acquéreurs différents, qu'il exige expressément dans le second acte que les sieurs Brun et Roux soient chargés à leurs périls et risques de tous les procès et sans doute des dommages-intérêts auxquels à tout événement M. Nègre ne pourrait échapper. Mais M. Nègre peut-il dormir tranquille et faire grand fond sur cette garantie et la solvabilité de l'acquéreur ? Nous examinerons bientôt l'acte du 2 mai 1870 constatant cette vente : M. Nègre ne viole-t-il pas la condition essentielle imposée à sa concession de rendre les eaux à la rivière ? Cette concession ne doit-elle pas être révoquée par le pouvoir souverain qui l'a octroyée ? Nous faisons toutes réserves expresses de nous pourvoir à cet effet devant l'autorité compétente.
Le spéculateur et consorts se mettent immédiatement à l'œuvre, ils tentent de former une compagnie pour l'exploitation de l'entreprise, publient des prospectus imprimés et le tarif de leurs concessions futures aux particuliers, font publier le tout à son de trompe dans plusieurs communes, ils parviennent à trouver quelques rares abonnés, voilà tout.
Mais comme les administrations précédentes de la ville d'Hyères, qui ne le cédaient en rien en intelligence et en dévouement à l'administration actuelle, avaient toujours repoussé l'extravagant et ruineux projet de conduire à Hyères ces eaux qui y arrivent déjà par le canal, comme nous le prouverons jusqu'à l'évidence, projet considéré par la partie saine et intelligente, nous pourrions dire par la majorité de la population, comme inutile, aventureux, ruineux, sans résultat profitable, les spéculateurs reportèrent leurs espérances vers des temps meilleurs. Un peu de chantage n'en continua pas moins, et quelques articles sur Hyères , résidence d'hiver , tentèrent de faire mousser un peu l'affaire.
Ces temps leur paraissant venus, ils ont remis l'affaire sur le chantier, appuyés cette fois sur la majorité de deux voix dans le conseil municipal (présents 18 conseillers : 10 voix pour, 8 voix contre). Ils vont solliciter un décret d'utilité publique, et l'autorisation d'exécuter les travaux nécessaires par voie d'expropriation aux termes de l'article 2 de la loi du 3 mai 1841. Examinons ce projet :
Nous sommes ici obligés de faire une rapide incursion dans les affaires de la ville d'Hyères, mais seulement, bien entendu, dans le but d'éclairer le gouvernement protecteur né des grands intérêts généraux, et ce, concurremment avec de nombreux et très intelligents notables de cette ville.
Le sieur Brun, acquéreur de la prétendue source, est domicilié à Wuissons (Seine-et-Oise), c'est de Paris qu'il envoie sa procuration notariée au sieur Roux pour traiter avec le sieur Nègre, l'acte du 2 mai 1870, dans lequel Roux agit comme mandataire de Brun, porte que le prix total de 30 mille francs sera payé au plus tard dans les trois mois, à dater du 2 mai 1870, et nous trouvons dans l'acte du 22 août 1870, que le sieur Roux n'a payé que cinq mille francs. Le prix a-t-il été soldé ? nous l'ignorons, mais le fait mérite un sérieux examen. Les 25 mille francs restant seront-ils payés des deniers de la commune ?
La commission, du conseil municipal, chargée d'étudier l'affaire, a dû préalablement demander communication de l'acte de vente de la prétendue source ; elle y aura sans doute lu cette clause extraordinaire, insolite de la part d'un vendeur qui, en règle générale, doit toujours garantir l'objet qu'il vend, lors surtout qu'il vend à une commune.
« La vente faite par M. Nègre, est-il dit dans l'acte de vente du 2 mai 1870, est consentie sans garantie de sa part autre que celle des droits qu'il a sur la source en vertu des titres de propriété sus-énoncés, droits qu'ils transmet simplement à l'acquéreur sans garantie du débit actuel et futur de ladite source, M. Nègre n'entendant être recherché en rien par suite n'importe quel prétexte et par qui que ce soit, M Roux obligeant son mandant à relever et garantir M. Nègre de tout recours, frais et déboursés. »
Et plus bas : « M. Nègre s'interdit en outre de démolir son écluse ».
Que signifient ces deux clauses ? Le bout de l'oreille ne perce-t-il pas ici ? Ne pourrait-on pas dire que c'est la nimia precautio du jurisconsulte romain ? Elles prouvent évidemment que l'un ne veut pas garantir les eaux qu'il a vendues, et qui ne sont- autres que les eaux de Gapeau que l'on pourra facilement couper et ramener à la rivière, et que celui qui les a achetées défend qu'on démolisse l'écluse Nègre qui contribue à emprisonner les eaux latérales de la rivière et à en créer une prétendue source, voilà les deux innocents créateurs de cette prétendue source, ces deux clauses nous serviront puissamment à obtenir la démolition de l'écluse Nègre.
M. Brun, domicilié à Wuissons (Seine-et-Oise), n'est pas à coup sûr un riche capitaliste ; au terme convenu, expiré, il n'a pu payer qu'un acompte de cinq mille francs ; voudrait-il embrouiller sa spéculation dans une société anonyme et mettre en circulation de nombreuses actions pour le mieux de ses intérêts et pour mieux bouleverser la contrée ? Nous serions tentés de le croire, car une voix dans le conseil municipal a recommandé de ne pas effrayer les capitalistes et le sieur Brun n'est sans doute pas à Paris seulement pour faire une procuration notariée au sieur Roux.
Nous verrions alors se renouveler l'affaire du Bagas et M. Brun, ni la ville d'Hyères n'ignorent que malgré tout, le décret d'utilité publique n'est pas si facile à obtenir quand i1 s'agit seulement de déplacer des eaux parfaitement utilisées.
Et c'est pour des eaux si incertaines, auxquelles vendeur et acquéreur n'ont pas même confiance, que la ville d'Hyères s'imposerait les sacrifices énormes dont nous allons parler.
Nous savons d'abord qu'il a été question de douze mille francs à titre d'encouragement, de 45 mille francs pour prix de la source et frais d'acte, d'une subvention annuelle de 60 mille francs pendant cinquante ans, moyennant quoi, Brun s'obligerait à conduire à Solliès-Farlède toutes les eaux Nègre, soit environ 12 mille mètres cubes d'eau par 24 heures, dont Brun en réserve pour lui 8 mille mètres à la Farlède, parce qu'il s'appelle Brun, et 4 mille qu'il devra rendre à Hyères à la place Saint-Paul, dont encore 500 mètres pour les besoins municipaux et 3,700 pour être vendus aux arrosants de concert avec la commune.
Si les finances de la ville d'Hyères étaient dans un état florissant, on concevrait à peine qu'en l'état des deux clauses de la vente précitée et de l'incertitude sur la nature et la propriété des eaux, elle put s'aventurer, coopérer et prêter la main à une entreprise pareille, car M. Nègre sait très bien, et tous les ingénieurs qui ont visité les points d'émergence des eaux ont constaté qu'elles peuvent être coupées, et elles le seraient même avant la fin des travaux, quelle serait dans ce cas la garantie offerte parle sieur Brun pour assurer la fidèle exécution de ses obligations ?
Nulle part nous n'avons entendu parler du moindre cautionnement de sa part, en numéraire ou en hypothèques sur des immeubles sûrs et solvables.
L'eau venant à manquer, les trois quarts de la dépense réalisée seraient une perte sèche pour la ville d'Hyères.
Même dans le cas où l'entreprise s'annoncerait sous des auspices plus favorables, conviendrait-il à cette ville, vu ses embarras financiers, de s'y aventurer ?
L'énorme subvention annuelle de 60 mille francs pendant 50 ans resterait à peu près toute entière à sa charge, car elle ne peut guère compter sur le débit aux particuliers d'eau, qu'ils trouveront nécessairement trop chères, on a beau calculer, ce sera toujours de 2 à 3 millions qui sortiront partiellement et annuellement, il est vrai, de la bourse des habitants, ne faudra-t-il pas ensuite canaliser et créer les conduites pour les fontaines projetées,
La canalisation d’une galerie de captage dite le « Vallon de Vallauris » est faite en maçonnerie à pierres sèches et d’une conduite d’amenée en tuyau de poterie. Postérieurement à l’exécution première on a substitué sur une certaine partie de son parcours la fonte à la poterie. (AD 83, Solliès-Pont, février 1903.)
construire, édifier ces fontaines et toutes ces énormes dépenses, lorsque la ville a déjà un passif de 533 mille francs, que son dernier budget se solde par un déficit de 29 mille francs, que les habitants payent déjà 42 centimes additionnels, et sont tellement accablés, écrasés de taxes et de surtaxes d'octroi que diverses agglomérations ne négligeront rien pour se séparer de la commune et faire cause à part, et elles auront parfaitement raison.
Lorsqu'en outre enfin, pour la translation urgente, inévitable de son cimetière, et les avenues et autres travaux accessoires aux gares des chemins de fer que la loi met à la charge des communes, cette même ville aura à faire encore et sous peu des dépenses très considérables.construire, édifier ces fontaines et toutes ces énormes dépenses, lorsque la ville a déjà un passif de 533 mille francs, que son dernier budget se solde par un déficit de 29 mille francs, que les habitants payent déjà 42 centimes additionnels, et sont tellement accablés, écrasés de taxes et de surtaxes d'octroi que diverses agglomérations ne négligeront rien pour se séparer de la commune et faire cause à part, et elles auront parfaitement raison.
Dans une note de 1903 aux AD 83 il est écrit : La canalisation dite de la « Vieille Source » est formée de tuyaux en poterie ou en fonte, suivant que la conduite est placée en galerie ou en tranchée. (AD 83, Solliès-Pont, février 1903.)
Examinons un instant les ressources en eaux potables que possède actuellement la ville d'Hyères, eaux qui ont suffi jusqu'ici aux besoins de la population, et demandons-nous si dans tous les cas, un simple appoint ou supplément aux eaux actuelles, que l'on pourrait se procurer à fort peu de frais, ne suffirait pas et largement aux besoins réels de la population.
Toulon, le 24 avril 1872
Casimir ARÈNE
Ancien Avocat, Propriétaire aux terroirs de Solliès-Pont et de Solliès-Ville.
Ancien président de la Commission des eaux de Solliès-Pont.
Rapport de Monsieur Jehan,
subdivisionnaire des Ponts et Chaussées de Cuers,
du 19 novembre 1936.
(Original dactylographié, six pages)
Le canal dont il s’agit est une dérivation d’un canal beaucoup plus important ayant son origine sur la rive gauche du Gapeau à 700 mètres environ en amont de la localité de Solliès-Pont, à l’écluse dénommée « des Messieurs ». Ce canal longe, la rive gauche du Gapeau, alimente le canal du syndicat d’arrosage des Terrins, les canaux d’irrigation de la propriété dénommée « Le Château » appartenant actuellement à M. Fontaine, actionne la turbine du moulin à farine de M. Béja (point A du plan) situé en bordure de la R.N. 97 (D97) côté gauche dans la traverse de Solliès-Pont face au carrefour de celle-ci avec le G.C. 58, poursuit son parcours sous la R.N. 97 (D97) puis entre les maisons jusqu’à la place Général Gardanne (point B) du plan, ou il se divise en deux branches. L’une continue son chemin sur le côté droit du G.C. 58 et dessert les canaux des syndicats des Laugiers, des Trois Pierres, des Fillols, l’autre longe les façades sud des immeubles bordant le côté droit de la R.N. 97 (D97) dans la partie comprise entre la rue de l’Hôtel de Ville et l’origine du G.C. 58.
Elle passe ensuite en souterrain sous les maisons et la rue de l’Hôtel de Ville et se divise encore en deux branches dont l’une dessert le canal du syndicat d’arrosage de la Tour, tandis que la seconde se jette dans le Gapeau. Cette dérivation B. C. dénommée canal de la Miséricorde servait autrefois à conduire les eaux au moulin communal situé au carrefour de la R.N. 97 (D97) et de la rue de l’Hôtel de Ville et appartenait au propriétaire de celui-ci.
Lorsque le moulin fut désaffecté et transformé en maison d’habitation, le propriétaire, pour ne pas avoir à sa charge l’entretien du canal, le vendit au syndicat de la Tour et au syndicat des Sauvans et Penchiers qui en devinrent propriétaires.
Au début de l’année les deux syndicats ont fait exécuter une réfection complète de ce canal, curage, bétonnage du fond avec redressement des parois, revêtement au mortier de ciment des parois et du fond du canal avec enduit au ciment, couverture du canal par une dalle en béton armé. La répartition des dépenses entre les deux syndicats intéressés a été de 2/3 à la charge du syndicat de la Tour, 1/3 à la charge du syndicat des Sauvans et Penchiers. C’est pendant l’exécution de ces travaux qu’est né le différent qui divise actuellement le syndicat des Sauvans et Penchiers et divers propriétaires de la localité de Solliès-Pont. À l’extrémité du canal dans le mur rive gauche, en D du plan existent deux trous de 20 cm de diamètre alimentant des canaux servant à l’irrigation de jardins parmi lesquels ceux de l’Hospice de la commune de Solliès-Pont.
Les propriétaires de ces canaux prétendent pouvoir utiliser les eaux quand il leur plait, tandis que le syndicat des Sauvans et Penchiers prétend que les intéressés n’ont droit à l’eau que le samedi matin. Une partie de chaîne scellée dans le mur à proximité du trou permet de supposer la présence ancienne d’un bouchon pour obturer ce trou. Mais l’une, ni l’autre des parties en présence n’a pu produire à l’appui de ses dires, aucun titre. Toutes deux basent leurs affirmations sur des usages locaux et anciens.
(not. E. Gouzian)
(not. A. Chabannier)
Procès-verbal de visite des lieux, par Gustave Rat, juge directeur du Tribunal d’Instance de Toulon, le 17 septembre 1959, original dactylographié, trois pages.
Conduits par les parties, nous avons visité et observé les lieux litigieux où nous avons fait les constatations suivantes :
Nous nous sommes rendus en compagnie des représentants des syndicats parties au procès et de leurs conseils sus-nommés tout d’abord au lieu-dit Place de la Miséricorde, à proximité immédiate de la Route Nationale où coule le canal de la Miséricorde lequel en cet endroit est sensiblement parallèle au cours du Gapeau petit fleuve côtier situé à l’ouest ;
Sur ce canal s’amorce le canal des Lices ;
Ces deux canaux sont couverts en cet endroit mais une ouverture permet de manœuvrer les deux vannes qui les commandent ;
Sans désemparer nous nous sommes transportés ensuite au barrage des Messieurs, en traversant la Route Nationale 97 (D97) et en longeant le canal des Messieurs qui continue celui de la Miséricorde au nord-ouest de l’agglomération de Solliès-Pont.
Le canal des Messieurs coule à ciel ouvert parmi des prairies et des vergers ; il suit le cours du Gapeau qui se trouve à l’ouest et dont il se rapproche pour le rejoindre au barrage susmentionné dit des Messieurs et qui est également dénommé canal du Château ou des Moulins.
À un kilomètre environ au nord du village de Solliès-Pont au quartier des Sénès, en ce lieu nous observons l’existence d’une vanne dite du coup perdu et qui serait manœuvrée seulement en cas de crue du Gapeau pour permettre le retour des eaux du canal à ce cours d’eau.
Nous remarquons également une banquette en maçonnerie appelée bar et constituant exhaussement d’origine manifestement récente que les défendeurs auraient fait édifier pour mettre obstacle aux débordements du fleuve ;
Revenons au village nous visitons au passage le moulin de Monsieur Béja sis en bordure de la route de Toulon / Mer à Nice et qui est alimenté par le canal des Messieurs, lequel après avoir traversé ladite route aboutit aux vannes susvisées de la Miséricorde.
Nous nous sommes ensuite transportés rue de la République pour visiter le barrage des Carcès situé sous la pâtisserie Castel ;
Nous sommes descendus par une trappe à l’aide d’une échelle et nous avons constaté qu’il y avait deux canaux venant du nord dont un ne paraît pas être actuellement en service.
Après avoir passé dans une salle souterraine l’eau se divise en deux canaux ; l’un qui se dirige vers la Tour, l’autre qui envoie l’eau au Gapeau après avoir passé sur une banquette en maçonnerie.
Il existe en ce lieu un petit tas de pierres et de matériaux divers qui exhausse très légèrement le niveau du canal vers le nord-est, endroit où celui-ci est à sec lors de notre visite, alors que l’eau s’écoule au nord et qu’il existe également de l’eau dans le canal de La Nerthe qui retourne au Gapeau.
La visite des Carcès terminée, les défendeurs ont précisé que le jour du constat du garde des Eaux, ils effectuaient le curage du canal de la Tour et que pour ce faire après avoir enlevé les détritus du canal de la Tour, ils les déposaient provisoirement dans le canal de La Nerthe qui retourne au Gapeau pour les enlever aussitôt après ;
Que le garde a dressé son procès-verbal avant que la deuxième opération ait été faite ;
Qu’il en était toujours ainsi en raison de la disposition des lieux.
Nos opérations étant terminées, nous avons renvoyé la cause et les parties, pour être fait droit, à notre audience du mercredi 21 octobre 1959 à 14 heures 30…
Le Greffier, signé [illisible].
(LES CHAMPIGNONS)
En provençal, le nom générique donné aux champignons est celui du champignon le plus apprécié, le plus recherché dans chaque coin de notre région. Ainsi, à Nice, les champignons se diront : lou boulet, car les cèpes y sont très appréciés ; dans le pays de Durance, ce sera lei bourigoulo, c'est-à-dire les morilles ; et pour le Var, le champignon le plus recherché étant le lactaire sanguin, nommé lou pignet, ou lou pignen, c'est par cette même appellation que l'on va désigner l'ensemble des champignons.
Un témoignage « Sian d'autouno, e emé lei plueio de Sant Miquèu, lei pignet an espeli d'aqui ou d'eila. Coumo cade an, d'escabouat de gènt de la vilo soun esta aganta pèr la fèbre cuierello, ce que si coumpren talamen la sesoun es bello. Lou blu dóu cièl es seren, lei proumiérei rouado rèndon l'èr fin, lou tèms sèmblo suspendu. Lou verd dóu reviéure e dóu germe es quàsi printanié. Tambèn cade dissato, lei rabaiaire, lei remassaire, leis acampaire de touto meno soun pèr orto, au nouastre, à mouloun. Es uno foulié que de còup pauvo proublèmo, mai qu'es touto recènto. 'Ceta dóu coustat d'Anouot, ente lei fróunzi soun toujour agu un revengut pèr lou mounde, lei pignet, au nouastre, èron pas tant presa qu'acò dins lou tèms. D'en proumié, n'in 'vié bèn gaire, que li'vié pas tant de bouas ni de pin, au nouastre. Puei lei peïsan, d'autouno, avian gaire tèms d'ana barroula dins lei travès, que lou travai pressavo : foulié laura, samena, derraba lei trufo, cuhi lei poum, lei pero, garda l'avé, faire de bouas pèr l'ivèr ; enfin, lou pignet degaiavo fouarço òli, e nourrissié gaire. E d'ùnei d'aiours dihien d'éu qu'èro « lou cementèri de l'òli » ! E puei, lou mounde si mesfisavon, e lei counouissien gaire, fin finalo. Si manjavo de segur lei sanguin, cue sus lou poualo, ou au four, emé de sau e d'òli, à la sartan emé d'aiet, de juvert, ou en fricot, emé de trufo, de cebo, e un bouan moussèu de lard. Encuei, la civilisacien dei lesi nous a fa counouisse despuei gaire de tèms lei griset, lei pèd-de-moutoun, lei pèd-blu, leis aureieto que si regalan de manja, de fa seca ou de metre en counservo. » |
Traduction Nous sommes en automne, et avec les pluies de la Saint-Michel (29 septembre) les champignons sont sortis d'ici de là. Comme chaque année, des troupeaux de citadins ont été pris de la fièvre de la cueillette, ce qui se comprend tellement la saison est belle. Le bleu du ciel serein, les premières gelées blanches rendent l'air fin, le temps est comme suspendu. Le vert du regain et de l'herbe est presque printanier. Aussi chaque samedi, les ramasseurs de tout poil sont-ils de sortie, chez nous, en très grand nombre. C'est une folie qui certaines fois pose problème, mais qui est toute récente. Excepté du côté d'Annot, où les cèpes ont toujours représenté un revenu pour le monde, les champignons, chez nous, n'étaient pas aussi prisés que cela dans le temps. Premièrement, il s'en trouvait bien peu, car il n'y avait pas beaucoup de bois ni de pin, par ici. Et puis les paysans, l'automne, n'avions pas trop le temps d'aller circuler dans les travers des forêts, car le travail pressait : il fallait labourer, semer, arracher les pommes de terre, cueillir les pommes, les poires, garder les moutons, faire du bois pour l'hiver ; enfin, le champignon nécessitait une grosse quantité d'huile d'olive, et il n'était pas bien nourrissant. D'ailleurs certains disaient de lui qu'il était le cimetière de l'huile ! Et enfin, les gens se méfiaient, et on ne les connaissait guère, finalement. On mangeait bien sûr les sanguins, cuits sur le poêle, ou au four, avec du sel et de l'huile ; à la poêle avec de l'ail, du persil, ou en ragoût, accompagné de pommes de terre, d'oignon et d'un bon morceau de lard. De nos jours, la civilisation des loisirs nous a fait connaître depuis peu de temps les tricholomes couleur terre, les pieds-de-mouton, les pieds-bleus, les girolles que l'on se régale de manger, de faire sécher ou de mettre en conserve. |
Consulter la page : Exposition mycologique 2015
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Consulter l'ouvrage : Champignons de Provence et du Midi méditerranéen
Vue aérienne de l'église Saint-Jean-Baptiste.
Située sur la rive gauche du Gapeau, la première église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, en remplacement de l'église Saint-Victor devenue trop petite, est construite entre 1661 et 1668. En 1707, la voûte s'effondre, et en 1708 l'église s'écroule. Partiellement réédifiée en 1710, elle tombe en ruines en 1717. En 1724, le projet de reconstruction de l'architecte Joseph Pomet est adopté. En 1726, c'est le début de la réédification par Joseph Giraudy et fils, maître maçon, mais en 1729 ils abandonnent le chantier. Pierre Sénès architecte de Toulon reprend aussitôt les travaux jusqu'à sa mort en 1730 ; il est remplacé par son frère Charles jusqu'à l'achèvement de l'église en 1734. Elle est bénie le 23 décembre 1734 par Messire Tournier, grand vicaire.
En 1793, l'église Saint-Jean-Baptiste sert de cantonnement aux troupes qui assiègent Toulon. Elle est dévastée, son mobilier détruit. Les statues en bois sont portées devant le château et brûlées ; à l'emplacement du feu, l'herbe n'a plus repoussé, on appelle ce lieu « Le pré aux saints ».
La statue en marbre de Notre-Dame de Santé provenant initialement de l'église de Notre-Dame de l'Immaculée-Conception des révérends pères capucins, est précipitée dans le Gapeau. Elle est récupérée après la Révolution et placée sur son autel jusqu'à la démolition de celui-ci. En septembre 1992 sur l'initiative du père Michel Schaumasse, après nettoyage, la statue est placée à droite de la nef centrale au troisième pilier.
De style classique, l'édifice comprend trois nefs et cinq travées. Ces nefs sont couvertes d'une voûte d'arêtes aux arceaux à plein cintre tombant sur des pilastres. Chaque travée est marquée par une arcade de hauts piliers recevant un arceau à plein cintre. La grande nef, plus haute que ses collatéraux, de seize mètres cinquante de hauteur se termine par une abside à cinq pans voûtée d'arêtes.
La façade totalement en pierres de taille appareillées est dominée par un fronton qu'encadrent des accolades reposant sur les murs des nefs latérales. Elle s'ouvre de trois portes sculptées servant d'issues à chaque nef. La grande porte refaite en noyer massif par le sculpteur Militano en 1960 soutenant un encadrement lui-même surmonté d'un fronton courbé.
Les deux autres portes plus petites ont un simple encadrement de pierres surmonté d'un linteau légèrement cintré. La nef centrale est éclairée par dix fenêtres et une baie octogonale munies de vitraux en 1958 par Paul Montfollet, maître verrier à Grenoble. Au-dessus des portes latérales on trouve également deux vitraux l'un représentant sainte Christine, l'autre saint Jean-Baptiste, ils ont été exécutés par Jacques Robinet, verrier, entre 1960 et 1963.
À gauche de l'église, le presbytère construit en 1770, et à droite la chapelle Saint-Dominique construite en 1780, réaménagée en 1995 en maison paroissiale.
Madone des motards.
L'autel du Rosaire date de 1819. Le tableau qui le surmonte représente la Sainte-Vierge offrant un rosaire à saint Dominique accompagné de sainte Catherine.
Sur la voûte au-dessus du chœur une fresque de 1976 représente le Christ revenant à la fin des temps suivant le chapitre I de l'Apocalypse de saint Jean.
– L'autel du Sacré-Cœur repeint en décembre 1998 ;
– La fresque de 1973 représente Paul VI au congrès eucharistique international de Bombay ;
– Une statue en plâtre de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus ;
– Une statue en bois du bienheureux François-Joseph Pey sculptée par
J. S. Hartmann ;
– Une statue en plâtre de Saint-Antoine de Padoue ;
– La grotte de Notre-Dame de Lourdes inaugurée le 10 février 1935 ;
– Un Christ en croix surmonté d'un dais en bois.
Les fonts baptismaux sculptés par M. Roux, marbrier à Toulon en 1834 sont ornés de six colonnes en bois de style corinthien. Ces colonnes sont surmontées d'une demi-coupole dominée par la statue de Saint-Jean-Baptiste, sculptée par Vian, ébéniste de Pignans.
À droite des fonts baptismaux, un tableau datant de 1816, représentant le baptême du Christ par Jean-Baptiste.
Dans la sacristie, une fresque de 1966 représente la tempête apaisée. Toutes ces fresques ont été exécutées par Fernand Belmonte, professeur aux beaux-arts de Marseille, peintre et sculpteur.
Jean, Joseph Rigouard (1735-1800), prêtre de Solliès-Pont, député du Var en avril 1789 et évêque constitutionnel du Var en mai 1791, est inhumé le 15 mai 1800 à l'intérieur de l'église.
Cet édifice n'est pas un musée, c'est une église consacrée au culte catholique.
On est prié de se conformer aux règles extérieures de respect dans l'attitude et la tenue.
On ne circule pas pendant les offices.
On respecte la foi et la prière d’autrui.
Agrumes : Citrus
Arbre à laque : Butia capitata
Aubépine : Cratægus oxyacanthasensu
Bouleau blanc : Betula alba L.
Buis : Buxus sempervirens
Camphrier : Cinnamomum camphora
Chêne blanc : Quercus pubescens L.
Chêne vert : Quercus ilex L.
Cocotier du Chili : Judaea chilensis
Cycas : Cycas revoluta
Cyprès chauve : Taxodium distichum
Cyprès commun : Cupressus
sempervirens L.
Cyprès de Lambert : Cupressus macrocarpa
Faux-poivrier : Schinus molle
Filaire : Phillyrea latifolia L.
Frêne : Fraxinus excelsior
Laurier sauce : Laurus nobilis L.
Laurier-tin : Viburnum tinus
Marronnier d'Inde : Aesculus
hippocastanum
Micocoulier : Celtis australis L.
Orme : Ulmus campestris L.
Palmier à chanvre : Trachycarpus fortunei
Palmier bleu du Mexique : Brahea armata
Palmier dattier : Phœnix canariens
Palmier de Californie : Washingtonia filifera
Palmier nain : Chamærops humilis
Pin d'Alep : Pinus halepensis Miller
Platanes : Platanus acerifolia
Séquoia : Sequoia sempervirens
Tilleul : Tilia
Devant son nom au mot latin « Tilia » le Tilleul est un arbre appartenant à la famille des Malvacées, qui se divisent en plusieurs espèces, dont les plus connues en Europe sont le Tilleul à petites feuilles Tilia cordata et le tilleul à grandes feuilles Tiilia plastiphyllos.
Arbre traditionnel implanté au centre des villages de Gaule ou d’anciens lieux de rassemblement en Allemagne, le Tilleul est aujourd’hui principalement connu pour ses fleurs et ses feuilles. Ces dernières, souvent en forme de cœur, ont d’ailleurs fait du Tilleul un symbole d’amour et de fidélité dans la mythologie grecque.
Pouvant s’élever jusqu’à quarante mètres de hauteur, il possède une croissance rapide faisant apparaître une écorce lisse qui se gerce au fil des années. Comme la plupart des arbres, il a besoin d’un sol relativement profond pour pouvoir se développer. Cet arbre principalement d’ornement préfère les terres riches, fraîches et assez humides pouvant être même calcaire. Il ne supporte pas les terrains trop acides et l’aridité de l’air, il conviendra donc de lui trouver une exposition mi-ombre.
Le Tilleul se plante en racines nues ou en conteneur à l’automne pour favoriser son enracinement avant l’hiver.
photo : Ilya Katsnelson, CC BY 2.0
Photo : John Sullivan. et licence
Palmier à chanvre, croissance rapide, stipe unique et fin garni de fibres brunes raides, feuilles palmées assez coriaces vert foncé, de sept à huit mètres de haut, grande résistance au froid.
Il a été importé de Chine en 1844.
Localisation : près du centre-ville
Propriétaire : Mairie de Solliès-Pont
Le château et son parc deviennent propriété communale en 1998.
Le château est bâti sur un affleurement rocheux (grès) et constitué d’un corps de bâtiment principal élevé sur trois niveaux, cantonné de quatre tours : deux rondes à l’est et deux tours carrées à l’ouest. En 1880, l’ensemble des façades est plaqué en brique pleine, la toiture est restaurée en 2007 et recouverte d’ardoise d’Angers. Chacune des tours ouest est prolongée par un bâtiment qui rejoint un pavillon carré flanqué d’une tour ronde fermant un espace délimitant une cour intérieure de quinze mètres sur vingt-cinq mètres soit trois cent soixante-quinze mètres carrés.
Le linteau du portail d’entrée ouest de la cour est décoré d’une sculpture en pierre ou l’on voit encore le blason des Saporta surmonté d’une couronne de marquis et accompagné de leur devise « Forti custodia ».
Le placage en brique bâti à vinqt-cinq centimètres du mur ancien est maintenu à celui-ci par des monogrammes « S » affrontés en fonte. (Photo prise après la restauration de 2014.)
Le larmier de la croisée du 1er étage est accompagné du blason des Saporta : « D’azur, à un portail d’or, et un chef de gueules, chargé d’un lion passant » surmonté de la couronne de comte – façade est.
Le parc en 2013.
Le château et son parc deviennent propriété communale en 1998.
Le parc et la palmeraie sont arborés avec des essences plantées principalement au XIXe siècle par le botaniste Gaston de Saporta.
Le lac creusé dans le grès est alimenté en eau d’arrosage par un canal d’amenée pris sur le canal de l’Enclos dérivé du Gapeau.
Palamède de Forbin, alors second président de la cour des maîtres rationaux du parlement à Aix, achète à Jean de Beauvau, sénéchal d’Anjou, le château de Solliès et son terroir, le 16 septembre 1468.
Les Forbin Solliès la conservent jusqu’en 1743, date à laquelle le marquis de Forbin La Barben devient le nouveau propriétaire du château de Solliès-Pont. Le marquis de l’Estang-Parade, gendre du marquis de Forbin, le vend en 1821 à Jean d’Argiot de la Ferrière. À sa mort le château et le domaine de quatorze hectares sont vendus au comte de Saporta qui le restaure et l’agrandit pour lui donner son allure actuelle.
En 1913, le château et le domaine sont achetés par M. Lucien Fontaine et son gendre M. Charles Marant. Cette exploitation sous la dénomination « Domaine de Solliès » développe l’arboriculture intensive, la culture maraîchère et transforme les écuries du château en conserverie et en magasin d’emballage.
Le corps principal du château est cantonné de deux tours rondes à l’est et de deux tours carrées à l’ouest dont l’ensemble est plaqué de briques pleines en 1880. Collection privée.
Palamède de Forbin-seigneur de Solliès gentilhomme, homme d'État provençal, Pierre Le Roy, FEEL, Nice, 2003.
Histoire de Solliès, la vie tourmentée d'une commune à travers les âges, Paul Maurel, Toulon, 1936.
Solliès-Pont, G. Gothier & P. Y. Grué, Mayenne, 2010.
GRANDE ORTIE OU ORTIE DIOÏQUE
Famille : URTICACEAE
Localisation :
Haies, fossés, reposoirs, voisinage des habitations, lisières forestières, alluvions des cours d’eau, ripisylves.
Utilisation :
Le purin d’Ortie est utilisé comme engrais et comme insecticide.
La racine est d’emploi courant en phytothérapie dans le traitement des états inflammatoires des voies urinaires, la prévention et le traitement des lithiases rénales ainsi que le traitement de l’adénome bénin de la prostate.
La poudre de parties aériennes est un reconstituant, un reminéralisant et un antianémique.
Comestibilité :
Les jeunes pousses et les feuilles constituent un des meilleurs légumes sauvages. Habituellement on ne cueille que les quatre feuilles des sommités, avant la floraison.
Les orties crues, finement hachées, ont une agréable saveur de haricot vert. C’est cependant cuites qu’on les consomme le plus souvent, en soupes et dans d’innombrables autres préparations, à la façon des épinards.
Famille : ROSACEAE
Utilisation :
1) Fruits = diurétiques et astringents, riches en vitamine C (+++).
2) Sommités fleuries : cardiotonique vasodilatateur, insuffisance cardiaque stade I et II, troubles du rythme cardiaque bénins, palpitations, sédatif nerveux…
Comestibilité :
les jeunes feuilles tendres des différentes aubépines sont excellentes crues en salade.
Les fruits de nos espèces indigènes sont comestibles, ceux de l’Aubépine épineuse (C. laevigata) étant meilleurs que ceux de l’Aubépine à un style.
Famille : ASPARAGACEAE
Localisation :
Commune dans toute la vallée.
Particularité botanique :
Ce que l’on voit, ce sont des tiges et les feuilles passent inaperçues, car elles forment les gaines qui enveloppent la base des tiges. Cette très forte réduction de la surface des feuilles diminue la transpiration de la plante et augmente sa résistance à la sécheresse.
Comestibilité :
Les pétales bleus se dégustent comme des bonbons. Ils sont tendres, fondants et ont un goût sucré et parfumé.
Aphyllanthes signifie
« ἄνθος fleur (anthos)
sans (a privatif),
φύλλον feuilles (phullon) ».
Famille : LYTHRACEAE
Localisation :
Originaire du sud-ouest de l’Asie, souvent cultivé en haies et subspontané dans les friches, les fourrés et à proximité des habitations.
Utilisation :
Dès l’époque de Dioscoride, l’écorce de la racine du Grenadier était employée contre le taenia, mais son usage est dangereux à cause des alcaloïdes toxiques qu’elle contient !
Les fleurs, appelées balaustes, ainsi que la paroi des fruits sont douées de propriétés astringentes utiles contre les diarrhées et la dysenterie.
Le suc de la grenade additionné d’eau était recommandé dans les maladies fébriles, bilieuses et des voies urinaires.
Comestibilité :
Les grenades, dont la pulpe a longtemps servi à la fabrication du sirop de grenadine, donnèrent leur nom à la ville de Grenade en Espagne, fondée par les Maures au Xe siècle.
De nos jours, les nutritionnistes nous recommandent une consommation régulière de grenades.
Famile : PLANTAGINACEAE
Localisation :
Bords des chemins, terrains secs, lieux rocailleux et herbeux, bois clairs, fruticées, mares.
Utilisation :
Trois espèces de plantains, fréquemment rencontrés, possèdent les mêmes propriétés : il s’agit du Plantain lancéolé, du Grand Plantain (Plantago major L.) et du Plantain moyen (Plantago media L.).
Les Anciens considéraient déjà ces plantes comme précieuses, très actives tant en usage externe (vulnéraire et antiseptique) qu’en usage interne (béchique, immunostimulant, effet antibactérien et antiviral). Ceci est confirmé par la science moderne qui a mis en évidence leurs propriétés anti-bactérienne, anti-inflammatoire et antiallergique.
Comestibilité :
Une dizaine d’espèces de plantains ont des feuilles relativement tendres pour être consommées. Jeunes, elles se mangent crues dans les salades ; plus tard, il est préférable de les faire cuire, en particulier dans les soupes. Goût agréable.
On peut également consommer les jeunes inflorescences encore tendres, crues ou passées à la poêle.
Famille : TAXACEAE
propriétés :
C’est un résineux - à croissance lente - sans résine et un conifère qui ne produit pas de cônes, mais des arilles ; fruits rouges beaucoup plus attractifs pour les oiseaux.
Cet arbre pourrait vivre 2000 à 3000 ans…
Localisation :
Naturalisé dans les hêtraies, les sapinières, les ripisylves.
Forêt de la Sainte-Baume, Solliès-Toucas, massif des Morières, bords du Gapeau…
Utilisation :
Sert actuellement à la semi-synthèse d’une molécule anticancéreuse : le taxofène.
Largement planté dans les jardins, principalement en haie facile à tailler.
Il est apprécié en ébénisterie, car son bois se travaille facilement. Il sert, encore aujourd’hui, à la fabrication des arcs.
Toxicité :
Écorce, feuilles, fruits. A été utilisé comme poison de flèches.
Une décoction avec cinquante grammes de feuilles est mortelle !
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Commune, bords des champs et des chemins, des pistes, rochers maritimes.
Comestibilité :
C’est l’une des meilleures salades qui soient.
Les jeunes feuilles en rosette sont croquantes et dénuées d’amertume.
On peut la consommer en salade avec d’autres espèces sauvages ou bien avec des croûtons et du petit-salé, comme les pissenlits.
Famille : CAMPANULACEAE
Localisation :
Fréquente au bord des chemins, dans les prés et les bois. Elle apprécie particulièrement les sols calcaires jusqu’à mille mètres d’altitude.
Comestibilité :
Autrefois cultivée et appréciée comme un mets délicat, la Campanule raiponce, à la saveur douce et légèrement sucrée, se consomme en salade ; feuilles et racines sont apéritives, rafraîchissantes et peuvent être dégustées crues à la croque-au-sel comme les radis. On peut également les savourer cuites.
Bien entendu, il est recommandé de ne pas dévaster l’espèce (la récolte des racines détruit la plante à chaque prélèvement) et donc de récolter avec modération !
Crédit photo : Dr Yvan Avramov.
Famille : LINACEAE
Localisation :
Calcicole, garrigues ouvertes, sous-bois clairs, pelouses sur marnes ou dolomies.
Utilisation :
Ce lin, aux grandes fleurs décoratives d’un bleu intense, enchante les promeneurs et a souvent été cultivé pour embellir nos jardins.
Il ne faut pas le confondre avec le Lin très usité, Linum usitatissimum L., cultivé pour ses fibres textiles. Au VIe siècle avant notre ère, il faisait partie de l’alimentation (graines riches en huile) et fut cité comme remède contre la toux, au Ve siècle avant notre ère, par Théophraste dans l'Histoire des plantes.
L’eau de Lin était très en vogue, au XVIIe siècle, et Madame de Sévigné en buvait pour se bien porter.
Famille : LINACEAE
Localisation :
Calcicole, garrigues ouvertes, coteaux rocheux, pelouses sur marnes ou dolomies.
Utilisation :
Le Lin campanulé se distingue des autres Lins (neuf espèces dans le Var), car ses feuilles sont atypiques, spatulées et groupées en rosettes.
Ses grandes fleurs jaune d’or, veiné d’orangé à la base sont caractéristiques.
Ce magnifique Lin a souvent été cultivé comme plante ornementale.
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Assez commune, garrigues, coteaux secs, bords des pistes sablonneuses, rocailles, pelouses littorales sèches, sables dolomitiques…
Utilisation :
Utilisée en parfumerie.
Cultivée comme plante ornementale.
Cet arbrisseau peut couvrir les dunes de beaux coussins jaunes grâce à ses nombreuses petites fleurs que l’on conserve en bouquets secs presque aussi longtemps que son nom le laisse supposer.
Comestibilité :
L’infusion de fleurs sert à parfumer certaines sauces (goût de curry).
Famille : BORAGINACEAE
Localisation :
Chênaies pubescentes, chênaies vertes en ubac, bois, lieux frais et ombragés. Bois de la Sainte-Baume, Méounes (Montrieux), etc.
Utilisation :
Après la chute des feuilles du Grémil bleu, seuls subsistent ses petits fruits très durs, brillants et d’un blanc ivoire :
Lithospermum signifie graine de pierre. Rien d’étonnant à ce que ces petits fruits aient été utilisés pour détruire les calculs rénaux, en application de la célèbre « théorie des signatures ».
Le Grémil bleu ainsi qu’une espèce voisine, le Grémil officinal, Lithospermum officinale L., aux fleurs blanc crème, sont surnommés Herbe aux perles.
Comestibilité
Avec les sommités fleuries, on prépare le « thé d’Europe », une boisson rafraîchissante.
Ses grandes fleurs pourpres
deviennent par la suite bleues
d’où son nom latin d’espèce.
Famille : ROSACEAE
Localisation :
Fréquente dans les bois et les endroits ombragés jusqu’à 1300 mètres d’altitude.
Utilisation :
La Benoîte jouit d’une grande renommée depuis l’Antiquité.
Riche en tanin, elle est astringente et tonique ; c’est un excellent fébrifuge qui a remplacé, parfois, le quinquina.
Le vin de Benoîte fortifie l’estomac (50 grammes de racine sèche par litre, à faire macérer trois jours).
La racine doit son parfum à une huile essentielle contenant de l’eugénol qui est le constituant principal de l’essence de girofle, distillée du bouton floral d’Eugenia caryophyllata.
Elle a longtemps servi à colorer la laine en lui donnant une belle teinte mordorée.
Comestibilité :
Les racines, cueillies à l’automne, ont une saveur légèrement piquante et un parfum de clou de girofle.
L’infusion des racines agrémente les compotes, les crèmes au chocolat, les fruits au sirop… Les racines fraîches parfument les sauces, les bouillons, les liqueurs, le vin, la bière.
CAMOMILLE PRÉCOCE OU ANTHÉMIS PRÉCOCE
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Vignobles inondables, pelouses dénudées humides.
Comestibilité :
En Sicile, les jeunes feuilles sont bouillies puis servies avec de l’huile d’olive et du citron.
Cette plante n’est connue que dans le Var où elle peut être très abondante dans les vignobles.
LAMIACEAE
Localisation :
Cette espèce très rare ne se trouve que dans les maquis bas des îles de Port-Cros et du Levant sur sols acides et pierreux.
Plante buissonnante, dressée, rappelant le Thym vulgaire, mais aux inflorescences longues et lâches.
Sa forte odeur camphrée, qui rappelle un peu celle de l’éther, attire irrésistiblement les chats mâles qui se vautrent sur les tiges feuillées ou fleuries, en proie à une sorte d’ivresse !
Utilisation :
La plante renferme du « camphre de Marum » et une huile essentielle spéciale ou « essence de Marum ».
Les feuilles et les sommités fleuries sont stimulantes, toniques, aromatiques et anti-spasmodiques.
Les fleurs sont visitées par les abeilles.
Cultivée comme plante ornementale.
Famille : ROSACEAE
Localisation :
Communes, les Ronces sont répandues dans notre région aux bords des chemins, des pistes, dans les collines, les haies, les sous-bois.
Utilisation :
L’herboristerie utilise principalement les feuilles : leur infusion est astringente, recommandée contre les diarrhées et les leucorrhées.
L’infusion de bourgeons est utilisée, en gargarismes, contre les maux de gorge et les angines. Plusieurs espèces de Ronces servaient à cet emploi.
Comestibilité :
Les mûres font partie des fruits sauvages les plus ramassés et sont astringentes et dépuratives. Elles sont riches en vitamines PP, A, en fer, en pectine.
Elles sont consommées crues, en tartes, confitures, gelées ou mises à fermenter pour obtenir un vin agréable.
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Vignobles inondables, pelouses dénudées humides.
Comestibilité :
En Sicile, les jeunes feuilles sont bouillies puis servies avec de l’huile d’olive et du citron.
Cette plante n’est connue que
dans le Var où elle peut être
très abondante dans les vignobles.
Plan de situation.
Déjà au Moyen Âge la construction d’une église, même modeste, faisait l’objet d’une attention toute particulière et était appréhendée par des professionnels qualifiés et réputés ; car la technique constructive romane était employée, plus avec des pratiques judicieuses d’usage régional, qu’avec des approches théoriques de construction.
Par ailleurs, les ordres religieux, grands constructeurs de l’époque profitaient des nouvelles influences techniques constructives et stylistiques du moment pour actualiser leurs bâtiments monacaux dont l’église était la partie la plus élaborée et visible par tous.
C’est ainsi que notre église de Solliès-Ville telle que nous la voyons actuellement a été construite par l’ordre des dominicains avec les singularités et les spécificités remarquables suivantes :
I/ ÉGLISE À DEUX NEFS
L’édifice se compose de deux nefs parallèles d’égale largeur comprenant trois travées chacune, dont l’ensemble s’inscrit dans deux carrés égaux.
Ces deux nefs sont couvertes en voûtement quadripartite dit « voûte de cloître » supporté chacun par deux arcs diagonaux plein cintre, dont la hauteur des clefs de voûte correspond à la même dimension que l’un des deux carrés qui contient la nef.
La longueur de la nef est exactement le double de la hauteur. Autrement dit :
l'église est aussi large que haute !
En effet, cette voûte de cloître, surprend dans cet édifice roman, où la voûte en berceau plein cintre couvrait les nefs, à la place des plafonds en charpente bois trop vulnérable aux incendies !
Mais il est troublant de constater que les appuis des arcatures diagonales des trois voûtes de cloître reposent sur des corbeaux en forme de culots enchâssés en discontinuité avec les redans des piliers porteurs. Il semble bien que cette technique de la voûte de cloître inventée au milieu du XIIe siècle en Île-de-France fût importée au cours de la construction du couvert de l’église Saint-Michel, d’où le recours aux corbeaux à demi encastrés qui ont été greffés sur les colonnes. En effet, cette technique de croisée d’ogives est bien celle apportée par le gothique naissant dans le Nord de la France.
II/ TRACÉS RÉGULATEURS
La comfiguration de l’édifice n'est pas due au hasard, bien au contraire, elle résulte des fameux tracés régulateurs du Timée de Platon qui met en exergue le nombre d’or ou la « divine proportion » soit : 1,618 (rapport conceptuel divin par excellence).
En plus des piliers, les éléments architecturaux de l’église, tels que les oculi, les baies verticales, le portail et les nefs, sont calés sur un module commun, la « canne » (soit 1,98 m, dimension de référence commune) qui correspond au diamètre des piliers.
Comme on la déjà dit précédemment, cette modulation se vérifie dans les trois dimensions, en plan, en coupe, et en élévation !
Le module est une grandeur quelconque
choisie pour servir de base aux mesures de la distribution d’un bâtiment
DIMENSIONS DE L'ÉGLISE : | EN MÈTRE | EN MESURE ANCIENNE |
Longueur de nef : | 22,76 m | 13 modules 1/2 ou 13 cannes 1/2 |
Largeur de l’église : | 11,38 m | 1/2 longueur de l’église |
Hauteur de la nef : | 11,80 m | 7 modules ou 7 cannes |
Largeur de pilier : | 1,68 m | 1 module ou 1 canne |
Oculus et cintre des baies : | 0,84 m | 1/2 module ou 1/2 canne |
Grand oculus sud : | 2,10 m | 1 module 1/4 ou 1 canne 1/4 |
Distance latérale entre piliers : | 4,42 m | 2 modules 1/2 |
Distance longitudinale entre piliers : | 5,90 m | 3 modules 1/2 |
En cette fin du XIIe siècle, on sait que l’influence gothique parvint tardivement en Provence, mais pourquoi avoir réalisé une église à deux nefs égales, disposition rarissime en France, puisqu’il n’existe que trois autres églises semblables en France ?
(L'église des Jacobins de Toulouse [1230-1335], d’Agen [1249], et de Paris [1221, détruite en 1849], et aussi la chapelle Sainte-Philomène à Puget-Ville du Var [1060, encore existante]).
Plan du couvent des Jacobins de la rue Saint-Jacques à Paris, église à deux nefs.
(Bâtiments démolis en 1849.)
La raison de cette disposition parallèle des deux nefs semble simplement destinée à faciliter la pratique alternée de deux offices différents sans empiéter sur l’autre, à savoir la liturgique des laïques et celle des frères prêcheurs dominicains appelés aussi jacobin) fortement ancrés à Solliès-Ville à cette époque.
En pratique, une simple séparation médiane en panneaux de bois fixés entre les piliers était installée pour isoler chaque nef. Deux niches murales dites « sacrères », fermées par deux volets en bois, subsistent toujours à l’extrémité est de chaque nef, pour ranger les objets liturgiques des différents offices à côté de chacun des deux autels.
De plus, un accès différencié facilitait l’indépendance des deux nefs qui sont toujours visibles à l’extrémité ouest de l’église.
Coupe transversale.
Deux nefs égales à trois travées en croisée d’ogives.
Dessin 3D Ch. Torcheux.
III/ LA COUVERTURE PROTECTRICE
Le voûtement intérieur de la nef a remplacé les charpentes en bois apparentes vulnérables aux incendies.
Ici à Solliès-Ville, l’église se trouvait être implantée dans l’enceinte fortifiée du château des Forbins, trop proche des fortifications pour ne pas craindre les assauts des jets d’objets enflammés projetés par les assaillants (nombreux à cette époque)
Une protection de la toiture contre l’incendie s’imposait.
C’est pourquoi, la charpente en bois traditionnelle de la toiture fut remplacée par un voûtement reposant sur les « reins des croisées d’ogives » qui recevait uniquement le littelage des tuiles « canal », moins vulnérable au feu que la forêt de chevrons et pannes des charpentes habituelles.
Cette disposition technique particulière est exceptionnellement mise en œuvre parce qu’elle oblige à renforcer les structures d’appui des voûtements de la Nef qui se trouvent alourdis. Or on constate ici, que quelque soit le voûtement retenu : le berceau plein cintre ou la croisée d’ogives, les pilastres et piliers ont été construits avec une configuration résistante et massive en forme de croix. Comparé aux colonnes cylindriques graciles de l’église de Toulouse érigée à la même époque.
IV/ LA FACTURE DU GROS ŒUVRE
Le caractère apparent de l’édifice tient essentiellement de la remarquable facture des pierres de taille et de l’économie des modénatures décoratives de tout l’édifice tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Construite avec des murs d’assises régulières avec boutisses en pavement de calcaire blond et gris hourdés d’un fin lit de mortier, son aspect parait même un peu austère, mais non hostile.
Seuls les quelques hautes fenêtres cintrées, des oculi insérés dans des tableaux biseautés et un grand portail avec triples voussures décorent l’édifice.
À l’intérieur ce sont les deux gros piliers cruciformes et les six croisées d’ogives qui attirent le regard.
Le pignon est percé de deux hautes baies et de deux oculi.
L’appareillage des pierres du soubassement est le vestige
d’une construction antérieure à la construction de l’église.
Façade sud percée de deux hautes baies, un oculus et un grand portail voussuré. L’appareillage des pierres situé au-dessus du portail est dû à une restauration récente.
Travée sud de l’église avec deux croisées d’ogives visibles.
V/ SAINT LOUIS
Le dernier point remarquable concernant cet édifice est historique ; celui du passage du monarque Louis IX dit Saint Louis sur le site de l’église Saint-Michel, au retour de la 6e croisade en juillet 1254.
ÉTUDE PATRIMONIALE
de Marie-Georges TOMASINI,
Formation universitaire en patrimoine PACA
et
Christian TORCHEUX,
architecte honoraire.
PAVOT ROUGE OU COQUELICOT
Famille : PAPAVERACEAE
Localisation :
Très commun.
Utilisation :
Les pétales sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antispasmodique, hypnotique, pectorale et sédative.
Comestibilité :
Les jeunes feuilles avant floraison sont excellentes, crues en salades ou cuites de diverses manières (gratins, omelettes, soupes…).
Les fleurs sont aussi comestibles et servent à préparer des sirops.
Famille : PAPAVERACEAE
Localisation :
Très commun.
Utilisation :
Les pétales sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antispasmodiques, hypnotiques, pectorales et sédatives.
Comestibilité :
Les jeunes feuilles avant floraison sont excellentes, crues en salades ou cuites de diverses manières (gratins, omelettes, soupes…).
Les fleurs sont aussi comestibles et servent à préparer des sirops.