Patrimoine religieux de Solliès-Pont

Les reliques de Sainte-Christine

de Solliès-Pont

Reliquaire de Sainte-Christine

Reliquaire réalisé en 2009 par M. Yves Rouvier, d’Hyères.

Messire Jean François Le Roux (1722-10.1788), curé du bourg du Pont de Solliès, fait don à la communauté de Solliès le 7 mai 1769 d’une relique de Sainte-Christine de Tyr procurée par l’évêché de Carpentras (Mgr Joseph 1er Vignoli) qui l’avait reçue de l’archevêque de Palerme comprenant la mâchoire inférieure et dix dents. Cette relique est rendue au culte le 22 avril 1804 par les héritiers du père Joseph Marie Bernard, curé de 1789-1794 qui les avait sauvées durant les troubles de la Révolution.

Sainte Christine. Jour de mort : 20 juillet, vers l'an 300.
Tombeau : à Palerme en Sicile [1].
Image : Celle d’une jeune fille, avec divers instruments de torture.
Vie : Nous devons distinguer deux saintes de ce nom. La première était originaire de Bolsena ; la seconde vécut à Tyr et est honorée comme grande martyre chez les Orientaux. C’est aujourd’hui la fête commune de ces deux saintes.
Voici le texte du Martyrologe sur la sainte d’Occident. « À Bolsena, en Toscane, mort de sainte Christine, vierge et martyre. À l’âge de onze ans, elle brisa, en témoignage de sa foi, les idoles d’or et d’argent de son père et les distribua aux pauvres. Sur l’ordre de celui-ci, elle fut lacérée de coups, soumise à divers tourments et jetée avec une lourde pierre dans la mer ; mais un ange la délivra. Plus tard, sous un autre magistrat, successeur de son père, elle subit avec une admirable constance de nouveaux supplices plus terribles encore. Elle acheva enfin sa glorieuse carrière après avoir été jetée dans une fournaise ardente où elle resta cinq jours sans en être incommodée, après avoir triomphé par la force du Christ de tous les artifices, été transpercée de traits et eu la langue arrachée ».
Son tombeau fut découvert en 1886. De l’examen de ses restes, on peut conclure qu’elle mourut très jeune ; tout au plus avait-elle quatorze ans.

Translation des reliques de Sainte-Christine.

BMS, Solliès-Pont, AD 83130. 7E 137_2, p. 562, f° 13v-14r.
L’an mil sept cent soixante neuf et le seize du mois de
mai troisième fête de la pentecôte sur les cinq heures de relevées
je soussigné curé de cette paroisse assisté de mre marc
Girard curé de St Michel la ville, de mres jean joseph
Ricard, de louis Barthélemi secondaire de la dite
paroisse, de mre Pelegrin desservans la succursale de
la farlede, de mre Rastin secondaire de cette
paroisse ; (mres jaques Dollieulle et françois Dollieulle
les deux autres secondaires se trouvans indisposés) de
mre joseph Icard secondaire des Toucas, ai fais par
une procession generale la translation de la machoire
inférieure de Sainte-Christine patronne de cette communauté
deposée dans l’eglise des R.R. p.p. capucins de cette
paroisse, à la quelle machoire il y a encore dix dents
attachées. Cette precieuse relique m’a été donnée par
mgr de Vignoli eveque de Carpentras, qui la retiré
de l’eglise du college de sa ville episcopale ou elle avait
été mise par mgr Abbati l’un de ses predecesseurs qui
l’avait reçue de mgr l’archeveque de Palerme le sceau
en forme probante avec preuves légales verifiés par
mgr de Lascaris des comtes de Vintimille eveque de
Toulon, le dix huit avril dernier qui a placé la dite
Archives départementales du Var
machoire dans le buste de Sainte-Christine en presence
de Srs joseph françois Thollon maire et syndic du corps, de
dominique hyacinthe Sénès aussi syndic aux quels represan
tant la paroisse. J’ai (*) present de la dite relique ainsi
qu’il est plus amplement expliqué dans le procès verbal
dressé à ce suit par le dit seigneur eveque de Toulon
qu’il a enfermé dans le buste de Sainte-Christine avec les
autres authentiques est scellés le dit buste du sceau de ses
armes les susnommés ont signé avec moi. (*) fait
Archives départementales du Var

Signé : Rastin pbre
f  Thollon
maire et syndic
senes
sindic      le Roux curé
Barthelemy
pbre

 

NOTES :
mre : messire,
mgr : monseigneur,
pbre : prêtre,
R.R. p.p. : révérends pères.
[1] Dom Parsch — des reliques de la Christine de Tyr qui aurait été transférées en Sicile, cf. Pierre Jounel, Le Culte des saints dans les Basiliques du Latran et du Vatican au douzième siècle, École française de Rome, palais Farnèse, 1977, p. 260.
Relique-montée de Sainte-Christine

Échelle : 2 centimes Ø : 18,75 mm.

  • Art_campanaire_8P1
  • Art_campanaire_9P2
  • Art_campanaire_10P3

 

Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Solliès-Pont

Vue aérienne de l'église Saint Jean-Baptiste

Vue aérienne de l'église Saint-Jean-Baptiste.

Historique

Située sur la rive gauche du Gapeau, la première église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, en remplacement de l'église Saint-Victor devenue trop petite, est construite entre 1661 et 1668. En 1707, la voûte s'effondre, et en 1708 l'église s'écroule. Partiellement réédifiée en 1710, elle tombe en ruines en 1717. En 1724, le projet de reconstruction de l'architecte Joseph Pomet est adopté. En 1726, c'est le début de la réédification par Joseph Giraudy et fils, maître maçon, mais en 1729 ils abandonnent le chantier. Pierre Sénès architecte de Toulon reprend aussitôt les travaux jusqu'à sa mort en 1730 ; il est remplacé par son frère Charles jusqu'à l'achèvement de l'église en 1734. Elle est bénie le 23 décembre 1734 par Messire Tournier, grand vicaire.

En 1793, l'église Saint-Jean-Baptiste sert de cantonnement aux troupes qui assiègent Toulon. Elle est dévastée, son mobilier détruit. Les statues en bois sont portées devant le château et brûlées ; à l'emplacement du feu, l'herbe n'a plus repoussé, on appelle ce lieu « Le pré aux saints ».

La statue en marbre de Notre-Dame de Santé provenant initialement de l'église de Notre-Dame de l'Immaculée-Conception des révérends pères capucins, est précipitée dans le Gapeau. Elle est récupérée après la Révolution et placée sur son autel jusqu'à la démolition de celui-ci. En septembre 1992 sur l'initiative du père Michel Schaumasse, après nettoyage, la statue est placée à droite de la nef centrale au troisième pilier.

Notre-Dame de Santé. Église Saint-Jean-Baptiste Solliès-Pont.
Plan de l'église Saint-Jean-Baptiste

De style classique, l'édifice comprend trois nefs et cinq travées. Ces nefs sont couvertes d'une voûte d'arêtes aux arceaux à plein cintre tombant sur des pilastres. Chaque travée est marquée par une arcade de hauts piliers recevant un arceau à plein cintre. La grande nef, plus haute que ses collatéraux, de seize mètres cinquante de hauteur se termine par une abside à cinq pans voûtée d'arêtes.

La façade totalement en pierres de taille appareillées est dominée par un fronton qu'encadrent des accolades reposant sur les murs des nefs latérales. Elle s'ouvre de trois portes sculptées servant d'issues à chaque nef. La grande porte refaite en noyer massif par le sculpteur Militano en 1960 soutenant un encadrement lui-même surmonté d'un fronton courbé.

Église-Saint-Jean-Baptiste

Les deux autres portes plus petites ont un simple encadrement de pierres surmonté d'un linteau légèrement cintré. La nef centrale est éclairée par dix fenêtres et une baie octogonale munies de vitraux en 1958 par Paul Montfollet, maître verrier à Grenoble. Au-dessus des portes latérales on trouve également deux vitraux l'un représentant sainte Christine, l'autre saint Jean-Baptiste, ils ont été exécutés par Jacques Robinet, verrier, entre 1960 et 1963.

À gauche de l'église, le presbytère construit en 1770, et à droite la chapelle Saint-Dominique construite en 1780, réaménagée en 1995 en maison paroissiale.

Nef latérale gauche

La Madone des motards

Madone des motards

En entrant par la porte latérale gauche rouverte en 1993, on trouve dans la nef :
- l'autel en bois sculpté de Sainte-Élisabeth de Hongrie ;
- la fresque de 1969 représente le pape Paul VI en visite à Fatima le 13 mai 1967 ;
- l’oratoire de la Madone des motards, Vierge enceinte du château de Solliès-Pont, bénie par le pape Jean-Paul II au cours du pèlerinage des motards à Rome le 2 juin 2000 ;
- un confessionnal en bois, une statue en bois de Saint-Joseph, de M. Lacome, sculpteur à Lourdes ;
- la fresque réalisée en 1967 illustrant le baiser du pape Paul VI au patriarche Athënagoras ;
- un confessionnal encastré, en bois joliment sculpté ;
- au-dessus de la porte du bureau accueil, un tableau du XVIIIsiècle représentant la Sainte Famille.

L'autel du Rosaire date de 1819. Le tableau qui le surmonte représente la Sainte-Vierge offrant un rosaire à saint Dominique accompagné de sainte Catherine.

Chœur

Dans le chœur le maître-autel en marbre de Carrare de 1818 par François, Charles Gazelle, maître marbrier d'Aix-en-Provence, déplacé en 1958, surmonté d'une Gloire.

Il est précédé d'un autel mobile en érable fabriqué en décembre 2000 par Michel Biale. Le chœur est séparé de la nef centrale par une table de communion en marbre de Carrare exécutée par le sculpteur Rossi fils.
Des boiseries en noyer entourent ce dernier ainsi que deux rangées de cinq stalles réalisées en 1825 par Féraud et Simon maîtres menuisiers à Solliès-Pont.
Dans le prolongement des boiseries on trouve de chaque côté un baldaquin sculpté en forme de dais orné d'un ange le tout en noyer. Sous le baldaquin de gauche la statue de Saint-Jean Baptiste, et sous le baldaquin de droite la statue de Sainte-Christine.

maitre autel surmonté d'une gloire
Fresque sur la voûte. Église Saint-Jean-Baptiste

Sur la voûte au-dessus du chœur une fresque de 1976 représente le Christ revenant à la fin des temps suivant le chapitre I de l'Apocalypse de saint Jean.

Cinq tableaux ornent le chœur, de gauche à droite :
- Martyre de Sainte-Christine par le Toulonnais Louis Janmot, en 1883 ;
- La prédication de Jean-Baptiste dans le désert. Luc 3,1-6, Patriti, 1858 ;
- La nativité de Jean-Baptiste. Luc 1,57-83, Patriti, 1858 ;
- Le baptême du Christ par Jean-Baptiste. Luc 3,15-22, Patriti, 1858 ;
- Saint-Roch guérissant les malades par le Marseillais M. Fronti en 1890.

Nef latérale droite

- L'autel du Sacré Cœur repeint en décembre 1998 ;
- La fresque de 1973 représente Paul VI au congrès eucharistique international de Bombay ;
- Une statue en plâtre de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus ;
- Une statue en bois du bienheureux François, Joseph Pey sculptée par J. S. Hartmann ;
- Une statue en plâtre de Saint-Antoine de Padoue ;
- La grotte de Notre Dame de Lourdes inaugurée le 10 février 1935 ;
- Un Christ en croix surmonté d'un dais en bois.

statue en bois du bienheureux François, Joseph Pey sculptée par J. S. Hartmann
Les fonts-baptismaux.

Les fonts baptismaux sculptés par M. Roux, marbrier à Toulon en 1834 sont ornés de six colonnes en bois de style corinthien. Ces colonnes sont surmontées d'une demi-coupole dominée par la statue de Saint-Jean-Baptiste, sculptée par Vian, ébéniste de Pignans.
À droite des fonts baptismaux, un tableau datant de 1816, représentant le baptême du Christ par Jean-Baptiste.

Nef centrale

La nef centrale est soutenue par huit piliers sur lesquels sont posées les quatorze stations du chemin de croix en noyer avec sujets en bronze.
L’ambon, réalisé à partir d’anciennes boiseries, a été fabriqué par Michel Biale en décembre 2000.
Bancs en noyer massif.
Deux bénitiers sculptés en marbre de Carrare de 1843.
Le carrelage est de M. Lauzun de Bourg-Saint-Andéol en 1900.

À la porte d'entrée, la tribune et le tambour sont achevés en 1842. À l'intérieur de la boiserie, un petit escalier en colimaçon permet d'accéder à l'orgue. Ce grand orgue construit par Joseph Callinet, de Rouffach est achevé en 1846. Il comprend vingt-deux jeux ; mille trois cent quatre-vingt-dix tuyaux ; soixante-quatre en bois et mille trois cents en métal dont vingt-huit « chanoines », deux claviers et un pédalier, il est unique, car il a conservé la totalité de son matériel sonore originel. Il est classé Monument historique depuis le 16 février 1984 et restauré en 2009-2010 par l’Atelier Quoirin.

Jean, Joseph Rigouard (1735-1800), prêtre de Solliès-Pont, député du Var en avril 1789 et évêque constitutionnel du Var en mai 1791, est inhumé le 15 mai 1800 à l'intérieur de l'église.

Portrait Jean Joseph Rigouard
stj-baptiste6

Dans la sacristie, une fresque de 1966 représente la tempête apaisée. Toutes ces fresques ont été exécutées par Fernand Belmonte, professeur aux beaux-arts de Marseille, peintre et sculpteur.

Clocher

Le premier clocher construit en 1667 plusieurs fois réparé, s'effondre en l'an V. Il est reconstruit en 1819 par Joseph Reboul fils, sur les plans de Hugoun, architecte d'arrondissement. Le clocher mesure vingt-quatre mètres de hauteur on y accède par cent deux marches.
Actuellement il comprend trois cloches :
- Marie Charles, 1869 : Ø : 0,895 m, poids : 400 kg, fondeur Maurel, Marseille.
- Maria Clara Josepha, 1926 : Ø : 1,125 m, poids : 850 kg, fondeur les Fils de G. Paccard, Annecy.
- Marie Christine, 1961, Ø : 0,780 m, poids : 300 kg, fondeur Granier.
Clocher


Cet édifice n'est pas un musée, c'est une église consacrée au culte catholique.
On est prié de se conformer aux règles extérieures de respect dans l'attitude et la tenue.
On ne circule pas pendant les offices.
On respecte la foi et la prière d’autrui.

 

Bibliothèque :

Église Saint-Jean-Baptiste et les fresques

LA MADONE DES MOTARDS

Église Saint-Jean-Baptise

SOLLIÈS-PONT

Madone1W

La statue de la Vierge enceinte en place sur son support, située au dos du linteau du portail d’entrée de la cour intérieure du château. Le modèle est en fonte de fer, sans marque de fondeur. Il date de 1885-1900, pèse cinquante kilos et mesure un mètre vingt-cinq de haut (1).
Photo de novembre 1998.

La statue de la Vierge après réparation, décapage, mise en couleur et patine réalisées par M. Claude Saëz, président de la Chambre internationale des restaurateurs de meubles et objets d’art (CIRMOD) en juin 1999(2).

Madone des motards, église Saint-Jean-Baptiste, Solliès-Pont
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Le père Jean-François Audrain, curé de la paroisse de Solliès-Pont, sollicite auprès de M. André Duhamel, maire, la réalisation par l’atelier bois du CTM d’un oratoire pour la présentation dans l’église Saint-Jean-Baptiste de la statue de Notre-Dame des Motards, bénie par le pape Jean-Paul II le 29 mai 2000(3).

L’oratoire Notre-Dame des Motards comprenant un support et deux balustrades est réalisé le mois d'octobre 2000 au Centre technique municipal de Solliès-Pont par l’atelier bois(4).

Madone4W

 

Notes :
1) Photo Gérard Dryjard des Garniers.
2) Photo et article de Claude Saëz dans Pieds-Noirs d’hier et d’aujourd’hui, n° 120 de mai/juin 2004, p. 34-35.
3) Photo de l’Observatore Romano.
4) Notre-Dame des Motards, Vierge du château de Solliès-Pont (XIXe), bénie par le pape Jean-Paul II, au cours du pèlerinage des motards, à Rome le 29 mai 2000.

Le grand orgue Joseph Callinet
de l'église Saint-Jean-Baptiste
Solliès-Pont

Joseph Callinet 1795-1857

Né à Dijon, le 15 novembre 1795, il est l’ainé des enfants de François Callinet, facteur d’orgues, et de Marguerite Rabiny, fille de facteur d’orgues. Il apprend le métier auprès de son père. En 1820, François s’éteint à Rouffach, Joseph reprend alors l’entreprise et termine la formation de son frère cadet Claude-Ignace. En 1823, Joseph épouse Eugénie Sartory à Huningue.

En 1826, il termine son premier instrument à trois claviers à Brunstatt et s’installe dans de nouveaux ateliers. En 1827, Claude-Ignace quitte l’atelier pour rejoindre son cousin Louis à Paris. Mais, il revient en 1833, à Rouffach, pour épouser Anne Marie Mooser.
Les deux frères travaillent alors dans le même atelier, mais sous leurs noms propres. Joseph signe « Callinet aîné » et Claude-Ignace « Callinet cadet ».
En 1837, les frères s’associent, l’entreprise occupe alors entre trente et quarante ouvriers. En 1843, ils se séparent comme ils s’étaient associés : verbalement, et sans aucun acte dressé. Fruit de cette florissante période, une quarantaine d’instruments neufs et quelques restaurations dont l’orgue monumental de Masevaux (1842).
En 1844, il rencontre à Lutter (68), Aristide Cavaillé-Coll qui deviendra un ami.
En 1852, une crise d’apoplexie frappe Joseph qui est contraint de ralentir peu à peu son activité qu’il cesse définitivement en juin 1856.
Un an plus tard, Joseph Callinet, qui traînait sa paralysie depuis cinq ans, décède le 13 juillet 1857 à 61 ans.
Il repose dans le cimetière de Rouffach.

Hermès Vernet, organiste, décembre 2010.

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 L’orgue restauré

Lorsqu’on regarde un orgue, le regard est d’abord attiré par des tuyaux en métal accrochés à un grand meuble en bois. Les tuyaux de façade appartiennent au jeu dit de la « Montre » tout simplement parce qu’ils sont visibles (montrés) à l’auditeur. Le meuble en bois, ici presque entièrement en sapin plaqué de chêne est dénommé « buffet ». Suivant les époques, le buffet est plus ou moins ouvragé. Le bois employé est très varié : chêne, ébène, poirier, sapin, tilleul…
Cette première vision ne permet d’appréhender qu’une petite partie de l’instrument. L’orgue Callinet de Solliès-Pont comprend 22 jeux et 1390 tuyaux : 64 sont en bois et 1326 en métal dont 28 « chanoines » (tuyaux décoratifs en façade).

Les tuyaux
Organe sonore de l’orgue, les tuyaux sont en métal ou en bois. Le métal est un alliage d’étain et de plomb. La majorité d’entre eux est à 95 % d’étain. Les tuyaux en bois, de section rectangulaire, sont en sapin et peints. Tous les tuyaux ont été « ausculté » un par un.
Il existe deux grandes catégories de tuyaux :
- les tuyaux à bouche ;
- les tuyaux à anche.

Les tuyaux à bouche sont en métal ou en bois, ouverts ou fermés dans le haut, de taille large ou étroite, mais toujours, comme un pipeau de roseau, avec une entaille appelée « bouche ».
Le son du tuyau à anche est produit par la vibration d’une « languette » comme dans un harmonica. Les anches sont réservées aux jeux de trompette, clairon, hautbois, basson, chalumeau, voix humaine, cromorne (terme utilisé au milieu du XVIIe siècle pour désigner, en France, un nouveau type de hautbois construit en plusieurs sections emboîtables)…

tuyaux-orgue-calinet

La console
Définie par Norbert Dufourcq comme le « moteur » de l’instrument, la console abrite les claviers manuels, le pédalier, les tirants des différents jeux et toutes les commandes nécessaires à l’organiste pour tirer le meilleur des sonorités de l’orgue.
À chaque clavier correspond un plan sonore.

La-console

Les claviers
Le « Récit » (clavier supérieur) comprend 42 notes et 7 jeux.
Le « Grand Orgue » (clavier inférieur) comprend 54 notes et 15 jeux.
Le pédalier ne possède pas de jeux indépendants. Il joue en « tirasse » permanente avec le Grand Orgue.
L’accouplement entre les deux claviers manuels est dit à « tiroir » par le glissement du clavier supérieur sur le clavier inférieur. Cette manipulation se fait à l’aide d’un tirant à gauche des claviers.

Les registres ou jeux
Ils sont mis en action par des tirants en bois placés à droite et à gauche des claviers. Les volets de la boite expressive sont actionnés par un tirant à droite (et non par une pédale basculante comme le plus souvent).
Au pédalier, deux « cuillères » (pédales métalliques) permettent d’appeler ou de repousser le « grand jeu ».

Un jeu est formé par une série de tuyaux de même caractéristiques. Les jeux diffèrent par : La hauteur, le timbre, l’intensité.
Schématiquement, les tuyaux sont « plantés » sur une caisse étanche appelée « sommier ». Le sommier est principalement composé d’un réservoir : la « laye », remplie d’air comprimé amené du soufflet par un conduit appelé « porte-vent ». En ouvrant la soupape, l’air entre dans le tuyau qui met à « chanter ».

L’ensemble de la machinerie qui permet de transformer le toucher du doigt sur une touche en l’ouverture d’une soupape sous le tuyau choisi s’appelle « mécanique de traction » (traction parce qu’il s’agit, in fine, de tirer sur une soupape). Vergettes, rouleaux d’abrégé, pilotes, écrous, boursettes, soupapes, ressorts, esse… sont autant de pièces qui participent à cette traction.
L’orgue a retrouvé sa place initiale sur l’avant de la tribune. Cela a permis de replacer la soufflerie entre l’arrière de l’instrument et le mur de façade de l’église.
Toute la mécanique a fait l’objet d’une révision complète. Les pièces défectueuses ont été réparées ou refaites à l’identique.

NefOrgueCallinetReGW

La nef, vue de l'intérieur de l'orgue, au travers des vergettes.

Composition de l’orgue
Récit 42 touches
Grand orgue 54 touches Bourdon 8’
Bourdon 16’
Doublette 2’
Dulciana 8’
Montre 8’ Clairon 4’
Flûte traverse 8’ Bourdon 8’
Trompette 8’
Prestant 4’
Gambe 8’
Cromorne 8’
Hautbois 8’
Flûte traverse 8’
Basse de Basson 8’
Trompette 8’
Prestant 4’
Dessus de Chalumeau 8’
Voix humaine 8’
Flûte 4’
Dessus de Cornet 5 rangs
Fourniture 5 rangs
Pédale 30 marches
Tirasse permanente du Grand Orgue
(laye séparée)
tuyaux_2
Détail de la fourniture 5 rangs
C1 C2 F2 C3 C#3 G3 C#4 F4 Bd4 C5
1 1/3 2 2/3 4 5 1/3
1 1 1/3 2 4
2/3 1 1 1/3 2 2 2/3 4
1/2 1 1 1/3 2 2 2/3
1/3 2/3 1 1 1/3 2 2 2/3

 

Pascal Quoirin, facteur d’orgue, octobre 2010.

Historique Sainte-Christine

Cadastre, extrait

Extrait du : Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune de Solliès-Pont, canton de Solliès, pour Arrondissement de Toulon. Terminé sur le terrain le 31 juillet 1849 sous l'administration de M. Haussmann, Préfet, M. Arène, Maire et sous la direction de M. Perrotet, directeur des contributions Fouque et Loup, Géomètres.

Un prince grec, Pierre Irénée, prince d’Achaïe surpris en mer dans une violente tempête invoqua sainte Christine. Un vent favorable le poussa vers l’anse de Port Méjan où il trouva abri.

Par dévotion à sainte Christine, il a fait construire en l’an 1041 un sanctuaire et donné 200 florins d’or à la ville de Solliès pour qu’un ermite y demeure à perpétuité. Tout ceci a été confirmé par une inscription rédigée en latin sur une ardoise retrouvée, scellée dans le mur de la chapelle, lors de travaux de rénovation en novembre 1788 et constaté par des notables et perdue depuis.

 
1041 ou 1073 ?
Au Moyen Âge, la datation débutait soit à l’incarnation de Jésus-Chrish, soit à sa résurrection,
soit 32 ans d’écart.

 

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Vitrail situé dans l'église Saint-Jean-Baptiste à Solliès-Pont, représentant sainte Christine.
Réalisé entre 1960 et 1963, par Jacques Robinet (1917 — 2001), maître verrier.


Dans les archives municipales, on retrouve l’existence de la milice de Sainte-Christine commandée par le capitaine de Sainte-Christine ; celui-ci est assisté d’un lieutenant.

Le capitaine et ses subalternes sont entretenus par la communauté ; la solde de cette troupe fixée à 90 livres en 1608 est jugée insuffisante, mais le capitaine ne peut pas démissionner.
Son rôle en temps de trouble est de veiller à la sureté de la ville. Pendant les épidémies de peste, elle garde les portes de la cité. Le reste du temps, elle figure avec honneur dans les cérémonies religieuses et donne plus d’éclat aux fêtes publiques.
Sous le règne de Louis XIV, le capitaine de Sainte-Christine est remplacé par le major de ville, cette nouvelle milice a disparu en 1845.

Sous l’Ancien Régime, Solliès était un centre de population important et comptait 9000 « feux », les dénombrements étaient exprimés en feux, ce mot étant pris dans le sens foyer ou famille. Pour estimer le nombre d'habitants d'après celui donné en feux on appliquait un coefficient multiplicateur assez imprécis (souvent 5, parfois 4 ou 4,5).


Sainte-Christine

Reproduction d’une lithographie : format 38 cm x 28 cm gravée par M. Massone, dépôt et vente chez M. Terras, sacristain - 1865.


La fête de Sainte-Christine existe depuis des siècles. Elle est fixée au 24 juillet. La veille avait lieu le « guet », sorte de cavalcade aux flambeaux. Le jour dit une procession se rendait à l’ermitage. La milice en armure arborait ses étendards et tambours battants montrait le chemin sous les ordres de son capitaine. Une grand-messe était dite dans la chapelle puis la milice en armes chargeait et déchargeait les tromblons ; c’était la bravade. Un repas et de nombreux divertissements étaient organisés sur place. Ce jour-là avait lieu une grande foire annuelle. Encore de nos jours la procession de Sainte-Christine a lieu chaque année le 24 juillet, mais elle se déroule dans les rues de Solliès-Pont et elle est précédée d’une grand-messe dans la matinée.

La première mention d’une cloche pour la chapelle Sainte-Christine se trouve dans le registre des baptêmes avec l’acte de bénédiction en date du 14 juillet 1577. Elle sera déposée et portée au district en avril 1793.

Voilà la nouvelle cloche offerte par M. Terrin de retour d’émigration : Sur le haut l’inscription latine :

DOMUS MEA DOMUS ORATIONIS VOCABITUR ANNA 1818

Ma maison sera appelée une maison de prières (Matthieu 21.13).

ClocheSC
En dessous une guirlande de tore de laurier sous les cordons du cerveau. Plus une Vierge à l’Enfant (côté nord) et un crucifix aux bras fleurdelisés et au pied agenouillée Sainte-Marie-Magdeleine (côté sud). La cloche est percée et fixée par un plateau au joug en bois et ferrures de fixation en fer plat. Le battant est en fer, forgé à la main, percé. Légères ébréchures à la pince.
Diamètre : 0,56 m ; épaisseur : 42 mm ; poids : ≈ 102 kg ; note : Fa #

Fondeur : Baudouin, fonderie Saint-Pierre à Marseille.

LES ERMITES :

— en 1645 : frère Gaspard Cavaillon, fils de Balthazar ;
— en 1647 : les Pères de la Merci occupent le bâtiment, la communauté engage un procès pour les faire partir de l'ermitage ;
— en 1667 : décès de frère Jacques Fornery, âgé de 95 ans ;
— au XVIIe siècle Jean Bouiset ;
— de décembre 1669 à novembre 1682, frère Jean Montagut décède à l’âge de 55 ans, fils de feu Joseph Montagut, notaire ;
— de 1652 à janvier 1686, frère Nicolas Girard, inhumé dans la chapelle à l’âge de 70 ans ;
— en novembre 1682 : frère Balthazar Arène, fils de feu Gaspard est établi comme ermite ;
— en janvier 1729 : frère Pierre Toucas reçoit de Jacques Bouisson, maître tailleur d'habits, une veste et une culotte à 45 sols ;
— en juillet 1729 : frère Jean, Michel Allègre. Il est trouvé mort au quartier de Crémorin en juin 1734 ;
— le 4 décembre 1741 : décès et inhumation de frère Antoine Toucas, âgé de 50 ans, à Solliès-Toucas ;
— en novembre 1748 : frère Maurisse, oncle de Laurens Virazel reçoit 66 livres et 14 sols pour son habillement ;
— en juillet 1779 : frère Reimonenq reçoit 24 livres de drap pour habillement, il décède en septembre 1781 ;
— de 1842 au 16 mars 1850 : Jacques Furaty, dernier ermite. (Le dernier ermite de Sainte-Christine à Solliès Pont)

 

 

Sainte Christine est une vierge et martyre ayant vécu à Tyr en Phénicie, morte selon les sources, entre 194 et 211 sous le règne de Septime Sévère. Son jour de fête est fixé au 24 juillet en Orient et en Occident.
Son père, Urban, était un riche magistrat romain qui vénérait les idoles païennes. Il possédait un grand nombre de ces statues en or, que sa fille, convertie au christianisme, brisa et donna aux pauvres. Son père, furieux, la fit fouetter et emprisonner. Face à son refus de renoncer au Christ, le père écartela Christine avec des crochets en fer et finit par la jeter au feu. Voyant qu'elle avait survécu à ce traitement, il fut si frappé qu'il en mourut dans de grandes souffrances.
Cela ne mit pourtant pas un terme au chemin de croix de Christine, étant donné qu'un second magistrat fut nommé. Ce dernier l'exhorta à davantage de sagesse en lui rappelant ses origines aristochratiques ce à quoi elle aurait répondu : « Le Christ, que tu méprises, me délivrera de tes mains ». La réplique exaspéra le magistrat, qui l'enferma dans un four pendant cinq jours, en vain. Le juge suivant l'enferma en compagnie de serpents venimeux : ces derniers l'ignorèrent, mais tuèrent le gardien. Christine ramena le gardien à la vie et le convertit au christianisme, mais sa seule récompense fut d'avoir la langue coupée.
Elle succomba finalement à la mort après avoir été percée de flèches. Ses reliques sont désormais conservées et vénérées à Palerme en Sicile, dont Christine est également l'une des quatre saintes patronnes.

Sainte Christine de Tyr - D'après Wikipédia

Les citernes de la chapelle Sainte-Christine

Le bâtiment de l’ermitage - construit en 1699 sur une citerne de soixante-cinq mètres cubes - est à droite de la chapelle et la chapelle Sainte-Christine de Cuers, juste derrière avec sa limite séparative d’une coudée.
Plan de masse citerne Sainte Christine

Plan de situation de la citerne Sainte-Christine.  

De nombreux ermites entre le XVIIe et le XIXe siècle ont occupé le bâtiment, entretenu les lieux et accueilli le pèlerin.

Citerne 2

Citerne extérieur sous l'esplanade.  

Le projet d’agrandissement de l’ermitage en août 1699 est accompagné d’un prix-fait de creusement d’une citerne voûtée de vingt pans de côté et de douze pans de hauteur, alimentée par l’eau de pluie des toitures et d’un bâtiment au-dessus, couvert à sec et fermé d’une porte. Joseph Ardouvin, maître maçon propose de faire l’ensemble pour le prix de 450 livres.
Lors de la visite en août 2013, l'Écomusée a fait les relevés et les plans ci-joints. La citerne de l’ermitage mesure quatre mètres soixante dix centimètres de long, par quatre mètres quarante centimètres de large et trois mètres de haut sous la voûte, d’une capacité de trente-cinq mètres cubes. La citerne extérieure sous l’esplanade est probablement d’une construction ultérieure et comprend deux galeries voûtées, d’une capacité totale de soixante-six mètres cubes, communicantes entre elles par deux passages cintrées. L’ensemble est alimenté par la surverse de la citerne intérieure et de la toiture de la chapelle.

 

 

Consulter le document : plans des citernes de Sainte-Christine.

Oratoires de Solliès-Pont

D'après Louis JANVIER

 

Notre-Dame de Lourdes

Chemin de la chapelle Sainte-Christine, après la bifurcation avec la D97. Date de 1902. En maçonnerie crépie, niche cintrée sur corniche moulurée, abritant une statuette, fermée par une grille. Toit en bâtière avec croix en fer ouvragée avec accolades idem.
Oratoire Solliès-Pont, ND de Lourdes
Oratoire Solliès-Pont, ND-Lourdes

(Photo décembre. 2014.)

Construit en 1902, détruit en avril 1996, puis rebâti en janvier 1997, après élargissement de la route.

Oratoire de la Bergerie

Détruit en avril 1997, situé sur l'emplacement du lotissement.

Oratoire-Solliès-Pont, Bergerie

Notre-Dame

Fait suite au précédent, dans la montée de l'avant-dernier virage, au lieu-dit « Lou Gratou ». Construit par la mairie en 1968, massif, en maçonnerie crépie, niche cintrée abritant une statuette de Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, protégée par une grille. Toit en arc de cercle peu marqué.

Oratoire Solliès-Pont, Notre-Dame

Oratoire « Lou Gratou »

Au pied de la chapelle, sur le terre-plein la précédent. Construit par la mairie en 1977. Niche très basse, cintrée, en pierres, vide, avec toit en arc de cercle avec génoise.

Oratoire Solliès-Pont, Lou-Gratou

Notre-Dame

Même lieu que le précédent. Érigé en 1978. Pilier trapu en moellons. Niche cintrée crépie avec statue de Notre-Dame de la Médaille miraculeuse avec grille. Toit en arc de cercle en tuiles rondes.

Oratoire, Solliès-Pont, Notre-Dame 1992

(Photo avril 1992.)

Oratoire Solliès-Pont, Notre-Dame-2014

(Photo décembre. 2014.)

Saint-Maur

À quelques mètres du précédent, sur le pilier d'entrée crépi de la propriété de Louis Morel qui la aménagé en 1968. Niche cintrée en pierres, surmontée d'une croix de fer du XVIIIe siècle et, dont la dalle de base monolithe porte la date de 1761. (Ancienne pierre de récupération de fontaine).

Oratoire Solliès-Pont, Saint-Maur-1992

(Photo avril 1992.)

Oratoire Solliès-Pont, Saint-Maur-2014

(Photo décembre. 2014.)

 

Bibliothèque : Inventaire des oratoires du Var

Chapelle Saint-Jacques à Solliès-Pont

Chapelle-des-Sénès

Chapelle Saint-Jacques et Saint-Philippe, quartier des Sénès.

Chapelle rurale de quatre mètres soixante de large et de douze mètres de long à nef unique à deux travées, à voûtes d’arêtes avec arcs-doubleaux et une abside plate. L’entrée est une porte cintrée et le carrelage est constitué de carreaux pan carrés en terre cuite.

st-jacques2
Lors de la fondation en 1668, les habitants du hameau promettent au nom de « l'amour de Notre-Dame, de saint Jacques et de saint Philippe », selon leur moyen des sommes allant de quatre, six, et d’autres vingt-deux livres.
Les habitants réunis en assemblée en 1697 en exécution de l’ordonnance synodale du 21 avril 1697 fondent l’œuvre de la Miséricorde, administrée par deux prieurs :
- prieur de la Miséricorde ;
- prieur de Notre-Dame ;
et deux « prieuresses » :
- prieuresses de la Charité élues pour deux ans, en partie renouvelé par moitié tous les ans.
Un 3e prieur est élu en 1750 comme prieur de Saint-Siriès, desservant de l’autel éponyme.

De nombreuses inhumations dans le caveau de la chapelle (situé en rentrant à droite) depuis 1675 jusqu’en 1705 (BMS, archives 83130.)
Un four banal est attenant à la chapelle. Il est vendu en 1795 par le recteur de la chapelle pour cent cinquante livres en assignats. Dès 1813 jusqu’en 1911 le four est loué par fermage.

Chapelle Sainte-Christine à Solliès-Pont

Pièce jointe vide ou le type d'article n'est pas une 'pièce jointe'

La chapelle rurale de Sainte-Christine est située à trois kilomètres et demi au nord de Solliès-Pont et à deux-cent quarante-neuf mètres d’altitude. C’est, dans son état originel, une courte nef voûtée avec une abside en cul-de-four. Le premier agrandissement médiéval est opéré par la destruction du mur ouest et le prolongement des murs nord et sud. La couverture de l’agrandissement est un voûtement, plus haut que celui de la première chapelle. Un autre agrandissement prolonge vers l’extérieur, les murs sud et nord, avec une couverture charpentée. Une dernière transformation en 1865 a consisté à prolonger la chapelle, toujours vers l’ouest, en y adjoignant au sud le clocher. Une cloche de 1818 est fondue par Baudoin, de Marseille. Elle remplace une cloche baptisée le 14 juillet 1577 et confisquée en 1795.
Une tradition fixe la fondation de cette chapelle vers le XIe siècle.

Plan de masse citerne Sainte Christine

Plan de Sainte-Christine, relevé CAV 83, 1993.

Chapelle romane, dite oratoire de Saint-Maur.
L’abside est en cul-de-four, le dallage du sol a été reconstitué en pierre (en opus incertum) sauf la partie du bassin ou silo, découvert en 1994, qui reprend les pierres de sa margelle ancienne, de soixante-cinq centimètres de ? et soixante-dix centimètres de profondeur en forme de jarre.

De nombreux ermites entre le XVIIe et le XIXe siècle ont occupé le bâtiment, entretenu les lieux et accueilli le pèlerin. Le bâtiment de l’ermitage est à droite de la chapelle et la chapelle Sainte-Christine de Cuers juste derrière avec sa limite séparative d’une coudée. En mai 1793, l’autel et les boiseries sont envoyés à Hyères pour être vendus et en 1798 l’ermitage est pillé et brulé.

Frédéric Dollieule fait éditer en 1882 une notice historique de cinquante-neuf pages, écrite par son oncle Philémon Dollieule ; L'ermitage de Sainte-Christine de la paroisse de Solliès-Pont (Var), tirée à cinq cents exemplaires.

 

Chapelle Saint-Roch de Solliès-Pont

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Chapelle rurale privée de cinq mètres de large, de douze mètres cinquante de long sur sept mètres de haut avec des fondations d'un mètre cinquante, à nef unique à deux travées, à voûte d’arêtes et une abside en cul-de-four. Elle est éclairée par une imposte cintrée au-dessus de la porte d’entrée à deux battants ouverte sur le mur pignon ouest et une baie verticale cintrée, ébrasée intérieurement, munie de vitrail, sur chaque mur gouttereau, ouverte dans la deuxième travée.

Fondée en 1642 par maître Balthazar Laugier, avocat au parlement de Provence, pour sa mère Magdeleine Laugier, atteinte de la peste et qui en guérit en 1640.
Cette chapelle a été agrandie en 1708 d’une sacristie qui s’ouvre par une porte basse dans l’abside.

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L’évêque de Toulon rend une ordonnance qui transfère le service de la chapelle Sainte-Maxime dans cette chapelle en mars 1727. En 1779, maître Jean-Baptiste Laugier, fils de Jean Laugier, avocat, fait recrépir, plafonner, carreler et blanchir tout l’intérieur de la chapelle en 1779. Le dernier membre de cette famille en 1809 donne la chapelle à la fabrique paroissiale de Solliès-Pont.

Les habitants du quartier des Laugiers décident d’agrandir la chapelle à leur frais en 1893.

Dans le clocher-pignon se trouve une cloche de Pascal Azan, fondeur à Toulon, d’un diamètre de quarante-trois centimètres et le texte : SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM L’AN 1828.


Sur la façade sud, une tuile saillante a permis à des générations de jeunes filles de réaliser leur vœu :

« Saint Roch, aidez-moi à trouver un fiancé »

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 La tuile