Archives mensuelles: mai 2020

Épidémie de 1865,
Solliès-Pont

Solliès-Pont, archives communales
Registre des délibérations
Délibération du 12 décembre 1865

La séance continuant
M. le Maire à dit : « Messieurs,
L’épidémie cholérique qui vient de sévir si cruellement dans notre ville, a donné lieu de la part de quelques personnes à des actes de dévouement qui me plais à signaler devant vous, parce qu’elles méritent nos félicitations les plus chaleureuses.
Je parlerai d’abord de la conduite honorable et digne d’éloges par laquelle M. Dollieule, conseiller municipal, s’est fait remarquer pendant la durée du fléau ; cette conduite est la meilleure preuve que le conseiller ait pu donner de son zèle et de sa sollicitude pour le bien de notre pays.
M. Dollieule a été secondé de la manière la plus active dans l’accomplissement de sa tâche pénible par M. Gaillard, notre collègue qui, en ces tristes circonstances, n’a cessé de prêter spontanément son concours le plus généreux.
M. Audibert a rendu également des services et s’est dévoué en plus d’une occasion, notamment dans l’exécution de certaines mesures ayant pour but la salubrité publique.
M. Pellen, juge de paix, a toujours, malgré son âge avancé, contribué par sa présence dans les rues et sur les places publiques à relever le courage de la population.
Je vais enfin parler de M. Pey, secrétaire de la mairie, qui, ne se bornant point, comme il eut pu le faire, aux occupations de son bureau, a surtout consacré jour et nuit tous ses efforts à l’organisation des divers services nécessités par les circonstances, services qu’il serait trop long d’énumérer. Je dois ne pas laisser ignorer pourtant qu’il s’est prêté souvent de sa propre personne, et malgré ses diverses occupations, au transport des cercueils non seulement dans les rues, mais encore jusqu’au cimetière.
Je crois être, Messieurs, l’interprète des sentiments de la population tout entière, en vous proposant de voter aux personnes ci-dessus nommés, et à cause des preuves de dévouement qu’elles ont données, des remerciements et des félicitations.

Le Conseil adoptant les propositions de M. le Maire, vote à l’unanimité (M.M. les Conseillers municipaux compris dans ce vote s’étant abstenus) des remerciements et des félicitations, au nom des habitants de Solliès-Pont, à M.M. Dollieule, conseiller municipal, Gaillard et Audibert, conseillers municipaux, Pellen, juge de paix et Pey, secrétaire de la mairie.
Ensuite de ce vote, M. Dollieule a pris la parole et a dit : « Messieurs, je suis touché des félicitations et des remerciements que vous venez de m’adresser, et je pense que les personnes comprises dans ce vote seront aussi très sensibles à un témoignage si flatteur de la satisfaction du conseil.
Je désire maintenant appeler votre attention sur les trois médecins de première classe de la marine, M. Pellegrin, Lantoin et Terrin, qui, sur la demande de M. Auban, notre honorable conseiller général, ont été mis à la disposition de nos malades cholériques par les autorités maritimes de Toulon ; ces messieurs ne sont point venus à Solliès par ordre de leurs chefs ; le concours qu’ils nous ont prêté a été de leur part tout-à-fait volontaire ; ne conviendrait-il pas de leur témoigner la reconnaissance du pays auquel ils ont rendu de vrais services ? Ces honorables médecins ont en effet soigné beaucoup de cholériques ; mais de plus leur, leur arrivée à Solliès-Pont contribua puissamment à rassurer le moral de la faible partie de la population qui n’avait point émigré. On ne ferait d’ailleurs qu’imiter en cela ce qui, partout ailleurs, a été pratiqué en pareille circonstance, et particulièrement ce qui vient d’avoir lieu à Toulon.
Permettez-moi, messieurs, d’ajouter que le docteur Géry a non seulement partagé avec messieurs de la marine les fatigues du service médical, mais qu’il les a supportées avant l’arrivée de ces messieurs, ainsi que le regrettable M. le docteur Ginouvès et M. Gensollen Charles, notre compatriote, jeune étudiant de la faculté de médecine de Montpellier, c’est-à-dire dans les premiers jours de l’épidémie ; lorsque le fléau sévissait dans toute son intensité.
Je désire encore, messieurs, vous parler de diverses personnes de localité, qui volontairement et d’une manière très désintéressés puisqu’elles n’ont voulu accepter aucune rétribution, se sont signalés par des actes de dévouement et de courage.
Le service des inhumations était tellement en souffrance, (M. Gaillard et M. Pey pourraient vous le dire), que le jeudi matin, 28 septembre, près de 50 cercueils, qui devaient s’accroître de ceux qu’on apporterait dans la journée, gisaient dans le cimetière sans qu’on eut pu les mettre en terre. Cet état de choses devenait si dangereux pour la santé publique, que l’autorité supérieure avait été sur le point d’y remédier par des moyens qu’il eut été très pénible d’employer. Alors fut faite une publication ayant pour but d’obtenir le concours de quelques hommes de bonne volonté qui voulussent travailler au cimetière ou bien y transporter de la chaux.
Plusieurs personnes se présentèrent, et, sous la direction intelligente et courageuse de M. Troin, commissaire de police, qui pendant toute la durée de l’épidémie n’a cessé de payer jour et nuit de sa personne, se prêtèrent de leurs propres mains à un travail pénible et dangereux, qui eut pour résultat de donner la sépulture aux mort et de désencombrer le cimetière dont l’état était on ne peu plus inquiétant.
Ces personnes sont : messieurs Pratz, fabricant de vermicelles, Granet, marchand d’huiles grosses, Podesta, dit pin de la patroune : N’y aurait-il pas lieu d’encourager de pareil actes de sérieux dévouement ?
M. le Maire a répondu qu’il adhérait d’autant plus volontiers aux idées émises par son collègue M. Dollieule, qu’il s’était proposé lui-même de parler dans ce sens au conseil. M. le Maire est donc d’avis qu’il faudrait faire frapper une médaille pour chacun de messieurs les docteurs Pellegrin, Lantoin, Terrin et Géry, mais qu’il conviendrait aussi d’en offrir une à chacune des personnes qui se sont signalées pendant l’épidémie. Ainsi, ce témoignage de reconnaissance serait offert à M.M. Dollieule, Gaillard, Audibert, Pellen, Pey, M.M. Troin, commissaire de police, Gensollen, étudiant en médecine, recevraient également une médaille, ainsi que M.M. Pratz, Granet et Podesta.
Enfin on pourrait encore en accorder une dans le but d’encourager le dévouement à quelques personnes qu’il va nommer.
M. le Maire rappelle d’abord les services rendus par M. Emile Pey, dont le zèle et le courage avaient été signalés déjà à M. le Sous-préfet, et qu’on a vu plus d’une fois, malgré son jeune âge, transportant les malades à l’hospice ainsi que des cercueils à l’église et au cimetière. M. Pey a surtout travaillé de la manière la plus active au service du secrétariat.
M. le Maire rappelle ensuite ceux rendus par M. Garcin, serrurier qui à pris part gratuitement aux travaux ayant pour but le transport de la chaux au cimetière et qui s’est signalé également par d’autres actes de dévouement.
Enfin, dit M. le Maire, il me reste à vous parler de deux personnes qui, selon moi, auraient des titres à recevoir une médaille ; ce sont M.M. Constant et Simon Marius, dit briset.
La première non seulement soigné plusieurs cholériques qui sans lui auraient été privées de secours, mais il s’est plusieurs fois employé très utilement pour aider au service médical en général, en faisant, sans aucune rétribution, plusieurs voyages pendant la nuit comme pendant le jour, soit à Toulon pour y aller chercher de la glace, soit dans les campagnes pour y transporter les médecins.
La seconde de ces personnes, M. Simon Marius a fait à travers les rues désertes de notre ville une publication ayant pour but d’engager les habitants de bonne volonté à se rendre au cimetière pour y travailler aux inhumations des décédés cholériques. En outre ce courageux jeune homme a conduit le tombereau chargé de cercueils et s’est rendu utile en plus d’une circonstance.
M. le Maire a ajouté que le décès de M. Ginouvès ne permettant pas d’offrir à cet honorable médecin une médaille si bien méritée, il proposait d’ériger sur son tombeau, aux frais de la commune, un monument destiné à perpétuer le souvenir des services rendus par M. le docteur Ginouvès, dont la perte est d’autant plus regrettable pour nous qu’il était notre collègue au conseil municipal, aussi bien qu’administrateur de l’hospice.
M. Dollieule tout en approuvant les propositions de M. le Maire en ce qui concerne le tombeau de M. Ginouvès et le vote des médailles destinées à certaines personnes de la localité, a dit : « Messieurs, le vote des remerciements et de félicitations que vous avez bien voulu exprimer au commencement de la séance est parfaitement suffisant, et en l’état peu prospère des finances de la commune, je suis d’avis que le conseil se borne à voter des médailles en faveur des personnes qui n’occupent point de fonctions publiques, et ne font point partie de l’Administration communale ; vous éviterez ainsi une partie de la dépense qu’entrainerait la fabrication de ces médailles ; vous n’aurez surtout pas à craindre les inconvénients attachés ordinairement aux questions de cette nature, inconvénients résultant de l’oubli involontaire de quelques services rendus, sans compter ceux provenant des interprétations au moins erronées que le public n’est que trop souvent porté à faire en pareille occasion. Veuillez donc, Messieurs, pour ce qui me concerne personnellement, ne pas me comprendre dans le nombre des médailles.
D’autres membres ont ensuite pris la parole pour démontrer qu’il convenait au contraire d’étendre la mesure aux conseiller municipaux et aux fonctionnaires plus haut nommés, et après avoir agité la question pendant quelques instants, le Conseil à l’unanimité des votants (M.M. Dollieule et Audibert n’ayant point pris part au vote, M. Gaillard étant absent) a décidé ce qui suit :
Considérant que l’épidémie cholérique a relaté cette année à Solliès-Pont une intensité peut-être sans exemple en France, puisqu’en huit ou dix jours seulement la mortalité y a été bien plus grande proportionnellement que dans les autres villes où le fléau a sévi pendant plusieurs mois ;
Considérant qu’il est juste d’accorder aux médecins qui ont soignés les malades, ainsi qu’aux conseillers municipaux, fonctionnaires ou autres personnes qui on rendu des services dans ces tristes circonstances, un témoignage de la satisfaction et de la reconnaissance publique,
Dit qu’il y a lieu de faire frapper, savoir :
1° - Une médaille en or, grand module, à M. Dollieule, conseiller municipal,
2° - huit médailles aussi en or, mais de moindre dimension, à M.M. Pellegrin, Lantoin, Terrin, et Géry, médecins, Gaillard et Audibert, conseillers municipaux, Pellen, juge de paix et Pey, secrétaire de mairie. etc
3° - trois médailles en argent à M.M. Troin, commissaire de police, Gensollen, étudiant en médecine et Pey Émile.
Et 4° six médailles aussi en argent, mais d’un plus petit module, à M.M. Podesta, Pratz, Granet, Garcin, Constant et Simon ____

Dit aussi qu’il y a lieu d’ériger, au frais de la commune, un monument sur la tombe du regrété M. le docteur Ginouvès, conseiller municipal, administrateur de l’hospice, mort du choléra dans l’exercice de sa profession,
Vote, sauf l’approbation de M. le Préfet, la somme de onze cent francs.
M. le Maire a dit ensuite qu’il ne voudrait point lever la séance sans rendre hommage au dévouement éclairé avec lequel les religieuses de Ste Marthe, attachées à notre hospice ont soigné les cholériques confiés à leur charité, ainsi qu’au zèle et à la sollicitude dont Mr Davin, curé de notre paroisse, M.M. les vicaires Gensollen et Aurrens et M. l’abbé Gueit ont fait preuve dans l’accomplissement des devoirs de leur saint ministère pendant l’épidémie.
M. le Maire termine en disant qu’il lui paraîtrait convenable de faire une mention honorable des personnes qui à divers titres ont aussi rendu des services à leur pays.
M.M. les membres du conseil confèrent entr’eux à ce sujet, et décident que cette mention honorable est accordée en témoignage de satisfaction à M.M. Arène, membre du bureau de bienfaisance, Aiguier Charles, Ardouvin Honoré, maçon, Gaugier Hilarion et Troin, fils.

Arctium minus  J. Hill Bernh

BARDANE ou HERBE À LA TEIGNE
Bardane, Arctium minus

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Photo : Andrey Zharkikh et license

Nom provençal :
 - Lampourdié

Famille : ASTERACEAE

Localisation :
Berges des rivières, bords des chemins, bois clairs, décombres. Seule, la Bardane à petits capitules est bien représentée dans le Var.

Utilisation :
La Bardane, remarquable plante médicinale, est un antibiotique naturel contre le staphylocoque doré : application de feuilles fraîches sur ulcère, furoncle, psoriasis, eczéma, acné… La dessiccation des feuilles annule leurs vertus !
La racine contient 45 % d’inuline et de sel de potasse. C’est un excellent dépuratif du sang. La décoction des racines, fraîches ou sèches, est diurétique, sudorifique, hypoglycémiante (elle augmente la tolérance aux hydrates de carbone), elle soigne le cuir chevelu (pellicules).

Comestibilité :
Les pétioles, pelés après avoir été blanchis, accompagnent les crudités, les légumes cuits à la vapeur, le riz… Les racines fraîches, émincées, revenues à la poêle ou en bouillon, ont une saveur très délicate et un parfum de champignon.
Plante bisannuelle, il faut ramasser la racine la première année quand elle est encore charnue et tendre.

Consulter la vidéo : Bardanes

20 octobre 2015

Semaine Bleue 2015, affichette

Visite guidée privée

À la demande du CCAS Solliès-Pont

 LA SEMAINE BLEUE

Le 20 octobre 2015

Départ : groupe scolaire Alphonse Daudet à 14 h

 

 

Déroulement de la visite :

Le talus rive gauche en amont, rehaussé pour protéger le lotissement des crues du Gapeau.

Semaine Bleue 2015, ancienne mairie.

Le barrage de Monsieur, le plus ancien barrage de Solliès-Pont, mentionné dans le cartulaire de la chartreuse de Montrieux dès L'an 1216.

Le barrage de Seyrol, le canal qu’elle alimente ne servait qu’à la tannerie/mégisserie de M. Boyer.

Le canal de l’Enclos, canal principal pour alimenter tous les moulins et les six associations syndicales d’arrosants.

Les berges du Gapeau

Le canal couvert, recalibré en 1962 et couvert en 1980-1981 par sécurité pour les résidents du lotissement.

La prise du canal d’arrosage des Terrins, soixante-cinq hectares de terres arrosables en 1843.

Le pont des Oiseaux, construit en 1981 pour desservir le lotissement de l’Enclos.

La conduite forcée du canal de Carcès, qui alimente Toulon pour neuf millions de mètres cubes grâce au barrage de Carcès construit entre 1934 et 1939, d’une capacité de huit millions de mètres cubes d'eau, pour une superficie de plus de cent hectares avec huit kilomètres de rive.

La prise du canal du Château, trente-neuf hectares de terres arrosables.

Le silo à blé, dépendance de l’ancien moulin à farine.

Le château de la Gallerie, construit avant 1534, par la famille de Forbin après l’abandon du château féodal de Solliès-Ville. Il reçoit la visite de Charles IX. Les douves du château primitif ont servi de vivier à ce château détruit lors de la crue du fleuve du 8 septembre 1651.

L’église Saint-Jean-Baptiste, située sur la rive gauche du Gapeau, la première église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, en remplacement de l'église Saint-Victor devenue trop petite, fut construite entre 1661 et 1668. En 1707 la voûte s'effondra, et en 1708 l'église s'écroula. Partiellement réédifiée en 1710, elle tomba en ruines en 1717. En 1724 le projet de reconstruction de l'architecte Joseph Pomet fut adopté. En 1726 c'est le début de la réédification par Joseph Giraudy et fils, maître maçon, mais en 1729 ils abandonnèrent le chantier. Pierre Sénès architecte de Toulon reprit aussitôt les travaux jusqu'à sa mort en 1730 ; il fut remplacé par son frère Charles jusqu'à l'achèvement de l'église en 1734. Elle est bénie le 23 décembre 1734

La tour de l’horloge, construction de la tour de l'horloge sur la place en 1809. La cloche comporte le texte suivant :
« PLACÉ LE 13 AOUST 1809 MR FIES MAIRE DE LA COMMUNE DE SOLLIÈS »

Poids : 430 kg, diamètre : 0,95 mètre, note : Sol.

La fontaine Saint-Jean-Baptiste, construite en 1865-1866, pour remplacer l’ancienne datant de 1660.

Les Carcés, ou la division des eaux. Avant de se jeter dans le Gapeau que les eaux se divisent en deux parties. La première partie alimente le canal qui avait été primitivement construit pour actionner le moulin à Nerte ou à tan (1552) et ensuite cette partie des eaux retourne dans le fleuve pour alimenter les barrages en aval (les Sauvans, les Mauniers, les Daix, la Castille) ; avant 1553, cette eau était destinée à alimenter seulement les moulins à blé et à huile appartenant au seigneur de Solliès et à l’arrosage de ses terres, la Garréjade et les Fonts des Fabres. La deuxième partie alimente le canal qui avait été primitivement construit pour actionner le moulin de la commanderie de Beaulieu (aujourd’hui canal du Sarraire, de la Tour et Cadouire).

Semaine Bleue 2015, ancienne mairie.

Façade de l'ancienne mairie ou halle aux grains.

La halle aux grains
Les biens de la communauté furent affermés en 1638 pour 2 700 livres. Palamède Albert fut le premier fermier connu, le renouvellement du fermage est annuel.
Le 26 mai 1676, projet de construction au bourg du Pont d’une halle pour le mesurage des grains. Le corps du bourg du Pont composé des syndics et des principaux habitants s’assemblèrent devant le juge de Solliès ou son lieutenant : le baille, dans cette halle. En 1707, l’assemblée du corps du bourg du Pont, dans la maison de la halle, nomma quatre syndics : Étienne Portanier, André Silassy-Mazan, Joseph Jean et Claude Guibaud.
Le 15 juillet 1714, on délibéra de faire une salle pour servir de maison commune sur le Piquet et moulin à huile du Bourg du Pont et l’on reconnut que la muraille de derrière sur le béal était en très mauvais état et on la fit de neuf. On délibéra de faire un second étage sur le Piquet. Dès 1717, ce bâtiment fut nommé : hôtel de ville du bourg du Pont. Le 1er août 1723, un piquet de ½ denier par livre de farine que les habitants du bourg du Pont consommeront à l’avenir.

Pellegrin-Selmy, sculpteur sur pierre et doreur, de Toulon : exécuta la sculpture des armoiries de la commune en 1741 « sur la pierre placée au-dessus de la porte de la maison de ville » : 10 livres.
Le 3 mai 1789 : le conseil unanimement délibéra de réduire le droit de piquet à deux deniers par livre (poids) et d’imposer une taille de quarante-cinq livres par livre cadastrale (Conseil général de la communauté de Solliès).
Le 16 août 1789, le piquet fût totalement supprimé, et de laisser néanmoins le commis de bureau.
Le 31 octobre 1817, dans l’état des biens immeubles formant le domaine de la commune de Solliès-Pont il fut fait mention de la prison et de l'Hôtel de Ville dont la porte fut remplacée en 1856. Le bâtiment fut désaffecté en 1962, et transformé en bibliothèque municipale en février 1983 (7 000 ouvrages).

Semaine Bleue 2015, bibliothèque.

Le moulin à huile à la bibliothèque pour enfants.

Rue Pierre Brossolette
Pierre Brossolette (1903-1944), professeur d'histoire et journaliste socialiste, rentra dans la Résistance, conseiller politique du général de Gaulle (1942), arrêté en mission, il se jeta d'un 5e étage pour éviter de parler sous la torture. Cette rue en 1758 se nommait : rue de la Miséricorde. Il existait un établissement de charité connu sous le nom de l’œuvre de la Miséricorde, qui accueillait les pauvres et les malades. En 1642, l'évêque de Toulon en visite à Solliès ordonna la fermeture de l'œuvre de la Miséricorde au profit de l'hospice Saint-Roch de Solliès-Ville. En 1914, elle se nommait rue du Général Gardanne.

Rue Pierre-Brossolette, Solliès-Pont.

Devant la maison natale du général d’Empire Gaspard Amédée Gardanne.

Plaque Gardanne, ancienne rue de la Miséricorde, Solliès-Pont.

Détail de la plaque commémorative.

Place du Général Gardanne
Gaspard, Amédée Gardanne (1758-1807), général d'Empire, lieutenant des canonniers garde-côtes (1780), rentre dans les Gardes du Corps du Roy (1780-1784), fermier de la Grande Bastide (1784-1789), aide-major de la garde nationale à Solliès-Pont puis commandant du 1er bataillon des volontaires du Var (1791), bataille de l'Authion (1792-1793), siège de Toulon (1793), Arcole (1796), Pérouse, Alexandrie (1799), Vendée (1800), Marengo (1800), Lunéville (1801), Vérone et Caldiéro (1805), siège de Gaëte (1806), Dantzig (1806), mourut de maladie à Breslau le 14 août 1807.
Appelée en 1815 place de la Miséricorde elle devint plus tard place Général Gardanne.

L’impasse des Lices

Impasse des lices, devant la martellière du canal de la Miséricorde.

Arrivée du canal de l’Enclos et répartition entre le canal des Lices et le canal de la Miséricorde.

Le parc du Château est la propriété des Forbin-Solliès, il fut pillé et incendié en 1792. Les comtes de Saporta le restaurent en 1880 et il devient propriété communale en 1998. Sur la façade ouest, au-dessus du portail d’entrée de la cour du château, le blason des Saporta : D’azur à la porte d’or au chef de gueules chargé d’un lion d’or passant, Les serres ou jardin d’hiver.

Le corps principal du château cantonné de deux tours rondes à l’est et de deux tours carrées à l’ouest. La façade du corps principal et des quatre tours sont plaquées de briques pleines en 1880 et l’ensemble des toitures est recouvert d’ardoise.

Le lac et le parc arboré d’essences plantées au XIXe siècle : des ormes, des bouleaux, des chênes verts, des pins d’Alep, des micocouliers, des cyprès de Provence, des frênes, des cyprès chauve de Louisiane, des séquoias… Ainsi que la palmeraie et ses nombreuses espèces : palmier à chanvre, cocotier du Chili, palmier nain, cycas ou sagoutier, dattier des Canaries, Washingtonia filifera, Brahea edulis…
Le lac du château creusé dans le grès est alimenté par un canal d’amenée pris sur le canal de l’Enclos.

Arrivée à la salle des fêtes entre 16 h 30 et 17 h.

Semaine Bleue, 2015, photo du groupe.

18, 19, 20 septembre 2015

Journées du Patrimoine

Journées du patrimoine 2015.

Exposition photos :
« Patrimoine du Gapeau »

18 septembre de 15 h à 17 h
20 et 21 septembre de 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h,
Mairie de Solliès-Pont,
le Château,
salle Léon Vérane
Entré libre

 

 

Exposition photo à la mairie de Solliès-Pont, 2015.
Exposition photo à la mairie de Solliès-Pont. 2015.

Exposition à la mairie.

 

 
Consulter la page : Le four à cade des Pousselons