Consulter l'ouvrage : Balades dans les fort de l'agglomération
Dans la même collection : Balades dans les forts
- Première partie :
Loi des 21 juin 1865-22 décembre 1888, modifiée et complétée par divers textes, suivie des circulaires d'application
- Deuxième partie :
Unions d'Associations syndicales et d'Associations forcées
Éditeur : Imprimerie Administrative Centrale
Ville : Paris
Année : 1966
Pages : 81 p.
La chapelle rurale Sainte-Christine
et la chapelle romane,
dite oratoire de Saint-Maur

Une tradition fixe la fondation de cette chapelle rurale vers le XIe siècle. Située à 3,5 kilomètres au nord de Solliès-Pont et à 249 m d’altitude. C’est, dans son état original, une courte nef voutée avec une abside en cul-de-four.
Le premier agrandissement médiéval est opéré par la destruction du mur ouest et le prolongement des murs nord et sud. La couverture de l’agrandissement est un voûtement, plus haut que celui de la première chapelle. Un autre agrandissement prolonge vers l’extérieur les murs sud et nord, avec une couverture charpentée. Une dernière transformation en 1865 a consisté à prolonger la chapelle, toujours vers l’ouest, en y adjoignant au sud le clocher.
Une cloche de 1818 est fondue par Baudoin, de Marseille. Elle remplace une cloche baptisée le 15 juillet 1577 et descendue en 1793.
L’abside enchâssée dans la chapelle est en cul-de-four, le dallage du sol a été reconstitué en pierre en opus incertum, sauf la partie du bassin ou silo, découvert en 1994, qui reprend les pierres de sa margelle ancienne, de 0,65 m de diamètre et 0,70 m de profondeur en forme de jarre.
Le bâtiment de l’ermitage est à droite de la chapelle et la chapelle Sainte-Christine de Cuers juste derrière avec sa limite séparative d’une coudée. De nombreux ermites entre le XVIIe et le XIXe siècle ont occupé le bâtiment, entretenu les lieux et accueilli le pèlerin.
En mai 1793, l’autel et les boiseries sont envoyés au chef-lieu du district pour être vendus et en 1798 l’ermitage est pillé et brûlé.
Philémon Dollieule publie en 1882 une notice historique L’ermitage de Sainte-Christine de la paroisse de Solliès-Pont (Var), de 59 pages, tirée à cinq cents exemplaires.
Le canal des Terrins
et le barrage de Seyrol

Le canal des Terrins
Quartier rural de Solliès,
situé entre le chemin
allant à Cuers et le vallat Cubertis.
En 1566, il existe douze chefs de famille avec le
patronyme « Terrin ».
La surface des terres arrosables du canal des Terrins en 1844 est de soixante-cinq hectares.
Le barrage de Seyrol
Dénommé autrefois « resclause de Madame» ancienne dénomination provençale de barrage.
En 1741, le canal de la Serre d’eau faisait tourner le moulin à huile ; auparavant, il actionnait une « scie d’eau ».
Sur la rive droite, le canal qu’il alimente ne sert qu’à la tannerie Boyer.
Le pont de la Serre
et le barrage du Capellan

En 1765, Jean Ardouin (maître fontainier à Toulon) lance la construction – sur ses plans – d’un pont à la Serre, pour la « conduite des eaux (de la Vieille source) jusqu’au quartier Notre-Dame ».
Le pont, mal construit, sera refait sur les conseils et plans du sieur Vallon (ingénieur), avec cintre de plus grande hauteur et les deux semelles en pierre dure de qualité.
La reconstruction est effectuée par les mêmes commanditaires et maçons, que le premier pont en tuf, mais au lieu d’être achevé en juillet, ils ont fait à peine l’arête le 6 novembre 1768.
Il faudra un procès en dommage-intérêts pour finalement le réceptionner.
Le moulin à huile, Charles Gensolen.
Barrage et la prise alimentant le moulin.
Cet ouvrage a été construit par un particulier, pour actionner – sur la rive droite – son moulin à huile alors attenant au barrage et aujourd’hui disparu.
Le canal de l'Enclos

Jean, André Floquet (1699-1771), originaire de Cadenet, (Vaucluse) architecte, ingénieur hydraulique à Aix-en-Provence, fut chargé par ordonnance du parlement de Provence en novembre 1740 d'établir un rapport concernant le procès entre les syndics des arrosants des quartiers de Sarraire, de la Tourre et de Cadouire et messire Jean d'Artuard de Mur, chevalier des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Beaulieu, contre les frères Blin et les syndics des arrosant des quartiers des Sauvans.
Il décrit avec précision tout le tracé de ce canal ou béal dérivé du barrage dit « de Monsieur », et désigne l’ancien canal de l’Enclos en ces termes :
« Dans la longueur totale de près de quatre cents toises du cours de ce canal dans le parc, depuis la prise des eaux jusqu'au moulin des Chevilles, nous avons trouvé du côté du levant du Béal, outre la prise des eaux des Terrins, une martellière ou rigole d'arrosage à environ soixante-dix cannes après qui devient presque inutile par sa situation, et sa mauvaise construction. »
La surface des terres arrosables du canal de l’Enclos, du château et des jardins est de trente-neuf hectares en 1844.
Le canal est dénommé « Grand béal de l'Enclos » et a servi à certaines étapes de la bugade : le rinçage, séchage et le ravaudage du linge.
Le barrage de Monsieur

En fonction des différents propriétaires fonciers, ce barrage ou resclause — ancienne dénomination provençale de barrage – a été successivement dénommé : « de l’Évesque ; de la Vaquière ; des Martins ; des moulins de Monsieur ».
Il alimente, sur la rive gauche, depuis le XIIIe siècle, le canal de l’Enclos et achemine les eaux vers tous les moulins de la ville.
En outre, il permet l’irrigation – à la sortie du moulin des Chevilles, par le canal de la Miséricorde vers les Carcès, le canal de Sarraire et le canal des Lices vers les Fillols, les Trois-Pierres et les Laugiers – de quatre cent dix hectares de terres agricoles.
Le hameau des Sénès
la chapelle Saint-Jacques
et Saint-Philippe

Sénès, c’était le nom d’un ancien évêché des Basses-Alpes. En 1566 on dénombre cinquante-six chefs de famille portant ce patronyme, dont quatre femmes, mais en 1432 seuls trois chefs de famille sont présents à la réunion communautaire.
La chapelle rurale Saint-Jacques et Saint-Philippe, à nef unique et deux travées, à voûtes d'arêtes avec arcs-doubleaux et une abside plate, mesure quatre mètres soixante de large et douze de long. L'entrée est une porte cintrée et le carrelage est constitué de carreaux pans carrés en terre cuite.
Lors de la fondation en 1668, les habitants du hameau promettent au nom de « l'amour de Notre-Dame, de saint Jacques et de saint Philippe » selon leurs moyens, des sommes allant de quatre à vingt-deux livres.
Les habitants réunis en assemblée en 1697 en exécution de l'ordonnance synodale du 21 avril 1691 fondent l'œuvre de la Miséricorde, administrée par deux hommes dénommés « prieurs de la miséricorde », et deux femmes dénommées « prieuresses – ou dames de la charité ». Ils sont élus pour deux ans, leurs mandats sont renouvelés par moitié tous les ans, un troisième prieur est élu en 1750 comme prieur de Saint-Siriès ou Saint-Cyr (2 mai), desservant de l'autel éponyme.
De nombreuses inhumations ont lieu dans le caveau de la chapelle (situé en rentrant à droite) depuis 1675 jusqu'en 1755. Un droit de douze sols pesait sur chaque enterrement pour la chapelle. (BMS, archives Solliès-Pont.)
Un four banal, attenant à la chapelle, est vendu en 1795 par le recteur de la chapelle pour cent cinquante livres en assignats. Dès 1813 et jusqu'en 1911 ce four est loué par fermage.
Également : portes du XVIIe siècle, un puits communal et en sortant de la place avant le porche, une marque de Compagnon maçon.
Le moulin des Sénès

Le cadastre d’avril 1813 dénombre six moulins dans le bourg ou les faubourgs, dont deux à une meule et quatre à deux meules, que l’eau fait mouvoir avec plus ou moins de force.
Il en existe un septième au hameau des Sénès.
Il n’a qu’une meule que des mulets font tourner et son produit en est bien différent par les frais qu’il entraîne.
Ce qui fait la différence dans les évaluations, c’est d’abord le nombre de meules, ensuite la chute d’eau plus ou moins forte, l’abondance et la quantité d’heures de ces eaux ou enfin la qualité de l’engin.
Il faut savoir que le détritage se fait avec beaucoup d’économie et de soins, d’autant plus que contrairement à l’usage de beaucoup d’autres communes, celui qui porte les olives au moulin choisit ses hommes pour surveiller ses intérêts et faire de la bonne besogne.
– une ou plusieurs presses ou chapelles – construites en pierres taillées – surmontées d’un mur de force ;
– de nombreux couffins en sparterie appelés des scourtins ;
– plusieurs bassins de décantation montés en cascade.
L’eau et l’huile par différence de densité se séparent, l’huile est récupérée en surface par le maître moulinier et mise en jarre où elle continue une décantation naturelle. Et finalement le produit est filtré pour obtenir une huile vierge extraite à froid.
Aux sorties des bassins de décantation, les eaux grasses se jettent dans les enfers. Cette huile provenant des enfers avait des usages industriels (savonneries) et domestiques (huile lampante.)
On dénombre en 1850, onze moulins dont un à recense.
Le pont de Pey

Monsieur Victor Pey fait construire en 1860 un pont au quartier des Sénès sur ses terres pour ses besoins industriels (fabrique de chaux).
La construction, sur le territoire de la commune de Solliès-Toucas, d’un poste de transformation EDF de 63/20 kV, impose la reconstruction du pont pour obtenir une largeur de six mètres utiles.
D’une charge de trente-quatre tonnes, le nouveau pont mesure quatre mètres de haut et à un tablier droit en béton armé.
Ce projet en date de mars 1989 et autorisé par arrêté préfectoral du 4 novembre 1990, est fini en octobre 1991.
Le barrage des Piquets

Le 4 septembre 1712, il est rapporté : « Le torrent de la rivière avait emporté l’ancienne écluze et le canal ». Les arrosants de l’écluse dite « de l’Évesque » votent une imposition d’environ mille cinq cents livres pour payer les dettes du quartier « et préférablement ceux dans les fonds desquels le nouveau canal passe dans leurs terres ».
Le barrage était construit en piquets et fascines. Pour mettre fin aux disputes et aux violences on proposa aux syndicats intéressés de faire mesurer par experts le volume d’eau qui devait normalement passer à travers le barrage en fascines et, la constatation faite, construire un barrage en maçonnerie disposé de façon à donner à chaque partie la quantité d’eau qui devait lui revenir.
Ces propositions ayant été acceptées, des experts constatèrent que les quatre cinquièmes de l’eau retenue par le barrage filtraient à travers la digue : un cinquième seulement entrait dans le canal de la Ferrage. Les arrosants inférieurs consentirent à porter aux vingt-deux centièmes la part à attribuer au syndicat de la Ferrage. Un arrêté du préfet du Var, du 11 décembre 1879, consacra cet accord.
Actuellement, cet accord est toujours en vigueur
Le canal de la Ferrage

Le canal de la Ferrage prend son origine au barrage des Piquets qui était à l’origine en pieux et fascines* puis reconstruit en pierre en 1886 grâce à l’autorisation préfectorale, avec réserve de laisser passer les quatre cinquièmes de l’eau qui coule dans le fleuve.
Le canal de la Ferrage arrose tout le quartier de la Ferrage jusqu'au Pont Neuf sur la rive droite du Gapeau.
La surface des terres arrosables du canal de la Ferrage en 1843 est de quarante et un hectares et vingt ares.
*Pieux et fascines ; du latin fascis, faisceaux, bottes, (utilisés par A. Bosc dans son rapport sur les cours d'eau en 1845) : pieux et fagots en français.
Le hameau des Aiguiers et le
canal des Raynauds
et des Aiguiers

Un aiguier est une citerne creusée dans la roche, couverte d’une voûte et dotée d’un système de récupération d’eau. Ici, c’est le patronyme des premiers habitants du hameau (en 1566, il existe quatorze chefs de famille, dont six femmes et en 1432 dans une assemblée communautaire, quatre chefs de famille.)
La croix en bois de 1787, refaite en 1983, indique le long du chemin du Picarlet la limite entre Solliès-Pont et Solliès-Ville qui partage le territoire de Solliès le 19 germinal an VII.
La Saint-Pierre était la fête votive du quartier au début du XXe siècle avec manège et bal.
La surface des terres arrosables du canal en 2011 est de treize hectares, soixante-dix-neuf ares et cinquante centiares.
Les fours à plâtre et à chaux
du quartier des Gavots

Dans la vallée du Gapeau – entre La Farlède, Solliès-Pont, et Méounes – se développe les terrains géologiques du Trias (–225 millions d'années à –195 millions d'années) constitués d’argiles rouges, gypse, dolomies, calcaires, conglomérats et grés. Les gisements de gypse ont constitué une richesse locale exploitable et exploitée, surtout en rive droite du Gapeau.
Au quartier des Gavots, desservi par le chemin des Fours à Chaux, nommé par confusion avec les fours à plâtre, on trouve encore, un des derniers vestiges de cette activité dans la vallée, où subsistent deux galeries horizontales d’extraction de gypse de 150 m. Cette exploitation a duré de 1815 à 1903.
Le plâtre est fabriqué à partir de gypse broyé que l'on va déshydrater par une cuisson à 150 °C ce qui retire une partie de l'eau. Il est utilisé pour la construction intérieure en briques et la fabrication de motifs décoratifs (gypseries).
Façade des deux fours à plâtre au quartier des Gavots, à Solliès-Toucas. (Propriété privée, photo de 2013.)
Souvenons-nous que le gypse est une roche d’évaporation ou évaporite, formée dans une lagune marine en climat tropical.
Au plus profond de la lagune se forme la calcite (CaCO3) carbonate de calcium, au-dessus, le gypse (CaSO4 2H2O) le sulfate de calcium, par-dessus se forme l’halite, (NaCl) le sel gemme ; en surface se dépose la potasse, sylvite (KCl) chlorure de potassium.
Avec le temps et les intempéries, le gypse dissous par l’eau a pour effet d’augmenter en sulfate les eaux de source, cette dissolution entraîne par ailleurs des effondrements, voire des glissements de terrain.
La cigale et la fourmi en Provence
La compréhension sera peut-être difficile pour ceux qui habitent
au nord d'Avignon et à l'ouest d'Arles !
Zézette, une cagole de l'Estaque, qui n'a que des cacarinettes dans la tête, passe le plus clair de son temps à se radasser la mounine au soleil ou à frotter avec les càcous du quartier.
Ce soir-là, revenant du baletti ou elle avait passé la soirée avec Dédou, son béguin, elle rentre chez elle avec un petit creux qui lui agace l'estomac.
Sans doute que la soirée passée avec son frotadou lui a ouvert l'appétit, et ce n'est certainement pas le petit chichi qu'il lui a offert, qui a réussi à rassasier la poufiasse. Alors, à peine entrée dans sa cuisine, elle se dirige vers le réfrigérateur et se jette sur la poignée comme un gobi sur l'hameçon.
Là, elle se prend l'estoumagade de sa vie. Elle s'écrie :
- Putain la cagade ! Y reste pas un rataillon, il est vide ce counas !
En effet, le frigo est vide, aussi vide qu'une coquille de moule qui a croisé une favouille. Pas la moindre miette de tambouille.
Toute estransinée par ce putain de sort qui vient, comme un boucan, de s'abattre sur elle, Zézette résignée se dit :
- Tè vé, ce soir pour la gamelle, c'est macari, on va manger à dache.
C'est alors qu'une idée vient germer dans son teston.
- Et si j'allais voir Fanny ! Se dit-elle. En la broumégeant un peu je pourrais sans doute lui resquiller un fond de daube.
Fanny c'est sa voisine. Une pitchounette brave et travailleuse qui n'a pas peur de se lever le maffre tous les jours pour remplir son cabas. Aussi chez elle, il y a toujours un tian qui mijote avec une soupe au pistou ou quelques artichauts à la barigoule. Zézette lui rend visite.
- Bonsoir ma belle, coumé sian ! Dis-moi, comme je suis un peu à la dèche en ce moment, tu pourrais pas me dépanner d'un péton de nourriture ? Brave comme tu es, je suis sûre que tu vas pas me laisser dans la mouscaille !
En effet, Fanny est une brave petite toujours prête à rendre service. Mais si elle est brave la Fanny elle est aussi un peu rascous et surtout elle aime pas qu'on vienne lui esquicher les agassins quand elle est en train de se taper une grosse bugade. Ça c'est le genre de chose qui aurait plutôt tendance à lui donner les brègues. Alors elle regarde Zézette la mangiapan et lui lance :
- Oh collègue ! Tu crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin ? Moi !, tous les jours je me lève un tafanàri comaco pour me nourrir ! Et toi pendant ce temps là, qu'est-ce que tu fais de tes journées ?
- Moi ! ? lui répond la cagole... J'aime bien aller m'allonger au soleil ! Ça me donne de belles couleurs et ça m'évite de mettre du trompe couillon.
- Ah ! Tu aimes bien faire la dame et te radasser la pachole au soleil, et bien maintenant tu peux te chasper. Non mais ! ? Qu'es'aco ? C'est pas la peine d'essayer de me roustir parce que c'est pas chez moi que tu auras quelque chose à rousiguer, alors tu me pompes pas l'air, tu t'esbignes et tu vas te faire une soupe de fèves.
Texte de Caldi Richard.
Du van au tarare
À chaque tâche son outil
Au XXe siècle, la moissonneuse-batteuse finira par les supplanter tous.
Du van au tarare
Dès la plus haute antiquité, l’homme a utilisé le van pour séparer du grain la balle et les impuretés. Attendant un jour de grands vents, il étendait au sol une grande toile et, muni de ce panier en osier tressé, large et plat, il projetait les grains en l’air, d’un geste alerte, pour laisser le vent emporter l’enveloppe tandis que le grain retombait sur le drap.
La mécanisation de l’opération apparaît très tôt en Chine, au début de notre ère, sous la dynastie Han, avec l’invention du tarare. Une telle machine ne fera son apparition en Europe qu’au début du XVIIe siècle. Contrairement à ce qu’on a longtemps cru, elle n’a pas été empruntée à la Chine, mais provient de deux foyers d’invention indépendants : les Pays-Bas, avec l’expansion de la production du sarrasin pour la consommation des classes pauvres des villes, et la région du coude Rhin-Danube, avec l’épeautre.
Importé en France par H.-L. Duhamel du Monceau, le tarare sera perfectionné tout au long du XIXe siècle par Dombasle, Gravier, Yoland, Touaillon, Vachon, Joly, Moutot, Nicéville et proposé alors, dans des versions variées, par les fabricants d’outils agricoles : Charles Jeannin à Mirebeau, Henri Chauvreau à Saint-Rémy-sur-Creuse, Pierre Guttin à Romans, E. Joulie à Valence...
Sous le vent d’oc
Le tarare, alias crible à vent, van mécanique ou traquinet tirerait son nom du bruit caractéristique qu’il émet en fonctionnant. P. Guiraud y voit plutôt une variante de tarière, en lien avec l’une des particularités techniques de la machine. En langue d’oc, on parlera de ventaire, ventadouiro ou vanaire, les deux premiers issus du latin ventus, « vent », le troisième du latin vannus, « van ».
Le Vauclusien Adrien de Gasparin, dans son Cours d’agriculture paru au milieu du XIXe siècle, donne une description détaillée de l’outil : « Le van est de plus en plus abandonné et a été remplacé presque partout par le tarare. Cette machine consiste en une caisse en bois renfermant un volant formé par quatre ailes, porté sur un axe horizontal, qui, par le moyen d’une manivelle pourvue d’un engrenage, tourne avec une grande rapidité et produit un courant d’air qui projette les corps légers (tels que la paille) par une ouverture supérieure placée en avant tandis que le grain tombe sur une trémie à laquelle la machine imprime un mouvement oscillatoire et s’amoncelle sous la machine. On la construit partout en ce moment et pour un prix qui, pour les plus parfaites, ne dépasse pas quatre-vingts francs.
Utilisation du tarare lors de la récolte du pois-chiche à Solliès-Pont.
Aussi en trouve-t-on de toutes les formes, et les plus petites exploitations peuvent en louer à la journée pour un prix assez modique. Un seul homme met en mouvement le tarare, mais il faut qu’il soit relevé de demi-heure en demi- heure, et même plus souvent. C’est donc le travail de deux hommes qu’il faut attribuer au tarare ; celui qui ne tourne pas s’occupe à charger la trémie et à ranger la paille. Le tarare peut être aussi organisé de manière à marcher par le moyen d’un cheval. Alors on peut, comme en Angleterre, faire l’opération du vannage pour 0,07 F par hectolitre.
Dans le Midi de la France, on emploie deux hommes et un enfant qui balaie la paille ; on paie 0,25 par hectolitre à la tâche. Un atelier ainsi composé peut passer cinquante à soixante hectolitres par jour. Il en coûte souvent plus du double avec le vannage à bras. »
Souvenirs
Dans Neiges d’Antan, le provençal Paul Cèze évoque avec lucidité l’épreuve du ventaire :
« Le pire était pourtant le vannage au tarare lou ventaire. Le grain en sortait net et luisant, si agréable à brasser à pleines mains, propre à être stocké dans les stalles de planches à usage de grenier avant de partir pour le moulin d’Allos d’où il reviendrait farine. Mais dans quel état hommes et femmes sortaient des granges, après la journée passée dans le nuage de poussière vomi par l’engin ! Cependant, ces épreuves paraissaient légères lorsqu’on avait dissipé la grande peur ancestrale de n’avoir pas assuré son pain pour l’année entière. »
Source
D'après : http://crpe-vailhan.org/documents/ressources/tarare.pdf
Bibliographie :
Paul Cèze, Neiges d’Antan, Cheminements, Coudray-Macouard 2007, pp. 52-53.
Adrien de Gasparin, Cours d’agriculture, Dusacq.
Le chanvre lou canebe, cambe ou carbe - canabis sativa est une plante annuelle, dioïque : il présente des pieds mâles et des pieds femelles carbe mascle dans la proportion moyenne de deux pieds mâles pour trois pieds femelles. Les pieds mâles carbe fumèu présentent de grandes grappes de fleur à étamines à l'extrémité des tiges assez grêles. Les pieds femelles ont au contraire leurs fleurs à l'aisselle des feuilles, et la plante a un aspect plus touffu et plus ramassé.
Le chanvre craint la sécheresse et exige des terres fertiles et profondes. Aussi le cultivait-on autrefois, dans des terrains arrosables et bien fumés appelés « les chènevières ».
En Provence, il n'y a jamais eu de grandes cultures de chanvre, mais plutôt, et surtout en montagne, une culture familiale destinée à fournir à la maisonnée la filasse, matière première que les femmes filaient et faisaient tisser.
La toile obtenue avec la filasse de « sa » chènevière servait ensuite à la confection des vêtements de la famille et du linge de ménage. Le chanvre se semait chaque année après les froids, au printemps, à la volée.
Chanvre industriel. Photo : Olivier Bacquet.
La chènevière ensemencée devait être surveillée et protégée des oiseaux qui sont très friands du chènevis, jusqu'à la levée du chanvre. Le chanvre pousse très vite et très dru. Il atteint plus de deux mètres de hauteur en quelques mois. Du semis à la maturité, on comptait trois mois et demi. Au moment de la floraison, lors de la sortie du pollen sur les pieds mâles, la chènevière exhalait une odeur très forte. Elle produisait une sorte d'ivresse pouvant aller jusqu'à provoquer des vertiges.
L'époque de la maturité diffère selon les plants mâles et les plants femelles. En Provence autrefois, la récolte se faisait en deux fois : on pratiquait le « triage ». On arrachait d'abord les pieds mâles aussitôt après la floraison, dès que les tiges blanchissent et que la cime jaunit, et on laissait sur pied le chanvre femelle jusqu'à complète maturation de ses graines, vers la fin septembre. L'arrachage des pieds mâles était le travail des femmes et des enfants.
Les pieds femelles étaient récoltés au jaunissement des tiges également, lorsque leurs graines inférieures étaient presque mûres. Par cette récolte échelonnée, on obtenait une filasse plus homogène et de meilleure qualité que si l'on n'avait fait qu'une seule récolte.
La qualité de la filasse dépendait d'abord des conditions de culture : le chanvre donne des fibres plus ou moins grossières, selon qu'il est semé plus ou moins épais et qu'il pousse plus ou moins dru. Si l'on voulait obtenir une filasse fine, il fallait semer dru. Si l'on ne voulait faire avec la filasse que des cordages, on semait clair : les tiges étaient alors plus grosses. La qualité variait aussi en fonction du moment de la récolte : la filasse la plus fine et la plus blanche est obtenue avec du chanvre récolté au moment de la floraison. La filasse provenant des chanvres mûrs est plus résistante. Si la récolte était trop précoce, on obtenait une fibre claire, peu résistante ; si, au contraire, la récolte était en retard de quelques jours, la fibre était rêche, épaisse et foncée, plus difficile à extraire.
À la récolte, on arrachait les tiges à la main en veillant à ne pas les casser ; travail très pénible à cause de la profondeur de la racine pivotante. On les liait ensuite en bottes. Après quelques jours de dessiccation sur place, on égrugeait le chanvre, en en faisant tomber les graines au moyen de l'égrugeoir.
Les bottes appelées « lei massoun » subissaient ensuite le rouissage dans un routoir. Le rouissage lou naiage a pour objet la destruction des substances gommeuses qui agglutinent les fibres mettant ainsi ces dernières à nu. Il y a destruction de l'épiderme et d'une partie du tissu cellulaire. Cette opération se fait sous l'action de l'humidité et de la fermentation produite. On agissait par immersion des tiges dans les « nais », fosses ou bassins peu profonds dans lesquels circulaient une eau courante et tempérée, assez tiède. Faute d'eau courante, le rouissage pouvait se faire dans une eau dormante, mais la qualité de la fibre était alors moins bonne. Moins le chanvre demeurait dans l'eau, meilleure était la filasse.
On devait mettre rouir le chanvre en bottes immédiatement après l'arrachage (au maximum deux ou trois jours après). Les bottes étaient coincées sous de grosses pierres qui les maintenaient immergées. La durée de rouissage variait de cinq à huit jours, en été, par temps chaud, à dix à quinze jours en automne. On reconnaissait que l'opération était terminée quand les feuilles se détachaient naturellement des tiges, qui commençaient à se fendre et à s'ouvrir, quand l'écorce s'enlevait facilement.
La transformation rapide des tiges était due à des bactéries qui attaquent et décomposent la gomme qui soude les fibres et le cœur inutile de la tige.
La durée du rouissage était importante, car elle influait sur la fibre, et donc sur la qualité du tissu à venir : trop courte, la filasse restait verte, et la chènevotte restait adhérente ; trop longue, le « bacilus amylobacter » attaque la cellulose de la filasse qui perd de la résistance. Les bottes tirées du routoir étaient mises à sécher au soleil pendant quatre ou cinq jours, avant d'être broyées et teillées. On faisait ainsi « haler le chanvre ». Mais, comme venaient ensuite les opérations de broyage et de teillage du chanvre, qui brisaient le bois des tiges et détachaient la fibre (quinze à vingt-cinq pour cent du poids des tiges seulement) de la chènevotte.
Les bottes étaient d'abord brisées grossièrement, pour rompre la chènevotte (partie ligneuse de la tige) et les préparer à être broyées. Ensuite, on broyait le chanvre, à la « broie » ou « maque », appareil très simple consistant en deux barres de bois parallèles entre lesquelles on en fait tomber une troisième montée sur charnière (autres noms de la maque : brego, bargo, brigoun, bregoundelo...)
Tige de chanvre avec mise en évidence des fibres.
On plaçait une poignée de tiges sur les deux barres immobiles et on les battait en faisant pivoter la troisième. On triturait la poignée de chanvre en la tirant à soi ; cassait et broyait ainsi la partie ligneuse des tiges (appelée chènevotte), pour pouvoir dénuder les fibres. Avec la chènevotte, on fabriquait autrefois les allumettes soufrées. Chaque « massoun » broyé donnait un paquet de filasse qu'on pliait ou qu'on tressait pour qu'il ne s'emmêle pas. La filasse obtenue après le broyage était bien rugueuse, et il fallait lui faire subir des opérations destinées à assouplir les fibres pour leur donner cette douceur si nécessaire à la bonne qualité de la toile.
Après le broyage, qui brisait le bois du chanvre et en détachait la plus grande partie, le teillage se poursuivait par « l'espadage » (appelé aussi : échanvrage) au cours duquel la fibre était assouplie et débarrassée des fragments de chènevotte restés adhérents.
On « échanvrait » le chanvre avec « l'espade » (ou fer à espader ou échanvroir), espèce de coutelas ou de sabre de bois ou encore fer plat plié aux extrémités. (Échanvrer, consistait à frapper avec l'espade dans la fente d'un pieu posé verticalement, connu sous le nom de « picaire ».) On séparait ainsi les dernières chènevottes de la filasse du chanvre, et on affinait les fibres.
Au XIXe siècle, la fibre de chanvre était commercialisée à ce stade, prête à être filée : on la vendait par balles, composées de cent cinquante « manades » ou matasses de chanvre. Une « manado » ou poignée de chanvre se divisait en « quatre quenouillées. (La quenouillée était la quantité de filasse que l'on pouvait mettre dans la quenouille ; on l'appelait aussi « poupée » en français, et « blestoun, blèsto », en provençal.)
On trouvait également des paquets d'un poids déterminé appelés « lei pié » ou « lei coua » (queues), car c'était des bottes de filasse fine et longue liées par un bout, qui ressemblaient à des queues de cheval. On les divisait aussi en « blestoun ». Ensuite venait le travail du filage...
Instrument manuel en bois (1,20 m x 0,20 m x 0,15 m) servant à broyer ou briser la tige du chanvre (ou du lin.)
Don à l'Écomusée de la vallée du Gapeau (novembre 2011).
Oratoires de Solliès-Ville
D'après Louis JANVIER
Notre-Dame des Sept Douleurs
Au début du chemin de la chapelle Notre-Dame du Deffend, et des Selves. Au-dessus du village. Construction en maçonnerie crépie, niche cintrée sur corniche moulurée avec grille. Toit à deux pentes en tuiles creuses avec croix en fer. Bénitier creusé dans le fût.
Saint-Antoine de Padoue
Entrée de la propriété de M. Renoir. Route des Selves, quartier des Escabrielles. Érigé en 1981 en reconnaissance d'un vœu exaucé au saint franciscain mort 750 ans auparavant. Sur un mur de restanque, niche cintrée en pierres et maçonnerie en partie crépie, soutenue latéralement par deux petits contreforts, avec statue et grille.
Saint-Jean-Baptiste
Chemin des Selves, au col Saint-Jean. Restauré en 1981 par les soins de la mairie, de la commission culturelle communale (présidente Monique Broussais). Béni : 11 juillet 1982 par l'abbé Arnéodo curé. Grille ouvragée avec Sacré-Cœur surmontant un calice, offerte par M. Barras. Pilier en pierres et maçonnerie sur socle, niche cintrée en pierres de taille abritant une céramique de Nadine David représentant le Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ par Saint-Jean-Baptiste. Toit à deux versants en tuiles creuses. Bénitier creusé dans le fût. Deux marches sont placées devant.
Notre-Dame
Dans le village, à cinquante mètres de l'église Saint-Michel, jardin de la maison de l'ancien maire et historien Paul Maurel « L'Ajoucadou ». Béni le 2 février 1955 par le Révérend Père Florenceau (ordre des Prêcheurs). Petite construction basse en moellons. Niche rectangulaire sous une dalle plate servant de toit, abritant une statuette.
Saint-André − Saint-Joseph
Quartier des Aiguiers, au nord du village, chemin de l'Alibran (accès par Solliès-Pont). Élevé en 1968 par M. Chamas à l'entrée de sa proprièté « Li sian ban » à la mémoire du félibre et santonnier-imagier André Filippi. Plaque avec inscription : « En oumenage a Andrieu FILIPPI santounié — imagié prouvençau 1902 — 1962 ». Haut pilier en pierres et maçonnerie. Niche cintrée sur corniche, avec statuette de Saint-Joseph.
Toit pyramidal sur corniche, terminé par une croix de fer.
Saint-Hermantaire
Cet oratoire jadis près du vieux puits au début du « Planesteu » a été détruit, mais doit être reconstruit un jour… (que l'on voudrait proche !)
Oratoire Saint-Loup
Patron du village et à l'entrée de celui-ci, a subi le même sort ! (Anciens moines de Lérins, saint Hermentaire ou Armentaire et saint Loup furent respectivement : le premier évêque d'Antibes, et le second de Troyes, Ve siècle.)
(La chapelle Saint-Loup construite au XVIIe siècle était situé à l’entrée du village, elle a été remplacée par cet oratoire, dédié au saint, au moment de l’élargissement de la route.) Archives de Solliès-Ville.
Oratoire Sainte-Marie-Madeleine(1)
Situé près du Gapeau, au domaine de la Castille.
Au milieu du socle, un flacon avec un papier comportant l’historique de cette construction a été enfoui dans les maçonneries, il dit « Sur le domaine de la Castille, sis sur la commune de Solliès-Ville, appartenant au diocèse de Fréjus-Toulon, Monseigneur Dominique Rey étant évêque du lieu, à l’initiative de Monsieur Xavier Gariel, directeur de la Fondation qui administre la propriété, a été édifié par l’association "Connaissance et Sauvegarde des Oratoires", en la personne de Monsieur Michel Chiocanini, maître maçon, aidé de Madame Pascale Darius, sa fille, et de Monsieur Jean Maureso.
Le présent oratoire a été dédié à sainte Marie-Madeleine ; Fait à La Castille, le vendredi 7 avril 2017 en l’avant-veille de la fête des Rameaux »
Tous les matériaux sont fournis par la Fondation, dont quatre tonnes de pierres de Bourgogne, deux tonnes de pierres tout venant, le sable, le ciment, l’eau, etc. Tous ces matériaux ont été apportés sur place par le personnel de l’exploitation viticole […]
Au milieu du pilon, sous la niche, on voit un beau bénitier en pierre, sculpté par Michel.
Pour l’anecdote, lors des fouilles il fut trouvé un morceau de colonnette, un piston de moteur avec ses deux soupapes ; le morceau de colonnette a été inclus à la base de la face avant, et le piston en haut de la face arrière.
(1) Oratoire non référencé par les Amis des oratoires.
Oratoires de Solliès-Toucas
D'après Louis JANVIER
Saint-Christophe
À l'entrée du village, dans un petit jardin public. Reconstruit par la municipalité vers 1962. Dédié au patron de la paroisse.
Il semble qu'à l'origine il était dédié à sainte Christine patronne de tous les Solliès. Pilier en maçonnerie crépie, à base élargie, niche cintrée avec statuette et grille, toit à deux pentes en tuiles plates avec corniche, surmonté d'une croix en fer.
Notre-Dame (de Montligeon)
Chemin du cimetière et de la Guiranne. Dans un mur de soutènement. Légèrement déplacé et restauré en 1962. En pierres et maçonnerie, toit en tronc de cône flanqué de deux modillons d'angles. Niche cintrée sur corniche abritant une statuette de la madone normande, invoquée pour l'Église souffrante du purgatoire, protégée par une grille. Date : 1883 et « IHS » au sommet croix de fer sur boule.
Notre-Dame de la Salette
Chemin de Valauri et de la Fontaine du Ton. Au pied de l'église. Sur le mur de clôture de la propriété Canova. Construit en 1967 par Mme Canova pour remplacer un oratoire disparu. Niche cintrée en maçonnerie crépie et briques, abritant une statuette. Toit à une pente vers l'avant, en tuiles creuses.
Notre-Dame
Fait suite au précédent, quartier des Bendelets, dans le premier virage du chemin. Aurait été dédié à saint Joseph, à l'origine, si l'on en croit Messieurs Rose et Henseling. Pilier massif en maçonnerie, niche rectangulaire renfermant une Vierge à l'Enfant protégée par un grillage, toit en quart de cercle avec croix de fer.
Oratoire...
En remontant sur la route, à gauche, vous passez devant un oratoire daté de 1779 dont la niche contient six statuettes : une Vierge, un Saint-Joseph, deux Saint-Antoine et une peinture naïve sur bois qui pourrait représenter saint-Sébastien. Édifié au 18e siècle, détruit, il a été reconstruit par la municipalité en 1967.
Saint-Clair – Saint-Barthélémy
Fait suite au précédent, à côté de la source du Ton, sur le pont contre une maison. Reconstruit par la mairie en 1967. En pierres, niche cintrée basse, sur corniche en pierres de taille, renfermant encore la peinture naïve sur bois représentant les deux saints avec la date de 1809, et une statuette de saint Clair, abbé de Saint-Marcel de Vienne au VIIe siècle, fermée par une grille, toit épousant la forme de la niche.
Saint-Roch – Saint-Antoine du Gabet
Quartier du Gabet ou des Rouvières sur le chemin du même nom, à cinq cent mètres au sud du chemin de Valaury. Très rustique, fut restauré par les soins des A.d.O. en 1968 sur ma demande. (Sa restauration discrète et solide peut servir d'exemple) ; grille offerte par la mairie. Statuette de saint Roch offerte par une dame dévote. Béni par l'abbé Georges Aubert, curé, le 17 mai 1969 en présence d'une pieuse assistance, de l'auteur de ces lignes, et de l'adjoint au maire Maurice Bernard qui prononça une allocution. Il semble qu'à l'origine il fut dédié à saint Antoine (de Padoue, ou l'Ermite ?) si on en croit un article de V.M. Rose. En moellons, niche cintrée, toit formé de lauzes calcaires surmonté d'une curieuse pomme de pin « pigno » sculptée.
Saint-Louis
Chemin de Valaury, quelques centaines de mètres avant le hameau. Cet oratoire détruit vers 1970, (pour élargir le chemin ?) n'a toujours pas été reconstruit. Dédié au patron du hameau. Il était en maçonnerie crépie avec niche cintrée, abritant une statuette placée par le signataire de ces lignes, sous un toit à deux pentes en tuiles creuses. Sous un beau noyer... hélas !
Saint-Georges
Chemin des Pourraques, quartier « Haut-Pied-de-Lègues ». Érection en 1968 par M. Marcellino. Sur un mur, pilier en pierres, niche ogivale abritant une statuette, sur corniche de tuiles creuses. Toit à deux versants en tuiles creuses.
Saint-Jean-Baptiste
Près du pont de Table (sur le ruisseau de Valauri), chemin de Valauri par le sud du village, et des Aiguiers. Reconstruit par la mairie en 1967 sur le même modèle que Saint-Christophe (cf. supra). Le précédent avait déjà été reconstruit après avoir été démoli en 1904 par des voyous. Servait de reposoir pour la procession des rogations.
Sainte-Anne(1)
À la Guiranne
— 1 Oratoire non référencé par « Les amis des oratoires ».
Bibliothèque : Inventaire des oratoires du Var