Archives mensuelles: septembre 2015

Les Chemin du Patrimoine, Décugis, Tome lll

 

Auteur : DÉCUGIS Raoul

Éditeur : Les Chemins du patrimoine, Ollioules,
imprimerie Manugraph, La Seyne-sur-Mer

Tome III
Pages : (recueil de quatre bulletins)
n° 17, L'eau du puits … au canal de Provence
n° 16, Les métiers de la colline au XIXe siècle
n° 19, Les bugadières ou lavandière de Provence
n° 18. Quel avenir pour le Patrimoine de Pays

ISSN : 1631-6878

Les Chemins du Patrimoine

 

Auteur : DÉCUGIS Raoul

Éditeur : Les Chemins du patrimoine, Ollioules,
imprimerie Manugraph, La Seyne-sur-Mer

Tome II

Pages : (recueil de neuf bulletins)

n°  1, (2001), Se geler les alibofi
n°  2, (2001), Randonnée du Patrimoine autour d'Ollioules
n°  6, (2004), Clin d'œil - L'eau à Ollioules
n°  7, (2004), Drailles d'antan
n°  8, (2005), Quelques plantes et arbustes des collines varoises littorales
n°  9, (2006), L'horticulture à Ollioules
n° 12,  (2008), Randonnées découverte du patrimoine en Provence méridionale
n° 13, (2008), Le télégraphe Shappe
n° 14, (2010), La pierre sèche dans tous ses états
n°  ?, (2015), Les bugadières

ISSN : 1631-6878

Décugis 1

 

Auteur : DÉCUGIS Raoul

Éditeur : Les Chemins du patrimoine, Ollioules,
imprimerie Manugraph, La Seyne-sur-Mer

Année : 2011

Tome I
Pages : (recueil de sept bulletins)
n°  3, (2001), Fours à cade - Fours à poix 
n°  4,  (2002), La glace, de la Grèce antique à nos jours
n°  5,  (2003)Les fours à chaux
n° 10, (2007), Les charbonnières
n° 11, (2007), Gypse ou pierre à platre ?
n° 14, (2010), La pierre sèche dans tous ses états
n° 15, (2011), L'eau du puits… au canal de Provence

ISSN : 1631-6878

 

département : Var
commune : Solliès-Pont
appellation : Four à cade des Pousselons
adresse : Quartier les Pousselons
auteur : Paulin OLIVIER (constructeur)
date : 1914
protection : Inscription au titre des monuments historiques : arrêté du 1er oct. 1994
label patrimoine XXe siècle : Circulaire du 1er mars 2001

 

Les fours à cade1

 

Le cade

Le cade arbuste dioïque de quatre à cinq mètres, exceptionnellement de dix à quinze mètres, c'est le Juniperus oxycedrus, plus connu que le Genévrier commun (utilisé en cuisine). Sa longévité est remarquable, multi-centenaire voire millénaire comme à Castelnau-Valence (Gard). Son bois, dur, à grain très fin était autrefois recherché en marqueterie et petite ébénisterie pour son odeur agréable et la beauté de ses cernes. Résistant et imputrescible, il servait à faire des statues à l'époque romaine, des piquets (en Corse).
On en a fait aussi des linteaux de portes et des plaques ou objets anti-insectes et anti-mites à glisser dans les penderies.
C'est « l'engantier » qui produit l'huile de cade.

Genévrier cade, Juniperus oxycedrus arbre

Cade vieux en Provence.

Coupe de Genévrier cade

Coupe horizontale Genévrier oxycèdre
(environ 60 
ans - Ø 10 cm).

Ses baies (comestibles) appréciées des oiseaux, sont vertes la première année puis deviennent marron-rouge et mettent deux, voire trois ans pour atteindre la maturité.

Genévrier cade femelle, Juniperus-oxycedrus
Juniperus oxycedrus — cade femelle.

La récolte du cade

Les arbres étaient coupés à la base, puis la souche déterrée au pic. Les vieux arbres tourmentés étaient les plus appréciés. Ceux dont les bois étaient les plus foncés étaient les cades gras. Toutes les parties du bois à section foncée étaient utilisées pour la pyrogénation (tronc, grosses branches et racines principales).

 

L'huile de cade

C’est un liquide homogène, noirâtre, d’odeur forte, uniquement destiné à l’usage externe. il comporte trois domaines d’application :
— Cosmétologie : les femmes de la campagne provençale l’utilisaient à raison de deux ou trois gouttes dans une bassine d’eau pure pour se rincer les cheveux après lavage au savon de Marseille ;
— Médecine humaine : l’huile de cade entrait dans la composition de pommades et d’onguents destinés au traitement :
— des kératoses du cuir chevelu, du psoriasis, des eczémas, des teignes, de l’acné et de l’impétigo,
— Médecine vétérinaire, on l’utilise dans le traitement :
— de la gale du cheval, des caprins, des ovins, du porc et du chien ;
— des fissures des sabots des équidés ;
— des teignes, eczémas et plaies atones ;
— le piétin des ovins.
Les bergers lui ont trouvé un emploi original par voie digestive contre le météorisme du mouton.
C’est également un parasiticide puissant, et l’huile de cade a un effet répulsif sur les mouches, les taons et les animaux indésirables (blaireau…)
Le charbon de cade constituait un sous-produit recherché pour ses vertus odoriférantes (grillades) et son aptitude à maintenir une haute température dans les foyers (forges).

 

Les fours à cade

Sur les collines et les plateaux, entre la côte toulonnaise et la chaîne de la Sainte-Baume, des petits édifices par dizaines rappellent une activité originale des paysans de la région : l’extraction de l’huile de cade.

Four Paulin des Pousselons 700×525

Le four construit par Paulin Olivier, quartier des Pousselons à Solliès-Pont.

Quand ils n’étaient pas pris par les travaux agricoles, ils arrachaient les souches de genévrier-cade, et en remplissaient les fours, en grande partie construits avec des matériaux trouvés sur place, pour en extraire l’huile utilisée en pharmacie humaine et vétérinaire, en parfumerie et cosmétologie.
Toutes les parties du bois à section foncée étaient utilisées pour la distillation (tronc, grosses branches et racines principales).
Un four était construit en un mois par deux personnes. Les matériaux utilisés étaient en grande partie trouvés sur place.
Quand l'exploitation des arbres aux alentours était finie, le four était partiellement détruit pour en récupérer les briques réfractaires qui servaient l'année suivante. C'est ce qui explique qu'aujourd'hui, on trouve très rarement des fours entiers.
La fabrication de l’huile de cade est presque complètement oubliée, alors qu’elle fut un produit de base de la pharmacopée, et les fours à cade furent très actifs jusqu’aux années 30.

La construction du four

« C'est un secret de famille, il ne faut rien écrire d'autre que quelques dimensions ».
La construction est massive, en grosses pierres sèches, sommairement équarries, mais parfaitement appareillées. Les dimensions sont imposantes :
— trois mètres de large ;
— deux mètres cinquante et plus de haut.
La face frontale présente en son milieu un profond renfoncement : ce couloir mesurait un mètre trente à un mètre cinquante, il conduit à l'orifice de sortie de l'huile dit « la porte » ; ce couloir s'appelait « la voûte ».
 
Four Face
Four Profil R

Le four des Pousselons, dessin relevé en mars 1992, (vue de face)

Le four des Pousselons, dessin relevé en mars 1992, (vue de profil).

Le toit du couloir s'incline vers le fond, tandis que son plancher est excavé de trente à soixante centimètres par rapport au niveau du sol. La largeur de cette voûte est de un mètre vingt environ. La porte au fond est toujours traitée avec soin. Son plancher est fait d'un large moellon réfractaire, carré, de trente-deux à trente-trois centimètres de côté, pour une épaisseur de trois à quatre centimètres, débordant l'assise de quelques centimètres, afin de constituer une lèvre sous laquelle une cornue réceptionnait l'huile fumante.
L'ouverture de la porte, rectangulaire, de vingt-trois à vingt-cinq centimètres de large sur trente de haut était bordée de briquettes. L'ouverture de la porte était perpendiculaire aux vents dominants et les faces latérales constituées par des murs rectilignes. Au centre de la structure, un mur interne délimitait une fosse grossièrement arrondie, qui faisait place au foyer.
La terre recouvrant l'ensemble assurait une parfaite homogénéité.

Coupe 2
Coupe 1
Coupe longitudinale d'un four à cade (coupe de principe d'après le docteur Portes).

Coupe longitudinale d'un four à cade (coupe de principe d'après le docteur Portes).

À la partie inféro-postérieure des faces latérales, s'ouvrait de chaque côté, un large tunnel destiné au tirage et à l'alimentation du foyer. Ce couloir de un mètre de long environ, ouvert par un évent de quarante centimètres de long sur trente-cinq de haut était construit avec minutie. La fosse centrale avait une profondeur de un mètre soixante-dix à deux mètres pour un diamètre entre un mètre et un mètre quarante.

Le four à cade des Pousselons

Situé dans une proprièté privée, il est plutôt bien conservé : hauteur dépassant deux mètres ; largeur de trois mètres, couloir intact. Porte du « cul-de-four » effondrée, le carreau de base a disparu. Les briques sont restées sur place, car Paulin OLIVIER a construit ce four au début de la Grande Guerre, avec l'aide de ses deux fils.
En 1916 l'aîné Victor a été mobilisé. Le cadet, Baptiste était trop jeune pour apporter une aide efficace.
Le four a été abandonné en 1917 (Paulin ne pensant pas reprendre le métier)2

Plan 3

Plan de masse.

Inscription Monuments Historiques

L'inscription sur l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

La famille Olivier

Le grand-père, Jean-Baptiste OLIVIER né en 1820 à Beauvezer (Alpes-de-haute-Provence), berger, a rencontré et épousé Virginie Herrmite, fille d'une des toutes premières familles d'enguantier. Après son mariage, il s"installe à Cuges-les-Pins, où il commence à exploiter le cade avec sa belle-famille.
En 1859 naît son fils Paulin. En 1873, il s'installe au Beausset, où il poursuit la fabrication de l'huile avec son fils.
Paulin appelé sous les drapeaux en 1879, effectue son service militaire de sept ans en Corse puis à Avignon, entre ensuite à l'Arsenal de Toulon. Il se marie avec Thérèse Meynard, repasseuse et sa fille Rose naîtra en 1890.
En 1891, il abandonne son emploi à l'arsenal, pour reprendre la fabrication de l'huile de cade, avec son père à la Cadière et au Castellet. Quand son père cesse de travailler, Paulin s'installe à Bandol où naissent ses deux fils : Victor le 25 juin 1893 et Baptiste le 7 janvier 1900. Il réside ensuite à Solliès-Ville de 1905 à 1929, date de sa mort.
Pendant cette période, il construit les fours de La Tourne et celui de Pourraques à Solliès-Toucas, du col de Tourris au Revest, des Escabriels à Solliès-Ville, puis celui des Pousselons à Solliès-Pont qu'il abandonne en 1916.
Au retour de Victor en 1920, il construit avec ses deux fils, le four ses Selves à Solliès-Ville, puis vers 1925, celui du Gypier à Méounes.
Il meurt le 3 janvier 1929. Ses fils ne poursuivent l'exploitation du cade que jusqu’à la fin de l’année 1929.

Lettre Olivier Paulin

Document provenant des archives d'Ollioules.

NOTES :
1 - En provençal, on parle de « cade » pour le genévrier oxycèdre, le français reprenant souvent, sans qu'on le sache, l'appellation provençale, en tout cas dans l'appellation courante ; oxycèdre étant l'appellation savante.
2 - Ces renseignements émanent de la fille de Paulin, Marcelle Cottin et de la veuve de Victor Olivier.
Documentation : Fours à cade, fours à poix dans la Provence littorale du docteur Laurent Porte aux éditions Les Alpes de lumière.

 

 

Bibliothèque :

 Four à cade des Pousselons, Solliès-Pont 
Fours a cade, fours à poix dans la Provence littorale 2
Consulter la généalogique de Paulin :  Jean-Baptiste Olivier, arbre généalogique

 

  • Marche d'approche
  • La vue du dessus.
  • Sur le coté, un évent bien malade !
  • Les briques réfractaires du  foyer.
  • le commentaire
  • Tous autour du four.
  • Tous autour du four.
  • On écoute…
  • Essai
  • Four VaP

Quelques photos de la visite commentée par Raoul Décugis le 10 décembre 2016.

Photo de presse

La photo de presse.

(Photo R. Long.)

Surveillance d’un réseau piézométrique

Plaines côtières du Var

Auteurs : DUROZOY G. et PIRREDDU H.

Éditeur : BRGM, Marseille
Service géologique régional Provence — Corse

Année : 1974

Pages : 20 fo

 

 

 
Voir la page : Barrage de Hyères-les-Palmiers

20 octobre 2015

Semaine Bleue 2015, affichette

Visite guidée privée

À la demande du CCAS Solliès-Pont

 LA SEMAINE BLEUE

Le 20 octobre 2015

Départ : groupe scolaire Alphonse Daudet à 14 h

 

Le talus rive gauche en amont, rehaussé pour protéger le lotissement des crues du Gapeau.

Semaine Bleue 2015, ancienne mairie 1

Le barrage de Monsieur, le plus ancien barrage de Solliès-Pont, mentionné dans le cartulaire de la chartreuse de Montrieux dès L'an 1216.

Le barrage de Seyrol, le canal qu’elle alimente ne servait qu’à la tannerie/mégisserie de M. Boyer.

Le canal de l’Enclos, canal principal pour alimenter tous les moulins et les six associations syndicales d’arrosants.

Les berges du Gapeau

Le canal couvert, recalibré en 1962 et couvert en 1980-1981 par sécurité pour les résidents du lotissement.

La prise du canal d’arrosage des Terrins, soixante-cinq hectares de terres arrosables en 1843.

Le pont des Oiseaux, construit en 1981 pour desservir le lotissement de l’Enclos.

La conduite forcée du canal de Carcès, qui alimente Toulon pour neuf millions de mètres cubes grâce au barrage de Carcès construit entre 1934 et 1939, d’une capacité de huit millions de mètres cubes d'eau, pour une superficie de plus de cent hectares avec huit kilomètres de rive.

La prise du canal du Château, trente-neuf hectares de terres arrosables.

Le silo à blé, dépendance de l’ancien moulin à farine.

Le château de la Gallerie, construit avant 1534, par la famille de Forbin après l’abandon du château féodal de Solliès-Ville. Il reçoit la visite de Charles IX. Les douves du château primitif ont servi de vivier à ce château détruit lors de la crue du fleuve du 8 septembre 1651.

L’église Saint-Jean-Baptiste, située sur la rive gauche du Gapeau, la première église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, en remplacement de l'église Saint-Victor devenue trop petite, fut construite entre 1661 et 1668. En 1707 la voûte s'effondra, et en 1708 l'église s'écroula. Partiellement réédifiée en 1710, elle tomba en ruines en 1717. En 1724 le projet de reconstruction de l'architecte Joseph Pomet fut adopté. En 1726 c'est le début de la réédification par Joseph Giraudy et fils, maître maçon, mais en 1729 ils abandonnèrent le chantier. Pierre Sénès architecte de Toulon reprit aussitôt les travaux jusqu'à sa mort en 1730; il fut remplacé par son frère Charles jusqu'à l'achèvement de l'église en 1734. Elle est bénie le 23 décembre 1734

La tour de l’horloge, construction de la tour de l'horloge sur la place en 1809. La cloche comporte le texte suivant :
« PLACÉ LE 13 AOUST 1809 MR FIES MAIRE DE LA COMMUNE DE SOLLIÈS »

Poids : 430 kg, diamètre : 0,95 mètre, note : Sol.

La fontaine Saint-Jean-Baptiste, construite en 1865-1866, pour remplacer l’ancienne datant de 1660.

Les Carcés, ou la division des eaux. Avant de se jeter dans le Gapeau que les eaux se divisent en deux parties. La première partie alimente le canal qui avait été primitivement construit pour actionner le moulin à Nerte ou à tan (1552) et ensuite cette partie des eaux retourne dans le fleuve pour alimenter les barrages en aval (les Sauvans, les Mauniers, les Daix, la Castille) ; avant 1553, cette eau était destinée à alimenter seulement les moulins à blé et à huile appartenant au seigneur de Solliès et à l’arrosage de ses terres, la Garréjade et les Fonts des Fabres. La deuxième partie alimente le canal qui avait été primitivement construit pour actionner le moulin de la commanderie de Beaulieu (aujourd’hui canal du Sarraire, de la Tour et Cadouire).

Semaine Bleue 2015, ancienne mairie

Façade de l'ancienne mairie ou halle aux grains.

La halle aux grains
Les biens de la communauté furent affermés en 1638 pour 2 700 livres. Palamède Albert fut le premier fermier connu, le renouvellement du fermage est annuel.
Le 26 mai 1676, projet de construction au bourg du Pont d’une halle pour le mesurage des grains. Le corps du bourg du Pont composé des syndics et des principaux habitants s’assemblèrent devant le juge de Solliès ou son lieutenant : le baille, dans cette halle. En 1707, l’assemblée du corps du bourg du Pont, dans la maison de la halle, nomma quatre syndics : Étienne Portanier, André Silassy-Mazan, Joseph Jean et Claude Guibaud.
Le 15 juillet 1714, on délibéra de faire une salle pour servir de maison commune sur le Piquet et moulin à huile du Bourg du Pont et l’on reconnut que la muraille de derrière sur le béal était en très mauvais état et on la fit de neuf. On délibéra de faire un second étage sur le Piquet. Dès 1717, ce bâtiment fut nommé : hôtel de ville du bourg du Pont. Le 1er août 1723, un piquet de ½ denier par livre de farine que les habitants du bourg du Pont consommeront à l’avenir.

Pellegrin-Selmy, sculpteur sur pierre et doreur, de Toulon : exécuta la sculpture des armoiries de la commune en 1741 « sur la pierre placée au-dessus de la porte de la maison de ville » : 10 livres.
Le 3 mai 1789 : le conseil unanimement délibéra de réduire le droit de piquet à deux deniers par livre (poids) et d’imposer une taille de quarante-cinq livres par livre cadastrale (Conseil général de la communauté de Solliès).
Le 16 août 1789, le piquet fût totalement supprimé, et de laisser néanmoins le commis de bureau.
Le 31 octobre 1817, dans l’état des biens immeubles formant le domaine de la commune de Solliès-Pont il fut fait mention de la prison et de l'Hôtel de Ville dont la porte fut remplacée en 1856. Le bâtiment fut désaffecté en 1962, et transformé en bibliothèque municipale en février 1983 (7 000 ouvrages).

Semaine Bleue 2015, bibliothèque

Le moulin à huile à la bibliothèque pour enfants.

Rue Pierre Brossolette
Pierre Brossolette (1903-1944), professeur d'histoire et journaliste socialiste, rentra dans la Résistance, conseiller politique du général de Gaulle (1942), arrêté en mission, il se jeta d'un 5e étage pour éviter de parler sous la torture. Cette rue en 1758 se nommait : rue de la Miséricorde. Il existait un établissement de charité connu sous le nom de l’œuvre de la Miséricorde, qui accueillait les pauvres et les malades. En 1642, l'évêque de Toulon en visite à Solliès ordonna la fermeture de l'œuvre de la Miséricorde au profit de l'hospice Saint-Roch de Solliès-Ville. En 1914, elle se nommait rue du Général Gardanne.

Semaine Bleue 2015, rue-Pierre-Brossolette

Devant la maison natale du général d’Empire Gaspard Amédée Gardanne.

Semaine Bleue 2015, plaque Gardanne

Détail de la plaque commémorative.

Place du Général Gardanne
Gaspard, Amédée Gardanne (1758-1807), général d'Empire, lieutenant des canonniers garde-côtes (1780), rentre dans les Gardes du Corps du Roy (1780-1784), fermier de la Grande Bastide (1784-1789), aide-major de la garde nationale à Solliès-Pont puis commandant du 1er bataillon des volontaires du Var (1791), bataille de l'Authion (1792-1793), siège de Toulon (1793), Arcole (1796), Pérouse, Alexandrie (1799), Vendée (1800), Marengo (1800), Lunéville (1801), Vérone et Caldiéro (1805), siège de Gaëte (1806), Dantzig (1806), mourut de maladie à Breslau le 14 août 1807.
Appelée en 1815 place de la Miséricorde elle devint plus tard place Général Gardanne.

L’impasse des Lices

Semaine Bleue 2015, impasse des lices

Arrivée du canal de l’Enclos et répartition entre le canal des Lices et le canal de la Miséricorde.

Le parc du Château est la propriété des Forbin-Solliès, il fut pillé et incendié en 1792. Les comtes de Saporta le restaurent en 1880 et il devient propriété communale en 1998. Sur la façade ouest, au-dessus du portail d’entrée de la cour du château, le blason des Saporta : D’azur à la porte d’or au chef de gueules chargé d’un lion d’or passant, Les serres ou jardin d’hiver.

Le corps principal du château cantonné de deux tours rondes à l’est et de deux tours carrées à l’ouest. La façade du corps principal et des quatre tours sont plaquées de briques pleines en 1880 et l’ensemble des toitures est recouvert d’ardoise.

Le lac et le parc arboré d’essences plantées au XIXe siècle : des ormes, des bouleaux, des chênes verts, des pins d’Alep, des micocouliers, des cyprès de Provence, des frênes, des cyprès chauve de Louisiane, des séquoias… Ainsi que la palmeraie et ses nombreuses espèces : palmier à chanvre, cocotier du Chili, palmier nain, cycas ou sagoutier, dattier des Canaries, Washingtonia filifera, Brahea edulis…
Le lac du château creusé dans le grès est alimenté par un canal d’amenée pris sur le canal de l’Enclos.

Arrivée à la salle des fêtes entre 16 h 30 et 17 h.

Semaine Bleue-2015, photo de groupe

18, 19, 20 septembre 2015

Visite guidée, four à cade 2015

‒ Visite commentée du four à cade des Pousselons…

animée par Raoul Décugis (association les Chemins du Patrimoine)

‒ et présentation  du matériel pour l'obtention d'huile de cade
« à la marmite »

vendredi 18 septembre à 10 h :
Départ du centre-ville,
Gratuit, sur inscription au : 06 15 94 56 26

‒ Exposition photos :
« Patrimoine du Gapeau »

le 18 septembre de 15 h à 17 h
les 20 et 21 septembre de 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h,
le Château,
salle Léon Vérane
Entré libre

 

 

Expo Mairie
Four Paulin des Pousselons 700×525
Four à cade, Solliès-Pont

Exposition à la mairie.

Four à cade.

Visite commentée.

 
 

Consulter la page : Le four à cade des Pousselons