Patrimoine

Phoenix canariensis

Palmier Dattier des Canaries

Nom provençal : Paumier

ARECACEAE

C'est un palmier très graphique qui constitue à lui seul un intérêt majeur au jardin. Issu de la famille des Arécacées, le genre Phoenix comprend dix-sept espèces de palmiers. Le Phoenix des Canaries possède un stipe robuste très marqué par les cicatrices folliaires. Il peut atteindre quinze mètres une fois adulte. Les palmes arquées composées de feuilles linéaires opposées mesurent près de cinq mètres de longueur et forment une couronne très fournie. Les pétioles sont épineux.
En été de longues inflorescences de fleurs crème réunies en panicules pendantes rajoutent au charme de la plante.
Le Phoenix canariensis est dioïque, vous trouverez donc des pieds mâles et femelles qui seuls donneront des fruits de un à deux centimètres de long, cylindriques, jaune puis teintés de rouge à maturité. La chair est comestible et sucrée, mais très sèche.

Tilia

Nom provençal : Tihu

MALVACEAE

Devant son nom au mot latin « Tilia » le Tilleul est un arbre appartenant à la famille des Malvacées, qui se divisent en plusieurs espèces, dont les plus connues en Europe sont le Tilleul à petites feuilles Tilia cordata et le tilleul à grandes feuilles Tilia platiphyllos.
Arbre traditionnel implanté au centre des villages de Gaule ou d’anciens lieux de rassemblement en Allemagne, le Tilleul est aujourd’hui principalement connu pour ses fleurs et ses feuilles. Ces dernières, souvent en forme de cœur, ont d’ailleurs fait du Tilleul un symbole d’amour et de fidélité dans la mythologie grecque.
Pouvant s’élever jusqu’à quarante mètres de hauteur, il possède une croissance rapide faisant apparaître une écorce lisse qui se gerce au fil des années. Comme la plupart des arbres, il a besoin d’un sol relativement profond pour pouvoir se développer. Cet arbre principalement d’ornement préfère les terres riches, fraîches et assez humides pouvant être même calcaire. Il ne supporte pas les terrains trop acides et l’aridité de l’air, il conviendra donc de lui trouver une exposition mi-ombre.
Le Tilleul se plante en racines nues ou en conteneur à l’automne pour favoriser son enracinement avant l’hiver.

Tilleul, Tilia. Arbre du parc du château de Solliès-Pont
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

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Jubæa chilensis

COCOTIER DU CHILI OU PALMIER DU CHILI

Nom provençal : Paumier

ARECACEAE

Il pousse de façon spontanée sur les côtes chiliennes au pied de la cordillère des Andes jusqu’à une altitude de mille cinq cents mètres pour une hauteur de quinze mètres.
Vu son origine géographique, c’est aussi le palmier à feuilles pennées (Cocotier, Palmier des Canaries, Palmier dattier…) le plus rustique pouvant supporter des gelées de l’ordre de -15 °C en pointe.
Il a été introduit en Europe aux alentours de 1850 et se rencontre encore aujourd’hui sur la côte méditerranéenne (Hyères, Montpellier, Collioure…), à Lorient et sur la place d’Hendaye. On pourra donc l’implanter partout à condition d’installer un dispositif chauffant pour l’hiver.
Le palmier Jubaea chilensis est une plante monoïque, c’est-à-dire qu’il est à la fois mâle et femelle ; il peut donc produire des graines viables et fertiles tout seul. Les fleurs sont disposées sur une grande hampe florale mesurant plus d’un mètre cinquante.
Le fruit est une noix de coco miniature.
Cocotier du Chili, Jubæa chilensis
Pièce jointe vide ou le type d'article n'est pas une 'pièce jointe'
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du patrimoine 2017.
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Schinus molle

ANACARDACEAE

De croissance rapide, jusqu’à un mètre par an, il atteint rapidement sa taille adulte se situant entre dix et quinze mètres de hauteur. Arbre aux longues feuilles persistantes, composées, il se recouvre au printemps de petites fleurs jaune clair sans grand intérêt. Ces fleurs regroupées en grappes retombantes sont remplacées en été par des baies roses au goût poivré, utilisées en cuisine ou en médecine traditionnelle.
En Europe il est utilisé à des fins ornementales, en haies denses, rejetant fortement après chaque taille, en arbre isolé pour sa belle forme pleureuse, également comme arbre d’ombrage. Les baies roses qu’il produit peuvent être récoltées séchées, pour une aromatisation culinaire, entière ou broyée.
Dans certaines régions du monde, dont l’Amérique de Sud, chaque partie de l’arbre a une utilisation. Des feuilles broyées est extrait une huile essentielle à l’odeur de térébenthine, les baies remplacent le vrai poivre, la sève a des propriétés antiseptiques, le bois sert de combustible ou est utilisé en poteaux de clôtures.
Faux Poivrier, Schinus molle
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

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Jubæa chilensis

PALMIER DU CHILI OU COCOTIER DU CHILI

Nom provençal : Paumier

ARECACEAE

Il pousse de façon spontanée sur les côtes chiliennes au pied de la cordillère des Andes jusqu’à une altitude de mille cinq cents mètres pour une hauteur de quinze mètres. Vu son origine géographique, c’est aussi le palmier à feuilles pennées (cocotier, palmier des Canaries, palmier dattier…) le plus rustique pouvant supporter des gelées de l’ordre de -15 °C en pointe.
Il a été introduit en Europe aux alentours de 1850 et se rencontre encore aujourd’hui sur la côte méditerranéenne (Hyères, Montpellier, Collioure…), à Lorient et sur la place d’Hendaye. On pourra donc l’implanter partout à condition d’installer un dispositif chauffant pour l’hiver.
Le palmier Jubaea chilensis est une plante monoïque, c’est-à-dire qu’il est à la fois mâle et femelle ; il peut donc produire des graines viables et fertiles tout seul. Les fleurs sont disposées sur une grande hampe florale mesurant plus d’un mètre cinquante.
Le fruit est une noix de coco miniature.
Cocotier du Chili, Jubæa chilensis
Cocotier du Chili, Jubæa chilensis
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du patrimoine 2017.
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Cycas revoluta

PALMIER FOUGÈRE OU CYCAS DU JAPON

Nom provençal : 

CYCADACEAE

Arbustes à croissance très lente, les Cycas vivent très longtemps. Dans leur habitat naturel, ils peuvent atteindre la taille d’un arbre (six mètres pour le Cyca revoluta par exemple), mais rarement sous nos climats. De même, cultivés en pot, ils dépassent peu un à deux mètres. Leur tronc particulier appelé « stipe » ne se forme qu’au bout de quelques années. Il est souvent conique et à tendance à se ramifier et même s’incliner avec le temps, pour certaines espèces (C. revoluta).
Leurs feuilles pennées et arquées qui peuvent être très grandes (deux à trois mètres pour C. debaoensis), ressemblent à celles des palmiers, mais elles sont bordées d’épines et insérées sur le stipe par un long pétiole. Elles forment de magnifiques courronnes, en particulier chez C. revoluta. Au cœur de feuilles apparaissent en été de grandes fleurs le plus souvent jaunes et très décoratives.
Les Cycas étant dioïques, les fleurs mâles et femelles sont portées par des pieds différents. Chez C. revoluta, les cônes mâles, laineux mesurent vingt à quarante centimètres et les inflorescences femelles dix à vingt centimètres. Les fruits ovoïdes font trois à quatre centimètres de long.
Le feuillage, vert brillant, peut geler à partir de -15 °C, mais repart du tronc.
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du patrimoine 2017.

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Sequoia sempervirens

Nom provençal : Sequouia

TAXODIACEAE

Ce sont des arbres de très grande taille à port conique et à cime arrondie. À l’âge adulte, l’arbre est dépourvu de branches sur un tiers ou la moitié de sa hauteur.
Son écorce épaisse et crevassée est rouge orangé et d’une texture souple et fibreuse.
Il est plus fin et plus élancé que le séquoia géant.
Les feuilles persistantes sont disposées sur les rameaux secondaires en deux rangs d’aiguilles aplaties, longues, vertes dessus, blanchâtres dessous. Les feuilles placées sur les rameaux principaux sont des écailles appliquées.
Séquoia à feuilles d'If, Sequoia sempervirens

Photo : Wikimedia  et  licence

Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

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Quercus ilex  L.

CHÊNE VERT  OU  YEUSE

Nom provençal :
Éuve

FAGACEAE

Le Chêne vert est le chêne méditerranéen par excellence : on doit à son feuillage persistant l’éternelle verdure de ses forêts, appelées yeuseraies. Il dépasse rarement plus de quinze mètres de haut, ses feuilles sont de couleur vert foncé et lustrée sur le dessus, gris-blanc aux reflets argentés sur le dessous. Ce détail permet de le différencier du chêne Kermès dont les feuilles sont cireuses et vertes sur les deux faces : ce dernier (Quercus coccifera) se distingue en outre par la cupule de ses glands aux nombreuses écailles en pointe, et par sa petite taille (pas plus de trois mètres).
La face blanchâtre des feuilles d’yeuse permet en fait de réfléchir les rayons du soleil et lutter contre la sécheresse. De ce fait, il occupe souvent les sites les plus secs. Ces caractéristiques des forêts méditerranéennes sur le sol calcaire, il permet de maintenir un couvert forestier dans les lieux aux conditions écologiques rudes, et participe ainsi au maintien des sols.
Il a été largement exploité pour le bois de chauffe et le charbon de bois.
Chêne vert, Quercus ilex L.
Chêne vert, Quercus ilex L.

Chêne vert, Quercus ilex L. Photo : Stadtkatze  et  licence.

Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.
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Phillyrea latifolia  L.

Nom provençal : Taradèu

OLEACEAE

Le Filaire à larges feuilles (Phillyrea latifolia) est une plante de la famille des Oléacées. C’est un arbrisseau de six à huit mètres de hauteur.
Le feuillage est persistant, brillant et coriace. Les feuilles sont opposées, larges de forme ovale à pétiole court. Les fleurs sont disposées en grappes courtes et peu fournies. Le fruit est une drupe de la grosseur d’un pois, de couleur noire, à noyau globuleux. La Filaire à feuilles larges fréquente les maquis, les vallées rocailleuses et les collines sèches. On la rencontre entre zéro et sept cents mètres d’altitude.
La floraison de l’espèce intervient entre les mois d’avril et mai. Cette espèce est hermaphrodite. La pollinisation se fait de manière entomogame et la dispersion des graines se fait par endozoochorie. On rencontre cette filaire dans le sud de l’Europe (Espagne Portugal, France, Sardaigne, Sicile Corse), en Afrique du Nord et dans le sud-ouest de l’Asie. En France, cette espèce se rencontre en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le Languedoc-Roussillon, en Corse, Poitou-Charentes ainsi qu’en Gironde.

Filaire à larges feuilles, Phillyrea latifolia

Photo : Michael Wunderli,  et  licence

Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

 

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Cupressus macrocarpa

 CUPRESSACEAE

Originaire de Californie où il pousse spontanément, le Cyprès de Lambert ou Cyprès de Monterry Cupressus macrocarpa, familles des Cupressacées est un conifère de dix à quinze mètres de haut qui possède un port presque conique devenant étalé avec l’âge.
Les jeunes sujets se remarquent en effet à leur silhouette élancée tandis que les vieux arbres se caractérisent par leur large cime tabulaire.
Du tronc court et trapu dont l’écorce est brun rouge puis gris cendré partent des rameaux cylindriques qui portent un feuillage persistant vert franc ou doré, très dense, composé de petites feuilles triangulaires en forme d’écailles.
Les fleurs qui apparaissent de février à avril selon le climat sont en fait des chatons brun clair pour les mâles, qui contiennent un pollen pouvant être allergisant, vert pour les chatons femelles qui sont réunis en bouquets à l’extrémité des rameaux.
Les fruits du Cupressus macrocarpa appelés strobiles sont de petits cônes à écorce grise qui contiennent de nombreuses petites graines ailées.
Cyprès-de-Lambert-Cupressus-macrocarpa

Photo : John Sullivan   et   Licence

Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

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Quercus pubescens  Willd.

CHÊNE BLANC OU CHÊNE  PUBESCENT

Chêne pubescent, Quersus pubescens, 800x600

Nom provençal :  Blacas

FAGACEAE

Plante de la famille des Fagacées. Il se trouve de façon commune en forêt méditerranéenne poussant sur les collines et basses montagnes. Nom botanique Quercus pubescent.
Il doit son nom « pubescent » (poilu) au revers velouté de ses feuilles qui sont de forme très lobée. Une particularité est qu’il possède un feuillage persistant tout l’hiver (marcescent) comme le charme. C’est arbre mesure une quinzaine de mètres de façon générale et plus rarement une trentaine possédant une tête ronde. Il est très rustique au gel en terrain drainant et peut ainsi vivre plusieurs siècles. Son tronc à l’écorce noire.
Il est souvent recouvert de lichens gris et de formes assez tortueuses. Le bois (très dur et dense) sert pour les charpentes et les meubles. Il résiste à l’eau et sert encore pour les écluses, les pilotis, les traverses de chemin de fer… Il servait aussi de combustible ainsi qu’a fabriquer un excellent charbon de bois.

Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

 

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Celtis australis  L.

Nom provençal :
Falabreguié,

Fabriguié (Fréjus),
Fabrigoulié (Les-Adrets)

CANNABACEAE

Le Micocoulier est un arbre pouvant mesurer jusqu’à vingt mètres, qui se développe essentiellement dans le Midi de la France où on le rencontre dans les bois et les garrigues, en basse montagne et jusqu’à neuf cents mètres d’altitude. Il peut vivre jusqu’à cinq cents ans.
Cette espèce a un tronc droit et de nombreux rameaux plutôt pendants. Son écorce cannelée ressemble à celle du hêtre, gris avec quelques pustules et protubérances. Ses feuilles caduques sont simples, alternes, elliptiques, légèrement asymétriques à la base, dentées et rugueuses sur le dessus, ressemblant à celles l’Orme, tout en étant plus allongées et moins larges. Ses petites fleurs s’épanouissent en mai, en général solitaires et disposées à l’aisselle des feuilles, avec une corolle peu visible, mais des stigmates blancs très développés.
En septembre, ses petits fruits noirâtres ressemblent à de petites olives et persistent sur l’arbre après la chute des feuilles.
Micocoulier de Provence, Celtis-australis-L. 800x697
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

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Cupressus sempervirens

Nom provençal :  
Auciprès,
ciprès

CUPRESSACEAE

Le Cyprès commun… ou Cyprès d’Italie est un arbre que l’on rencontre un peu partout dans le pourtour du bassin méditerranéen et sur les collines d’Italie. Mais, même si vous n’habitez pas le Midi, vous l’avez certainement croisé… dans un cimetière !
Le Cyprès commun est un conifère à l’écorce lisse et teintée de rouge.
De port érigé, les branches et les rameaux sont serrés les uns contre les autres et dressés, donnant à l’arbre l’allure d’une colonne, parfois très fine suivant l’espèce, dont la cime élancée peut dépasser vingt mètres de haut. Les feuilles sont de petites écailles agglutinées formant de petits rameaux souples.
À la fin de l’hiver, les fleurs font leur apparition, les fleurs mâles sont des petits chatons oblongs, de couleur ocre à brun, tandis que les fleurs femelles sont des cônes globuleux à écailles épaisses, de couleur verte, parfois teintés de bleu ou de gris.
Cupressus sempervirens horizontalis est un cyprès de Provence couramment utilisé dans le Midi pour faire des haies taillées.
 Cyprès commun, Cupressus sempervirens,
Photo : J. Brew   et  licence.
Cyprès commun, Cupressus sempervirens 2
Cyprès commun, Cupressus sempervirens, Arbre du parc du Chateau de Solliès-Pont.
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

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Pinus halepensis

Nom provençal : 
Pin-blanc (Fréjus, Hyères, etc.)

PINACEAE

Le Pin d’Alep ou Pinus halepensis appartient au genre Pinus et à la famille des Pinacées. On le trouve dans le bassin occidental de la Méditerranée, en Europe, en Afrique du Nord et au Proche-Orient. On le nomme aussi Pin de Jérusalem ou encore Pin blanc de Provence. C’est un conifère à grand développement qui atteint entre dix et vingt-cinq mètres de hauteur.
Pin-d'Alep1NMW
Son large tronc lisse souvent tortueux et penché est recouvert d’une écorce brun-gris qui se fissure avec l’âge. Sa cime large et claire prend souvent la forme d’un parasol (moins dense toutefois que celle d’un Pin parasol). Ses feuilles ou aiguilles persistantes et aromatiques vert clair, regroupées par deux sont courtes, fines et souples (entre six et dix centimètres).
Il produit en avril et mai à la floraison des fleurs mâles sous forme de chatons jaunes pale qui se situent à la base des pousses de l’année, et des fleurs femelles sous forme de cônes charnus, d’un violet pourpre qui se développent en deux ans et deviennent brun et ligneux. Ces cônes, les plus petits des Pins méditerranéens (huit à onze centimètres), contiennent des graines ailées qui sont comestibles.
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

 

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Washingtonia  filifera

PALMIER DE CALIFORNIE OU PALMIER À JUPON

Palmier de Californie, Washingtonia filifera
Jardin du château, Solliès-Pont

Nom provençal : Paumié

ARECACEAE

Le genre Washingtonia regroupe deux espèces souvent confondues, très présentes dans les jardins méditerranéens, les îles Canaries et autre zone à climat chaud. Elles sont toutes deux originaires des zones arides du nord-ouest de la basse Californie au Mexique. Cependant l’espèce Washingtonia filifera, un peu plus rustique s’étend davantage vers le nord jusqu’au sud de la Californie et au sud-ouest de l’Arizona.
Les Washingtonias possèdent un tronc unique bien rectiligne pouvant dépasser vingt mètres de long, à base élargie comme une patte d’éléphant. Les larges feuilles en éventail sont plissées en forme de V et forment en séchant un jupon autour du stipe, jusqu’au sol sur l’espèce Washingtonia filifera si elles ne sont pas coupées.
Les deux espèces portent des épines de part et d’autre de leurs longs pétioles, mais de formes différentes. Les segments vert clair retombant aux extrémités, comportent en se déchirant de longs filaments blanchâtres qui leur donne un aspect effiloché, mais ce caractère est moins prononcé notamment chez les sujets de Washingtonia robusta.
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

 

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Cette exposition est le résultat de la collecte d’informations, de relevés sur le terrain et de nombreuses photographies et dessins des fontaines de notre territoire.
La présentation en panneaux bâches verticaux de 1,50 m de haut s’est imposée à nous pour une lisibilité agréable et pratique. Elle a été mise en page par Gérard Demailly et imprimée par "Fidel-Graphic", 83210 La Farlède.
Ces panneaux pourront être prêtés aux différentes communes sous certaines conditions matérielles et d’assurance pour des périodes déterminées ensemble.
L’accueil favorable reçu par les visiteurs aux Journées européennes du Patrimoine à Solliès-Pont nous encourage à persévérer.
Nous voulons remercier ici : André Arcolao, Henri Sausset, Christian Sévery, Philippe Tibout, de la Maison du patrimoine de Belgentier, Jean-Claude Vincent, Mmes les adjointes à la Culture de Solliès-Toucas, Solliès-Ville, les archives communales de Solliès-Pont et la communauté de communes de la Vallée du Gapeau.

Le président

Belgentier

  • Les fontaines dans la Vallée Belgentier 1
  • Les fontaines dans la Vallée Belgentier 2
  • Les fontaines dans la Vallée Belgentier 3

 

 

La Farlède

  • Les fontaines dans la Vallée La Farlède 1
  • Les fontaines dans la Vallée La Farlède 2
  • Les-fontaines-FARLÈDE-5QU-03
  • Les-fontaines-FARLÈDE-5QU-04

 

 

Solliès-Pont

  • Les-fontaines-PONT-4QU-01b-2
  • Les-fontaines-PONT-4QU-02
  • Les-fontaines-PONT-4QU-03
  • Les-fontaines-PONT-4QU-04
  • Les-fontaines-PONT-4QU-05b

HISTOIRE DES EAUX D’ARROSAGES
ET DES EAUX POTABLES
DANS LA COMMUNE DE SOLLIÈS-PONT

Par Georges Durando

Maire de Solliès-Pont, article paru dans :
Le Petit VaroisLa Marseillaise du 18 au 21 mars 1958

 

Des jeunes gens reprirent et promenèrent le drapeau tricolore, et d’autre part l’opposition constitutionnelle dans laquelle se lançait la bourgeoisie libérale avec ardeur (triompha à la fin du règne de Charles X qui avait aboli la liberté de la presse) par la révolution de 1830 qui éclata à Paris renversant la dynastie des Bourbon.
D’après diverses archives, nous avons pu noter que c’est en 1823 que les comtes de Saporta, seigneurs de la commune, laissèrent construirent le grand canal d’arrosage devant desservir les quartiers connus aujourd’hui sous les noms des : Laugiers, Fillols, Trois Pierres, les Terrins et plus tard La Tour.
Naturellement fut édifiée à l’époque l’écluse dite des « Messieurs » probablement en l’honneur des Saporta qui « sacrifiaient » un peu de leur terre pour la retenue indispensable des eaux.
Le sacrifice n’était pourtant pas très grand puisqu’encore de nos jours le château, malgré qu’il fut vendu en 1921 par les Saporta aux Hoirs Fontaine, bénéficie de la totalité de l’eau pendant 24 heures du samedi à midi au dimanche à 12 heures, alors qu’elle est divisée en cinq parts pour les quartiers.
Les paysans de l’époque qui firent les travaux ne perçurent qu’un cinquième d’une eau qui aurait dû être répartie au prorata de la surface irrigable.
La Révolution de 1830 ne changea donc rien en la matière. Il est vrai que la royauté se continuait avec Louis-Philippe 1er et quoiqu’il eut adopté le drapeau tricolore et reconnut la souveraineté du peuple.
Louis-Philippe et sa monarchie furent à leur tour renversés par la Révolution de février 1848, ce qui marqua la fin du régime de la bourgeoisie.
Cette fois la République est proclamée, le suffrage universel élit l’Assemblée nationale constituante, mais de nombreux départements dont la Provence sont travaillés sourdement par des sociétés secrètes et en 1852 Louis Bonaparte fit son coup d’État le 2 décembre.
L’insurrection éclata en Provence, des bandes de paysans insurgés occupèrent Brignoles, Forcalquier, Sisteron, Digne, etc. L’Empire fut rétabli par le plébiscite du 7 novembre 1852.
Et les paysans, malgré ces changements, restèrent encore avec la petite part de cette eau si précieuse comme ils le sont, hélas ! encore de nos jours, malgré l’étendue toujours plus grande des terres mises en valeur.
Les besoins se multiplient, l’on pourrait irriguer toute la plaine de nos jours, mais les lois féodales se perpétuent et les préfets, quoique maîtres des eaux, ne font rien pour les changer.
Est-ce parce qu’ils furent institués par Napoléon ? Toujours est-il que les rivalités divisent les quartiers que des procès interminables ruinent sans apporter une seule goutte d’eau de plus.
Vers 1948 l’on voulut reprendre l’ancienne idée du captage des eaux du Latail pour l’adduction d’eau du Beausset en particulier. Il ne suffisait pas de l’expérience de 1923 où il fut fait la preuve que le Latail était l’affluent principal du Gapeau, pour ce lancer dans cette aventure qui aurait asséché notre rivière et ruiné notre vallée.
Une levée de boucliers se fit de Belgentier à Hyères et le préfet de l’époque que je sollicitais au Conseil général, prit l’engagement de nous tenir au courant de toute initiative à ce sujet.
Les protestations, les vœux des Conseils municipaux, les démarches des maires et des associations agricoles décidèrent les auteurs du projet à l’abandonner définitivement.
Ce n’est pas pour autant que l’on resta longtemps tranquille. Voilà qu’un nouveau projet fut mis en avant et que la menace pour venir d’un autre côté n’était pas moins grave.
Cette fois, c’est à Solliès-Pont même, dans les profondeurs des terres en amont de la source qui alimente la ville, que l’on voulait s’en prendre.
À cet effet, nous fûmes convoqués (maires, dirigeants des C. G. A. et syndicat de quartier) par le Génie rural à Toulon où l’on nous fit connaître ce projet qui devait ne nous porter aucun préjudice.
Il me semble voir encore le géologue qui au tableau noir nous donnait la leçon sur l’éventualité toute problématique d’enlever l’eau de la cuvette naturelle qui se trouverait dans le quadrilatère (Solliès-Toucas, Les Aiguiers, Rebœuf, Solliès-Pont) pour alimenter la ville d’Hyères, La Londe, etc., avec la garantie pour nous de recevoir en surface la quantité d’eau que nous percevions auparavant, sinon un peu plus.
La réunion ne dura pas longtemps, à la première question que je posais, notre géologue fut désarçonné.
Elle fut celle-ci : « Pouvez-vous nous donner l’assurance que l’humidité qui résulte de l’infiltration permanente de cette nappe d’eau qui s’étend dans toute la plaine se continuera ? Pouvez-vous nous assurer que les diverses sources qui alimentent les puits, puis à moteur, le petit Réal, la Jonquière ne seront pas taries ? »
Cette assurance ne nous étant pas donnée, nous refusâmes de suivre le Génie rural dans cette nouvelle affaire, nous réservant d’alerter à nouveau, communes et usagers… et une nouvelle fois le projet fut abandonné.
Comme nous venons de le voir, quelque régime que nous ayons vécu, toujours les paysans ont fait les frais de la politique de leurs dirigeants réactionnaires. Tout ce qui servait les riches de 1830 les sert de nos jours.
Dans la nuit du 4 août, la bourgeoisie abandonna les titres de noblesse, mais conserva ses privilèges et ses titres de rentes.
L’exemple de l’arrachage des vignes qui a coûté au gouvernement 17 milliards de francs pour en venir à la vente aux tickets prouve d’une part l’insouciance de ceux qui ne connaissent rien à la terre et d’autre part le souci de favoriser certains colons au préjudice des paysans de la métropole.
Peut-on nous accuser de vouloir une politique de paix, lorsque nous disons qu’il faut en finir avec la guerre qui dure depuis 20 ans ?
Combien de barrages eut-on pu ériger dans notre département qui se prête facilement à ces retenues d’eau, avec des milliards engloutis inutilement à faire ces guerres sans issue ? Combien de milliers d’hectares restent stériles et des travailleurs de la terre sans biens par la faute d’une telle politique ?
Au moment où tout va mal pour notre économie, au moment où tous les Français veulent voir évoluer le progrès social et la paix, l’amitié entre les peuples on intensifie la guerre d’Algérie, on veut installer des rampes atomiques étrangères en France.
Qu’est-ce que cela peut rapporter aux Français, aux ouvriers et aux paysans ?
Revenons à notre sujet et voyons ce qu’il est de l’eau potable de consommation familiale. Dans la commune, nous ne sommes pas privilégiés à cet égard comme pour l’eau d’arrosage nous retrouvons les mêmes difficultés, encore une fois l’emprise du château pèse lourdement sur les contribuables.
Un accord datant du 19e siècle intervint entre la ville et les Saporta, il fallait construire les écoles, aucun terrain ne convenait à proximité, le conseil municipal sollicita les seigneurs qui acceptèrent sa construction sur l’avenue des Lices, actuellement avenue du 6e RTS, baptisée en 1945 en l’honneur de ce régiment qui participa à la libération des Solliès.
Quoique l’on ne circulait à l’époque qu’avec des draisiennes, les Saporta ne perdirent pas les pédales. Par un accord notarié, ces derniers cédèrent l’enclave qui groupe les bâtiments des écoles de filles, maternelle et de garçons, à la charge de la commune de construire le mur de séparation qui resterait la propriété du château, mais que la commune devait entretenir. Charmant, n’est-ce pas ? Mais tenez-vous bien, en contrepartie de ce don !… la ville était tenue de livrer journellement 30 000 litres d’eau au château (d’eau potable s’entend) tant que la source serait réputée pouvoir fournir l’eau à la ville, soit jusqu’à son tarissement, l’eau arrivant par gravitation.
Plus de cent ans après, en 1937, l’on jugea insuffisante l’arrivée d’eau et l’on entreprit le projet de l’adduction qui nous sert de nos jours, le puits fut creusé dans le terrain Gerfroit à cent mètres du Gapeau, le réservoir construit sur les hauteurs de la colline en face les Sénès.
À ce moment le Conseil municipal pouvait se libérer de l’emprise insupportable du Château, le contrat n’ayant plus lieu d’être dans cette situation.
Tarissement de la source d’une part, frais considérables pour la commune pour ces grands travaux et paiement de l’eau par les usagers, celle-ci n’arrivant que par pompage électrique d’autre part.
Il faut croire que la majorité du Conseil municipal qui vota par 19 voix contre deux le nouvel accord, cette fois avec le sieur Marant, l’un des propriétaires, n’entrevit pas les conséquences désastreuses (pour ne pas dire plus) qu’il engageait non pas contre la ville, mais contre toute la population.
L’accord reconduisait celui passé antérieurement, la ville continuerait à perpétuité à donner au Château 30 000 litres d’eau potable par jour.
Il me souvient qu’étant jeune, les vieux de notre village disaient que les Saporta étaient de bonnes gens, pensez, chaque fois que l’un d’eux mourait, l’on donnait cinq francs pour porter un cierge derrière le corbillard, tous les gamins de l’époque, et j’en fus un, trimbalaient ces cierges comme pour une première communion en souhaitant que l’on meure souvent dans cette famille.
Si les Saporta avaient le souci évident de leurs privilèges et s’ils ne donnaient pas facilement ou faisaient semblant de donner il n’en fut pas de même de la part de leurs successeurs, en mal naturellement : qui ne se souvient de l’attitude de celui qui fut président de la délégation spéciale sous Vichy envers la population ! En fait toujours le Château fut l’ennemi des Solliès-Pontois jusqu’à ce qu’il fut vendu et morcelé ces derniers temps.
Il reste toutefois le problème des eaux à régler, il faudra une fois pour toutes envisager cette solution.
Pour les terres, la part de chacun doit être fonction de leur surface par rapport à la quantité reçue de la rivière.
Pour la consommation tout le monde doit payer la quantité de mètres cubes consommés, il ne peut pas y avoir d’autre procédé ; chacun payant les mêmes impôts pour les propriétés non bâties et le même tarif au mètre cube d’eau potable.

 

 

Robinia pseudoacacia  L.

CAROUGE ou ROBINIER FAUX ACACIA

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Robinier, photo   영철 이  :  et   licence

Nom provençal : Acacia

FABACEAE

 Localisation :
Espèce pionnière en pineraies et forêts mélangées, de l’étage méditerranéen à l’étage montagnard. Le Robinier est répandu dans toute la vallée (cultivé et naturalisé). Fourrés rudéraux sur sols profonds.
Utilisation :
Les fleurs sont réputées calmantes, anti-spasmodiques, toniques (vin tonique obtenu en faisant macérer 15 à 20 grammes de fleurs dans un litre de vin rouge), astringentes et cholagogues.
Cet arbre est dédié à Jean Robin (1550-1629), jardinier du roi Henri IV, qui rapporta les graines du Canada et sema le premier arbre de cette espèce en France en 1601, place Dauphine à Paris (il fut transplanté en 1635 au Jardin des Plantes où l’on peut encore l’admirer de nos jours).

Comestibilité :
Les fleurs peuvent être consommées en beignets au parfum suave et au goût sucré. Bouillies à l’eau, les inflorescences ont une saveur sucrée rappelant celle des petits pois. Au Japon, les bourgeons foliaires sont mangés bouillis et assaisonnés de sauce soja.

Toxicité :
Un excès de fleurs de Robinier, à l’état cru, peut se montrer émétique. Aucun problème n’est à craindre lorsque les fleurs sont cuites.

Melomphis arabica  L. Raf.

Ornithogale d'arabie, Ornithogalum-arabicum L.

Nom provençal :

 

LILIACEAE

Chamaerops humilis

Le seul palmier indigène de la flore française

Palmier nain, Chamaerops humilis

Nom provençal : Paumié

ARECACEAE

Rustique, le palmier arbustif nain est comme son nom l’indique un palmier de petite taille qui ne dépasse pas les trois mètres.
Il est dioïque, son tronc — ou stipe — comprend de multiples drageons. Ses feuilles prennent la disposition d’une rosette terminale, la forme d’éventail ainsi formée peut atteindre un diamètre de quatre-vingt-dix centimètres.
Il possède la caractéristique exceptionnelle de régénération naturelle après le passage d’un incendie. Il peut également résister à la sécheresse ce qui lui vaut une grande importance au niveau écologique en freinant l’érosion.
Il supportera très bien également le bord de mer et ses embruns ; mais attention, sa rusticité est limitée aux températures ne descendant pas en dessous de -12 °C.
Grâce à ses nombreuses fibres, l’utilisation du palmier nain peut aboutir à la fabrication de divers matériels et objets tressés.
C’est le palmier le plus vendu et le plus cultivé, aujourd’hui.
De nombreuses vertus thérapeutiques sont associées aux baies de la plante. Ses fruits malgré leur aspect brun rouge attirant ne doivent pas être consommés.
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

 

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Platanus  hispanica

Nom provençal :
Platano (mot féminin en provençal)

PLATANACEAE

Souvent confondu avec l’Érable à cause de la forme de son feuillage, le Platane commun est un arbre hybride issu des variétés des États-Unis et de l’Asie occidentale. Sur ses trente-cinq à quarante-cinq mètres de hauteur, le platane est un magnifique arbre qui se démarque surtout avec son tronc exceptionnellement droit, au toucher agréable et lisse, qui rappelle un peu la tenue « camouflage ».
Arborant une couleur vert clair, ses feuilles sont de grande taille avec leurs treize à quinze centimètres de longueur. Les fleurs n'ont pas de pédoncule et sot serrées sur un même réceptacle, une boule crépue. Les sexes sont séparés. La boule de fruits passe l'hiver et libère ses akènes duveteux au printemps.
Occupant une place très importante dans la mythologie grecque, le platane est le symbole de la déesse Gaia. Par ailleurs cet arbre fait également partie des quatre éléments formant le caducée, l’emblème du corps médical.

Le platane a été très utilisé pour border nos routes nationales.

Platane, Platanus hispanica

Photo,  et  Licence

Platane, Platanus hispanica
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

 

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Chamaerops humilis

Le seul palmier indigène de la flore française

Palmier nain, Chamaerops humilis

Nom provençal : Paumié

ARECACEAE

Rustique, le palmier arbustif nain est comme son nom l’indique un palmier de petite taille qui ne dépasse pas les trois mètres.
Il est dioïque, son tronc — ou stipe — comprend de multiples drageons. Ses feuilles prennent la disposition d’une rosette terminale, la forme d’éventail ainsi formée peut atteindre un diamètre de quatre-vingt-dix centimètres.
Il possède la caractéristique exceptionnelle de régénération naturelle après le passage d’un incendie. Il peut également résister à la sécheresse ce qui lui vaut une grande importance au niveau écologique en freinant l’érosion.
Il supportera très bien également le bord de mer et ses embruns ; mais attention, sa rusticité est limitée aux températures ne descendant pas en dessous de -12 °C.
Grâce à ses nombreuses fibres, l’utilisation du palmier nain peut aboutir à la fabrication de divers matériels et objets tressés.
C’est le palmier le plus vendu et le plus cultivé, aujourd’hui.
De nombreuses vertus thérapeutiques sont associées aux baies de la plante. Ses fruits malgré leur aspect brun rouge attirant ne doivent pas être consommés.
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du Patrimoine 2017.

 

 

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Taxodium distichum

Cyprès chauve, Taxodium distichum

Nom provençal :

TAXODIACEAE

Le cyprès chauve est un grand arbre pouvant atteindre trente à cinquante mètres de haut pour un diamètre de tronc de deux mètres. L'arbre vit de deux cents à trois cents ans.
Le feuillage léger, gracieux et souple est formé de feuilles claires, aplaties et aciculaires, disposées en spirales sur les rameaux, mais tordues à leur base, ce qui les fait paraître disposées en deux rangs aplatis. Elles mesurent de dix à seize  millimètres  de long sur un à deux de large. Elles sont caduques, tombant à la mauvaise saison. Ce dernier caractère est à l'origine du nom de cyprès « chauve ».
L’arbre de forme pyramidale atteint vingt-cinq mètres en culture avec à la base une largeur de sept à huit mètres, et jusqu’à quarante mètres dans son aire d’origine avec un diamètre de tronc de deux mètres à la base. Les ramilles portant les aiguilles souples sur deux rangs ne sont pas tout à fait opposées, ce qui le distingue du Métaséquoia.
Elles sont disposées en spirale autour du rameau, mais sa torsion donne l’illusion qu’elles sont placées sur un même plan. Ce sont des ramilles entières qui se détachent à automne.
Les fleurs mâles apparaissent  dès la fin de l’automne sous forme de panicules lâches et pendantes de dix à trente centimètres de long et libèrent leur pollen en avril.
Cyprès chauve, Taxodium distichum
Sources :
— Un fascicule de 24 pages édité par la Mairie de Solliès-Pont à l'occasion des Journées du patrimoine 2017.

 

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L'entretien des cours d'eau

 

SAGE-périmetre. Plan du bassin versant du Gapeau avecles cours d'eau. 1195x845
Repères Mot/Expression Définition sommaire
Karst
(Cf « relief karstique », fin § 1, Climatologie actuelle)
Structure géomorphologique résultant de l’érosion hydrochimique des roches, principalement carbonatées. Les karsts présentent pour la pluspart un paysage tourmenté, un réseau hydrographique souterrain, donc un sous-sol creusé de cavités (relief ruiniforme, pertes et résurgences de cours d’eau, grottes et gouffres).
Roches plutoniques
(Cf fin du § 3 – Le bassin du Gapeau)
 Se dit de roches magmatiques qui se sont formées par un lent refroidissement du magma, donc en profondeur dans la croûte terrestre, de structure grenue (granite, gabbro, syénite, etc.).
Roches métamorphiques
(Cf fin du § 3 – Le bassin du Gapeau)
 Se dit d’une roche (sédimentaire, magmatique ou même métamorphique) qui a principalement subi une transformation minéralogique et structurale suite à une élévation de température et de pression.
Défluviation
(Cf « c’est une défluviation », § 3.1 – Le Gapeau)
Changement total de lit d’un cours d’eau.
Permien
(Cf « hauteurs permiennes »,
fin du § 3. – Le Gapeau)
Le Permien correspond à la sixième et dernière époque géologique du Paléozoïque (anciennement nommée « ère Primaire »). Elle s’étend environ de -299 millions d’années à -251 MA. Elle est conclue par la plus grande extinction massive d’espèces vivantes connue à ce jour (96 % des espèces marines et 75 % des espèces terrestres).
Permo-trias
(Cf fin du § 4 – Le cadre géologique du Bassin du Gapeau)
Limite entre le Permien et le Trias qui lui succède. Appelé aussi « limite PT » dans le jangon des géologues. Elle est très visible dans le massif du Bau Rouge, en empruntant le chemin qui fait le tour du secteur de la Mine de Cap Garonne.
Transgression/Régression Utilisé suivant que le niveau de la Méditerranée se situait au dessus (transgression) ou au dessous (régression) du niveau zéro actuel.
Tardiglaciaire
(Cf début § 5 – Le Quaternaire régional)
En paléoclimatologie, ce terme désigne à la dernière phase du Pléistocène, précédant l’époque actuelle de l’Holocène. Il correspond à l’ultime subdivision de la dernière glaciation durant laquelle le climat se réchauffe globalement, même s’il subsiste des oscillation froides. Cette période s’étale d’environ -16 000 ans à -10 000 ans avant J.-C.
Cristallophyllien
(Cf fin du § 5 – Le Quaternaire régional)
Qualifie un terrain de roches cristallines présentant présentant une structure cristalline feuilletée (de type mica).
Ria
(Cf fin du § 5.1.1 - État des lieu au Néosicilien)
Vallée de fleuve envahie par la mer (aber en Bretagne).
Rubéfié
(Cf fin du § 5.1.1 – État des lieu au Néosicilien)
Étymologiquement, vient du verbe rubéfier : rendre rouge. Dans ce cas, l’action des oxydes de fer ont « rubéfiée » les alluvions.

Smilax aspera  L.

HERBE AUX SCHTROUMPFS OU SALSEPAREILLE

Salsepareille, Smilax aspera L.
Salsepareille, Smilax aspera L.

Nom provençal :

Esclarzia ou esclarziha (Fréjus),
esquerzia
ou rastelet (Seillans),
esclarzieio
(Montauroux),
aglaria
(Hyères),
agleira
(Les Mayons),
escuro-lengo
(Lorgues)

SMILACACEAE

Localisation :
Liane méditerranéenne très répandue dans les haies, bois clairs, pierriers, forêts, maquis, garrigues et brousse littorale.

Utilisation :
- Diurétique (décoction de racine sèche coupée en morceaux) ;
- Dépurative, sudorifique : affections cutanées, rhumatismes, goutte.
- Les asthmatiques peuvent fumer sa racine blanc-gris, séchée et broyée, ils s’en trouveront soulagés.

Comestibilité :
Les jeunes pousses de cette liane sont comestibles crues ou cuites.
Les fleurs automnales, au parfum d’Oranger, servent également à préparer une délicieuse liqueur.

Salsepareille, Smilax aspera L.

Onopordum illyricum  L.

Chardon aux ânes ou Onopordon-d'Illyrie

Onopordon-d'Illyrie, Onopordum illyricum L.

Nom provençal : Gros-cardoun

ASTERACEAE

Onopordon-d'Illyrie, Onopordum illyricum l.

Centranthus ruber  (L.) DC

LILAS D’ESPAGNEVALÉRIANE ROUGE OU ‌CENTRANTHE ROUGE

Valériane rouge, Centranthus ruber L.
Valériane rouge, Centranthus ruber L.

Nom provençal : Pan-de-couguou

CAPRIFOLIACEAE

Localisation :
éboulis, falaises, autour des habitations, bords des routes décombres…

Utilisation :
La racine a été employée comme antispasmodique et la plante aurait une action sédative comme sa cousine la valériane.

Comestibilité :
Les feuilles et les boutons floraux sont comestibles, mais c’est surtout les rosettes et les jeunes feuilles qui sont consommées en salade.

Valériane rouge, Centranthus ruber L.

 

Dans la même famille :

Consultez la vidéo : Valériane officinale

Mercurialis tomentosa  L.

mercuriale-tomenteuse-mercurialis-tomentosa-l

Nom provençal :
Mercuriau

EUPHORBIACEAE

Convolvulus lanuginosus  Desr.

liseron-laineux-convolvulus-lanuginosus-desr

Nom provençal :
Courrejolo

CONVOLVULACEAE

Euphorbia duvalii

Euphorbe de Duval, Euphorbia duvalii

Nom provençal : Lachusclo

EUPHORBIACEAE

Tulipa sylvestris  L
Subsp. australis  Link Pamp.

Tulipe sauvage, Tulipa sylvestris L.
Tulipe sauvage, Tulipa sylvestris L.

Nom provençal : Tulipan

LILIACEAE

Tulipe sauvage, Tulipa sylvestris L., nom provençal : Tulipan, 467x700
Tulipe sauvage, Tulipa sylvestris L.

Ostrya carpinifolia

Charme Houblon, ostrya carpinifolia

Nom provençal : Caupre

BETULACEAE

Ophioglossum lusitanicum  L.

Ophioglosse du Portugal, Ophioglossum lusitanicum L.

Nom provençal :
Lengo-de-serp,
Erbo-de-la-lanceto

OPHOIGLASSACEAE

Sonchus asper  L. Hill

Laiteron rude, Sonchus asper

Nom provençal :
Cardello

ASTERACEAE

Tulipa agenensis  Dc

Tulipe d'Agen, Tulipa agenensis

Nom provençal :
Tulipan

LILIACEAE

Thapsia villosa  L.

Thapsie, thapsia villosa L.

Nom provençal :
Erbo-à-nòu-camié

APIACEAE

Soldanella alpina  L.

Soldanelle des Alpes, Soldanella alpina-L.

Nom provençal : Sóudanello

PRIMULACEAE

Saponaria ocymoides  L.

Saponaire faux basilic, Saponaria ocymoides L.

Nom provençal :
Sabouniero

CARYOPHYLLACEAE

Narcissus poeticus  L.

Narcisse de poètes, Narcissus poeticus-L.

Nom provençal :
Dono,
Bihoto,
Toto-bihoto (Fréjus, Le Muy)

AMARYLLIDACEAE

 

TOXIQUE

Lepidium draba  L.

BROCOLI  SAUVAGE, PAIN  BLANC, ou PASSERAGE  DRAVE 

Pain blanc, Lepidium draba L.
Pain blanc, Lepidium draba L.

Nom provençal :
Pan-blanc,
caulet-bastard,
cauletoun

BRASSICACEAE

Localisation :
Originaire d’Orient, il est devenu une de nos plantes les plus communes au bord des chemins, champs, cultures, talus où il forme d’importantes colonies.

Comestibilité :
Les feuilles tendres en rosette, à la saveur piquante, soufrée, se cueillent dès le mois d’octobre et jusqu’au printemps.
En avril et mai, ce sont les boutons floraux qui sont cueillis – ils ressemblent à de petits brocolis – et peuvent être cuisinés comme ces derniers.
Les graines étaient appelées autrefois le « poivre du pauvre ».
En cas de doute sur la plante, déterrez la partie souterraine qui présente souvent un nodule blanc crème de un centimètre de diamètre et confirme que c’est bien du Pain blanc !
Cette réserve disparaît à la floraison.

Arctium minus  J. Hill Bernh

Bardane, Arctium minus
Bardane, Arctium minus

Photo : Andrey Zharkikh    et    licence

Nom provençal : Lampourdié

ASTERACEAE

Localisation :
Berges des rivières, bords des chemins, bois clairs, décombres. Seule, la Bardane à petits capitules est bien représentée dans le Var.

Utilisation :
La Bardane, remarquable plante médicinale, est un antibiotique naturel contre le staphylocoque doré : application de feuilles fraîches sur ulcère, furoncle, psoriasis, eczéma, acné… La dessiccation des feuilles annule leurs vertus !
La racine contient 45 % d’inuline et de sel de potasse. C’est un excellent dépuratif du sang. La décoction des racines, fraîches ou sèches, est diurétique, sudorifique, hypoglycémiante (elle augmente la tolérance aux hydrates de carbone), elle soigne le cuir chevelu (pellicules).

Comestibilité :
Les pétioles, pelés après avoir été blanchis, accompagnent les crudités, les légumes cuits à la vapeur, le riz… Les racines fraîches, émincées, revenues à la poêle ou en bouillon, ont une saveur très délicate et un parfum de champignon.
Plante bisannuelle, il faut ramasser la racine la première année quand elle est encore charnue et tendre.

Consulter la vidéo : Bardanes

Origanum vulgare  L.

‌MARJOLAINE SAUVAGE OU ‌ORIGAN

Origan ou Marjolaine sauvage, Origanum vulgare

Photo : Andreas Rockstein   et   licence

Origan ou Marjolaine sauvage, Origanum vulgare

Nom provençal : Majourano

LAMIACEAE

Son nom vient du grec oros « montagne »
et ganos « joie »

Localisation :
Pentes montagneuses, friches et pelouses sur sols profonds, prairies, bois frais, lisières forestières, chênaies. Commun dans toute la Vallée.

Utilisation (sommités fleuries) :

— aérophagie ;
— troubles de l’estomac ;
— névralgie, torticolis ; (broyer la plante fraîche dans un linge fin, poser le tout sur une plaque chaude et envelopper la partie douloureuse).
— toux (affections respiratoires).

Comestibilité :
Les jeunes feuilles fraîches sont parfumées et tendres, délicieuses en accompagnement de charcuteries, fromages, salades... Les feuilles sèches s’emploient comme condiment dans les plats de viandes et de légumes, sauces, pâtes et pizzas.

Fagus sylvatica  L.

Hêtre, Fagus sylvatica, jeune pousse,
Hêtre : jeune pousse.
Hêtre, Fagus sylvatica, graines
Hêtre : graines.

Nom provençal : Fau, faiard

FAGACEAE

Localisation :
Rare dans le Midi, dans les bois humides des montagnes, en fond de vallons ou à l’ubac aux basses altitudes. Forêt feuillue pure (hêtraie) ou mélangée (hêtraie-sapinière de la Sainte-Baume).

Utilisation :
Recherchés par maints animaux, les fruits du Hêtre produisent une huile fluide utilisée autrefois pour l’éclairage et la consommation courante. Le Hêtre a une grande valeur économique grâce à son bois d’un joli blanc rosé, lourd, dur et homogène : excellent bois de chauffage, mais aussi de menuiserie et d’ébénisterie.

Comestibilité :
Ses petits fruits triangulaires, les faînes, au goût délicat, ont été, à maintes reprises, une véritable manne en cas de disette.
Il est préférable de consommer les graines grillées, ce qui facilite beaucoup le retrait de leur petite enveloppe brune, légèrement toxique.

Hêtre, Fagus sylvatica

Lavandula angustifolia

Lavande-officinale, Lavandula angustifolia

Nom provençal :  Lavando

LAMIACEAE

 

 

Consulter la vidéo : Lavandes

Corylus avellana  L.

Nom provençal : Avelanié

BETULACEAE

 Localisation :
Le long des chemins, dans les haies, les taillis, les pentes broussailleuses, les bois et les forêts, les vallons encaissés. Dans le Bassin méditerranéen, il se réfugie au bord de l’eau.

 Utilisation :
Il est souvent associé, dans les croyances, à l’idée de fécondité, d’abondance ou de mystère. Ses fourches à deux branches servaient de « baguette » aux sourciers.
Ses fruits apparaissent en été et sont mûrs en septembre.
Ils donnent une huile fine, douce, parfumée, bonne pour la peau.
Les noisettes sont un aliment riche, réputé bénéfique pour le système nerveux. Des tisanes qui les mêlent aux feuilles facilitent le bon fonctionnement des appareils urinaire et circulatoire. Ses rameaux sont utilisés en vannerie.

 Comestibilité :
Les noisettes étaient déjà fort recherchées par les hommes de la Préhistoire !
Fraîches ou sèches, elles accompagnent aussi bien les plats salés que sucrés et entrent dans la confection de pâtisseries, confiseries, pâte à tartiner.
Elles sont croquées parmi les quatre « mendiants » ou les treize desserts du réveillon.
L’huile de noisette est très bonne dans les salades.

Les reliques de Sainte-Christine

de Solliès-Pont

Reliquaire de Sainte-Christine, Solliès-Pont, 572x800

Reliquaire réalisé en 2009 par M. Yves Rouvier, d’Hyères.

Messire Jean François Le Roux (1722-10.1788), curé du bourg du Pont de Solliès, fait don à la communauté de Solliès le 7 mai 1769 d’une relique de Sainte-Christine de Tyr procurée par l’évêché de Carpentras (Mgr Joseph 1er Vignoli) qui l’avait reçue de l’archevêque de Palerme comprenant la mâchoire inférieure et dix dents. Cette relique est rendue au culte le 22 avril 1804 par les héritiers du père Joseph Marie Bernard, curé de 1789-1794 qui les avait sauvées durant les troubles de la Révolution.

Sainte Christine : jour de mort : 20 juillet, vers l'an 300.
Tombeau : à Palerme en Sicile [1].
Image : Celle d’une jeune fille, avec divers instruments de torture.
Vie : Nous devons distinguer deux saintes de ce nom. La première était originaire de Bolsena ; la seconde vécut à Tyr et est honorée comme grande martyre chez les Orientaux. C’est aujourd’hui la fête commune de ces deux saintes.
Voici le texte du Martyrologe sur la sainte d’Occident. « À Bolsena, en Toscane, mort de sainte Christine, vierge et martyre. À l’âge de onze ans, elle brisa, en témoignage de sa foi, les idoles d’or et d’argent de son père et les distribua aux pauvres. Sur l’ordre de celui-ci, elle fut lacérée de coups, soumise à divers tourments et jetée avec une lourde pierre dans la mer ; mais un ange la délivra. Plus tard, sous un autre magistrat, successeur de son père, elle subit avec une admirable constance de nouveaux supplices plus terribles encore. Elle acheva enfin sa glorieuse carrière après avoir été jetée dans une fournaise ardente où elle resta cinq jours sans en être incommodée, après avoir triomphé par la force du Christ de tous les artifices, été transpercée de traits et eu la langue arrachée ».
Son tombeau fut découvert en 1886. De l’examen de ses restes, on peut conclure qu’elle mourut très jeune ; tout au plus avait-elle quatorze ans.

 

Translation des reliques de Sainte-Christine

BMS, Solliès-Pont, AD 83130. 7E 137_2, p. 562, f° 13v-14r.
L’an mil sept cent soixante neuf et le seize du mois de
mai troisième fête de la pentecôte sur les cinq heures de relevées
je soussigné curé de cette paroisse assisté de mre marc
Girard curé de St Michel la ville, de mres jean joseph
Ricard, de louis Barthélemi secondaire de la dite
paroisse, de mre Pelegrin desservans la succursale de
la farlede, de mre Rastin secondaire de cette
paroisse ; (mres jaques Dollieulle et françois Dollieulle
les deux autres secondaires se trouvans indisposés) de
mre joseph Icard secondaire des Toucas, ai fais par
une procession generale la translation de la machoire
inférieure de Sainte-Christine patronne de cette communauté
deposée dans l’eglise des R.R. p.p. capucins de cette
paroisse, à la quelle machoire il y a encore dix dents
attachées. Cette precieuse relique m’a été donnée par
mgr de Vignoli eveque de Carpentras, qui la retiré
de l’eglise du college de sa ville episcopale ou elle avait
été mise par mgr Abbati l’un de ses predecesseurs qui
l’avait reçue de mgr l’archeveque de Palerme le sceau
en forme probante avec preuves légales verifiés par
mgr de Lascaris des comtes de Vintimille eveque de
Toulon, le dix huit avril dernier qui a placé la dite
Translation des reliques de Sainte-Christine
machoire dans le buste de Sainte-Christine en presence
de Srs joseph françois Thollon maire et syndic du corps, de
dominique hyacinthe Sénès aussi syndic aux quels represan
tant la paroisse. J’ai (*) present de la dite relique ainsi
qu’il est plus amplement expliqué dans le procès verbal
dressé à ce suit par le dit seigneur eveque de Toulon
qu’il a enfermé dans le buste de Sainte-Christine avec les
autres authentiques est scellés le dit buste du sceau de ses
armes les susnommés ont signé avec moi. (*) fait
Translation des reliques de Sainte-Christine

Signé : Rastin pbre
f  Thollon
maire et syndic
senes
sindic      le Roux curé
Barthelemy
pbre

NOTES :
mre : messire,
mgr : monseigneur,
pbre : prêtre,
R.R. p.p. : révérends pères.
[1] Dom Parsch — des reliques de la Christine de Tyr qui aurait été transférées en Sicile, cf. Pierre Jounel, Le Culte des saints dans les Basiliques du Latran et du Vatican au douzième siècle, École française de Rome, palais Farnèse, 1977, p. 260.
Relique de Sainte-Christine

Échelle : 2 centimes Ø : 18,75 mm.

Viburnum tinus  L.

VIORNE TIN OU LAURIER-TIN

Laurier tin, Viburnum tinus
Laurier tin, Viburnum tinus

Nom provençal :
Bagasso (Les Adrets-de-l’Estérel),
Lauretin
(La Crau)

ADOXACEAE

Localisation :
Commun, cet arbrisseau à feuillage persistant décore, en plein hiver, les chênaies vertes, les sous-bois et les haies de ses grandes têtes florales blanches, puis de ses fruits d’un bleu métallique, à la fin de l’été.

Utilisation :
Communément cultivé pour ses fleurs. Les fruits étaient utilisés contre l’hydropisie (rétention d’eau dans l’organisme).

Toxicité :
Attention, les fruits ont également la réputation d’être purgatifs !

Photo : Ettore Balocchi  et  licence