Le château dit la « Galerie »
Après la destruction du château de Solliès-Ville en 1536 par les troupes de Charles-Quint, François de Forbin, seigneur de Solliès s'installe dans une demeure qu'il possède au bourg du Pont, à proximité du Gapeau, appelée la Galerie.
Le château de Solliès-Pont
Localisation : près du centre-ville
Propriétaire : Mairie de Solliès-Pont
Le château et son parc deviennent propriété communale en 1998.
Description
Le château est bâti sur un affleurement rocheux (grès) et constitué d’un corps de bâtiment principal élevé sur trois niveaux, cantonné de quatre tours : deux rondes à l’est et deux tours carrées à l’ouest. En 1880, l’ensemble des façades est plaqué en brique pleine, la toiture est restaurée en 2007 et recouverte d’ardoise d’Angers. Chacune des tours ouest est prolongée par un bâtiment qui rejoint un pavillon carré flanqué d’une tour ronde fermant un espace délimitant une cour intérieure de quinze mètres sur vingt-cinq mètres soit trois cent soixante-quinze mètres carrés.
Le linteau du portail d’entrée ouest de la cour est décoré d’une sculpture en pierre ou l’on voit encore le blason des Saporta surmonté d’une couronne de marquis et accompagné de leur devise « Forti custodia ».
Le placage en brique bâti à vinqt-cinq centimètres du mur ancien est maintenu à celui-ci par des monogrammes « S » affrontés en fonte. (Photo prise après la restauration de 2014.)
Le larmier de la croisée du 1er étage est accompagné du blason des Saporta : « D’azur, à un portail d’or, et un chef de gueules, chargé d’un lion passant » surmonté de la couronne de comte – façade est.
Le parc en 2013.
Le château et son parc deviennent propriété communale en 1998.
Le parc et la palmeraie sont arborés avec des essences plantées principalement au XIXe siècle par le botaniste Gaston de Saporta.
Arbre à laque, Butia capitata
Aubépine épineuse, Cratægus oxyacantha sensu.
Bouleau blanc, Betula alba L.
Buis, Buxus sempervirens L.
Camphrier, Cinnamomum camphora
Chêne blanc, Quercus pubescent
Chêne vert ou yeuse, Quercus ilex
Cocotier du Chili, Judaea chilensis
Cycas ou sagoutier, Cycas revoluta
Cyprès chauve de Louisiane, Taxodium distichum
Cyprès de Provence, Cupressus sempervirens L.
Faux poivrier, Schinus molle
Filaire (famille des oléacés), Phillyrea angustifolia L.
Frêne, Fraxinus excelsior
Laurier sauce, Laurus nobilis L.
Laurier tin, Viburnum tinus
Marronnier d'Inde, Aescululus hippocastanum L
Micocoulier, Celtis australis L.
Orme, Ulmus campestris L.
Palmier bleu du Mexique, Brahea armata
Palmier dattier, Phœnix canariens
Palmier de Californie, Washingtonia Filifera
Palmier de saint-Pierre, Chamaerops humilis
Pin d’Alep, Pinus halepensis Miller
Platane, Platanus orientalis L.
Platanes, Platanus acerifolia
Séquoïa toujours vert, Séquoïa sempervirens
Le lac creusé dans le grès est alimenté en eau d’arrosage par un canal d’amenée pris sur le canal de l’Enclos dérivé du Gapeau.
Historique
Palamède de Forbin, alors second président de la cour des maîtres rationaux du parlement à Aix, achète à Jean de Beauvau, sénéchal d’Anjou, le château de Solliès et son terroir, le 16 septembre 1468.
Les Forbin Solliès la conservent jusqu’en 1743, date à laquelle le marquis de Forbin La Barben devient le nouveau propriétaire du château de Solliès-Pont. Le marquis de l’Estang-Parade, gendre du marquis de Forbin, le vend en 1821 à Jean d’Argiot de la Ferrière. À sa mort le château et le domaine de quatorze hectares sont vendus au comte de Saporta qui le restaure et l’agrandit pour lui donner son allure actuelle.
Louis XIV monte à la Sainte-Baume, où il passe deux heures. Le lendemain, 6 février 1660, il se rend à Solliès, où il couche au château, ainsi que les grands personnages qui l’accompagnent.
On raconte que le roi entendant prononcer le nom de Solliès à la provençale « Souliè » se retourna vers Forbin et lui dit : « Si vous avez un soulier comme ça à chaque pied, vous êtes le mieux chaussé de mon royaume ».
L’escorte royale était considérable. En dehors des seigneurs, des mousquetaires commandés par Comminges et d’Artagnan, des gardes-françaises, des suisses, le roi emmenait avec lui ses médecins, ses aumôniers, ses pâtissiers, ses musiciens, etc.
Les habitants ont gardé longtemps le souvenir de ce somptueux cortège. La note s’éleva à quare cents livres... et quatre sous.
Le lendemain, le roi partit pour Toulon. Il repassa à Solliès le 19 février pour aller coucher à Belgentier.
En 1913, le château et le domaine sont achetés par M. Lucien Fontaine et son gendre M. Charles Marant. Cette exploitation sous la dénomination « Domaine de Solliès » développe l’arboriculture intensive, la culture maraîchère et transforme les écuries du château en conserverie et en magasin d’emballage.
Le corps principal du château est cantonné de deux tours rondes à l’est et de deux tours carrées à l’ouest dont l’ensemble est plaqué de briques pleines en 1880. Collection privée.
Palamède de Forbin-seigneur de Solliès gentilhomme, homme d'État provençal, Pierre Le Roy, FEEL, Nice, 2003.
Histoire de Solliès, la vie tourmentée d'une commune à travers les âges, Paul Maurel, Toulon, 1936.
Solliès-Pont, G. Gothier & P. Y. Grué, Mayenne, 2010.
Consulter la page : Les jardins du Château de Solliès-Pont
Posidonia oceanica
La POSIDONIE
Photo : Marta Terry L. Flickr.
Nom provençal :
–
Famille : POSIDONACÉES
La prairie de posidonie est le stade le plus abouti des séries dynamiques marines en Méditerranée. Son rôle écologique est aussi fragile que puissant. Ses rhizomes, forment des récifs végétaux, les mattes sous-marines, véritables remparts vivants contre la fureur des houles.
Ses feuilles abritent une faune foisonnante : poissons juvéniles, crustacés et mollusques qui y trouvent refuge et nourriture.
Et quand l’automne méditerranéen arrive, ses feuilles mortes s’échouent sur le sable, formant des litières qui protègent les plages de l’érosion, comme une couverture naturelle offerte par la mer.
La posidonie est bien plus qu’une plante : c’est une ingénieure des écosystèmes, une gardienne des équilibres côtiers, et le poumon bleu de la mer Méditerranée.
Un seul hectare de posidonie produit jusqu’à vingt litres d’oxygène par jour, assez pour respirer à pleins poumons.
La Posidonie est une plante protégée en France par un arrêté du 19 juillet 1988.
Photo : Dimitris Poursinanidis G.R.I.D.
Sa floraison, plutôt rare, se produit à l'automne et donne des fruits appelés « olives de mer » qui, une fois détachés de la plante flottent et s'échouent sur les plages entre mai et juin.
Fleur de Posidonie. Photo : Nicolas Cimiterra Flickr.
La fontaine Mouton
Depuis 2021, au bout de la rue Notre-Dame, une fontaine du XIXe siècle, reconstruite à l’iden-tique, a retrouvé sa place.
Son nom, « Mouton », intrigue : pourquoi une tête de cheval la surplombe-t-elle ? Parce qu’elle était jadis l’abreuvoir des chevaux du quartier, et qu’Anna Giraudo, fille de la famille propriétaire, avait donné ce surnom à tous les équidés.
Une plaque perpétue aujourd’hui le souvenir de cette tradition.
Photos de détail du fronton de la fontaine.
Jules Joseph SÉNÈS a réalisé de très nombreux clichés de Solliès-Pont, photographiant les rues, places, églises et chapelles, fontaines, bâtiments industriels (tannerie – bouchonnerie, etc.) ainsi que des assemblées de personnes lors d’évènements festifs (repas, mariage, groupes, etc.).
De même, il a pris en photo de nombreux personnages, hommes, femmes, enfants, lors de séances qui semblaient « posées ».
Il s’est également intéressé à la vie du terroir local, photographiant nombre de personnages en situation de travail (dans les cerisiers, les vignes, les oliviers, etc.), ou au cours de pauses (déjeuners, etc.). Par ailleurs, Jules Joseph SÉNÈS a quelque peu voyagé avec son matériel, dans la région : La Garde, Carqueiranne, Toulon, Marseille et plus loin : Allos, Monêtier-les-Bains, Vals, Montélimar (maison d’Émile Loubet, président) allant même jusqu’à Vichy.
Malheureusement, aucune de ses photos n’est datée et aucun élément tangible ne permet d’identifier les situations et les personnages. L’ensemble de toutes ces photos est constitué par trois albums, représentant six cents photos.
Ce précieux ensemble a été porté à la connaissance de l’Écomusée de la vallée du Gapeau en juin 1985, et lui a été remis sous forme de don en 2023. Signalons que les plaques de verre et les carnets de notes qui permettraient de dater et dénommer les photos n’ont pas été retrouvés.
Jules Joseph SÉNÈS, photographe solliès-pontois méconnu et resté discret.
Quercus ilex L.
Nom provençal :
- Éuve
Famille : FAGACEAE
Localisation :
Forêts, garrigues, maquis rocheux. Rustique et de croissance lente, il résiste très bien aux embruns.
Utilisation :
C'est un bois de chauffage excellent, utilisé en grandes quantités pour la fabrication du charbon de bois dans les charbonnières.
Comestibilité :
Les glands de nombreuses espèces de chênes ont été consommés par l’homme depuis la nuit des temps. Parfois ils sont doux et peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mais bien souvent, ils sont amers à cause de la grande proportion de tanin qu’ils renferment et qui, ingérée en grande quantité, peut provoquer des troubles digestifs.
Heureusement, le tanin est soluble dans l’eau et peut être éliminé. Il suffit de hacher finement les glands, ou de les écraser, et de les faire bouillir à plusieurs eaux jusqu’à disparition de l’amertume, puis de les manger sous forme de bouillie salée ou sucrée.

Chêne vert, Quercus ilex L. Photo : Stadtkatze et licence.
Son père Jean-Baptiste Sénès (Solliès-Pont, 1784-1855) tenait une boulangerie ; sa mère, Rose-Victoire Gueit (Solliès-Pont, 1791-1867), se trouvait également être fille de boulanger.
De leur mariage célébré en 1817 naquirent quatre enfants : Madeleine (1817), Joseph (1820), Louis (1823) et notre Célestin.
Lors d’un séjour de dix ans à Alger, le journal républicain L’Algérie lui ouvrit ses colonnes ; c’était pour lui le début de sa vie littéraire.
Entré à l’Académie du Var en 1869, il fut fait chevalier de la Légion d’honneur en 1880. À côté de sa carrière professionnelle, Sénès se consacrait au journalisme et à la littérature, signant ses articles du nom de La Sinse (La Sinso en provençal).
– Lei Mesquins, gagno-pichoun e mestierau moudèste ;
– Les aventures du Sire de Canto-Grillet ;
– Les sobriquets ;
– Les animaux ne sont pas bêtes ;
– Moulusque e Cruvelu ;
– Le siège de Toulon en 1793 ;
– Un pin fa un pin ;
– Une consultation chez la baile ;
– Provence, vieilles mœurs, vieilles coutumes.
Deux jours après le décès de Célestin Sénès, survenu le 19 janvier 1907, Mistral écrit à sa veuve :
Nous prenons, ma femme et moi, une part des plus vives au grand deuil qui vient de vous frapper en la personne de mon excellent ami La Sinso, dont j’appréciais de longue date les qualités de cœur autant que celles de l’esprit. Le fidèle Provençal que fut La Sinse a stéréotypé, dans un genre qu’il créa, la bonhomie originale des braves gens du peuple qui vivent notre langue en toute naïveté. Ses recueils d’observations, cueillies à fleur de foule avec un art très personnel, resteront comme des médailles frappées en l’honneur du peuple, de ce bon peuple de Toulon qu’il connaissait mieux que personne.
Frédéric Mistral
Lettre de La Sinse datée du 7 mars 1889 ; réclamation auprès du grand chancelier
de la Légion d’honneur.
Ministère de la Culture — fond Léonore.
Arctium minus J. Hill Bernh
Nom provençal :
- Lampourdié
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Berges des rivières, bords des chemins, bois clairs, décombres. Seule, la Bardane à petits capitules est bien représentée dans le Var.
Utilisation :
La Bardane, remarquable plante médicinale, est un antibiotique naturel contre le staphylocoque doré : application de feuilles fraîches sur ulcère, furoncle, psoriasis, eczéma, acné… La dessiccation des feuilles annule leurs vertus !
La racine contient 45 % d’inuline et de sel de potasse. C’est un excellent dépuratif du sang. La décoction des racines, fraîches ou sèches, est diurétique, sudorifique, hypoglycémiante (elle augmente la tolérance aux hydrates de carbone), elle soigne le cuir chevelu (pellicules).
Comestibilité :
Les pétioles, pelés après avoir été blanchis, accompagnent les crudités, les légumes cuits à la vapeur, le riz… Les racines fraîches, émincées, revenues à la poêle ou en bouillon, ont une saveur très délicate et un parfum de champignon.
Plante bisannuelle, il faut ramasser la racine la première année quand elle est encore charnue et tendre.
Consulter la vidéo : Bardanes
Hypochaeris radicata L.
MOURRE DE PORC OU PORCELLE
Nom provençal :
- Engraisso-pouarc ;
- Mourre-de-pouarc.
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Sur silice, pelouses fraîches, prairies, dépressions interdunaires, talus, friches, décombres, sites rudéraux, prés secs, rocailles jusqu’à 1500 mètres d’altitude.
Porcelle, de porc, ce qui laisserait supposer que les porcs en sont friands, à moins que l’on ait à faire à un nom dépréciatif : tout juste bon pour les porcs !
Comestibilité :
Les feuilles en rosette fournissent une bonne salade. Elles sont croquantes et dénuées d’amertume ; pommes de terre vapeur, lardons grillés et ail font un très bon accompagnement.
Les jeunes tiges tendres portant les capitules en boutons sont cueillies au printemps et préparées comme les asperges après avoir été bouillies au préalable.
Ruscus aculeatus L.
Nom provençal :
- Ruscoun (Les Adrets) ;
- Ruscous (Agay).
Famille : ASPARAGACEAE
Localisation :
Très commun dans le département, sous-bois, bord des chemins.
Utilisation :
Le rhizome et les fausses feuilles (rameaux aplatis) ont des propriétés diurétiques, fébrifuges et surtout veinotoniques (jambes lourdes, mauvaise circulation sanguine…).
Toxicité :
Les baies rouges provoquent des vomissements et des diarrhées importantes surtout chez les enfants.
Crithmum maritimum L.
Nom provençal :
- Fenoui-de-mar
Famille : APIACEAE
Localisation :
Rochers et sables littoraux ; floraison de juin à octobre.
Utilisation :
En parfumerie pour ses essences odorantes.
En médecine, pour ses propriétés digestives et purgatives.
Également pour ses propriétés thyroxine-like (iodine) comme substitut ou régime amaigrissant.
Comestibilité :
Les feuilles sont charnues et possèdent un goût aromatique agréable, à la fois sucré et salé, rappelant la carotte, mais avec une saveur piquante.
Feuilles tendres et boutons floraux sont utilisés en pickle dans du vinaigre.
Photo : Viad Proklov et licence
Dioscorea communis L. Caddick & Wilkin
Nom provençal :
- Tamisié
Famille : DIOSCOREACEAE
Localisation :
Lisière des bois, bords des chemins, lieux buissonneux, éboulis, forêts fraîches, berges des ruisseaux.
– Les tubercules de cette liane, broyés, malaxés, bouillis et appliqués en cataplasme sur les contusions passent pour effacer celles des femmes battues (action rubéfiante et antiphlogistique).
Toxicité :
Renferme des substances apparentées à l’histamine.
Robinia pseudoacacia L.
CAROUGE OU ROBINIER FAUX ACACIA
Nom provençal :
- Acacia
Famille : FABACEAE
Localisation :
Espèce pionnière en pineraies et forêts mélangées, de l’étage méditerranéen à l’étage montagnard. Le Robinier est répandu dans toute la vallée (cultivé et naturalisé). Fourrés rudéraux sur sols profonds.
Utilisation :
Les fleurs sont réputées calmantes, anti-spasmodiques, toniques (vin tonique obtenu en faisant macérer 15 à 20 grammes de fleurs dans un litre de vin rouge), astringentes et cholagogues.
Cet arbre est dédié à Jean Robin (1550-1629), jardinier du roi Henri IV, qui rapporta les graines du Canada et sema le premier arbre de cette espèce en France en 1601, place Dauphine à Paris (il fut transplanté en 1635 au Jardin des Plantes où l’on peut encore l’admirer de nos jours).
Comestibilité :
Les fleurs peuvent être consommées en beignets au parfum suave et au goût sucré. Bouillies à l’eau, les inflorescences ont une saveur sucrée rappelant celle des petits pois. Au Japon, les bourgeons foliaires sont mangés bouillis et assaisonnés de sauce soja.
Toxicité :
Un excès de fleurs de Robinier, à l’état cru, peut se montrer émétique. Aucun problème n’est à craindre lorsque les fleurs sont cuites.
Oratoires de Solliès-Pont
D'après Louis JANVIER
Notre-Dame de Lourdes
Chemin de la chapelle Sainte-Christine, après la bifurcation avec la D97. Date de 1902.
Toit en bâtière avec croix en fer ouvragée avec accolades idem. Construit en 1902, détruit en avril 1996, puis rebâti en janvier 1997, après élargis-sement de la route.
(Photo décembre. 2014.)
(Photo : mars 2019)
Détail de la niche moderne.
Notre-Dame
Fait suite au précédent, dans la montée de l'avant-dernier virage, au lieu-dit « Lou Gratou ». Construit par la mairie en 1968, massif, en maçonnerie crépie, niche cintrée abritant une statuette de Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, protégée par une grille. Toit en arc de cercle peu marqué.
Oratoire « Lou Gratou »
Au pied de la chapelle, sur le terre-plein la précédent. Construit par la mairie en 1977. Niche très basse, cintrée, en pierres, vide, avec toit en arc de cercle avec génoise.
Notre-Dame
Même lieu que le précédent. Érigé en 1978. Pilier trapu en moellons. Niche cintrée crépie avec statue de Notre-Dame de la Médaille miraculeuse avec grille. Toit en arc de cercle en tuiles rondes.
(Photo avril 1992.)
(Photo décembre. 2014.)
Saint-Maur
À quelques mètres du précédent, sur le pilier d'entrée crépi de la propriété de Louis Morel qui la aménagé en 1968. Niche cintrée en pierres, surmontée d'une croix de fer du XVIIIe siècle et, dont la dalle de base monolithe porte la date de 1761. (Une ancienne pierre de récupération de fon-taine).

(Photo mai 2020.)
Bibliothèque : Inventaire des oratoires du Var
Quercus ilex L.
Nom provençal :
- Éuve
Famille : FAGACEAE
Localisation :
Forêts, garrigues, maquis rocheux. Rustique et de croissance lente, il résiste très bien aux embruns.
Utilisation :
Bois de chauffage excellent, utilisé en grandes quantités pour la fabrication du charbon de bois dans les charbonnières.
Comestibilité :
Les glands de nombreuses espèces de chênes ont été consommés par l’homme depuis la nuit des temps. Parfois ils sont doux et peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mais bien souvent, ils sont amers à cause de la grande proportion de tanin qu’ils renferment et qui, ingérée en grande quantité, peut provoquer des troubles digestifs.
Heureusement, le tanin est soluble dans l’eau et peut être éliminé. Il suffit de hacher finement les glands, ou de les écraser, et de les faire bouillir à plusieurs eaux jusqu’à disparition de l’amertume, puis de les manger sous forme de bouillie salée ou sucrée.
Photo : Stadtkatze et licence.
Procès-verbal
de la division du territoire
en sections
Commune de Solliès-Pont
L’an mil huit cent cinquante et le huitième jour du mois de janvier nous géomètre de 1er classe chargé de l’arpentage parcellaire de la commune de Solliès-Pont dont le procès-verbal de délimitation a été rédigé le quinze mai et clos le dix sept mai mil huit cent quarante cinq par le sieur Vidal aîné géomètre délimitateur…
— La deuxième section sera nommée de Solliès-Pont et désignée par la lettre B,
— La troisième section sera nommée des Maures et du Plan et désignée par la lettre C,
— La quatrième section sera nommée de la Tour et de la Jonquière et désignée par la lettre D,
— La cinquième section sera nommée des Pousselons et des Maravals et désignée par la lettre E.
| Sections | Au nord par : | Au levant par : | Au midi par : | Au couchant par : |
A |
le terroir de la commune de Cuers | le terroir de la commune de Cuers | la route nationale 97 de Toulon à Antibes et par la section B dite de Solliès-Pont |
les terroirs des communes de Solliès-Toucas et de Solliès-Ville |
B |
la propriété de Mr Saporta et par un ruisseau | la limite de la propriété de Mr Blin tanneur et l’embranchement des deux chemins qui limitent la propriété de Mr Bon | la propriété de Mr Delor Félix d’Albert Marie-Christine épouse Grué, Toucas Régulus ptaire au Beausset et par la pté de Sauvan Fois | la section A |
C |
partie par le terroir de la commune de Cuers partie par la route nationale N° 97 de Toulon à Antibes | la route nationale N° 97 de Toulon à Antibes partie par la commune d’Hyères et partie par le vallon qui descend du chemin des Ruscas, jusqu’au chemin des Maures |
le petit ruisseau qui descend de Ste-Christine et va aboutir à la bastide de Mr Bon, appelée le Logis. De ce point on fait le chemin jusqu’à la rencontre de celui de Beaulieu, de la division suit le dit chemin de Beaulieu jusqu’à la rencontre des quatre chemins de la division fait le chemin des Ruscas. |
partie par le chemin de Solliès à Beaulieu à partir des Trois-Pierres ou les chemins se rencontrent. |
D |
la section C | partie par la section C et par la section E. | le terroir de Solliès-Ville. |
partie par le terroir de Solliès-Ville et par la section A |
E |
la section C | le terroir de la commune d’Hyères. | le terroir de Solliès-Ville. |
le terroir de Solliès-Ville et la section D. |
Département du Var
Arrondissement de Toulon
Canton de Solliès-Pont
Commune de Solliès-Pont
Procès-verbaux
pour la délimitation du territoire et pour sa
division en section
Procès-verbal
de délimitation
L’an mil huit cent quarante cinq, et le quinze du mois de Mai, Nous géomètre triangulateur du Cadastre désigné par l’administration des contributions directes et nommé par Mr le Préfet du département du Var, pour procéder conformément aux Instructions du Ministre des Finances, à une nouvelle reconnaissance des lignes de circonscription des communes du canton de Solliès-Pont, nous sommes transporté au chef-lieu de la commune de Solliès-Pont en la mairie, où nous avons trouvé Mr Dollieule Félix, maire, M.M. Arène François et Bouffier Frédéric adjoints et M.M. Requier garde champêtre et Pin sergent de ville Indicateur nommé par lui, ainsi que les maires, adjoints et les Indicateurs des communes ci-après désignés, convoqués et rassemblés pour constater contradictoirement la démarcation du territoire de Solliès-Pont. Arrivés sur le terrain, nous avons choisi pour point de départ celui du périmètre de la commune de Solliès-Pont qui se trouvant le plus au nord sers de séparation aux territoires des deux communes de Solliès-Pont et Cuers et nous avons parcouru la ligne de circonscription, en allant du nord à l’est puis au sud et à l’ouest, ayant toujours à notre droite, le territoire de Solliès-Pont et à notre gauche successivement ceux de Cuers, d’Hyères, de Solliès-Ville et de Solliès-Toucas, ainsi qu’il suit :
Article 1er
Limites avec la commune de Cuers. Partant d’une croix que nous avons fait graver sur le bord septentrional du chemin du Castellas, touchant la propriété du sieur Sénès Esprit, dans Cuers, et sur la direction du mur qui sépare celle du sieur Augias Athanase dans Solliès-Pont, de celle des hoirs de Vaccon Pierre dans Solliès-Toucas et à un mètre soixante centimètres du dit mur ; laquelle croix servira de borne portant le No 1, nous avons reconnu, d’après l’indication des maires et des indicateurs des communes de Solliès-Pont et de Cuers, que la ligne qui sépare ces deux territoires, se désignant de l’Ouest à l’Est, est formée par le chemin du Castellas et aboutit au ruisseau de Ste-Christine vis-à-vis le point où arrive la limite des propriétés de dame Bonnifay, veuve Fouque, dans Solliès-Pont, et de Doudon Jean Joseph, dans Cuers.
De ce point la ligne séparative, continuant d’avoir la direction de l’Ouest à l’Est et passant par une croix que nous avons fait graver sur rocher ferme à deux mètres cinquante centimètres du bord oriental du dit ruisseau, laquelle croix servira de borne portant le No 2, et au milieu du vide laissé entre les deux chapelles de Ste-Christine est formé jusqu’au sommet de la colline des Endués par la limite des propriétés des sieurs Bonnifay, veuve Fouque, Teisseire Jean-Baptiste dit florens, Sénès Hilarion, Gardanne Jean-Baptiste, Gasquet Balthasar, Gensoleng Étienne notaire, Sénès dit castillon, Arène Pierre dit santoun, Gensoleng Étienne notaire, Gardanne André dit campan, Gardanne Fleuri, dans Solliès-Pont, et des sieurs Doudon Jean Joseph, Robert dit dégun, Bouisson Joseph François et Bouisson Joseph dans Cuers.
Du sommet des Endués la ligne de circonscription continuant de se diriger vers l’Est est formé par la limite des propriétés des sieurs Gardanne Fleuri, Toucas François dit rousse, Jaume Joseph et Aoust, dans Solliès-Pont, et de celles des sieurs Laure, Roubaud Jean Antoine, Roubaud Joseph Michel et Raphaël Jean Pierre dans Cuers, jusqu’à la rencontre d’un gros rocher, sis sur le bord occidental du ruisseau des Partides, à la séparation des propriétés des dit Aoust et Raphaël Jean Joseph, et sur la face orientale duquel et à un mètre du sol, nous avons fait graver une croix qui servira de borne portant le No 3.
De la croix ou borne No 3, la limite des deux communes suit, en descendant du N. O. au S. E. le dit ruisseau des Partides qui traverse la route royale actuelle de Toulon à Antibes et la vieille route de Cuers à Toulon jusqu’à l’angle méridional de la propriété du sieur Gueit Albert.
De cet angle la ligne divisive, se dirigeant vers l’Est et traversant la terre des hoirs Laure François dit le gros, aboutit directement à la rencontre du Petit Réal avec le ruisseau de Gros-Jean.
De cette rencontre, la ligne séparative ; continuant de se diriger vers l’Est, suit le ruisseau de Gros Jean jusqu’à sa jonction avec un fossé que le sieur Aurran Hilaire a fait creuser entre son bois et les terres cultivées de sa terre dite du Couvent.
De cette jonction, la ligne de séparation allant toujours vers l’Est et traversant le bois du dit sieur Aurran Blaise, aboutit directement à une borne marquée d’une croix que nous avons fait planter au milieu de la muraille qui sépare le bois du dit Aurran Blaise de celui de dame Serrus Rose, veuve Arène et à trois mètres au couchant de la séparation des bois de la dite Serrus Rose veuve Arène et du sieur Laugier, dit le garri ; dans Solliès-Pont ; laquelle borne portera le No 4.
De la borne No 4, la ligne de circonscription, se dirigeant vers le N. E. et étant formé par la limite des bois des sieurs Serrus Rose veuve Arène, Laugier Pierre, dit le garri et Ventre Pierre dans Solliès-Pont, et des sieurs Aurran Blaise et Masson Jean, dans Cuers, aboutit directement à un rocher ferme que nous avons fait marquer de l’angle obtus et à coté duquel on reconnaît les vestiges d’un ancien pilier en maçonnerie lequel rocher servira de borne portant le No 5.
De ce rocher ou borne No 5 la ligne de démarcation se dirigeant vers le S. E. et séparant successivement les propriétés des sieurs Ventre Pierre, Terrin, dit parpoil et Ventre Pierre, dans Solliès-Pont de celles des sieurs Masson Jean, Garnier Louis, Mistre Jean-Baptiste, dit le jacobin et Simon Jean-Baptiste, dit le maubatier, dans Cuers, aboutit directement à une croix ancienne que nous avons trouvé gravée sur un rocher saillant au bord oriental du chemin de Solliès-Pont à la Bayole ; laquelle croix servira de borne portant le No 6.
De la croix ou borne No 6, la ligne divisive se dirigeant à peu près vers l’Est et coupant le bois du sieur Ventre Pierre, puis séparant ceux des sieurs Fillol Honoré dans Solliès-Pont et Baude Pierre dans Cuers, aboutit directement aux ruines d’un ancien pilier en maçonnerie, établi sur la Serrière occidentale de la colline de Maunier ; lesquelles ruines serviront de borne portant le No 7.
De la borne No 7, la ligne de circonscription suivant de l’Ouest à l’Est la dite Serrière, aboutit au sommet de la colline de Maunier où nous avons fait graver une croix à la séparation des bois du sieur Fillol Honoré dans Solliès-Pont, du sieur Baude Pierre dit cambois, dans Cuers et du sieur Boyer Joseph, dans Hyères ; laquelle croix servira de borne No 8.
Parvenus à cette croix ou borne No 8, il a été reconnu qu’elle forme les trois confronts de Cuers, d’Hyères et de Solliès-Pont. En conséquence nous avons clos cet article de notre procès-verbal que les Maires et les Indicateurs de Cuers, d’Hyères et de Solliès-Pont ont signé.
Le Maire et les Indicateurs de Cuers
signé : illisible signé : illisible
Le Maire et les Indicateurs d’Hyères
signé : hondet signé : Guiol signé : fille fils
Le Maire et les Indicateurs de Solliès-Pont
signé : fr dollieule signé : requier signé : serrus
Melissa officinalis L.
Nom provençal :
- Citrounelo ;
- Pouncirado
Famille : LAMIACEAE
La Citronnelle ou Mélisse, dont le nom évoque le miel, est, en effet, une de nos meilleures plantes mellifères.
Localisation :
Plantée et naturalisée, elle se trouve facilement dans notre vallée, aux bords des champs et des haies, dans les lieux frais et ombragés, ripisylves, cours d’eau temporaires, friches et décombres.
— « L'Eau de Mélisse des Carmes » l’a rendue célèbre ;
— L’infusion des feuilles est également employée dans les insomnies et les troubles digestifs (dyspepsies).
Comestibilité :
Jeunes pousses et sommités fleuries permettent de parfumer salades, légumes et boissons.
Clematis vitalba L.
HERBE AUX GUEUX, CLÉMATITE ou VIGNE-BLANCHE
Nom provençal :
- Aubavis ;
- Aubavit.
Famille : RANONCULACEAE
Utilisation :
Elle fait partie, avec le Tamier et la Salsepareille, des lianes de notre région.
En usage externe, appliquée sur la peau, elle provoque une révulsion brûlante avec ulcération. C’est pourquoi les mendiants, autrefois, se frottaient les mains et le visage avec cette plante pour avoir l’air plus pitoyable avant d’aller mendier…
Toxique :
Par voie orale.
Photo : Christian Werner et licence
Les crues du Gapeau sont de régimes torrentiels, dues à la violence des précipitations et de la nature des sols. De Signes à La Crau les sols sont calcaires et karstifiés et sont cristallins pour le bassin du Réal-Martin, sols sur lesquels les ruissellements sont rapides et abondants.
En terrain karstique si l’infiltration de l’eau est grande il peut apparaître des résurgences périodiques qui aggravent les débits dans une haute et moyenne vallée très étroite.
Les inondation mémorables
Cote d'alerte du Gapeau = 1,80 m soit 43,3 m3/s (info : DIREN PACA 2001)
Crue décennale = 2,76 m soit 94 m3/s (info : DIREN PACA 2001)
– Crue du 8 septembre 1651
Roole de ceux qui se sont noyés à Belgentier, le jour de la Nativité de Notre Dame, le huistiesme de septembre mil six cents cinquante un, dans la rivière ayant débordé extraordinairement.
Pierre André, fils de Toussaint,
Louise Beaucier, veuve de Barthelemy Gassin (un corps trouvé et enterré le 13 décembre),
Isabeau Gassin, sa fille et Isabeau Teisseire, sa fem,
Jacques Teisseire, rentier du lieu,
Barthélemy Roque, papetier, natif de Pignans,
Louis Gavot, travailleur,
Françoise Gueit, sa femme,
Madeleine, Etienne et Catherine, ses enfants,
Louise Julien, femme de Louis Gavot, le majeur,
Catherine Laure, sa tante,
Jean Ruy, marchand curatier,
Claire Andrieu, sa belle-fille,
Anne, sa petite fille,
Jean-Baptiste Brémond, de Jean,
Claire Rentier, femme de Jacques Guérin,
Jean et Anne, enfants de ce dernier,
Claude Teisseire, de Jean,
André Teisseire, d’Antoine,
Charles Terras, de Claude,
Antoine Rouquier, de Louis,
Louis Chaulan, marchand papetier,
Anne Martel, de Louis,
Claire Brémond, de Jean,
Anne Marrot, de Paul,
Trois gardes du duc de Vendôme,
Jean Rouvier, travailleur,
Pierre Rouquier,
Claire, femme de Jean Revest et Honorade,
ses filles Isabeau, Françoise et Jean Revest, de Jean, ses petits-enfants,
Jacques Teisseire, de Pierre,
Guillaume et Honoré Ruy, de Jacques ».
Atlas des zones inondables – Belgentier (IPSEAU, scan25©IGN2007, éch. : 1 / 25 000).
– Crue du 28 septembre 1703
– Crue du 9 juin 1767
– Crue du 8 septembre 1871
(Info : P.-A. Février, 1989).
– Crue du 12 janvier 1941
– Crue du 17 avril 1942
(Info : A. Catoni, 1949 et Volot R. et Delfino J.-P. 1995)
À Solliès-Pont, dans la rue Notre-Dame : 0,45 m d’eau.
– Crue du 15 février 1951
Atlas des zones inondables – Solliès-Toucas (IPSEAU, scan25©IGN2007, éch. : 1 / 25 000).
– Crue du 20 février et les 24 et 25 mars 1955
(Info Var-Matin du 18 janvier 2000).
« Le Gapeau s’est gonflé de façon spectaculaire à partir de 12 h, son niveau monta à la moyenne effarante de un mètre à l’heure, pour arriver à 16 h 30 à la cote de 6, c’est-à-dire la cote d’alerte qui fut dépassée en moins d’un quart d’heure, et l’eau se répandit sur la Nationale 98 entre le pont du Gapeau et l’entrée d’Hyères, pour s’étendre à travers la plaine. À 17 h, la circulation sur cette route était interrompue »…
579 m²/s à la station de Sainte-Eulalie.
445 m²/s à Sainte-Eulalie.
Tout le Var est inondé.
2 - Chemin communal de La Foux, plaine de la Garde. Au fond le Coudon.
3 - CD 86 et piste cyclable au nord du pradet en diretion de La Garde.
4 - Plaine de la Garde, CD 29 / CD 86.
La crue décennale s’établit à une hauteur de 2,76 m et un débit de 93 m3/s.
Notons également que la cote d’alerte aux inondations du Gapeau est établit à une hauteur de 1,80 m pour un débit de 43,3 m3/s.
Le débit d’eau à Sainte-Eulalie est de 380 m3/s.
à l'aval du pont de la salle des fêtes Solliès-Pont, photo René Long.
262 m3/s à Sainte-Eulalie.
– le 27 février 2001 à 16 h = 0,655 m soit 1,73 m3/s ;
– le 28 février 2001 à 0 h 40 = 1,115 m soit 14,3 m3/s ;
– le 28 février 2001 à 13 h = 0,965 m soit 10,5 m3/s.
Atlas des zones inondables – Solliès-Pont, (IPSEAU, scan25©IGN2007, éch. : 1 / 25 000).
Ce 28 octobre 2004, pluie abondante toute la journée à partir de 0 h 35 et elle s’arrête à 22 h 35.
– Crue du 9 novembre 2011,
La crue à Saint-Victor le 9 novembre 2011.
– Crue du 21 novembre 2019,
Solliès-Pont, avenue Jean Moulin,
le 21 novembre 2019 à 11 h 43.
le 21 novembre 2019,à 12 h 05, vers l'aval.
Solliès-Pont, barrage du Capelan,
le 21 novembre 2019, 11 h 59 vers l'amont.
indique le plus haut niveau de crue connue du Gapeau (19 janvier 1999).
Sanguisorba minor L.
PETITE PIMPRENELLE ou SANGUISORBE
Nom provençal :
- Pimpinello
Famille : ROSACEAE
Localisation :
Commune, préférence sols sur calcaire, a besoin de chaleur, prés et sols incultes secs, rocailles, pelouses, prairies, friches.
Utilisation :
Comme l’un de ses noms le suggère, en bonne Sanguisorbe, elle a le pouvoir d’arrêter les saignements. Cette réputation lui vient surtout de sa grande sœur, la Sanguisorbe officinale, ou Grande Pimprenelle, dont la médecine des signatures voyait dans le rouge flamboyant de ses corolles le signe de son action dans les épanchements de sang !
Elle a ainsi été employée pour combattre hémorragie, diarrhée et météorisme intestinal…
Comestibilité :
Les feuilles peuvent être consommées en salade (goût rappelant le concombre ou la noix verte), ou comme le persil, dans les soupes, omelettes, et sauces. Infusées, elles permettent de confectionner un « thé » à la saveur un peu amère.
Photo : Andreas Rockstein et licence
Le four à terres cuites des Pousselons
Ce four à Terres Cuites Architecturées, pour la production de briques, carreaux, situé sur une parcelle de 19 310 m² est fortuitement redé-couvert en décembre 2017, dans le vallon des Pousselons à Solliès-Pont – Var.
En 1810, le four est sur une parcelle de 836 m² déjà plantée d’oliviers et appartenant à Joseph Gueit et à Claire Genton mariés en 1770.
Dans son état actuel, seule la chambre de chauffe de forme rectangulaire (1,93 m x 1,80 m) et d’une hauteur sous voûte de 0,93 m est en bonne condition de conservation.
La sole percée de trente carneaux est recouverte de matériaux provenant de l’écroulement de la voûte, de ratés de cuisson et de blocs divers.
Un tesson de vaisselle, daté du XVIIIe siècle, d’un atelier de potier de la vallée de l’Huveaune, a été retrouvé dans le foyer.
Le 1er avril 2019, Mme Corinne Landuré, chargée de la gestion patrimoniale et scientifique – Var, du Service régional de l’archéologie, Drac–Aix-en-Provence visite le site et établie une note BSR.
La gueule du four.
L'intérieur du foyer avec les carneaux.
Lundi 1er avril 2019, trois agents de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Daniel Pouly, de l’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine du Var basée à Toulon, Corinne Landuré et Pascale Barthès du Service régional de l’Archéologie basé à Aix-en-Provence) se sont rendus à Solliès-Pont pour examiner une construction semi-enterrée découverte fortuitement par Monsieur Pascal Grué, président de l’Association de l’Écomusée du Gapeau, dans le vallon des Pousselons.
Il s’agit d’un petit four qui présente une chambre de chauffe en excellent état de conservation. Celle-ci, ouverte vers l’ouest, est de plan rectangulaire (1,93 x 1,80 m environ) et possède des murs en briques et une voûte en berceau, également en brique. Le sol de la chambre, recouvert d’une couche de sédiment, n’est pas visible. La hauteur maximum mesurée sous la voûte est de 0,93 m. Six rangées de trous (carneaux) sont ménagées dans la voûte pour le passage de l’air chaud vers la partie supérieure du four (laboratoire) où étaient déposés les produits à cuire. Cette partie du four est aujourd’hui effondrée ; il n’en subsiste qu’un épais niveau constitué d’argile rubéfiée, de tuiles rondes et de blocs de grès. L’aire de travail, où les potiers enfournaient le combustible, doit se trouver sous les blocs de grès présents autour de l’accès à la chambre de chauffe.
Par sa morphologie et sa taille, ce four est tout à fait comparable à plusieurs exemplaires recensés dans la région et attribués à l’époque moderne. Il est probable qu’il s’agisse d’un four destiné à produire des matériaux de construction (briques, tuiles, carreaux de pavement…) pour les besoins propres d’un grand domaine agricole.
Les agents de la DRAC se sont félicités d’avoir été prévenus de cette découverte ; l’enregistrement du four des Pousselons dans la base de données nationale des sites archéologiques va constituer une première étape dans sa préservation. Les agents de la DRAC ont également insisté sur la législation existant dans le domaine de l’archéologie, à savoir que toute fouille ou sondage est soumise au contrôle de l’État via une autorisation préfectorale.
Test de cuisson d'une galette recto et verso d'argile collecté à proximité du four.
Solliès-Ville, la chapelle du Deffend
Cette chapelle a été construite au 17e siècle sur l’emplacement d’une bergerie et depuis 1674, la population s’y rend en pèlerinage.
Elle a été épargnée pendant la Révolution, mais comme tous les lieux de culte, elle sera vendue et rejoindra la liste des Biens nationaux.
partie.
Plus tard, en août 1943, un incendie attisé par un vent violent ravagea le versant nord du Coudon et menaça le village qui fut épargné, car le mistral cessa soudainement au niveau de la chapelle...
Aussi, en remerciement et avec l’accord de l’occupant, le 15 août de cette même année, une procession en action de grâce eu lieu, à Notre-Dame du Deffend.
Lors des combats pour la libération de Solliès Ville, les 20 et 21 août 1944, la chapelle a subi de gros dommages.
On organisait autrefois dans cette chapelle trois processions : au lendemain de Pentecôte, le 15 août et le 8 septembre (fête de la Nativité de la Vierge Marie). Le prêtre en profitait pour bénir le terroir depuis le promontoire.
« Consolatrice des affligés montre que tu es (leur) mère, prier pour nous. »
Textes 2 : Sancta Christina Solleriensium patrona inclyta OpN.
« Sainte Christine de Solliès, illustre patronne des Sollièsiens, prier pour nous. »
Le titre « Consolatrice » se trouve déjà dans des prières mariales très anciennes, Marie est notamment invoquée sous le titre Consolatrice des affligés durant de longs siècles, en Afrique du Nord, pendant la « traite des blancs », capturés lors de razzias sur les côtes d’Europe méridionale et réduits en esclavage par les musulmans à partir du VIIe siècle.
Notes et croquis de Frédéric Dollieule en 1890, cahier QQ, page 126. (Archives Écomusée du Gapeau.)
François-Joseph Pey, martyr pour la Foi - Toulon, 1927, 46 p.
Phoenix canariensis
Nom provençal :
- Paumier
Famille : ARECACEAE
En été de longues inflorescences de fleurs crème réunies en panicules pendantes rajoutent au charme de la plante.
Tilia
Nom provençal : Tihu
MALVACEAE
Devant son nom au mot latin « Tilia » le Tilleul est un arbre appartenant à la famille des Malvacées, qui se divisent en plusieurs espèces, dont les plus connues en Europe sont le Tilleul à petites feuilles Tilia cordata et le tilleul à grandes feuilles Tilia platiphyllos.
Arbre traditionnel implanté au centre des villages de Gaule ou d’anciens lieux de rassemblement en Allemagne, le Tilleul est aujourd’hui principalement connu pour ses fleurs et ses feuilles. Ces dernières, souvent en forme de cœur, ont d’ailleurs fait du Tilleul un symbole d’amour et de fidélité dans la mythologie grecque.
Pouvant s’élever jusqu’à quarante mètres de hauteur, il possède une croissance rapide faisant apparaître une écorce lisse qui se gerce au fil des années. Comme la plupart des arbres, il a besoin d’un sol relativement profond pour pouvoir se développer. Cet arbre principalement d’ornement préfère les terres riches, fraîches et assez humides pouvant être même calcaire. Il ne supporte pas les terrains trop acides et l’aridité de l’air, il conviendra donc de lui trouver une exposition mi-ombre.
Le Tilleul se plante en racines nues ou en conteneur à l’automne pour favoriser son enracinement avant l’hiver.
Jubæa chilensis
COCOTIER DU CHILI OU PALMIER DU CHILI
Nom provençal :
- Paumier
Famille : ARECACEAE
Vu son origine géographique, c’est aussi le palmier à feuilles pennées (Cocotier, Palmier des Canaries, Palmier dattier…) le plus rustique pouvant supporter des gelées de l’ordre de -15 °C en pointe.
Le fruit est une noix de coco miniature.
Schinus molle
Famille : ANACARDACEAE
Consulter la page : Le parc du château
Jubæa chilensis
Nom provençal :
- Paumier
Famille : ARECACEAE
Le fruit est une noix de coco miniature.
Cycas revoluta
PALMIER FOUGÈRE OU CYCAS DU JAPON
Nom provençal :
Famille : CYCADACEAE
Leurs feuilles pennées et arquées qui peuvent être très grandes (deux à trois mètres pour C. debaoensis), ressemblent à celles des palmiers, mais elles sont bordées d’épines et insérées sur le stipe par un long pétiole. Elles forment de magnifiques courronnes, en particulier chez C. revoluta. Au cœur de feuilles apparaissent en été de grandes fleurs le plus souvent jaunes et très décoratives.
Les Cycas étant dioïques, les fleurs mâles et femelles sont portées par des pieds différents. Chez C. revoluta, les cônes mâles, laineux mesurent vingt à quarante centimètres et les inflorescences femelles dix à vingt centimètres. Les fruits ovoïdes font trois à quatre centimètres de long.
Le feuillage, vert brillant, peut geler à partir de -15 °C, mais repart du tronc.
Consulter la page : Le parc du château
Sequoia sempervirens
Nom provençal :
- Sequouia
Famille : TAXODIACEAE
Son écorce épaisse et crevassée est rouge orangé et d’une texture souple et fibreuse.
Il est plus fin et plus élancé que le séquoia géant.
Les feuilles persistantes sont disposées sur les rameaux secondaires en deux rangs d’aiguilles aplaties, longues, vertes dessus, blanchâtres dessous. Les feuilles placées sur les rameaux principaux sont des écailles appliquées.
Consulter la page : Le parc du château
Quercus ilex L.
Nom provençal :
Éuve
Famille : FAGACEAE
Il dépasse rarement plus de quinze mètres de haut, ses feuilles sont de couleur vert foncé et lustrée sur le dessus, gris-blanc aux reflets argentés sur le dessous. Ce détail permet de le différencier du chêne Kermès dont les feuilles sont cireuses et vertes sur les deux faces : ce dernier (Quercus coccifera) se distingue en outre par la cupule de ses glands aux nombreuses écailles en pointe, et par sa petite taille (pas plus de trois mètres).
La face blanchâtre des feuilles de yeuse permet en fait de réfléchir les rayons du soleil et lutter contre la sécheresse. De ce fait, il occupe souvent les sites les plus secs. Ces caractéristiques des forêts méditer-ranéennes sur le sol calcaire, il permet de maintenir un couvert forestier dans les lieux aux conditions écologiques rudes, et participe grandement ainsi au maintien des sols.
Ce chêne a été largement exploité pour le bois de chauffe et le charbon de bois.
Chêne vert, Quercus ilex L. Photo : Stadtkatze et licence.
Phillyrea latifolia L.
Nom provençal :
- Taradèu
Famille : OLEACEAE
Le Filaire à larges feuilles (Phillyrea latifolia) est une plante de la famille des Oléacées. C’est un arbrisseau de six à huit mètres de hauteur.
Le feuillage est persistant, brillant et coriace. Les feuilles sont opposées, larges de forme ovale à pétiole court. Les fleurs sont disposées en grappes courtes et peu fournies. Le fruit est une drupe de la grosseur d’un pois, de couleur noire, à noyau globuleux. La Filaire à feuilles larges fréquente les maquis, les vallées rocailleuses et les collines sèches. On la rencontre entre zéro et sept cents mètres d’altitude.
La floraison de l’espèce intervient entre les mois d’avril et mai. Cette espèce est hermaphrodite. La pollinisation se fait de manière entomogame et la dispersion des graines se fait par endozoochorie. On rencontre cette filaire dans le sud de l’Europe (Espagne Portugal, France, Sardaigne, Sicile Corse), en Afrique du Nord et dans le sud-ouest de l’Asie. En France, cette espèce se rencontre en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le Languedoc-Roussillon, en Corse, Poitou-Charentes ainsi qu’en Gironde.
Cupressus macrocarpa
Famille : CUPRESSACEAE
Les jeunes sujets se remarquent en effet à leur silhouette élancée tandis que les vieux arbres se caractérisent par leur large cime tabulaire.
Du tronc court et trapu dont l’écorce est brun rouge puis gris cendré partent des rameaux cylindriques qui portent un feuillage persistant vert franc ou doré, très dense, composé de petites feuilles triangulaires en forme d’écailles.
Photo : John Sullivan et Licence
Les fruits du Cupressus macrocarpa appelés strobiles sont de petits cônes à écorce grise qui contiennent de nombreuses petites graines ailées.
Quercus pubescens Willd.
CHÊNE BLANC OU CHÊNE PUBESCENT
Nom provençal :
– Blacas
FAGACEAE
Il doit son nom « pubescent » (poilu) au revers velouté de ses feuilles qui sont de forme très lobée. Une particularité est qu’il possède un feuillage persistant tout l’hiver (marcescent) comme le charme. C’est arbre mesure une quinzaine de mètres de façon générale et plus rarement une trentaine possédant une tête ronde. Il est très rustique au gel en terrain drainant et peut ainsi vivre plusieurs siècles. Son tronc à l’écorce noire.
Il est souvent recouvert de lichens gris et de formes assez tortueuses. Le bois (très dur et dense) sert pour les charpentes et les meubles. Il résiste à l’eau et sert encore pour les écluses, les pilotis, les traverses de chemin de fer… Il servait aussi de combustible ainsi qu’a fabriquer un excellent charbon de bois.
Celtis australis L.
Nom provençal :
- Falabreguié ;
- Fabriguié (Fréjus) ;
- Fabrigoulié (Les-Adrets).
Famille : CANNABACEAE
Cette espèce a un tronc droit et de nombreux rameaux plutôt pendants. Son écorce cannelée ressemble à celle du hêtre, gris avec quelques pustules et protubérances. Ses feuilles caduques sont simples, alternes, elliptiques, légèrement asymétriques à la base, dentées et rugueuses sur le dessus, ressemblant à celles l’Orme, tout en étant plus allongées et moins larges. Ses petites fleurs s’épanouissent en mai, en général solitaires et disposées à l’aisselle des feuilles, avec une corolle peu visible, mais des stigmates blancs très développés.
En septembre, ses petits fruits noirâtres ressemblent à de petites olives et persistent sur l’arbre après la chute des feuilles.
Consulter la page : Le parc du château
Cupressus sempervirens
Nom provençal :
- Auciprès ;
- Ciprès.
Famille : CUPRESSACEAE
Le Cyprès commun est un conifère à l’écorce lisse et teintée de rouge.
De port érigé, les branches et les rameaux sont serrés les uns contre les autres et dressés, donnant à l’arbre l’allure d’une colonne, parfois très fine suivant l’espèce, dont la cime élancée peut dépasser vingt mètres de haut. Les feuilles sont de petites écailles agglutinées formant de petits rameaux souples.
Cupressus sempervirens horizontalis est un cyprès de Provence couramment utilisé dans le Midi pour faire des haies taillées.
Cupressus sempervirens
Pinus halepensis
Nom provençal :
- Pin-blanc (Fréjus, Hyères, etc.)
Famille : PINACEAE
Washingtonia filifera
PALMIER DE CALIFORNIE OU PALMIER À JUPON
Nom provençal :
– Paumié
Famille : ARECACEAE
Cette exposition est le résultat de la collecte d’informations, de relevés sur le terrain et de nombreuses photographies et dessins des fontaines de notre territoire.
La présentation en panneaux bâches verticaux de un mètre cinquante de haut s’est imposée à nous pour une lisibilité agréable et pratique. Elle a été mise en page par Gé. Demailly et imprimée par « Fidel-Graphic », 83210 La Farlède.
Ces panneaux pourront être prêtés aux différentes communes sous certaines conditions matérielles et d’assurance pour des périodes déterminées ensemble.
L’accueil favorable reçu par les visiteurs aux Journées européennes du Patrimoine à Solliès-Pont nous encourage à persévérer.
Nous voulons remercier ici : André Arcolao, Henri Sausset, Christian Sévery, Philippe Tibout, de la Maison du patrimoine de Belgentier, Jean-Claude Vincent, Mesdames les Adjointes à la Culture de Solliès-Toucas, Solliès-Ville, les archives communales de Solliès-Pont et la communauté de communes de la vallée du Gapeau.
Le président
Belgentier
La Farlède
Solliès-Pont
Solliès-Toucas
Solliès-Ville
Aux XVII et XVIIIes siècles la solution utilisée pour l’adduction en eau dans les villages est le fil de l'eau, qui descend naturellement par gravité dans un canal à ciel ouvert.
L’eau va de fontaine en fontaine, la surverse de la première alimentant la suivante. Les usages différents de l’eau se répartissant tout au long de cette ligne : au point le plus haut, l’alimentation des habitants, puis les animaux, les usages domestiques et l’arrosage des jardins, le point le plus bas. (Belgentier 2, Solliès-Toucas 2, 3, 11, 12, 15, Solliès-Pont 1, 2, Solliès-Ville 1, 4, 5, La Farlède 1, 8).
Quand l’eau est peu abondante, les fontaines sont rares et fort simples ; le souci majeur des municipalités est donc la recherche de sources pérennes, l’amélioration des captages et l’acheminement de l’eau vers les différents quartiers des villages qui petit à petit s’étendent.
L’Empire et son administration sont à l’origine de la création des départements et parallèlement les ingénieurs des Ponts et Chaussées, en hommes de terrain participent à l’aménagement du territoire et aux travaux d’adduction d’eau (Solliès-Toucas 8, 9, Solliès-Ville 3)
Les matériaux changent et la fonte remplace de plus en plus la terre cuite qui, poreuse et fragile, provoque des pertes importantes, l’eau coulant à la fontaine correspondant à la moitié voire au quart du volume capté à la source. Le prix de la fonte baissant au cours du siècle va également favoriser son utilisation.
Le XIXe siècle est l’âge d’or des fontaines et dans tous nos villages, bornes-fontaines, fontaines centrales ou adossées, fontaines-lavoirs et puits dans les plaines vont voir le jour, dessinés par les ingénieurs des Ponts et Chaussées, les architectes voire le maçon du village (Belgentier 7, 9 à 14, La Farlède 5, Solliès-Pont 3, Solliès-Toucas 6, 10, 13).
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la technique du réseau va permettre de multiplier les adductions d’eau. La résistance des matériaux, le calcul des sections des tuyaux vont permettre d’augmenter la taille des conduites et donc le volume d’eau disponible.
La loi sur la salubrité de 1902 va accélérer le développement des réseaux, car il est urgent de lutter contre les épidémies de choléra, de typhoïde, causées par les eaux polluées.
Aujourd’hui chaque commune, chaque habitation dispose de l’eau courante et les rôles les plus importants de la fontaine ont disparu (La Farlède 11 à 13, Solliès-Pont 11 à 16).
Certes, la construction des nouvelles fontaines a beaucoup diminué, mais on constate que nombre de projets décoratifs d’embellissement urbain passent par la création d’une fontaine, partie intégrante de cet espace (Solliès-Toucas 16, Solliès-Pont 9, 10, Solliès-Ville 6, La Farlède 9, 10).
Bibliothèque : Eaux et fontaines du Var
Bibliothèque : L'hydrologie à Solliès-Pont
Bibliothèque : Les routes de l’eau dans le Var
Chamaerops humilis
Nom provençal :
- Paumié
Famille : ARECACEAE
Il est dioïque, son tronc — ou stipe — comprend de multiples drageons. Ses feuilles prennent la disposition d’une rosette terminale, la forme d’éventail ainsi formée peut atteindre un diamètre de quatre-vingt-dix centimètres.
Il possède la caractéristique exceptionnelle de régénération naturelle après le passage d’un incendie. Il peut également résister à la sécheresse ce qui lui vaut une grande importance au niveau écologique en freinant l’érosion.
Grâce à ses nombreuses fibres, l’utilisation du palmier nain peut aboutir à la fabrication de divers matériels et objets tressés.
C’est le palmier le plus vendu et le plus cultivé, aujourd’hui.
De nombreuses vertus thérapeutiques sont associées aux baies de la plante. Ses fruits malgré leur aspect brun rouge attirant ne doivent pas être consommés.
Platanus hispanica
Nom provençal :
Platano (mot féminin en provençal)
Famille : PLATANACEAE
Arborant une couleur vert clair, ses feuilles sont de grande taille avec leurs treize à quinze centimètres de longueur. Les fleurs n'ont pas de pédoncule et sont serrées sur un même réceptacle, une boule crépue. Les sexes sont séparés. La boule de fruits passe l'hiver et libère ses akènes duveteux au printemps.
Le platane a été très utilisé pour border nos routes nationales.
Chamaerops humilis
Le seul palmier indigène de la flore française
Nom provençal :
– Paumié
Famille : ARECACEAE
Il est dioïque, son tronc — ou stipe — comprend de multiples drageons. Ses feuilles prennent la disposition d’une rosette terminale, la forme d’éventail ainsi formée peut atteindre un diamètre de quatre-vingt-dix centimètres.
Il possède la caractéristique exceptionnelle de régénération naturelle après le passage d’un incendie. Il peut également résister à la sécheresse ce qui lui vaut une grande importance au niveau écologique en freinant l’érosion.
Grâce à ses nombreuses fibres, l’utilisation du palmier nain peut aboutir à la fabrication de divers matériels et objets tressés.
C’est le palmier le plus vendu et le plus cultivé, aujourd’hui.
De nombreuses vertus thérapeutiques sont associées aux baies de la plante. Ses fruits malgré leur aspect brun rouge attirant ne doivent pas être consommés.
Consulter la page : Le parc du château
Taxodium distichum
Nom provençal :
Famille : TAXODIACEAE
Elles sont disposées en spirale autour du rameau, mais sa torsion donne l’illusion qu’elles sont placées sur un même plan. Ce sont des ramilles entières qui se détachent à automne.
Consulter la page : Le parc du château
Smilax aspera L.
HERBE AUX SCHTROUMPFS OU SALSEPAREILLE
Nom provençal :
- Esclarzia ou esclarziha (Fréjus) ;
- Esquerzia ou rastelet (Seillans) ;
- Esclarzieio (Montauroux) ;
- Aglaria (Hyères) ;
- Agleira (Les Mayons) ;
- Escuro-lengo (Lorgues).
Famille : SMILACACEAE
Localisation :
Liane méditerranéenne très répandue dans les haies, bois clairs, pierriers, forêts, maquis, garrigues et brousse littorale.
- Dépurative, sudorifique : affections cutanées, rhumatismes, goutte.
- Les asthmatiques peuvent fumer sa racine blanc-gris, séchée et broyée, ils s’en trouveront soulagés.
Comestibilité :
Les jeunes pousses de cette liane sont comestibles crues ou cuites.
Les fleurs automnales, au parfum d’Oranger, servent également à préparer une délicieuse liqueur.
Centranthus ruber (L.) DC
LILAS D’ESPAGNE, VALÉRIANE ROUGE OU CENTRANTHE ROUGE
Nom provençal :
- Pan-de-couguou
Famille : CAPRIFOLIACEAE
Localisation :
éboulis, falaises, autour des habitations, bords des routes, décombres…
Utilisation :
La racine a été employée comme antispasmodique et la plante aurait une action sédative comme sa cousine la valériane.
Comestibilité :
Les feuilles et les boutons floraux sont comestibles, mais c’est surtout les rosettes et les jeunes feuilles qui sont consommées en salade.




































































































































