Archives mensuelles: mars 2017

Cardamine hirsuta  L.

Cardamine hérissée, Cardamine hisruta L.

Nom provençal : Creissoun-de-prat

BRASSICACEAE

Localisation :
Très petite et discrète, elle se plaît au bord des ruisseaux, dans des sols riches et frais jusqu’à huit-cents  mètres d’altitude.

Utilisation :
La Cardamine est diurétique, stimulante, riche en vitamine C, expectorante.

Comestibilité :
Les rosettes récoltées au printemps, de saveur piquante et soufrée, proche de celle du Cresson, sont délicieuses en salade ou en soupe.

Précaution :
Bien laver les rosettes avec de l’eau vinaigrée et une goutte de Javel, car elles sont parfois le support de la douve du foie (parasite amené par les moutons). En cas de doute ; les consommer cuites…

Tragopogon porrifolius  L.

Salsifis, Tragopogon porrifolius L.
Salsifis, Tragopogon porrifolius L.

Nom provençal : Barbabou

ASTERACEAE

Localisation :
Calcicole, très fréquent dans le Midi. Bords des champs, chemins, coteaux secs, pelouses, friches…

Utilisation :
Les Salsifis contiennent de l’inuline. Ils sont diurétiques et dépuratifs.

Comestibilité :
L’utilisation du Salsifis à feuilles de poireau est très proche de celle du Salsifis des prés.
Ses racines charnues et tendres sont dépourvues d’amertume et se consomment cuites, à la vapeur, ou sautées à la poêle.
Ses feuilles et jeunes pousses sont également appréciées en salade ou cuites à l’eau, puis servies avec de l’huile d’olive et du citron.

Salsifis, Tragopogon porrifolius L.

Laurus nobilis  L.

Laurier sauce, Laurus nobilis L.

Nom provençal :
Baguié,
Lourié

LAURACEAE

Ce Laurier fut symbole de paix et de prospérité puis fut destiné à couronner les vainqueurs, poètes, soldats ou athlètes ; les lauréats.

Localisation :
Naturalisé dans le bassin méditerranéen, haies, vieux murs, vallons encaissés, lisières, ripisylves, forêts littorales.

Utilisation :
Le Laurier-sauce ou Laurier noble a des propriétés toniques et stimulantes que l’on mettra à profit dans les dyspepsies et fermentations intestinales ainsi que les fatigues grippales.
Ses produits dérivés, notamment l’huile essentielle et le « beurre de Laurier » obtenu à partir des fruits, peuvent être à l’origine de réactions allergiques.
« Perfumon li figo emé de fueio de baguié »
(on parfume les figues avec des feuilles de laurier)
F. Mistral

Comestibilité :
condiment connu, les feuilles sont employées dans le court-bouillon et pour relever certaines préparations. Bien que très différents, attention aux confusions possibles avec le Laurier-rose et le Laurier-cerise hautement toxiques !

Laurier sauce, Laurus nobilis L.

Fleurs de Laurier sauce. Photo : Marie-France Sugier    et    licence

Juniperus phoenicea  L.

Genévrier de Phénicie, Juniperus phoenicea L.

Nom provençal :
Mourven,
cade endourmi

CUPRESSACEAE

Localisation :
Espèce calcicole. Souvent sur rochers et coteaux escarpés, falaises, rocailles, dunes. Une population importante de ce Genévrier se trouve sur la route du Grand-Cap qui mène à Signes. Il pousse également sur le mont Faron et le mont Caume…

Identification :
Arbuste, de un à cinq mètres, rappelant un petit cyprès, à port normalement pyramidal ou ovoïde et aux minuscules feuilles en écailles imbriquées, masquant la tige.

Utilisation :
Les gens de notre vallée en faisaient un usage original : la décoction de jeunes pousses servait, en friction, à prévenir l’apparition des escarres.

Toxicité :
Toxique par voie interne.
Ses fruits, à la différence de ceux de ses cousins, le Genévrier oxycèdre et le Genévrier commun, sont toxiques !

  • Genévrier de Phénicie, Juniperus phoenicea L.
  • Genévrier de Phénicie, Juniperus phoenicea L.
  • Genévrier de Phénicie, Juniperus phoenicea L.
  • Genévrier de Phénicie, Juniperus phoenicea L.

Genista-hispanica  L.

Genêt piquant, Genista hispanica L.

Nom provençal : Tiro-buou

FABACEAE

Localisation :
Espèce calcicole, très bien représentée dans les chênaies pubescentes, les pinèdes, les lavandaies, les bois arides, les pelouses et friches chaudes sur sols profonds, les ripisylves.
C’est un petit arbrisseau dont les tiges dressées portent de nombreux rameaux, les uns épineux, car leurs feuilles sont en forme d’épines, les autres, fertiles, à feuilles plates et poilues, sans pétiole. Les fleurs jaunes sont regroupées au sommet de ces rameaux d’avril à mai.

Utilisation :
Le Genêt piquant est, quelquefois, cultivé comme plante ornementale pour orner les rocailles.

  • Genêt piquant, Genista hispanica L.
  • Genêt piquant, Genista-hispanica
  • Genêt piquant, Genista hispanica L.

Capparis spinosa  L.

Caprier épineux, Capparis spinosa L.

Nom provençal :
Tapenié

CAPPARACEAE

Localisation :
Vieux murs, ruines, très rarement rochers.

Utilisation :
Alimentaire, ornementale et médicinale : les racines sont astringentes, diurétiques et toniques.

Comestibilité :
Les câpres (boutons floraux) sont excellentes confites au vinaigre, elles entrent dans la composition de la tapenade.
Les fruits sont aussi comestibles ; ils sont appelés « cornichons de câpriers ».

  • Caprier épineux, Capparis spinosa L.
  • Caprier épineux, Capparis spinosa L.
  • Caprier épineux, Capparis spinosa L.

Laserpitium gallicum  L.

Laser de France, Laserpitium gallicum
Laser de France, Laserpitium gallicum

Nom provençal : 
Engraisso-saumo,
Berlo

APIACEAE

Laser de France, Laserpitium gallicum

Moneses uniflora  L. A Gray

Pyrole à une fleur, Moneses uniflora

Nom provençal : Pirolo

ERICACEAE

Pyrole à une fleur, Moneses uniflora

Jasminum fruticans  L.

jasmin-arbrisseau-jasminum-fruticans-l

Nom provençal : Jaussemin-fèr

OLEACEAE

Jasmin arbrisseau, Jasminum fruticans L.

Dittrichia viscosa  L. Greuter

inule-visqueuses-dittrichia-viscosa-l-greuter

Nom provençal : Nasco

ASTERACEAE

Potentilla hirta  L.

POTENTILLE VELUE OU POTENTILLE HÉRISSÉE

Potentille hérissée, velue, Potentilla hirta L.

Nom provençal : Fragoun-pelous

ROSACEAE

Potentille hérissée, velue, Potentilla hirta L.
Potentille hérissée, velue, Potentilla hirta L.

Lonicera etrusca  G. Santi

Chevrefeuille d'Étrurie

Nom provençal : 
Pandecousto,
Cabrifuei

CAPRIFOLIACEAE

Chèvrefeuille d'Étrurie, Lonicera etrusca Santi

Calendula arvensis  L.

 (Souci des jardins = Calendula officinalis L.)

Souci, Calendula arvensis

Photo : Wikipédia

Nom provençal :
Gauche-fèr,
soucit-bastard

ASTERACEAE

Localisation :
Pelouses rudéralisées, friches. Commun, fleurit presque toute l’année.

Utilisation :
Possède des propriétés : antiseptique, anti-bactérienne, anti-œdémateuse et cicatrisante en usage externe.

Comestibilité :
Les « pétales » (qui sont, en fait, des fleurs extérieures) ont servi de condiment : on peut les mettre dans les soupes, pour colorer le beurre ou encore dans les salades, car ils ont un goût aromatique.

Sisymbrium officinale  L. Scop.

Sisymbrium officinale, Hedge Mustard.

Sisymbrium officinale

Nom provençal :
Erbo-au-cantaire

BRASSICACEAE

Localisation :
bords des chemins, champs, friches, cultures.

Utilisation :
C’est la plante des orateurs, des comédiens et des chanteurs. Son action sur la voix est due à la présence de composés soufrés. Au XVIIe siècle, Racine lui-même conseille ce remède à Boileau qui s’était plaint d’être aphone. On le recommandera donc en cas d’enrouement, laryngite, toux, trachéite…

Comestibilité :
Les feuilles peuvent être consommées crues ou cuites. Il faut les récolter lorsqu’elles forment une rosette dense, avant que ne se développe la hampe florale. Si la plante est déjà « avancée », on pourra consommer les jeunes sommités tendres des tiges.

Scandix pecten-veneris  L.

Scandix pecten-veneris

Sheperd's-needle Scandix pecten-veneris

Nom provençal : Aguïo-de-pastre

APIACEAE

Localisation :
plante calcicole, bords des chemins, escarpements rocheux, friches, cultures.

Comestibilité :
Les Égyptiens et les Grecs ont consommé les feuilles comme légumes, crues ou cuites.
Elles ont un goût agréable, anisé, de même que les fleurs et les jeunes fruits, en forme de glaive. C’est à eux que la plante doit son nom, Peigne-de-Vénus.
La récolter avec modération, car elle est moins abondante qu’autrefois, du fait de l’emploi généralisé des herbicides.

Scandix pecten-veneris

Scabiosa atropurpurea  L.

Scabieuse, Scabiosa atropurpurea

Photo : Tela botanica

Nom provençal : Escabiouso

CAPRIFOLIACEAE

Localisation :
Très commune, pelouses, friches. Terrains sablonneux ou incultes du littoral et de l’intérieur des terres. Peut fleurir en toutes saisons.

Utilisation :
La Scabieuse doit son nom générique à son action contre la gale (du latin scabere, se gratter). Dès le XVIe siècle, elle était reconnue comme efficace dans les maladies de peau et contre la teigne.
Dans notre région, on l’utilise en bain de pieds (infusion de fleurs) contre l’hypersudation plantaire.

Satureja  montana  L.

Sarriette des montagnes

Nom provençal :
Pebre d’ai

LAMIACEAE

Localisation :
Pelouses sèches, fruticées ouvertes, cours d’eau temporaires, rochers, rocailles thermophiles, garrigues, maquis.

Utilisation :
- On lui attribue le pouvoir de combattre l’impuissance et l’asthénie intellectuelle. Elle est aussi digestive, carminative, antiseptique ;
- Au Moyen Âge, l’Église interdit aux moines de la cultiver dans leurs jardins, de peur qu’elle ne les engageât à rompre leurs vœux de chasteté…

Propriétés toniques, stimulantes, digestives et antiseptiques intestinales.

Comestibilité :
Feuilles et sommités fleuries sont des condiments.

Saponaria officinalis  L.

Saponaria officinalis

Saponaria officinalis L. - Soapwort

Nom provençal :
Sabouniero,
sabouneto

CARYOPHYLLACEAE

Localisation :
Commune, garrigues, maquis, ripisylves, fossés, prairies fraîches.

Utilisation :
Utilisée déjà, par les Anciens, qui ne connaissaient pas le savon, la Saponaire a été pendant des siècles l’Herbe à savon des lavandières et des drapiers. En effet, ses feuilles et ses racines, broyées et frottées dans l’eau abaissent sa tension superficielle, ce qui la fait mousser et la rend détergente comme le savon. Cette propriété est due à la présence de la saponine, un des divers glucosides que contient la Saponaire.

La plante n’est plus utilisée comme savon, bien que les herboristes recommandent encore de se servir d’une décoction de ses rhizomes comme shampooing pour cheveux fragiles.

Saponaire officinale (Saponaria officinalis)

Sanicula europaea  L.

Sanicle d'Europe, Sanicula europea L. Crédit photo Dr Yvan Avramov. 800x588

Nom provençal : Saniclo

APIACEAE

Localisation :
Vallons frais, sous-bois de forêts fraîches humides, bords de rivière.

Utilisation :
Baptisée, pour ses vertus cicatrisantes, « Herbe de Saint-Laurent », à la mémoire de celui qui fut étendu sur un gril de fer rouge par le préfet de Rome au IIIe siècle. Ses feuilles, broyées crues sur les contusions et les hématomes, aident à leur résorption. Infusées, elles servent à laver les plaies qui cicatrisent sans suppurer.

Un distique médiéval annonçait :
« Qui a la Sanicle fait au chirurgien la nique ».

Sa racine est recommandée par les herboristes en gargarisme contre l’angine.

Comestibilité :
Les jeunes feuilles peuvent être consommées comme légume cuit.

Sanguisorba minor  L.

SANGUISORBE ou PETITE PIMPRENELLE

Nom provençal :
Pimpinello

ROSACEAE

Localisation :
Commune, préférence sols sur calcaire, a besoin de chaleur, prés et sols incultes secs, rocailles, pelouses, prairies, friches.

Utilisation :
Comme l’un de ses noms le suggère, en bonne Sanguisorbe, elle a le pouvoir d’arrêter les saignements. Cette réputation lui vient surtout de sa grande sœur, la Sanguisorbe officinale, ou Grande Pimprenelle, dont la médecine des signatures voyait dans le rouge flamboyant de ses corolles le signe de son action dans les épanchements de sang !
Elle a ainsi été employée pour combattre hémorragie, diarrhée et météorisme intestinal…

Comestibilité :
Les feuilles peuvent être consommées en salade (goût rappelant le concombre ou la noix verte), ou comme le persil, dans les soupes, omelettes, et sauces. Infusées, elles permettent de confectionner un « thé » à la saveur un peu amère.

Tragopogon pratensis  L.

Salsifis des prés, Tragopogon pratensis

Nom provençal :
Barbabou,
sarsifi

ASTERACEAE

Son nom de genre lui vient du grec
tragos, « bouc », et pogon, « barbe »,
d’où son nom populaire de Barbe de bouc
faisant allusion à l’aigrette longue et plumeuse
de ses fruits.

Localisation :
Ce Salsifis est très commun en France, mais peu fréquent dans le Midi. Prairies de fauche et lieux herbeux frais, coteaux pierreux, talus et berges.

Utilisation :
Dépuratif, diurétique et sudorifique.

Comestibilité :
Accommodées en salade, ses feuilles ont un goût qui ressemble à celui de l’Endive ou de la Chicorée.
Sont consommés la racine, les jeunes pousses, les feuilles et les capitules floraux encore en boutons.

Rosmarinus officinalis  L.

Romarin, Rosmarinus-officinalis L.
romarin Rosmarinus officinalis L.

Nom provençal : Roumaniéu

LAMIACEAE

Localisation :
Garrigues, particulièrement sur sables ou marnes.

Utilisation :
On l’employait en teinture contre les maux de dents et l’irritation des gencives.
D’après de vieilles recettes, il active la repousse des cheveux et supprime les cernes.
Une tisane de Romarin, associé à la Menthe poivrée et à la Sarriette, est un puissant stimulant.
De façon générale : aide à la digestion (stomachique, spasmolytique, cholagogue) et tonique de l’organisme.
Le Romarin, toxique à forte dose, est utilisé en phytothérapie : son infusion stimule l’élimination urinaire et biliaire. L’huile essentielle extraite de ses feuilles est utilisée pour les massages.

Comestibilité :
Il est connu de tous pour ses vertus aromatiques (feuilles et sommités fleuries).

 

Genista lobelii  Dc

Genêt de Lobel, Genista lobelii DC
Genêt de Lobel, Genista lobelii DC2

Nom provençal : Ginèsto

FABACEAE

Localisation :
Espèce calcicole, endémique de basse Provence, localisée dans les pelouses pierreuses rases, fentes de rochers, lapiaz, principalement sur les crêtes ventées toulonnaises et de la Sainte-Baume…
Ce sous-arbrisseau épineux (sauf à l’ombre), de vingt à cinquante centimètres, a un port érigé : ses nombreux rameaux verts forment un coussin arrondi très dense que les Provençaux ont coutume d’appeler « coussin de belle-mère ». Ses feuilles sont rapidement caduques, dès le début de l’été, ce qui évite à la plante une trop forte évapotranspiration. Ses très belles fleurs jaunes transforment ces coussins discrets, l’hiver, en féérie colorée à partir du mois de mai.

Protection :
Le Genêt de Lobel ne bénéficie :
d’aucune protection !
Il est pourtant très menacé par les cueillettes abusives, le piétinement, la construction de pistes, l’ouverture de carrières, l’aménagement des crêtes (postes de guet, pylônes…), la pratique de divers sports, le débroussaillement drastique et incontrôlé !

 

 

  • Genêt de Lobel, Genista lobelii DC3
  • Genêt de Lobel, Genista lobelii DC4
  • Genêt de Lobel, Genista lobelii DC2
  • Genêt de Lobel, Genista lobelii DC

Arenaria aggregata  Loisel

Sabline agglomérée, Arenaria aggregata L. Loiseul
Sabline agglomérée, Arenaria aggregata L. Loiseul

Nom provençal : Lineto

CARYOPHYLLACEAE

Sabline agglomérée, Arenaria aggregata L. Loiseul

Robinia pseudoacacia  L.

ROBINIER FAUX ACACIA OU CAROUGE

Robinier faux acacia, Robinia pseudoacacia

Robinier, photo   영철 이  :  et   licence

Nom provençal : Acacia

FABACEAE

Localisation :
Espèce pionnière en pineraies et forêts mélangées, de l’étage méditerranéen à l’étage montagnard. Le Robinier est répandu dans toute la vallée (cultivé et naturalisé). Fourrés rudéraux sur sols profonds.

Utilisation :
Les fleurs sont réputées calmantes, anti-spasmodiques, toniques (vin tonique obtenu en faisant macérer 15 à 20 grammes de fleurs dans un litre de vin rouge), astringentes et cholagogues.</p

Cet arbre est dédié à Jean Robin (1550-1629), jardinier du roi Henri IV, qui rapporta les graines du Canada et sema le premier arbre de cette espèce en France en 1601, place Dauphine à Paris (il fut transplanté en 1635 au Jardin des Plantes où l’on peut encore l’admirer de nos jours).

Comestibilité :
Les fleurs peuvent être consommées en beignets au parfum suave et au goût sucré. Bouillies à l’eau, les inflorescences ont une saveur sucrée rappelant celle des petits pois. Au Japon, les bourgeons foliaires sont mangés bouillis et assaisonnés de sauce soja.

Toxicité :
Un excès de fleurs de Robinier, à l’état cru, peut se montrer émétique. Aucun problème n’est à craindre lorsque les fleurs sont cuites.

Ricinus communis  L.

Ricin, Ricinus communis

Photo : Jeonghi Go

Nom provençal : Langastié

EUPHORBIACEAE

Localisation :
Originaire d’Afrique et des Indes, il est souvent cultivé pour son huile, mais se rencontre quelquefois échappé des cultures et naturalisé. Décombres, friches humides, berges des cours d’eau.

Utilisation :
Déjà connue des Égyptiens, l’huile de Ricin est employée contre la constipation et comme cosmétique, en guise de « brillantine ».
Autres utilisations : pharmaceutiques (pommades dermatologiques) et industrielles (lubrifiants).

Toxicité :
Les graines renferment une phytotoxine hautement vénéneuse, la « ricine » : trois ou quatre graines peuvent tuer un enfant ; une quinzaine, un adulte.

 

 

Polygonum aviculare  L.

Renouée, Polygonum aviculare

Nom provençal :
Lengo-de-passeroun,
Erbo-nousado

POLYGONACEAE

Photo : Andreas Rockstein  et  licence
Renouée, Polygonum aviculare

Portulaca oleracea  L.

Pourpier, Portulaca-oleracea

Nom provençal : Bourtoulaigo

PORTULACACEAE

Localisation :
Champs et lieux incultes, terrains sableux, jardins, alluvions des rivières, décombres.

Utilisation :
Tout l’intérêt du Pourpier réside dans sa richesse en acides gras polyinsaturés de la série oméga-3 qui ont des effets biologiques favorables sur de nombreux paramètres cardio-vasculaires : régulation de la tension artérielle, de la vasodilatation, de l’agrégation plaquettaire et de l’inflammation. La plante fraîche est également une bonne source d’anti-oxydants comme les vitamines E et C, le bêta-carotène et le glutathion.
La décoction de graines, dans de l’eau ou du lait, a également servi à lutter contre les vers intestinaux.

Comestibilité :
Les tiges et les feuilles sont charnues et légèrement acides. On peut les manger crues, mais il est préférable de les mélanger avec d’autres plantes en raison de leur texture mucilagineuse. Elles peuvent être conservées dans le vinaigre et, au XVIIIe siècle, en France, le Pourpier était frit, saupoudré de sucre et mangé en dessert.

Il est à la base du régime crétois ou « régime méditerranéen »

  • Pourpier, Portulaca-oleracea
  • Pourpier, Portulaca-oleracea-1
  • Pourpier, Portulaca-oleracea-2

Hypochaeris radicata  L.

Hypochaeris radicata plant NC8

Hypochaeris radicata plant NC3

Nom provençal :
Engraisso-pouarc,
mourre-de-pouarc

ASTERACEAE

Localisation :
Sur silice, pelouses fraîches, prairies, dépressions interdunaires, talus, friches, décombres, sites rudéraux, prés secs, rocailles jusqu’à 1500 mètres d’altitude.
Porcelle, de porc, ce qui laisserait supposer que les porcs en sont friands, à moins que l’on ait à faire à un nom dépréciatif : tout juste bon pour les porcs !

Comestibilité :
Les feuilles en rosette fournissent une bonne salade. Elles sont croquantes et dénuées d’amertume ; pommes de terre vapeur, lardons grillés et ail font un très bon accompagnement.
Les jeunes tiges tendres portant les capitules en boutons sont cueillies au printemps et préparées comme les asperges après avoir été bouillies au préalable.

Allium porrum  subsp.  polyanthum  Schultes

Allium-porrum_4

Poireau sauvage, Allium porum subsp. Polyanthum

Nom provençal : Pouarrato

AMARYLLIDACEAE

Localisation :
Croît dans les champs, les talus humides, les vignes et les endroits incultes du Midi de la France. Ne s’élève pas à une altitude importante.

Utilisation :
Au lVe siècle avant notre ère, Hippocrate – père de la médecine, de la diététique et du code moral des médecins – fut le premier à préciser les vertus du Poireau : « il est diurétique, augmente le lait des nourrices, guérit la phtisie (tuberculose) et augmente la fécondité des femmes ».
Le Poireau sauvage est excellent contre toutes les inflammations des voies respiratoires, la toux, l’extinction de voix, les maux de gorge. Il est très digeste, laxatif, recommandé aux personnes sujettes aux calculs rénaux.

Comestibilité :
C’est l’ancêtre de nos poireaux cultivés ; Allium porrum. Il est très recherché, dès l’hiver, pour sa saveur délicate.
Comme les salades sauvages, on le récolte longtemps avant la floraison, dans des endroits non pollués. On le prépare, comme le Poireau cultivé, en vinaigrette, en bouillon, en gratins, en tartes et dans les soupes.

Photo Wikimédia

Salvia officinalis  L.

sauge-officinale-salvia-officinalis-l

Nom provençal : Sàuvi

LAMIACEAE

 

Consulter la vidéo : La Sauge

Helianthus tuberosus  L.

Nom provençal : Patanoun

Famille : ASTERACEAE

Localisation :
On le rencontre parfois, en colonies denses, le long des rives du Gapeau ou autres cours d’eau.

Utilisation :
Originaire d’Amérique du Nord, introduit en Europe au début du XVIIe siècle, on le cultive pour ses tubercules.

Comestibilité :
Les tubercules ont une saveur légèrement sucrée qui ressemble à celle du fond d’artichaut. Ils contiennent des protéines, de l’inuline, des vitamines A et C, des sels minéraux et mucilages.
Les jeunes feuilles peuvent être consommées cuites ; les réceptacles, avant la floraison, comme ceux des artichauts et les fleurs extérieures ligulées décoreront les salades de leur belle couleur jaune d’or.

Plantago coronopus  L.

Plantain corne de cerf, Plantago coronopus L.

Nom provençal :
Bano-de-cèrvi,
erbo-de-la-maio

PLANTAGINACEAE

Localisation :
Embouchure du Gapeau, sables salés des sansouires, dunes, zone maritime, pelouses sablonneuses, rocailles littorales puis expansion vers l’intérieur des terres sur coteaux secs, friches, jachères.

Utilisation :
Grâce à ses propriétés antibactériennes et à son mucilage qui lui confère une action adoucissante, le Plantain a des vertus cicatrisantes.
Les feuilles, riches en tanin, sont astringentes ; les graines sont utilisées dans la préparation de collyres.

Comestibilité :
Cultivé au potager dès le XVIe siècle, on redécouvre, aujourd’hui, ses feuilles crues, croquantes et caractéristiques (en forme de corne de cerf), dans des mescluns pleins de goût et de fraîcheur.

Pistacia terebinthus  L.

Pistachier térébinthe, Pistachia terebinthus L.
Pistachier térébinthe, Pistachia terebinthus L.

Nom provençal : Petelin

ANACARDIACEAE

Localisation :
Commun ; préférence sols sur calcaire ; coteaux arides, forêts, garrigues, maquis.

Utilisation :
En incisant l’écorce du Térébinthe, on obtient facilement 300 à 400 grammes par an et par pied de résine (gomme). Cette gomme est utilisée comme masticatoire pour purifier l’haleine.
Les feuilles, en décoction, ainsi que les galles sont employées contre les maux de ventre.
L’huile, retirée des amandes de fruits, sert en frictions externes contre les toux et les refroidissements.

Comestibilité :
Le fruit, de saveur acidulée, est comestible ; on le consomme écrasé avec des dattes ou des figues. L’huile extraite des amandes est alimentaire.

GALLES :
Par suite de la piqûre de pucerons, Aphis pistaciae, Pemphigus corniculatus, se développent sur les feuilles des galles rougeâtres puis noirâtres dites « carobes de Judée », souvent en forme de cornes.

 

 

Pistachier térébinthe, Pistachia terebinthus L.
  • Pistachier térébinthe, Pistachia terebinthus L.
  • Pistachier térébinthe, Pistachia terebinthus - fruits
  • Pistachier térébinthe, Pistachia terebinthus
Galles du Pistachier térébinthe.
  • Pistachier térébinthe, Pistachia terebinthus - galle
  • Pistachier térébinthe, Pistachia terebinthus - galle
  • Pistachier térébinthe, Pistachia terebinthus - galle

Urospermum dalechampii  L. F.W. Schmidt

Urosperme de Daléchamp, Urospermum dalechampii

Nom provençal :
Mourre-de-pouarc,
cicòri-amar

ASTERACEAE

Localisation :
Lieux incultes, friches chaudes, garrigues, maquis.

Comestibilité :
Les jeunes feuilles en rosette sont récoltées comme salade, au printemps : « engraisse-porc »,  « morre de porc ». C’est la salade du cabanon, la salade des garrigues, fort appréciée par certains, beaucoup trop amère pour d’autres.

 

Urosperme de Daléchamp, Urospermum dalechampii

Pinus halepensis  Miller

Pin d'Alep, Pinus halepensis 2

Nom provençal :
Pin blanc 
(Fréjus, Hyères etc.)

PINACEAE

Localisation :
Garrigues particulièrement sur substrat meuble, falaises, terrains saumâtres, très fréquent.

Utilisation :
— Gemmage pour la térébenthine et la colophane ;
— Bois de chauffage ;
— L’écorce était utilisée pour teindre et renforcer les filets de pêche ;
— Une décoction de « bourgeons » calme la toux sèche ;
— Fabrication de la poix pour la marine.

Comestibilité :
Graines et jeunes pousses sont comestibles.

Pin d'Alep, Pinus halepensis 1

Centranthus ruber  L. DC.

VALÉRIANE ROUGE, CENTRANTHE ROUGE ou LILAS D’ESPAGNE‌

Valériane rouge, Centranthus ruber L.
Valériane rouge, Centranthus ruber L.

Nom provençal : Pan-de-couguou

CAPRIFOLIACEAE

Localisation :
Éboulis, falaises, bords des routes, décombres. Très commune.

Utilisation :

Décoction de racine contre les insomnies (sédatif nerveux) ;
Activité spasmolytique.

Comestibilité : 
Feuilles, boutons floraux et inflorescences sont comestibles crus, mais, étant amères, il est préférable de les mélanger avec d’autres plantes.

Valériane rouge, Centranthus ruber L.

 

 

Dans la même famille :

Consultez la vidéo : Valériane officinale

Pariétaire diffuse, Parietaria judaica  L.

Pariétaire diffuse, Parietaria judaica  L.

Nom provençal :
Espargoulo,
cambo-rousseto
(Fréjus),
erbo-de-paret

URTICACEAE

Localisation :
Rochers, vieux murs et décombres, falaises, ripisylves. Très commune.

Utilisation :
Riche en salpêtre, elle a des vertus émollientes et diurétiques remarquables.
Elle était très utilisée en « cure de printemps » pour nettoyer le sang et contre la fièvre.

Comestibilité :
Elle est comestible crue ou cuite et naguère, en Provence, les pousses étaient consommées en salade.

Toxicité :
Le pollen de cette Pariétaire, largement diffusé par le vent, est particulièrement allergisant.

Urtica dioica  L.

ORTIE DIOÏQUE OU GRANDE ORTIE‌

Ortie dioique, Urtica divisa L
Photo : Wikipedia
Ortie dioique, Urtica dioica L.

Nom provençal : Ourtigo

URTICACEAE

Localisation :
Haies, fossés, reposoirs, voisinage des habitations, lisières forestières, alluvions des cours d’eau, ripisylves.

Utilisation :
Le purin d’Ortie est utilisé comme engrais et comme insecticide.
La racine est d’emploi courant en phytothérapie dans le traitement des états inflammatoires des voies urinaires, la prévention et le traitement des lithiases rénales ainsi que le traitement de l’adénome bénin de la prostate.
La poudre de parties aériennes est un reconstituant, un reminéralisant et un antianémique.

Comestibilité :
Les jeunes pousses et les feuilles constituent un des meilleurs légumes sauvages. Habituellement on ne cueille que les quatre feuilles des sommités, avant la floraison.
Les orties crues, finement hachées, ont une agréable saveur de haricot vert. C’est cependant cuites qu’on les consomme le plus souvent, en soupes et dans d’innombrables autres préparations, à la façon des épinards.

Lepidium draba  L.

PAIN  BLANC, PASSERAGE  DRAVE, ou BROCOLI  SAUVAGE

Pain blanc, Lepidium draba L.
Pain blanc, Lepidium draba L.

Nom provençal :
Pan-blanc,
caulet-bastard,
cauletoun

BRASSICACEAE

Localisation :
Originaire d’Orient, il est devenu une de nos plantes les plus communes au bord des chemins, champs, cultures, talus où il forme d’importantes colonies.

Comestibilité :
Les feuilles tendres en rosette, à la saveur piquante, soufrée, se cueillent dès le mois d’octobre et jusqu’au printemps.
En avril et mai, ce sont les boutons floraux qui sont cueillis – ils ressemblent à de petits brocolis – et peuvent être cuisinés comme ces derniers.
Les graines étaient appelées autrefois le « poivre du pauvre ».
En cas de doute sur la plante, déterrez la partie souterraine qui présente souvent un nodule blanc crème de un centimètre de diamètre et confirme que c’est bien du Pain blanc !
Cette réserve disparaît à la floraison.