Campanula rapunculus L.
Nom provençal :
- Rapóunchou ;
- Rapounchoun
Famille : CAMPANULACEAE
Localisation :
Fréquente au bord des chemins, dans les prés et les bois. Elle apprécie particulièrement les sols calcaires jusqu’à mille mètres d’altitude.
Comestibilité :
Autrefois cultivée et appréciée comme un mets délicat, la Campanule raiponce, à la saveur douce et légèrement sucrée, se consomme en salade ; feuilles et racines sont apéritives, rafraîchissantes et peuvent être dégustées crues à la croque-au-sel comme les radis. On peut également les savourer cuites.
Bien entendu, il est recommandé de ne pas dévaster l’espèce (la récolte des racines détruit la plante à chaque prélèvement) et donc de récolter avec modération !
Crédit photo : Dr Yvan Avramov.
Linum narbonense L.
Nom provençal :
- Lin-sóuvage
Famille : LINACEAE
Localisation :
Calcicole, garrigues ouvertes, sous-bois clairs, pelouses sur marnes ou dolomies.
Utilisation :
Ce lin, aux grandes fleurs décoratives d’un bleu intense, enchante les promeneurs et a souvent été cultivé pour embellir nos jardins.
Il ne faut pas le confondre avec le Lin très usité, Linum usitatissimum L., cultivé pour ses fibres textiles. Au VIe siècle avant notre ère, il faisait partie de l’alimentation (graines riches en huile) et fut cité comme remède contre la toux, au Ve siècle avant notre ère, par Théophraste dans l'Histoire des plantes.
L’eau de Lin était très en vogue, au XVIIe siècle, et Madame de Sévigné en buvait pour se bien porter.
Linum campanulatum L.
Nom provençal :
- Lin
Famille : LINACEAE
Localisation :
Calcicole, garrigues ouvertes, coteaux rocheux, pelouses sur marnes ou dolomies.
Utilisation :
Le Lin campanulé se distingue des autres Lins (neuf espèces dans le Var), car ses feuilles sont atypiques, spatulées et groupées en rosettes.
Ses grandes fleurs jaune d’or, veiné d’orangé à la base sont caractéristiques.
Ce magnifique Lin a souvent été cultivé comme plante ornementale.
Helichrysum stoechas (L.) Moench
Nom provençal :
- Saméto ;
- Herbo dé San-Jan.
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Assez commune, garrigues, coteaux secs, bords des pistes sablonneuses, rocailles, pelouses littorales sèches, sables dolomitiques…
Utilisation :
Utilisée en parfumerie.
Cultivée comme plante ornementale.
Cet arbrisseau peut couvrir les dunes de beaux coussins jaunes grâce à ses nombreuses petites fleurs que l’on conserve en bouquets secs presque aussi longtemps que son nom le laisse supposer.
Comestibilité :
L’infusion de fleurs sert à parfumer certaines sauces (goût de curry).
Lithospermum purpurocaeruleum L.
Nom provençal :
- Erbo-dei-perlo ;
- Erbo-de-la-pisseto.
Famille : BORAGINACEAE
Localisation :
Chênaies pubescentes, chênaies vertes en ubac, bois, lieux frais et ombragés. Bois de la Sainte-Baume, Méounes (Montrieux), etc.
Utilisation :
Après la chute des feuilles du Grémil bleu, seuls subsistent ses petits fruits très durs, brillants et d’un blanc ivoire :
Lithospermum signifie graine de pierre. Rien d’étonnant à ce que ces petits fruits aient été utilisés pour détruire les calculs rénaux, en application de la célèbre « théorie des signatures ».
Le Grémil bleu ainsi qu’une espèce voisine, le Grémil officinal, Lithospermum officinale L., aux fleurs blanc crème, sont surnommés Herbe aux perles.
Comestibilité
Avec les sommités fleuries, on prépare le « thé d’Europe », une boisson rafraîchissante.
Ses grandes fleurs pourpres
deviennent par la suite bleues
d’où son nom latin d’espèce.
Geum urbanum L.
Nom provençal :
- Erbo-de-sant-Benòni
Famille : ROSACEAE
Localisation :
Fréquente dans les bois et les endroits ombragés jusqu’à 1300 mètres d’altitude.
Utilisation :
La Benoîte jouit d’une grande renommée depuis l’Antiquité.
Riche en tanin, elle est astringente et tonique ; c’est un excellent fébrifuge qui a remplacé, parfois, le quinquina.
Le vin de Benoîte fortifie l’estomac (50 grammes de racine sèche par litre, à faire macérer trois jours).
La racine doit son parfum à une huile essentielle contenant de l’eugénol qui est le constituant principal de l’essence de girofle, distillée du bouton floral d’Eugenia caryophyllata.
Elle a longtemps servi à colorer la laine en lui donnant une belle teinte mordorée.
Comestibilité :
Les racines, cueillies à l’automne, ont une saveur légèrement piquante et un parfum de clou de girofle.
L’infusion des racines agrémente les compotes, les crèmes au chocolat, les fruits au sirop… Les racines fraîches parfument les sauces, les bouillons, les liqueurs, le vin, la bière.
Chamaemelum fuscatum (Brot) Vasc.
CAMOMILLE PRÉCOCE OU ANTHÉMIS PRÉCOCE
Nom provençal :
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Vignobles inondables, pelouses dénudées humides.
Comestibilité :
En Sicile, les jeunes feuilles sont bouillies puis servies avec de l’huile d’olive et du citron.
Cette plante n’est connue que dans le Var où elle peut être très abondante dans les vignobles.
Teucrium marum L.
LAMIACEAE
Localisation :
Cette espèce très rare ne se trouve que dans les maquis bas des îles de Port-Cros et du Levant sur sols acides et pierreux.
Plante buissonnante, dressée, rappelant le Thym vulgaire, mais aux inflorescences longues et lâches.
Sa forte odeur camphrée, qui rappelle un peu celle de l’éther, attire irrésistiblement les chats mâles qui se vautrent sur les tiges feuillées ou fleuries, en proie à une sorte d’ivresse !
Utilisation :
La plante renferme du « camphre de Marum » et une huile essentielle spéciale ou « essence de Marum ».
Les feuilles et les sommités fleuries sont stimulantes, toniques, aromatiques et anti-spasmodiques.
Les fleurs sont visitées par les abeilles.
Cultivée comme plante ornementale.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Si vous ne pouvez assister à la présentation de l’ouvrage vous pouvez vous le procurer au prix de 15 €.
Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Courriel : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Téléphone : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Souhaite : nombre d’exemplaire : . . . . . X 15 € = . . . . . € (Sera livré aux habitants proches de Solliès-Ville.)
À envoyer : rajouter la somme de : 5 € (frais d’envoi)
Chèque au nom de : J.-P. Broussais à envoyer à :
J.-P. Broussais 135, route des Combes — 83210 — SOLLIÈS-VILLE
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Auteur : AGULHON Maurice
Éditeur : Librairie Arthème Fayard
Ville : Paris
Année : 1984
Pages : 454 p.
ISBN : 2213014337
Genre Rubus
Nom provençal :
- Róumi
(Fréjus, Garde-Freinet, La Môle…)
- Rouis
(Le Muy, Les Mayons, Seillans…)
Famille : ROSACEAE
Localisation :
Communes, les Ronces sont répandues dans notre région aux bords des chemins, des pistes, dans les collines, les haies, les sous-bois.
Utilisation :
L’herboristerie utilise principalement les feuilles : leur infusion est astringente, recommandée contre les diarrhées et les leucorrhées.
L’infusion de bourgeons est utilisée, en gargarismes, contre les maux de gorge et les angines. Plusieurs espèces de Ronces servaient à cet emploi.
Comestibilité :
Les mûres font partie des fruits sauvages les plus ramassés et sont astringentes et dépuratives. Elles sont riches en vitamines PP, A, en fer, en pectine.
Elles sont consommées crues, en tartes, confitures, gelées ou mises à fermenter pour obtenir un vin agréable.
Consulter l'ouvrage : Balades dans les forts
Dans la même collection : Balades dans les forts de l'agglomération
Chamaemelum fuscatum (Brot) Vasc
Nom provençal :
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Vignobles inondables, pelouses dénudées humides.
Comestibilité :
En Sicile, les jeunes feuilles sont bouillies puis servies avec de l’huile d’olive et du citron.
Cette plante n’est connue que
dans le Var où elle peut être
très abondante dans les vignobles.
Un édifice d'exception
Plan de situation.
Déjà au Moyen Âge la construction d’une église, même modeste, faisait l’objet d’une attention toute particulière et était appréhendée par des professionnels qualifiés et réputés ; car la technique constructive romane était employée, plus avec des pratiques judicieuses d’usage régional, qu’avec des approches théoriques de construction.
Par ailleurs, les ordres religieux, grands constructeurs de l’époque profitaient des nouvelles influences techniques constructives et stylistiques du moment pour actualiser leurs bâtiments monacaux dont l’église était la partie la plus élaborée et visible par tous.
C’est ainsi que notre église de Solliès-Ville telle que nous la voyons actuellement a été construite par l’ordre des Dominicains avec les singularités et les spécificités remarquables suivantes :
I/ ÉGLISE À DEUX NEFS
L’édifice se compose de deux nefs parallèles d’égale largeur comprenant trois travées chacune, dont l’ensemble s’inscrit dans deux carrés égaux.
Ces deux nefs sont couvertes en voûtement quadripartite dit « voûte de cloître » supporté chacun par deux arcs diagonaux plein cintre, dont la hauteur des clefs de voûte correspond à la même dimension que l’un des deux carrés qui contient la nef.
La longueur de la nef est exactement le double de la hauteur. Autrement dit :
l'église est aussi large que haute !
— b des arcs diagonaux plein cintre disposés en voûte de cloître sur chacune des trois travées ;
— c des arcs brisés doubleaux séparant les deux nefs parallèles.
— b la faculté pour l’arc brisé de moins pousser sur les appuis.
En effet, cette voûte de cloître, surprend dans cet édifice roman, où la voûte en berceau plein cintre couvrait les nefs, à la place des plafonds en charpente bois trop vulnérable aux incendies !
Mais il est troublant de constater que les appuis des arcatures diagonales des trois voûtes de cloître reposent sur des corbeaux en forme de culots enchâssés en discontinuité avec les redans des piliers porteurs. Il semble bien que cette technique de la voûte de cloître inventée au milieu du XIIe siècle en Île-de-France fût importée au cours de la construction du couvert de l’église Saint-Michel, d’où le recours aux corbeaux à demi encastrés qui ont été greffés sur les colonnes. En effet, cette technique de croisée d’ogives est bien celle apportée par le gothique naissant dans le nord de la France.
II/ TRACÉS RÉGULATEURS
La configuration de l’édifice n'est pas due au hasard, bien au contraire, elle résulte des fameux tracés régulateurs du Timée de Platon qui met en exergue le nombre d’or ou la « divine proportion » soit : 1,618 (rapport conceptuel divin par excellence).
En plus des piliers, les éléments architecturaux de l’église, tels que les oculi, les baies verticales, le portail et les nefs, sont calés sur un module commun, la « canne » (soit 1,98 m, dimension de référence commune) qui correspond au diamètre des piliers.
Comme on la déjà dit précédemment, cette modulation se vérifie dans les trois dimensions, en plan, en coupe, et en élévation !
Le module est une grandeur quelconque
choisie pour servir de base aux mesures de la distribution d’un bâtiment
| DIMENSIONS DE L'ÉGLISE : | EN MÈTRE | EN MESURE ANCIENNE |
| Longueur de nef : | 22,76 m | 13 modules 1/2 ou 13 cannes 1/2 |
| Largeur de l’église : | 11,38 m | 1/2 longueur de l’église |
| Hauteur de la nef : | 11,80 m | 7 modules ou 7 cannes |
| Largeur de pilier : | 1,68 m | 1 module ou 1 canne |
| Oculus et cintre des baies : | 0,84 m | 1/2 module ou 1/2 canne |
| Grand oculus sud : | 2,10 m | 1 module 1/4 ou 1 canne 1/4 |
| Distance latérale entre piliers : | 4,42 m | 2 modules 1/2 |
| Distance longitudinale entre piliers : | 5,90 m | 3 modules 1/2 |
En cette fin du XIIe siècle, on sait que l’influence gothique parvint tardivement en Provence, mais pourquoi avoir réalisé une église à deux nefs égales, disposition rarissime en France, puisqu’il n’existe que trois autres églises semblables en France ?
(L'église des Jacobins de Toulouse [1230-1335], d’Agen [1249], et de Paris [1221, détruite en 1849], et aussi la chapelle Sainte-Philomène à Puget-Ville du Var [1060, encore existante]).
Plan du couvent des Jacobins de la rue Saint-Jacques à Paris, église à deux nefs.
(Bâtiments démolis en 1849.)
La raison de cette disposition parallèle des deux nefs semble simplement destinée à faciliter la pratique alternée de deux offices différents sans empiéter sur l’autre, à savoir la liturgique des laïques et celle des frères prêcheurs dominicains appelés aussi jacobins) fortement ancrés à Solliès-Ville à cette époque.
En pratique, une simple séparation médiane en panneaux de bois fixés entre les piliers était installée pour isoler chaque nef. Deux niches murales dites « sacrères », fermées par deux volets en bois, subsistent toujours à l’extrémité est de chaque nef, pour ranger les objets liturgiques des différents offices à côté de chacun des deux autels.
De plus, un accès différencié facilitait l’indépendance des deux nefs qui sont toujours visibles à l’extrémité ouest de l’église.
Coupe transversale.
Deux nefs égales à trois travées en croisée d’ogives.
Dessin 3D Ch. Torcheux.
III/ LA COUVERTURE PROTECTRICE
Le voûtement intérieur de la nef a remplacé les charpentes en bois apparentes vulnérables aux incendies.
Ici à Solliès-Ville, l’église se trouvait être implantée dans l’enceinte fortifiée du château des Forbins, trop proche des fortifications pour ne pas craindre les assauts des jets d’objets enflammés projetés par les assaillants (nombreux à cette époque)
Une protection de la toiture contre l’incendie s’imposait.
C’est pourquoi, la charpente en bois traditionnelle de la toiture fut remplacée par un voûtement reposant sur les « reins des croisées d’ogives » qui recevait uniquement le littelage des tuiles « canal », moins vulnérable au feu que la forêt de chevrons et pannes des charpentes habituelles.
Cette disposition technique particulière est exceptionnellement mise en œuvre parce qu’elle oblige à renforcer les structures d’appui des voûtements de la Nef qui se trouvent alourdis. Or on constate ici, que quelque soit le voûtement retenu : le berceau plein cintre ou la croisée d’ogives, les pilastres et piliers ont été construits avec une configuration résistante et massive en forme de croix. Comparé aux colonnes cylindriques graciles de l’église de Toulouse érigée à la même époque.
IV/ LA FACTURE DU GROS ŒUVRE
Le caractère apparent de l’édifice tient essentiellement de la remarquable facture des pierres de taille et de l’économie des modénatures décoratives de tout l’édifice tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Construite avec des murs d’assises régulières avec boutisses en pavement de calcaire blond et gris hourdés d’un fin lit de mortier, son aspect paraît même un peu austère, mais non hostile.
Seuls les quelques hautes fenêtres cintrées, des oculi insérés dans des tableaux biseautés et un grand portail avec triples voussures décorent l’édifice.
À l’intérieur ce sont les deux gros piliers cruciformes et les six croisées d’ogives qui attirent le regard.
Le pignon est percé de deux hautes baies et de deux oculi.
L’appareillage des pierres du soubassement est le vestige
d’une construction antérieure à la construction de l’église.
Façade sud percée de deux hautes baies, un oculus et un grand portail voussuré. L’appareillage des pierres situé au-dessus du portail est dû à une restauration récente.
Travée sud de l’église avec deux croisées d’ogives visibles.
V/ SAINT LOUIS
Le dernier point remarquable concernant cet édifice est historique ; celui du passage du monarque Louis IX dit Saint Louis sur le site de l’église Saint-Michel, au retour de la 6e croisade en juillet 1254.
ÉTUDE PATRIMONIALE
de Marie-Georges TOMASINI,
Formation universitaire en patrimoine PACA
et
Christian TORCHEUX,
architecte honoraire.
GIMPEL Jean, Les bâtisseurs de cathédrales, Seuil, Paris, 1958, collection Microcosme, 1966 ;
MAUREL Paul, Le vieux solliès et ses monuments religieux, Imp. Nouvelle, Toulon, 1959 ;
Papaver rhoeas L.
PAVOT ROUGE OU COQUELICOT
Nom provençal :
- Ruello ;
- Rouvello (Bagnols-en-Forêt) ;
- Gau-galin.
Famille : PAPAVERACEAE
Localisation :
Très commun.
Utilisation :
Les pétales sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antispasmodique, hypnotique, pectorale et sédative.
Comestibilité :
Les jeunes feuilles avant floraison sont excellentes, crues en salades ou cuites de diverses manières (gratins, omelettes, soupes…).
Les fleurs sont aussi comestibles et servent à préparer des sirops.
Papaver rhoeas L.
Nom provençal :
- Ruello ;
- Rouvello (Bagnols-en-Forêt) ;
- Galin.
Famille : PAPAVERACEAE
Localisation :
Très commun.
Utilisation :
Les pétales sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antispasmodiques, hypnotiques, pectorales et sédatives.
Comestibilité :
Les jeunes feuilles avant floraison sont excellentes, crues en salades ou cuites de diverses manières (gratins, omelettes, soupes…).
Les fleurs sont aussi comestibles et servent à préparer des sirops.
Quercus coccifera L.
Nom provençal :
- Avaus ;
- garrus.
Famille : FAGACEAE
Localisation :
garrigues, forêts claires.
Utilisation :
Une cochenille (insecte parasite) récoltée sur l’arbre donne un colorant rouge (l’écarlate), autrefois utilisé et réputé pour la teinturerie, l’alimentation et la médecine.
Comestibilité :
Les glands de nombreuses espèces de chênes ont été consommés par l’homme depuis la nuit des temps. Parfois ils sont doux et peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mais bien souvent, ils sont amers à cause de la grande proportion de tanin qu’ils renferment et qui, ingérée en grande quantité, peut provoquer des troubles digestifs.
Heureusement, le tanin est soluble dans l’eau et peut être éliminé. Il suffit de hacher finement les glands, ou de les écraser, et de les faire bouillir à plusieurs eaux jusqu’à disparition de l’amertume, puis de les manger sous forme de bouillie salée ou sucrée.
Anemone hepatica L.
Nom provençal :
- Erbo-dóu-fege
Famille : RANUNCULACEAE
Localisation :
Sols sur calcaire ou argile, avec humus. Bois caducifoliés, particulièrement chênaies pubescentes. Forêts de la région de la Sainte-Baume.
Utilisation :
La « médecine des signatures », pratiquée autrefois, se basait sur l’aspect de la plante, chargé de symboles et de vertus présumées. Le hasard fit bien les choses pour notre Hépatique : ses feuilles à trois lobes, évoquant les lobes du foie la fit prescrire afin de soigner, avec succès, les coliques et les calculs du foie et de la vésicule biliaire.
Toxicité :
Toxique, l’Hépatique n’est désormais prescrite que sous contrôle médical.
Pinus sylvestris L.
Nom provençal :
Pin-gavouat (Fréjus, Hyères, Seillans…)
Famille : PINACEAE
Localisation :
Pelouses, bois clairs, rochers, absent du littoral.
Utilisation :
Des infusions, sirops ou inhalations de « bourgeons » soignent le rhume et calment la toux.
Son huile essentielle est réputée pour ses propriétés antiseptique respiratoire, expectorante et balsamique (bronchite, sinusites, toux, laryngites)…
Bois de mine et poteaux de ligne.
Comestibilité :
Graines et jeunes pousses sont comestibles.
Tilia cordata Miller
Nom provençal :
- Tihu
Famille : MALVACEAE
Localisation :
Forêts fraîches ou riveraines.
— Palpitations, troubles hépatiques…
Comestibilité :
La seconde écorce des tilleuls (cambium) est comestible et a servi à préparer une sorte de pain en Pologne.
Les jeunes feuilles sont comestibles crues en salade.
Centranthus ruber (L.) DC
Nom provençal :
- Pan-de-couguou
Famille : CAPRIFOLIACEAE
Localisation :
éboulis, falaises, autour des habitations, bords des routes décombres…
Utilisation :
La racine a été employée comme antispasmodique et la plante aurait une action sédative comme sa cousine la valériane.
Comestibilité :
Les feuilles et les boutons floraux sont comestibles, mais c’est surtout les rosettes et les jeunes feuilles qui sont consommées en salade.
Pittosporum tobira (Thunb.) W. T. Aiton
Nom provençal :
- Pitouspouron ;
- Pitoustore.
Famille : PITTOSPORACEAE
Localisation :
Introduit d’Extrême-Orient, largement planté dans les parcs et les jardins, parfois en haie ou en alignement et naturalisé dans les fourrés proches du littoral méditerranéen.
Utilisation :
Le Pittospore est un arbuste ou un petit arbre très apprécié grâce à son feuillage toujours vert, à ses corymbes de fleurs au parfum inimitable, mélange de fleur d’Oranger et de Jasmin et à ses fruits aux graines rouges et gluantes très décoratives.
Pittosporum signifie :
« semence poisseuse »
(du grec pitta, poix,
et sporos, semence).
Celtis australis L.
MICOCOULIER DE PROVENCE
Juglans regia L.
Nom provençal :
- Nouguié
Famille : JUGLANDACEAE
Espèce originaire des Balkans, plantée depuis l’époque gallo-romaine et naturalisée çà et là dans la vallée. Ripisylves, bois frais.
Les feuilles du Noyer sont astringentes (tanins), antiseptiques et kératinisantes (juglone), ce qui justifie leur emploi dans les affections cutanées telles qu’eczéma, impétigo, acné, pyodermite (lésion suppurative de la peau comme le furoncle) et même contre la sudation excessive des pieds et des mains. Ces mêmes feuilles ont été employées comme antidiarrhéique et elles ont la réputation d’être hypotensives et hypoglycémiantes.
L’enveloppe verte des fruits, le brou, servait naguère, dans le Vercors, à préparer une confiture fort appréciée.
Sambucus nigra L.
Nom provençal :
- Sambequié (Fréjus et le Var) ;
- Sambuquié (Mons) ;
- Choupatelié (La Môle) ;
- Boumbardié ;
- Boumbardelié.
Famille : ADOXACEAE (ancienne famille des Caprifoliaceae)
Localisation :
Commun tout le long du Gapeau. Friches arbustives, haies.
- Immunostimulant.
Comestibilité :
Les fleurs crues en salade et dans les desserts. On en fait également des beignets, crêpes, sauces, sorbets et du « champagne de Sureau ».
Les fruits noirs, de préférence cuits, sont comestibles (confitures, sauces épicées, vins fermentés, etc.).
Attention :
Consommer les fruits crus avec modération, car ils peuvent être purgatifs et faire vomir.
Isatis tinctoria L.
Raphanus raphanistrum L.
Nom provençal :
- Ravanasso
Famille : BRASSICACEAE
Localisation :
Cultures, friches, bords des routes.
Comestibilité :
Les feuilles se consomment crues en salade ou cuites de diverses manières. Elles sont excellentes.
Les fleurs et les jeunes fruits allongés encore tendres (siliques) apporteront un goût piquant aux salades.
Rhamnus alaternus L.
Nom provençal :
- Darado ;
- Fiérogno.
Famille : RHAMNACEAE
Localisation :
Commun, surtout dans la région littorale. Chênaies vertes, fruticées, maquis, garrigues. Préférence sols sur calcaire.
Utilisation :
Au Maroc et en Algérie, on utilise l’écorce, les tiges et les feuilles en infusion contre la jaunisse et les troubles hépatiques.
Le Nerprun alaterne a également servi à soigner les angines (gargarismes).
Des teintures ont été faites avec son écorce.
Ses fleurs femelles produisent un nectar abondant très attractif pour les abeilles et autres insectes.
Toxicité :
Prudence avec cette espèce qui appartient à la famille de la Bourdaine et contient des dérivés anthracéniques connus pour être purgatifs.
Sorbus domestica L.
Nom provençal :
- Sourbiero
Famille : ROSACEAE
Localisation :
Le Cormier est un Méridional qui pousse sur les sols calcaires. Un exigeant en lumière, qui aime les terres fraîches et profondes, les forêts claires caducifoliées.
Utilisation :
Son bois extrêmement dur, au grain compact, brun-rouge, satiné et se polissant joliment, est recherché pour la fabrication d’armes et d’outils, la gravure sur bois, la tournerie.
Comestibilité :
Ses fruits — les cormes — sont comestibles blets ou secs. Les Romains les faisaient fermenter pour en tirer une boisson ressemblant un peu au cidre. Cette coutume s’est prolongée jusqu’au XVIIIe siècle, époque à laquelle les cormes faisaient l’objet d’une cueillette attentive : séchées et pulvérisées, elles étaient mélangées à la pâte du pain.
De nos jours, on en fait des confitures et de l’eau-de-vie.
Sorbus domestica L.
SORBIER DOMESTIQUE OU CORMIER
Nom provençal :
- Sourbiero
Famille : ROSACEAE
Localisation :
Le Sorbier est un méridional qui pousse sur les sols calcaires. Un exigeant en lumière, qui aime les terres fraîches et profondes, les forêts claires caducifoliées.
Utilisation :
Son bois extrêmement dur, au grain compact, brun-rouge, satiné et se polissant joliment, est recherché pour la fabrication d’armes et d’outils, la gravure sur bois, la tournerie.
Comestibilité :
Ses fruits - les cormes - sont comestibles blets ou secs. Les Romains les faisaient fermenter pour en tirer une boisson ressemblant un peu au cidre. Cette coutume s’est prolongée jusqu’au XVIIIe siècle, époque à laquelle les cormes faisaient l’objet d’une cueillette attentive : séchées et pulvérisées, elles étaient mélangées à la pâte du pain. De nos jours, on en fait des confitures et de l’eau-de-vie.
Ferula communis L.
Nom provençal :
- Gros-fenoui ;
- Ferlo.
Famille : APIACEAE
Localisation :
Corniches et vires rocheuses, garrigues et pelouses rocailleuses, vieux murs.
Utilisation :
Une préparation végétale, le « Tefestrol », à base de ferutinine, est commercialisée en Russie pour traiter différents désordres gynécologiques.
Le bois de la tige sert pour affûter les rasoirs et les outils.
Comestibilité :
La plante est connue comme toxique bien que la partie interne de la tige ait été consommée rôtie sous la braise.
Consulter la vidéo : La Férule (ou faux Fenouil)
Fumaria officinalis L.
Nom provençal :
- Fumo-terro ;
- Embriago ;
- Pan-d'aucèu.
Famille PAPAVERACEAE
Localisation :
Très commune (mai - septembre).
Utilisation :
La plante est connue depuis l’Antiquité pour ses propriétés sur les sécrétions biliaires et les fonctions hépatiques (cure de printemps). Mais son secret le plus important est, qu’avec l’Angélique et le Frêne, elle fait partie des simples qui rendent centenaires…
Comestibilité :
Malgré son amertume, elle peut être ajoutée crue aux salades qui n’en seront que plus dépuratives.
ceratonia siliqua L.
Nom provençal :
- Caroubié
Famille : FABACEAE
Localisation :
Coteaux rocheux du littoral, probablement importé et naturalisé dans la vallée.
Utilisation :
Les longues gousses sucrées, appelées « caroubes », sont laxatives fraîches et antidiarrhéiques à l’état sec. La gomme de caroube, constituée de l’albumen des graines, dénuée de pouvoir nutritif, sert de leurre en diététique (régimes amaigrissants).
Comestibilité :
Les gousses dures, brun foncé à maturité, sont consommées depuis l’Antiquité. Elles permettent de fabriquer sirop, sorbets, etc., et servent de succédané au chocolat et au café.
La poudre de graines est un épaississant alimentaire très employé (E410).
Equisetum telmateia Ehrh.
Nom provençal :
- Coua-de-chivau
Famille : EQUISETACEAE
Localisation :
Calcicole. Prairies humides, fossés, ruisselets sous couvert forestier, bords des cours d’eau.
Utilisation :
C’est la tige stérile, et non pas l’épi producteur, qui a des propriétés médicinales.
On l’utilise dans les cas de cystite, déminéralisation et hémorragies.
C’est une source de silicium.
Les Prêles (sept espèces dans le Var) étaient utilisées pour polir les cuivres, les bois durs, les bijoux…
Comestibilité :
Les jeunes pousses de nombreuses prêles ont servi à l’alimentation humaine depuis l’Antiquité romaine. Elles peuvent être consommées crues ou cuites tant qu’elles sont encore tendres et juteuses.
Consulter la vidéo : Prêle
Cytinus hypocistis L.
Nom provençal :
- Gréu-de-messugo
Famille : CYTINACEAE
Localisation :
Parasite les Cistes à fleurs blanches.
Utilisation :
Le suc de la plante est un puissant astringent employé contre la diarrhée, la dysenterie et diverses hémorragies.
Comestibilité :
Les fleurs sont sucées comme des friandises dans le sud-ouest de l’Europe, en Grèce et en Turquie.
Cytinus ruber Fritsch
CYTINET OU CYTINELLE
Borago officinalis L.
Nom provençal :
- Bourrage
Famille : BORAGINACEAE
Localisation :
Très commune ; au bord des chemins et champs cultivés.
Utilisation :
Active lorsqu’elle est fraîche à des fins adoucissantes et émollientes.
Plante dépurative = en infusion de quelques jours (cure de printemps).
L’infusion calme à merveille la pénible toux des bronchites.
Comestibilité :
Les jeunes feuilles, le sommet des tiges et les fleurs sont comestibles crues : elles ont un goût qui rappelle l’huître et le concombre.
Les feuilles peuvent aussi être cuites et ajoutées aux potages.
Variété « Alba ».



















































































































































