Le parc du château

Le parc du château de Solliès-Pont

Localisation : près du centre-ville
Propriétaire : Mairie de Solliès-Pont

jardin-du-chateau3

Washingtonia filifera.

Les arbres du parc

Arbre à laque : Butia capitata
Cyprès de Provence  : Cupressus
sempervirens
L.
Bouleau blanc : Betula alba L.
Aubépine : Cratægus oxyacanthasensu
Orme : Ulmus campestris L.
Palmier dattier : Phœnix canariens
Palmier bleu du Mexique : Brahea armata
Palmier de Californie : Washingtonia
filifera

Palmier nain : Chamærops humilis
Cocotier du Chili : Judaea chilensis
Filaire : Phillyrea angustifolia L.
Marronnier d'Inde : Aesculus
hippocastanum

Chêne blanc : Quercus pubescent L.
Chêne vert : Quercus ilex L.
Cyprès chauve de Louisiane : Taxodium
distichum

Séquoia : Sequoia sempervirens
Pin d'Alep : Pinus halepensis Miller
Laurier sauce : Laurus nobilis L.
Laurier-tin : Viburnum tinus
Platanes : Platanus acerifolia
Micocoulier : Celtis australis L.
Agrumes : Citrus
Faux-poivrier : Schinus molle
Buis : Buxus sempervirens
Frêne : Fraxinus excelsior
Camphrier : Cinnamomum camphora

Feuillus

FondBleu

Cinnamome camphora : Camphrier

Les feuilles persistantes et coriaces sont ovales lustrées et étroites ne dépassant pas dix centimètres de long, et les nervures son bien marquées, passant du rouge verdâtre au vert vif. Le dessous des feuilles est d’un vert glauque et en les froissant une odeur de camphre se dégage puisque l’arbre permet de produire l’huile essentielle de ravintsara, à partir du Cinnamomum camphora qui s’est développé à Madagascar.
On extrait de l’arbre l’huile essentielle de ravintsara qui contient du safrol (toxique) mais elle n’est utilisée qu’en usage externe pour ses propriétés antivirales, antiseptiques, antispasmodiques, stimulantes, antirhumatismaux, analgésiques, contre l’asthme et les faiblesses cardiaques.
Des petites fleurs en coupe de couleur jaunâtre forment des bouquets de 6-7 centimètres de diamètre, entre mars et juin. Puis des baies noires de moins d’un centimètre apparaissent.
En Asie, notamment au Japon, le camphrier est vénéré : il est l’ensemble de la ville d’Hiroshima, car il fut le premier à reverdir après le bombardement atomique du 6 août 1945.

Sequoia sempervirens : Séquoia à feuilles d'if

 Ce sont des arbres de très grande taille à port conique et à cime arrondie. À l’âge adulte, l’arbre est dépourvu de branches sur un tiers ou la moitié de sa hauteur. Son écorce épaisse et crevassée est rouge orangé et d’une texture souple et fibreuse. Il est plus fin et plus élancé que le séquoia géant. Les feuilles persistantes sont disposées sur les rameaux secondaires en deux rangs d’aiguilles aplaties, longues, vertes dessus, blanchâtres dessous. Les feuilles placées sur les rameaux principaux sont des écailles appliquées.

Cyprès chauve - Taxodium distichum 1

Taxodium distichum : Cyprès chauve de Louisiane

Le cyprès chauve est un grand arbre pouvant atteindre trente à cinquante mètres de haut pour un diamètre de tronc de deux mètres. L'arbre vit de deux cents à trois cents ans. Le feuillage léger, gracieux et souple est formé de feuilles claires, aplaties et aciculaires, disposées en spirales sur les rameaux, mais tordues à leur base, ce qui les fait paraître disposées en deux rangs aplatis. Elles mesurent de dix à seize  millimètres  de long sur un à deux de large. Elles sont caduques, tombant à la mauvaise saison. Ce dernier caractère est à l'origine du nom de cyprès « chauve ».
Les cyprès chauves vivant dans les marais se distinguent par la croissance de racines aériennes particulières, les pneumatophores. Ces organes lignifiés, qui peuvent atteindre 1,7 m de haut, émergent du sol ou de l'eau tout autour du tronc. Leur fonction semble être double. D'une part ils assurent la fourniture en dioxygène du système racinaire immergé qui risquerait sans cela l'anoxie ; d'autre part ils permettent une meilleure stabilisation et un meilleur ancrage de l'arbre dans le sol très souvent imbibé d'eau.

Taxodium distichum : Cyprès chauve de Louisiane

Le cyprès chauve est caractéristique des régions marécageuses de Louisiane, du Mississippi et des Everglades de Floride où il porte encore le nom de cyprès de Louisiane ou cyprès en français du pays. Il se reconnaît aisément à ses racines formant des sortes de genoux, les pneumatophores. Ces émergences racinaires qui pointent hors du lit de la rivière ou d’un sol inondé permettent aux racines de capter l’oxygène de l’air grâce au tissu aéré : l’aérenchyme qui les constitue. Elles sont absentes lorsque le sol est normalement drainé.
L’arbre de forme pyramidale atteint vingt-cinq mètres en culture avec à la base une largeur de sept à huit mètres, et jusqu’à quarante mètres dans son aire d’origine avec un diamètre de tronc de deux mètres à la base. Les ramilles portant les aiguilles souples sur deux rangs ne sont pas tout à fait opposées, ce qui le distingue du Métaséquoia. Elles sont disposées en spirale autour du rameau, mais sa torsion donne l’illusion qu’elles sont placées sur un même plan. Ce sont des ramilles entières qui se détachent à automne.
Les cônes mâles apparaissent dès la fin de l’automne et libèrent leur pollen en avril sous forme de grappes terminales de dix à trente centimètres de long.

Cyprès chauve - Taxodium distichum 2

Palmiers

Les palmiers ne sont pas des arbres au sens botanique du terme. Ce qui apparaît comme un tronc est en fait une tige herbacée, non ligneuse, rendue rigide et épaisse par le nombre très élevé des faisceaux conducteurs de sève et par l'importante sclérification du parenchyme.
Arbre à laque - Butia capitata

Butia capitata : arbre à laque

Butia capitata forme avec le temps un palmier à la silhouette massive : son stipe s'élargit au-delà de quarante centimètres de diamètre et sa couronne pouvant comporter une trentaine de palmes dépasse les quatre mètres de large.
Le stipe est marqué des résidus des anciennes feuilles desséchées qui finissent par tomber après une vingtaine d’années et laissent voir un stipe rugueux. Les palmes longues de deux mètres et plus sont pennées et très arquées, portant cent vingt à cent soixante pinnules bleutées érigées, qui retombent au bout des feuilles. Les pétioles de cinquante centimètres sont hérissés d’épines filamenteuses. Les fleurs peuvent apparaître dès que le jeune Butia montre un début de stipe. Les inflorescences naissent d’entre les feuilles et les fleurs sont en grappes denses, jaunes à rouges.
Elles sont capables de produire plus de trente kilos de fruits, d’un diamètre de deux à trois centimètres qui deviennent orange à maturité. Ils contiennent une grosse graine centrale ovoïde à trois petits creux ; une noix de coco miniature.

Trachycarpus fortunei = Chamærops excelsa

Palmier à chanvre Croissance rapide, stipe unique et fin garni de fibres brunes raides, feuilles palmées assez coriaces vert foncé, de sept à huit mètres de haut, grande résistance au froid. Il a été importé de Chine en 1844.

Trachycarpus-fortunei
Jubæa-chilensis

Jubæa chilensis : cocotier du Chili

Hauteur de douze mètres, le fruit est une noix de coco miniature.

Chamærops humilis : palmier nain

Rustique, le palmier arbustif nain est comme son nom l’indique un palmier de petite taille qui ne dépasse pas les trois mètres.
Il est dioïque, son tronc - ou stipe - comprend de multiples drageons. Ses fruits malgré leur aspect brun rouge attirant ne doivent pas être consommés. Ses feuilles prennent la disposition d’une rosette terminale, la forme d’éventail ainsi formée peut atteindre un diamètre de 90 centimètres. C’est le palmier le plus vendu et le plus cultivé, aujourd’hui. Il possède la caractéristique exceptionnelle de régénération naturelle après le passage d’un incendie.
Il peut également résister à la sécheresse ce qui lui vaut une grande importance au niveau écologique en freinant l’érosion. Il supportera très bien également le bord de mer et ses embruns. Mais attention, sa rusticité est limitée aux températures ne descendant pas en dessous de -12 °C.
De nombreuses vertus thérapeutiques sont associées aux baies de la plante.
Grâce à ses nombreuses fibres, l’utilisation du palmier nain peut aboutir à la fabrication de divers matériels et objets tressés.

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Brahea edulis. Parc du château, Solliès-Pont

Brahea armata : palmier bleu du Mexique

Son tronc vigoureux gris marron possède un fort diamètre dès la base (45   centimètres) et pousse lentement jusqu’à six, voir dix mètres de haut. Lorsque les bases foliaires tombent, le stipe devient annelé.
La colonne se compose d’une soixantaine de palmes s’étalant sur trois mètres de diamètre. Les pétioles d’environ un mètre de long, gris argenté sur le dessous et recouvert d’un duvet brun au revers, sont armés de solides épines crochues jaune clair. Les feuilles légèrement costapalmées sont coriaces et couvertes d’une cire qui leur donne un aspect bleu argenté à gris bleu sur les deux faces. Les limbes sont déchirés en segments jusqu’au centre dans toute la couronne. L’extrémité des segments est elle-même bifide et parfois légèrement retombante. Les vieilles feuilles restent longtemps attachées formant un « jupon » au sommet du stipe.
Après plusieurs décennies de spectaculaires panicules de couleur ivoire, de quatre à six mètres de long surgissent d’entre les feuilles et retombent gracieusement sous la couronne. Elles sont composées d’une multitude de petites fleurs hermaphrodites. Les fruits comestibles sont des drupes sphériques marron rouge de vingt-cinq millimètres qui prennent d’abord la teinte jaune.

Phœnix canariensis ou dattier des Canaries

Le stipe porte les cicatrices des feuilles âgées, les feuilles vert brillant peuvent atteindre quatre mètres de long. Quinze à vingt mètres de haut.

Phœnix-canariensis
Washingtonia-filifera

Washingtonia filifera : palmier de Californie

Feuilles vert clair, les feuilles âgées sèchent, mais ne se détachent pas du tronc, ce qui forme un jupon, dents crochues orange sur les pétioles.

Cycas

Cycas revoluta ou palmier fougère

Dioïque (plantes mâles différentes des plantes femelles), croissance lente, très belles feuilles vert brillant, fines et longues de un à deux mètres, le feuillage peut geler à partir de –15 °C, mais repart du tronc. Trois mètres de haut.

Cycas-revoluta

 

 

Références :

- Annales de la Société des Sciences naturelles et d'Archéologie de Toulon et du Var, n° 17, 1965 ;
- Le jardin public de Toulon, par le Dr Louis André, pages 52 à 70 ;
- Annales de la Société des Sciences naturelles et d'Archéologie de Toulon et du Var, tome 48, fascicule 2, 2e trimestre 1996 ;
- Les arbres dans le Var par G. Vignon et R. Cruon ;
- Catalogue jardinerie Jean Rey, pages 94 à 96.

 

 

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