Archives mensuelles: mars 2014

 

 

         Le barrage de Monsieur

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En fonction des différents propriétaires fonciers, ce barrage ou resclause — ancienne dénomination provençale de barrage – a été successivement dénommé : « de l’Évesque ; de la Vaquière ; des Martins ; des moulins de Monsieur ».

Il alimente, sur la rive gauche, depuis le XIIIe siècle, le canal de l’Enclos et achemine les eaux vers tous les moulins de la ville.

Barrage des Messieurs

En outre, il permet l’irrigation – à la sortie du moulin des Chevilles, par le canal de la Miséricorde vers les Carcès, le canal de Sarraire et le canal des Lices vers les Fillols, les Trois-Pierres et les Laugiers – de quatre cent dix hectares de terres agricoles.

 

 

      Le hameau des Sénès
et la chapelle Saint-Jacques
et Saint-Philippe

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Sénès, c’était le nom d’un ancien évêché des Basses-Alpes. En 1566 on dénombre cinquante-six chefs de famille portant ce patronyme, dont quatre femmes, mais en 1432 seuls trois chefs de famille sont présents à la réunion communautaire.
La chapelle rurale Saint-Jacques et Saint-Philippe, à nef unique et deux travées, à voûtes d'arêtes avec arcs-doubleaux et une abside plate, mesure quatre mètres soixante de large et douze de long. L'entrée est une porte cintrée et le carrelage est constitué de carreaux pans carrés en terre cuite.
Lors de la fondation en 1668, les habitants du hameau promettent au nom de « l'amour de Notre-Dame, de saint Jacques et de saint Philippe » selon leurs moyens, des sommes allant de quatre à vingt-deux livres.

Les habitants réunis en assemblée en 1697 en exécution de l'ordonnance synodale du 21 avril 1691 fondent l'œuvre de la Miséricorde, administrée par deux hommes dénommés « prieurs de la miséricorde », et deux femmes dénommées « prieuresses – ou dames de la charité ». Ils sont élus pour deux ans, leurs mandats sont renouvelés par moitié tous les ans, un troisième prieur est élu en 1750 comme prieur de Saint-Siriès ou Saint-Cyr (2 mai), desservant de l'autel éponyme.

Sénès et chapelle
Chapelle Saint-Jacques des Sénès, l'autel.

La Chapelle Saint-Jacques et Saint-Philippe.

De nombreuses inhumations ont lieu dans le caveau de la chapelle (situé en rentrant à droite) depuis 1675 jusqu'en 1705. Un droit de douze sols pesait sur chaque enterrement pour la chapelle. (BMS, archives Solliès-Pont.)
Un four banal, attenant à la chapelle, est vendu en 1795 par le recteur de la chapelle pour cent cinquante livres en assignats. Dès 1813 et jusqu'en 1911 ce four est loué par fermage.

Également : portes du XVIIe siècle, un puits communal et en sortant de la place avant le porche, une marque de Compagnon maçon.

 

 

         Le moulin des Sénès

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Le cadastre d’avril 1813 dénombre six moulins dans le bourg ou les faubourgs, dont deux à une meule et quatre à deux meules, que l’eau fait mouvoir avec plus ou moins de force.
Il en existe un septième au hameau des Sénès.
Il n’a qu’une meule que des mulets font tourner et son produit en est bien différent par les frais qu’il entraîne.

Ce qui fait la différence dans les évaluations, c’est d’abord le nombre de meules, ensuite la chute d’eau plus ou moins forte, l’abondance et la quantité d’heures de ces eaux ou enfin la qualité de l’engin.

Moulin des Sénès

Vestiges du moulin conservés dans la salle de réunion de la Communauté de communes de la vallée du Gapeau.

Il faut savoir que le détritage se fait avec beaucoup d’économie et de soins, d’autant plus que contrairement à l’usage de beaucoup d’autres communes, celui qui porte les olives au moulin choisit ses hommes pour surveiller ses intérêts et faire de la bonne besogne.

Le moulin à huile comprend :
une meule verticale tournante dans une auge circulaire ou dormante. (Sans chute d’eau suffisante, elle était actionnée par des mulets, d’où son nom de moulin à sang) ;
une ou plusieurs presses ou chapelles – construites en pierres taillées – surmontées d’un mur de force ;
de nombreux couffins en sparterie appelés des scourtins ;
plusieurs bassins de décantation montés en cascade.

L’eau et l’huile par différence de densité se séparent, l’huile est récupérée en surface par le maître moulinier et mise en jarre où elle continue une décantation naturelle. Et finalement le produit est filtré pour obtenir une huile vierge extraite à froid.

Aux sorties des bassins de décantation, les eaux grasses se jettent dans les enfers. Cette huile provenant des enfers avait des usages industriels (savonneries) et domestiques (huile lampante.)

On dénombre en 1850, onze moulins dont un à recense.
 

 

 
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Le pont de Pey

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Monsieur Victor Pey fait construire en 1860 un pont au quartier des Sénès sur ses terres pour ses besoins industriels (fabrique de chaux).

La construction, sur le territoire de la commune de Solliès-Toucas, d’un poste de transformation EDF de 63/20 kV, impose la reconstruction du pont pour obtenir une largeur de six mètres utiles.

D’une charge de trente-quatre tonnes, le nouveau pont à quatre mètres de haut et un tablier droit en béton armé.

Ce projet en date de mars 1989 et autorisé par arrêté préfectoral du 4 novembre 1990, est fini en octobre 1991.

Pont de Pey. Solliès

 

 

         Le barrage des Piquets

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Le 4 septembre 1712, il est rapporté : « Le torrent de la rivière avait emporté l’ancienne écluze et le canal ». Les arrosants de l’écluse dite « de l’Évesque » votent une imposition d’environ mille cinq cents livres pour payer les dettes du quartier « et préférablement ceux dans les fonds desquels le nouveau canal passe dans leurs terres ».

Barrage des Piquets

Le barrage était construit en piquets et fascines. Pour mettre fin aux disputes et aux violences on proposa aux syndicats intéressés de faire mesurer par experts le volume d’eau qui devait normalement passer à travers le barrage en fascines et, la constatation faite, construire un barrage en maçonnerie disposé de façon à donner à chaque partie la quantité d’eau qui devait lui revenir.

 Ces propositions ayant été acceptées, des experts constatèrent que les quatre cinquièmes de l’eau retenue par le barrage filtraient à travers la digue : un cinquième seulement entrait dans le canal de la Ferrage. Les arrosants inférieurs consentirent à porter aux vingt-deux centièmes la part à attribuer au syndicat de la Ferrage. Un arrêté du préfet du Var, du 11 décembre 1879, consacra cet accord.

Actuellement, cet accord est toujours en vigueur

 

 

         Le canal de la Ferrage

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Le canal de la Ferrage prend son origine au barrage des Piquets qui était à l’origine en pieux et fascines* puis reconstruit en pierre en 1886 grâce à l’autorisation préfectorale, avec réserve de laisser passer les quatre cinquièmes de l’eau qui coule dans le fleuve.

Le canal de la Ferrage arrose tout le quartier de la Ferrage jusqu'au Pont Neuf sur la rive droite du Gapeau.

La surface des terres arrosables du canal de la Ferrage en 1843 est de quarante et un hectares et vingt ares.

L'Enclos, extrait du cadastre de Solliès-Pont.

Extrait du plan cadastral de Solliès-Pont du 31 juillet 1849.
(Archives départementales 83130.)

*Pieux et fascines ; du latin fascis, faisceaux, bottes, (utilisés par A. Bosc dans son rapport sur les cours d'eau en 1845) : pieux et fagots en français.

 

 

         Le hameau des Aiguiers et le
canal des Raynauds et des Aiguiers

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Un aiguier est une citerne creusée dans la roche, couverte d’une voûte et dotée d’un système de récupération d’eau. Ici, c’est le patronyme des premiers habitants du hameau (en 1566, il existe quatorze chefs de famille, dont six femmes et en 1432 dans une assemblée communautaire, quatre chefs de famille.)

La croix en bois de 1787, refaite en 1983, indique le long du chemin du Picarlet la limite entre Solliès-Pont et Solliès-Ville qui partage le territoire de Solliès le 19 germinal an VII.

La Saint-Pierre était la fête votive du quartier au début du XXe siècle avec manège et bal.

La surface des terres arrosables du canal en 2011 est de treize hectares, soixante-dix-neuf ares et cinquante centiares.

Solliès-Pont, quartiers Aiguiers et Raynauds.
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