Archives mensuelles: mai 2015

Arctium minus  J. Hill Bernh

Bardane, Arctium minus
Bardane, Arctium minus

Photo : Andrey Zharkikh

Nom provençal : Lampourdié

ASTERACEAE

Localisation :
Berges des rivières, bords des chemins, bois clairs, décombres. Seule, la Bardane à petits capitules est bien représentée dans le Var.

Utilisation :
La Bardane, remarquable plante médicinale, est un antibiotique naturel contre le staphylocoque doré : application de feuilles fraîches sur ulcère, furoncle, psoriasis, eczéma, acné… La dessiccation des feuilles annule leurs vertus !
La racine contient 45 % d’inuline et de sel de potasse. C’est un excellent dépuratif du sang. La décoction des racines, fraîches ou sèches, est diurétique, sudorifique, hypoglycémiante (elle augmente la tolérance aux hydrates de carbone), elle soigne le cuir chevelu (pellicules).

Comestibilité :
Les pétioles, pelés après avoir été blanchis, accompagnent les crudités, les légumes cuits à la vapeur, le riz… Les racines fraîches, émincées, revenues à la poêle ou en bouillon, ont une saveur très délicate et un parfum de champignon.
Plante bisannuelle, il faut ramasser la racine la première année quand elle est encore charnue et tendre.

Consulter la vidéo : Bardanes

Ballota nigra  subsp.

meridionalis  Béguinot

ballote-fetide-ballota-nigra-subsp-meridionalis-beguinot-beguin

Nom provençal :
Bouan-rùbi negre

LAMIACEAE

Localisation :
Commune, tous terrains, décombres, bord des chemins.

Utilisation :
En infusion, c’est une plante antispasmodique remarquable, mais son goût et son odeur jouent en sa défaveur…

Ballote fétide, Ballota nigra subsp. meridionalis Beguinot, Beguin 2

Alnus glutinosa  L. Gaertner

Aulne glutineux, Alnus glutinosa L. Gaertner
Aulne glutineux, Alnus glutinosa

Nom provençal : Verno

BETULACEAE

Localisation :
Commun, sur les rives du Gapeau.

Utilisation :
Pour traiter une épilepsie, surtout les crises, il était d’usage, autrefois, de recouvrir la personne de feuilles sèches d’Aulne et de l’entourer dans une grosse couverture. Ce traitement provoquait une transpiration intense qui calmait le sujet. Ceci fait appel aux propriétés fébrifuges de l’arbre que l’on appelait autrefois le « quinquina indigène ».
Le bois de l’aulne est pratiquement imputrescible : dans les pays du Nord, on en fait des sabots.

Photo : Criss de Niort.

Crataegus laevigata  (Poir.) DC

Aubépine épineuse - Asarolier, Crataegus laevigata

Nom provençal :
Pouméto dé Paradis,
Arsinat

ROSACEAE

Localisation :
Lisières forestières, haies, bois.

Utilisation :
C’est une plante tonicardiaque, régulatrice des troubles de la tension et qui a une action sédative sur le système nerveux central.

Comestibilité :
Fruits comestibles en gelée, frais ou en compote, rarement utilisés comme anti-diarrhéique.
Les jeunes feuilles tendres des différentes aubépines sont excellentes crues en salade.

Asphodelus ramosus  L.

Asphodèle à petits fruits, Asphodelus ramosus

Nom provençal : Pourraco

ASPHODELACEAE

Localisation :
Lisière de forêt, bordure des champs.

Utilisation :
Les Grecs et les Romains consommaient les tubercules allongés de Asphodelus albus et A. ramosus. Ils les faisaient souvent cuire sous la cendre.
Les tubercules, bourrés d’amidon ont servi de pain en temps de disette.
Les feuilles sont consommées comme des poireaux.
On préparait autrefois de la colle pour la cordonnerie et la reliure avec les tubercules d’asphodèle.

  • Asphodèle à petits fruits, Asphodelus ramosus
  • Asphodèle à petits fruits, Asphodelus ramosus
  • Asphodèle à petits fruits, Asphodelus ramosus
 

 

Dans la même famille :

 Artemisia absinthium  L.

Absinthe, Artemisia absinthium-L.

Nom provençal : Absinto

ASTERACEAE

Localisation :
Sur les pentes rocheuses, au bord des chemins et des champs.

TOXIQUE à forte dose.

Atriplex halimus  L.

arroche-comestible-atriplex-halimus-l2

Nom provençal :
Blanqueto,
Bouissoun-de-mar

AMARANTHACEAE

Localisation :
Hauts de plages, bords salés. Roselières saumâtres.

Comestibilité :
Ses jeunes pousses et ses feuilles étaient déjà consommées par les Égyptiens et les Grecs.
Il est préférable de manger les feuilles cuites, car crues, elles ont tendance, si on les mange seules, à irriter légèrement la gorge.
Leur saveur est salée.

Arroche comestible, Atriplex halimus L.

Artemisia vulgaris  L.

armoise-commune-artemisia-vulgaris-l

Nom provençal : Artemiso

ASTERACEAE

Utilisation :
Surtout employée pour son action sur l’organisme féminin (ménopause, règles douloureuses, irrégulières…), propriété commune à toutes les plantes patronnées par la déesse Artémis.
Également employée dans les digestions difficiles, manque d’appétit. Infusion de 20 grammes de plante sèche pour un litre d’eau.

Comestibilité :
Les jeunes pousses sont délicieuses en beignets.
Les inflorescences, très aromatiques, ont servi à aromatiser la bière avant l’introduction du Houblon au Moyen Âge.
Permet de faire le borchtch d’Armoise (potage avec chou, betterave, tomate, crème aigre et armoise) en Ukraine.

Arbutus unedo  L.

 

Arbousier, Abutus unedo, L.

Nom provençal : Darboussié

ERICACEAE

Localisation :
Très commun, maquis.

Utilisation :
Les fruits sont diurétiques, riches en vitamines et utilisés en marmelades contre la diarrhée.
Les feuilles, riches en tanins, sont utilisées dans le pourtour méditerranéen sous forme de décoction pour soigner les diarrhées et les infections urinaires.
En Corse et en Italie, ils servent à la distillation.
Aujourd'hui cultivé comme arbuste d'ornement, autrefois pour son tanin.
Arbousier, Arbutus-unedo-L.

Amelanchier ovalis  Medik.

Amélanchier, Amelanchier ovalis Medik
Amélanchier, Amelanchier ovalis Medik 1

Nom provençal :
Amelanquié

ROSACEAE

Localisation :
Sur les coteaux et bois rocailleux, surtout calcaires ;
commun. Espèce pionnière.

Utilisation :
Valeur horticole ; il est cultivé pour ses fleurs blanches ornementales.

Comestibilité :
Le fruit, noir-bleuâtre et appelé amélanche, bien que petit et avec de nombreux pépins, est comestible. C’est l’un des meilleurs fruits sauvages (excellentes confitures) dont le goût rappelle celui des raisins secs.

 

  • Amélanchier, Amelanchier ovalis Medik, fruits
  • Amélanchier, Amelanchier ovalis Medik
  • Amélanchier, Amelanchier ovalis. Nom provençal : Amelanquié. Un buisson fleuri. 560 x 800.

Alliaria petiolata  (M. Bieb.) Cavara & Grande

Alliaire officinale, Alliaria petiolata

Nom provençal : Moustardet

BRASSICACEAE

Localisation :
lieux ombragés, bords des cours d’eau.

Utilisation :
C’est une plante à cueillir au moment de l’emploi car elle perd, comme un grand nombre de Brassicacées, ses propriétés lors de la dessiccation.
Très utile en usage externe par application du suc frais ou de compresses imprégnées de la décoction, contre les plaies infectées, eczéma, ulcères…

Comestibilité :
Les feuilles ont une odeur et un goût d’ail. Elles sont légèrement sucrées, piquantes et amères : on les ajoute aux salades composées.
Crues et hachées, comme du persil, à déguster dans les salades, soupes, viandes froides ou tout simplement dans les sandwiches à la place des feuilles de laitue !

Styrax officinalis  L.

Aliboufier, Styrax officinalis

Nom provençal : Aliboufié

STYRACACEAE

Localisation :
Cet arbuste existe en France que dans le Var à l’intérieur du pentagone La Crau, Le Revest, Signes, Camps-la-Source et Forcalqueiret. La majorité des stations se retrouve donc dans la partie calcaire du bassin versant du Gapeau, en particulier entre le Coudon et Montrieux.
Pour cette raison, on a longtemps cru qu’il avait été introduit par les moines de la Chartreuse de Montrieux, sans pouvoir en apporter la preuve.

Utilisation :
- Le Styrax fournit une résine recueillie par gemmage, le « baume storax » utilisé contre la toux, le catarrhe bronchique, l’asthme, les plaies et ulcères cutanés…
- Les graines, très dures, servaient aux moines pour fabriquer leurs chapelets et les curés de Belgentier ont longtemps brûlé de la résine de Styrax dans leurs encensoirs.

Aliboufier, Styrax officinalis
Aliboufier, Styrax officinalis

Fleurs

La drupe et sa graine.

Fruits.

Aliboufier, Styrax officinalis

Asparagus acutifolius  L.

Asperge sauvage, Asparagus acutifolius L.

Nom provençal :
Ramo-couniéu,
pounchu
(Roquebrune-sur-Argens),
tiro-bòu (Les Adrets-de-l'Estérel)

ASPARAGACEAE

Utilisation :
La jeune pousse (turion) comestible est riche en vitamines A, B1, B2, acides aminés et oligo-éléments.
Les fruits des différentes espèces d’asperges sont toxiques (riches en saponines).
Elle est dépurative et diurétique.
Ne pas consommer en cas de maladies des voies urinaires.

Allium triquetrum  L.

Ail à trois angles, Allium triquetrum L.

Nom provençal : Aiet

AMARYLLIDACEAE

Localisation :
très commun (mars-mai) ; fossés, bord de chemin, de ruisseau, endroits frais.

Commestibilité :
La plante est utilisée en condiment. Ses fleurs blanches et ses feuilles sont délicieuses dans les salades.

Précaution :
Sa consommation trop fréquente peut entrainer une irritation des muqueuses digestives et urinaires.

Agrimonia eupatoria  L.

Aigremoine eupatoire, Agrimonia eupatoria

Nom provençal :
Grimoueno,
Sourbeireto,
Erbo-de-vèire

ROSACEAE

Localisation :
terrains argileux, ensoleillés.

Utilisation :
Plante astringente (diarrhées), diurétique et vulnéraire.
Enrouements : « Bon pour la voix ».


Comestibilité :

Les feuilles servent à préparer un « thé » agréable et les très jeunes pousses sont cuites comme légumes (Bosnie).

Allium roseum  L.

Ail rosé, Allium roseum L.

Nom provençal : Aiet-de-serp

AMARYLLIDACEAE

Localisation :
Fréquent dans les garrigues, les lieux herbeux et buissonneux, les cultures, les bords des chemins…

Utilisation :
Toutes les espèces d’ail sauvage contiennent du soufre et de l’iode et sont diurétiques, hypotensives, antiseptiques des voies digestives et antibactériennes.

Comestibilité :
Les bulbes, les feuilles et les fleurs s’utilisent en condiment ; frais dans les salades, les mayonnaises, les sauces ; cuits dans les soupes, les omelettes…

Ail rosé, Allium roseum L.

Acanthus mollis  L.

Acanthe molle, Acanthus mollis L.

Nom provençal :
Acanto,
Pato-d'ourso,
Grando-berso.

ACANTHACEAE

Localisation :
Présente sur tout le pourtour méditerranéen.
Rocailles, décombres, bord des vignobles.
Assez rare à l’état sauvage, souvent cultivée dans les jardins pour l’élégance de ses grandes fleurs blanches veinées de pourpre.

Utilisation :
Usage externe sous forme de bains, compresses, cataplasmes pour les brûlures, dartres, piqûres…
Émollient et anti-inflammatoire (usage externe et interne.)
La feuille inspira, dit-on, le sculpteur grec Callimaque lorsqu’il créa les motifs du chapiteau corinthien.