Patrimoine

Punica granatum  L.

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Nom provençal :
Migranié (Fréjus, Grimaud),
mingranié, vingranié (Hyères)

LYTHRACEAE

Localisation :
Originaire du sud-ouest de l’Asie, souvent cultivé en haies et subspontané dans les friches, les fourrés et à proximité des habitations.

Utilisation :
Dès l’époque de Dioscoride, l’écorce de la racine du Grenadier était employée contre le taenia, mais son usage est dangereux à cause des alcaloïdes toxiques qu’elle contient !
Les fleurs, appelées balaustes, ainsi que la paroi des fruits sont douées de propriétés astringentes utiles contre les diarrhées et la dysenterie.
Le suc de la grenade additionné d’eau était recommandé dans les maladies fébriles, bilieuses et des voies urinaires.

Comestibilité :
Les grenades, dont la pulpe a longtemps servi à la fabrication du sirop de grenadine, donnèrent leur nom à la ville de Grenade en Espagne, fondée par les Maures au Xe siècle.
De nos jours, les nutritionnistes nous recommandent une consommation régulière de grenades.

Plantago lanceolata  L.

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Nom provençal :
Erbo-dei-cinq-couasto

PLANTAGINACEAE

Localisation :
Bords des chemins, terrains secs, lieux rocailleux et herbeux, bois clairs, fruticées, mares.

Utilisation :
Trois espèces de plantains, fréquemment rencontrés, possèdent les mêmes propriétés : il s’agit du Plantain lancéolé, du Grand Plantain (Plantago major L.) et du Plantain moyen (Plantago media L.).

Les Anciens considéraient déjà ces plantes comme précieuses, très actives tant en usage externe (vulnéraire et antiseptique) qu’en usage interne (béchique, immunostimulant, effet antibactérien et antiviral). Ceci est confirmé par la science moderne qui a mis en évidence leurs propriétés anti-bactérienne, anti-inflammatoire et antiallergique.

Comestibilité :
Une dizaine d’espèces de plantains ont des feuilles relativement tendres pour être consommées. Jeunes, elles se mangent crues dans les salades ; plus tard, il est préférable de les faire cuire, en particulier dans les soupes. Goût agréable.
On peut également consommer les jeunes inflorescences encore tendres, crues ou passées à la poêle.

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  • PlantainLanceoleGW
  • Plantain-lanceole2GW
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Taxus baccata  L.

Taxus baccata MHNT.jpg
Par Didier DescouensTravail personnel, CC BY-SA 4.0, Lien

Nom provençal : Tuï,
Bouas dé la Santo-Baoumo

TAXACEAE

propriétés :
C’est un résineux - à croissance lente - sans résine et un conifère qui ne produit pas de cônes, mais des arilles ; fruits rouges beaucoup plus attractifs pour les oiseaux.
Cet arbre pourrait vivre 2000 à 3000 ans…

Localisation :
Naturalisé dans les hêtraies, les sapinières, les ripisylves.
Forêt de la Sainte-Baume, Solliès-Toucas, massif des Morières, bords du Gapeau…

Utilisation :
Sert actuellement à la semi-synthèse d’une molécule anticancéreuse : le taxofène.
Largement planté dans les jardins, principalement en haie facile à tailler.
Il est apprécié en ébénisterie, car son bois se travaille facilement. Il sert, encore aujourd’hui, à la fabrication des arcs.

Toxicité :
Écorce, feuilles, fruits. A été utilisé comme poison de flèches.
Une décoction avec cinquante grammes de feuilles est mortelle !

 

Reichardia picroides  L. Roth

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Nom provençal : Coustelino

ASTERACEAE

Localisation :
Commune, bords des champs et des chemins, des pistes, rochers maritimes.

Comestibilité :
C’est l’une des meilleures salades qui soient.
Les jeunes feuilles en rosette sont croquantes et dénuées d’amertume.
On peut la consommer en salade avec d’autres espèces sauvages ou bien avec des croûtons et du petit-salé, comme les pissenlits.

Primula veris  L.

COUCOU OU PRIMEVÈRE OFFICINALE

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Crédit photo : Dr Yvan Avramov

Nom provençal :

Localisation :

Utilisation :

Comestibilité :
Ses fleurs sont comestibles (recherchées pour la confiture et cuisinées avec des jeunes feuilles).

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Campanula rapunculus  L.

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Campanule-raiponce-Campanula-rapunculus-L2W

Nom provençal : Rapóunchou,
rapounchoun

CAMPANULACEAE

Localisation :
Fréquente au bord des chemins, dans les prés et les bois. Elle apprécie particulièrement les sols calcaires jusqu’à 1000 mètres d’altitude.

Comestibilité :
Autrefois cultivée et appréciée comme un mets délicat, la Campanule raiponce, à la saveur douce et légèrement sucrée, se consomme en salade ; feuilles et racines sont apéritives, rafraîchissantes et peuvent être dégustées crues à la croque-au-sel comme les radis. On peut également les savourer cuites.
Bien entendu, il est recommandé de ne pas dévaster l’espèce (la récolte des racines détruit la plante à chaque prélèvement) et donc de récolter avec modération !

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Crédit photo : Dr Yvan Avramov

Primula veris  L.

PRIMEVÈRE OFFICINALE OU COUCOU

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Crédit photo : Dr Yvan Avramov

Nom provençal :

Localisation :

Utilisation :

Comestibilité :
Ses fleurs sont comestibles (recherchées pour la confiture et cuisinées avec des jeunes feuilles).

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Linum narbonense  L.

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Lin-de-Narbonne-Linum-narbonenses-LRW

Crédit photo : Dr Yvan Avramov

Nom provençal :

LINACEAE

Localisation :
Calcicole, garrigues ouvertes, sous-bois clairs, pelouses sur marnes ou dolomies.

Utilisation :
Ce lin, aux grandes fleurs décoratives d’un bleu intense, enchante les promeneurs et a souvent été cultivé pour embellir nos jardins.

Il ne faut pas le confondre avec le Lin très usité, Linum usitatissimum L., cultivé pour ses fibres textiles. Au VIe siècle avant notre ère, il faisait partie de l’alimentation (graines riches en huile) et fut cité comme remède contre la toux, au Ve siècle avant notre ère, par Théophraste dans l'Histoire des plantes.
L’eau de Lin était très en vogue, au XVIIe siècle, et Mme de Sévigné en buvait pour se bien porter.

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Lin-de-NarbonneW

Linum campanulatum  L.

LinCampanuleLinumCampanulatumL.
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Nom provençal :

LINACEAE

Localisation :
Calcicole, garrigues ouvertes, coteaux rocheux, pelouses sur marnes ou dolomies.

Utilisation :
Le Lin campanulé se distingue des autres Lins (neuf espèces dans le Var), car ses feuilles sont atypiques, spatulées et groupées en rosettes.
Ses grandes fleurs jaune d’or, veiné d’orangé à la base sont caractéristiques.
Ce magnifique Lin a souvent été cultivé comme plante ornementale.

Crédit photo : Dr Yvan Avramov

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  • LinCampanuleLinumCampanulatumL.
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Helichrysum stoechas L. Moench

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Immortelle-Helichrysum-stoechas- (L.) Moench-GW

Crédit photo : Dr Yvan Avramov.

Nom provençal : Saméto,
Herbo dé San-Jan

ASTÉRACEAE

Localisation :
Assez commune, garrigues, coteaux secs, bords des pistes sablonneuses, rocailles, pelouses littorales sèches, sables dolomitiques…

Utilisation :
Utilisée en parfumerie.
Cultivée comme plante ornementale.
Cet arbrisseau peut couvrir les dunes de beaux coussins jaunes grâce à ses nombreuses petites fleurs que l’on conserve en bouquets secs presque aussi longtemps que son nom le laisse supposer.

Comestibilité :
L’infusion de fleurs sert à parfumer certaines sauces (goût de curry).

Lithospermum purpureocaeruleum  L.

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Grémil-bleu-pourpre-Buglossoides-purpurocaerulea-L.-I.M.Johnst.
Gremil-bleuGW

Nom provençal : 
Erbo-dei-perlo,
erbo-de-la-pisseto

BORAGINACEAE

Ses grandes fleurs pourpres
deviennent par la suite bleues
d’où son nom latin d’espèce.

Localisation :
Chênaies pubescentes, chênaies vertes en ubac, bois, lieux frais et ombragés. Bois de la Sainte-Baume, Méounes (Montrieux), etc.

Utilisation :
Après la chute des feuilles du Grémil bleu, seuls subsistent ses petits fruits très durs, brillants et d’un blanc ivoire :
Lithospermum signifie graine de pierre. Rien d’étonnant à ce que ces petits fruits aient été utilisés pour détruire les calculs rénaux, en application de la célèbre « théorie des signatures ».
Le Grémil bleu ainsi qu’une espèce voisine, le Grémil officinal, Lithospermum officinale L., aux fleurs blanc crème, sont surnommés Herbe aux perles.

Comestibilité 
Avec les sommités fleuries, on prépare le « thé d’Europe », une boisson rafraîchis-sante.

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Geum urbanum  L.

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Crédit photo : Dr Yvan Avramov.

Nom provençal :
Erbo-de-sant-Benòni

ROSACEAE

Localisation :
Fréquente dans les bois et les endroits ombragés jusqu’à 1300 mètres d’altitude.

Utilisation :
La Benoîte jouit d’une grande renommée depuis l’Antiquité.
Riche en tanin, elle est astringente et tonique ; c’est un excellent fébrifuge qui a remplacé, parfois, le quinquina.
Le vin de Benoîte fortifie l’estomac (50 grammes de racine sèche par litre, à faire macérer trois jours).
La racine doit son parfum à une huile essentielle contenant de l’eugénol qui est le constituant principal de l’essence de girofle, distillée du bouton floral d’Eugenia caryophyllata.
Elle a longtemps servi à colorer la laine en lui donnant une belle teinte mordorée.

Comestibilité :
Les racines, cueillies à l’automne, ont une saveur légèrement piquante et un parfum de clou de girofle.
L’infusion des racines agrémente les compotes, les crèmes au chocolat, les fruits au sirop… Les racines fraîches parfument les sauces, les bouillons, les liqueurs, le vin, la bière.

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Chamaemelum fuscatum  (Brot) Vasc.

CAMOMILLE PRÉCOCE OU ANTHÉMIS PRÉCOCE

 

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Nom provençal :

ASTERACEAE

Cette plante n’est connue que dans le Var
où elle peut être très abondante
dans les vignobles et vergers.

Localisation :
Vignobles inondables, pelouses dénudées humides.

Comestibilité :
En Sicile, les jeunes feuilles sont bouillies puis servies avec de l’huile d’olive et du citron.

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Consulter la vidéo : La Camomille

Sorbus torminalis  L.

ALISIER TORMINAL OU SORBIER TORMINAL

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Alisier torminal :

ROSACEAE

 

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Crédit photo : Dr Yvan Avramov

 Teucrium marum  L.

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Germandree-marum-Teucrium-marumW

LAMIACEAE

Localisation :
Cette espèce très rare ne se trouve que dans les maquis bas des îles de Port-Cros et du Levant sur sols acides et pierreux.
Plante buissonnante, dressée, rappelant le Thym vulgaire, mais aux inflorescences longues et lâches.
Sa forte odeur camphrée, qui rappelle un peu celle de l’éther, attire irrésistiblement les chats mâles  qui se vautrent sur les tiges feuillées ou fleuries, en proie à une sorte d’ivresse !

Utilisation :
La plante renferme du « camphre de Marum » et une huile essentielle spéciale ou « essence de Marum ».
Les feuilles et les sommités fleuries sont stimulantes, toniques, aromatiques et anti-spasmodiques.
Les fleurs sont visitées par les abeilles.
Cultivée comme plante ornementale.

Genre  Rubus

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Ronce-blanche-Rubus4W

Nom provençal :
Róumi

Fréjus, Garde-Freinet, La Môle, etc.

Rouis
Le Muy, Les Mayons, Seillans, etc.

ROSACEAE

Localisation :
Communes, les Ronces sont répandues dans notre région aux bords des chemins, des pistes, dans les collines, les haies, les sous-bois.

Utilisation :
L’herboristerie utilise principalement les feuilles : leur infusion est astringente, recommandée contre les diarrhées et les leucorrhées.
L’infusion de bourgeons est utilisée, en gargarismes, contre les maux de gorge et les angines. Plusieurs espèces de Ronces servaient à cet emploi.

Comestibilité :
Les mûres font partie des fruits sauvages les plus ramassés et sont astringentes et dépuratives. Elles sont riches en vitamines PP, A, en fer, en pectine.
Elles sont consommées crues, en tartes, confitures, gelées ou mises à fermenter pour obtenir un vin agréable.

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Smilax aspera  L.

SALSEPAREILLE OU « HERBE AUX SCHTROUMPFS »

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Nom provençal :
Esclarzia ou esclarziha (Fréjus),
esquerzia
ou rastelet (Seillans),
esclarzieio
(Montauroux),
aglaria
(Hyères),
agleira
(Les Mayons),
escuro-lengo
(Lorgues) 

SMILACACEAE

Localisation :
Liane méditerranéenne très répandue dans les haies, bois clairs, pierriers, forêts, maquis, garrigues, brousse littorale.

Utilisation :
- Diurétique (décoction de racine sèche coupée en morceaux) ;
- Dépurative, sudorifique : affections cutanées, rhumatismes, goutte.
- Les asthmatiques peuvent fumer sa racine blanc-gris, séchée et broyée, ils s’en trouveront soulagés.

Comestibilité :
Les jeunes pousses de cette liane sont comestibles crues ou cuites.
Les fleurs automnales, au parfum d’Oranger, servent également à préparer une délicieuse liqueur.

Chamaemelum fuscatum  (Brot) Vasc

ANTHÉMIS PRÉCOCE OU CAMOMILLE PRÉCOCE

 

Camomille-precoce-Chamaemelum-fuscatumFLW

Nom provençal :

ASTERACEAE

Cette plante n’est connue que dans le Var
où elle peut être très abondante
dans les vignobles.

Localisation :
Vignobles inondables, pelouses dénudées humides.

Comestibilité :
En Sicile, les jeunes feuilles sont bouillies puis servies avec de l’huile d’olive et du citron.

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UN ÉDIFICE D'EXEPTION

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Plan de situation.

Déjà au Moyen Âge la construction d’une église, même modeste, faisait l’objet d’une attention toute particulière et était appréhendée par des professionnels qualifiés et réputés ; car la technique constructive romane était employée, plus avec des pratiques judicieuses d’usage régional, qu’avec des approches théoriques de construction.
Par ailleurs, les ordres religieux, grands constructeurs de l’époque profitaient des nouvelles influences techniques constructives et stylistiques du moment pour actualiser leurs bâtiments monacaux dont l’église était la partie la plus élaborée et visible par tous.

 

AZA

 

C’est ainsi que notre église de Solliès-Ville telle que nous la voyons actuellement a été construite par l’ordre des dominicains avec les singularités et les spécificités remarquables suivantes :

I  ÉGLISE À DEUX NEFS
L’édifice se compose de deux nefs parallèles d’égale largeur comprenant trois travées chacune, dont l’ensemble s’inscrit dans deux carrés égaux.

Ces deux nefs sont couvertes en voûtement quadripartite dit « voûte de cloître » supporté chacun par deux arcs diagonaux plein cintre, dont la hauteur des clefs de voûte correspond à la même dimension que l’un des deux carrés qui contient la nef.
La longueur de la nef est exactement le double de la hauteur. Autrement dit :
l'église est aussi large que haute !
Ainsi, on relève, ici, trois types de voûtement :
— a  des arcs brisés qui séparent les trois travées ;
— b  des arcs diagonaux plein cintre disposés en voûte de cloître sur chacune des trois travées ;
— c  des arcs brisés doubleaux séparant les deux nefs parallèles.
La diversité de ces arcatures s'explique par deux raisons :
— a  la nécessité de soutenir un plafond de nef à une hauteur précise, quelles que soient les différentes portées à franchir entre les murs et piliers porteurs.
— b  la faculté pour l’arc brisé de moins pousser sur les appuis.

En effet, cette voûte de cloître, surprend dans cet édifice roman, où la voûte en berceau plein cintre couvrait les nefs, à la place des plafonds en charpente bois trop vulnérable aux incendies !

Voute

Voûtement en berceau plein cintre de la chapelle Sainte-Philomène de Puget-Ville.

Coupe-longitudinaleW

Mais il est troublant de constater que les appuis des arcatures diagonales des trois voûtes de cloître reposent sur des corbeaux en forme de culots enchâssés en discontinuité avec les redans des piliers porteurs.
Il semble bien que cette technique de la voûte de cloître inventée au milieu du XIIe siècle en Île-de-France fût importée au cours de la construction du couvert de l’église Saint-Michel, d’où le recours aux corbeaux à demi encastrés qui ont été greffés sur les colonnes.
En effet, cette technique de croisée d’ogives est bien celle apportée par le gothique naissant dans le Nord de la France.

II  TRACÉS RÉGULATEURS
La comfiguration de l’édifice n'est pas due au hasard, bien au contraire, elle résulte des fameux tracés régulateurs du Timée de Platon qui met en exergue le nombre d’or ou la « divine proportion » soit : 1,618 (rapport conceptuel divin par excellence).

En plus des piliers, les éléments architecturaux de l’église, tels que les oculi, les baies verticales, le portail et les nefs, sont calés sur un module commun, la « canne » (soit 1,98 m, dimension de référence commune) qui correspond au diamètre des piliers.
Comme on la déjà dit plus haut, cette modulation se vérifie dans les trois dimensions, en plan, en coupe, en élévation !

Le module est une grandeur quelconque
choisie pour servir de base aux mesures de la distribution d’un bâtiment

DIMENSIONS DE L'ÉGLISE : EN MÈTRE EN MESURE ANCIENNE
  Longueur de nef : 22,76 m   13 modules 1/2 ou 13 cannes 1/2
  Largeur de l’église : 11,38 m   1/2 longueur de l’église
  Hauteur de la nef : 11,80 m   7 modules ou 7 cannes
  Largeur de pilier :   1,68 m   1 module ou 1 canne
  Oculus et cintre des baies :   0,84 m   1/2 module ou 1/2 canne
  Grand oculus sud :   2,10 m   1 module 1/4 ou 1 canne 1/4
  Distance latérale entre piliers :   4,42 m   2 modules 1/2
  Distance longitudinale entre piliers :   5,90 m   3 modules 1/2

En cette fin du XIIe siècle ! on sait que l’influence gothique parvint tardivement en Provence, mais pourquoi avoir réalisé une église à deux nefs égales, disposition rarissime en France, puisqu’il n’existe que trois autres églises semblables en France ?
[L'église des jacobins de Toulouse (1230-1335), d’Agen (1249), et de Paris (1221, détruite en 1849), et aussi la chapelle Sainte-Philomène à Puget-Ville-du-Var (1060, encore existante).]

La raison de cette disposition parallèle des deux nefs semble simplement destinée à faciliter la pratique alternée de deux offices différents sans empiéter sur l’autre, à savoir la liturgique des laïques et celle des frères prêcheurs dominicains 'appelés aussi jacobin) fortement ancrés à Solliès-Ville à cette époque.
En pratique, une simple séparation médiane en panneaux de bois fixés entre les piliers était installée pour isoler chaque nef. Deux niches murales dites « sacrères », fermées par deux volets en bois, subsistent toujours à l’extrémité est de chaque nef, pour ranger les objets liturgiques des différents offices à côté de chacun des deux autels.
De plus, un accès différencié facilitait l’indépendance des deux nefs qui sont toujours visibles à l’extrémité ouest de l’église.

3 coupes

 Coupe transversale.

III  LA COUVERTURE PROTECTRICE
Le voûtement intérieur de la nef a remplacé les charpentes en bois apparentes vulnérables aux incendies.
Ici à Solliès-Ville, l’église se trouvait être implantée dans l’enceinte fortifiée du château des Forbins, trop proche des fortifications pour ne pas craindre les assauts des jets d’objets enflammés projetés par les assaillants (nombreux à cette époque)
Une protection de la toiture contre l’incendie s’imposait.
C’est pourquoi, la charpente en bois traditionnelle de la toiture fut remplacée par un voûtement reposant sur les « reins des croisées d’ogives » qui recevait uniquement le littelage des tuiles « canal », moins vulnérable au feu que la forêt de chevrons et pannes des charpentes habituelles.
Cette disposition technique particulière est exceptionnellement mise en œuvre parce qu’elle oblige à renforcer les structures d’appui des voûtements de la Nef qui se trouvent alourdis. Or on constate ici, que quelque soit le voûtement retenu : le berceau plein cintre ou la croisée d’ogives, les pilastres et piliers ont été construits avec une configuration résistante et massive en forme de croix. Comparé aux colonnes cylindriques graciles de l’église de Toulouse érigée à la même époque.

  Coupe transversale.

Deux nefs égales à trois travées en croisée d’ogives.

IV  LA FACTURE DU GROS ŒUVRE
Le caractère apparent de l’édifice tient essentiellement de la remar-quable facture des pierres de taille et de l’économie des modénatures déco-ratives de tout l’édifice tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Construite avec des murs d’assises régulières avec boutisses en pave-ment de calcaire blond et gris hourdés d’un fin lit de mortier, son aspect parait même un peu austère, mais non hostile.

Seuls les quelques hautes fenêtres cintrées, des oculi insérés dans des tableaux biseautés et un grand portail avec triples voussures décorent l’édifice.
À l’intérieur ce sont les deux gros piliers cruciformes et les six croisées d’ogives qui attirent le regard.

Le pignon est percé de deux hautes baies et de deux oculi. L’appareillage des pierres du soubassement est le vestige d’une construction antérieure à la construction de l’église.

Façade sud percée de deux hautes baies, un oculus et un grand portail voussuré. L’appareillage des pierres situé au-dessus du portail est dû à une restauration récente.

Travée sud de l’église avec deux croisées d’ogives visibles.

Pignon est.

Façade est.

V   Le dernier point remarquable de cet édifice est historique, celui du passage du monarque Louis IX dit Saint-Louis sur le site de l’église Saint-Michel, au retour de la 6e croisade en juillet 1254.

 

ÉTUDE PATRIMONIALE

de Marie-Georges TOMASINI,
licenciée en patrimoine médiéval
et
Christian TORCHEUX,
architecte honoraire.

 

 

Bibliothèque :
BILHEUST Henri et autres. L’art des bâtisseurs romans, cahier N° 4, Boscodon, Crots, 1989 ;
CABANOT Jean, Petit glossaire pour la description des églises, AEAL, Dax, 1995, ISBN : 2911125002 ;
GIMPEL Jean, Les bâtisseurs de cathédrales, Seuil, Paris, 1958, collection Microcosme, 1966 ;
MAUREL Paul, Le vieux solliès et ses monuments religieux, Imprimerie Nouvelle, Toulon, 1959 ;
VINCENT Robert, Géométrie du nombre d‘or, Chalagam, Marseille, 4e édition, 2005.

Papaver rhoeas  L.

PAVOT ROUGE  OU COQUELICOT

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Coquelicot-Papaver-rhoeas-L2GW

Nom provençal : Ruello,
rouvello
(Bagnols-en-Forêt),
gau-galin

PAPAVERACEAE

Localisation :
Très commun.

Utilisation :
Les pétales sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antispasmodique, hypnotique, pectorale et sédative.

Comestibilité :
Les jeunes feuilles avant floraison sont excellentes, crues en salades ou cuites de diverses manières (gratins, omelettes, soupes…).
Les fleurs sont aussi comestibles et servent à préparer des sirops.

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  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-LW
  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-L2GW
  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-L1GW

Papaver rhoeas  L.

COQUELICOT OU PAVOT ROUGE

Coquelicot-Papaver-rhoeas-L2GW
Coquelicot-Papaver-rhoeas-L1GW

Nom provençal : Ruello,
rouvello
(Bagnols-en-Forêt),
gau-galin

PAPAVERACEAE

Localisation :
Très commun.

Utilisation :
Les pétales sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antispasmodique, hypnotique, pectorale et sédative.

Comestibilité :
Les jeunes feuilles avant floraison sont excellentes, crues en salades ou cuites de diverses manières (gratins, omelettes, soupes…).
Les fleurs sont aussi comestibles et servent à préparer des sirops.

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  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-L1GW
  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-L2GW
  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-LW

Olea europaea  L.

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Nom provençal : Óulivié,
Óurevié
(Flayosc)

OLEACEAE

Localisation :
L’Olivier sauvage ou Oléastre est spontané (rochers, coteaux pierreux, fruticées littorales, pieds de falaises bien exposés) et largement cultivé en Provence.

Utilisation :
Voici une recette très ancienne et originale qui était employée pour calmer un « coup de soleil » dans la vallée du Gapeau :
Appliquer doucement, sur la région cutanée atteinte, une émulsion composée de :
- eau de source : 1 cuillerée ;
- huile d’olive : 2 cuillerées.

Pour obtenir l’émulsion, battre l’eau et l’huile pendant quelques minutes.

Comestibilité :
L’olive contient des vitamines A, B, C, et E, des sels minéraux (Ca, Mg, P, K, S, Cl, Fe, Mn, Cu…), des protéines et une huile remarquable pour sa richesse en acides gras insaturés.

Autres propriétés :
hypotenseur, cholérétique et maladies cardiovasculaires, excipient de prépara-tions médicinales.

Quercus coccifera  L.

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Nom provençal : Avaus, garrus

FAGACEAE

Localisation :
garrigues, forêts claires.

Utilisation :
Une cochenille (insecte parasite) récoltée sur l’arbre donne un colorant rouge (l’écarlate), autrefois utilisé et réputé pour la teinturerie, l’alimentation et la médecine.

Comestibilité :
Les glands de nombreuses espèces de chênes ont été consommés par l’homme depuis la nuit des temps. Parfois ils sont doux et peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mais bien souvent, ils sont amers à cause de la grande proportion de tanin qu’ils renferment et qui, ingérée en grande quantité, peut provoquer des troubles digestifs.
Heureusement, le tanin est soluble dans l’eau et peut être éliminé. Il suffit de hacher finement les glands, ou de les écraser, et de les faire bouillir à plusieurs eaux jusqu’à disparition de l’amertume, puis de les manger sous forme de bouillie salée ou sucrée.

Anemone hepatica  L.

Hepatique-a-trois-lobes-Hepatica-nobilis-Schreber
Hepatique-a-trois-lobes-Anemone-hepatica-L-GW

Crédit photo : Dr Yvan Avramov.

Hepatica-nobilisW

Nom provençal : Erbo-dóu-fege

RANUNCULACEAE

Localisation :
Sols sur calcaire ou argile, avec humus. Bois caducifoliés, particulièrement chênaies pubescentes. Forêts de la région de la Sainte-Baume.

Utilisation :
La « médecine des signatures », pratiquée autrefois, se basait sur l’aspect de la plante, chargé de symboles et de vertus présumées. Le hasard fit bien les choses pour notre Hépatique : ses feuilles à trois lobes, évoquant les lobes du foie la fit prescrire afin de soigner, avec succès, les coliques et les calculs du foie et de la vésicule biliaire.

Toxicité :
Toxique, l’Hépatique n’est désormais prescrite que sous contrôle médical.

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Polygonatum odoratum

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SCEAU DE SALOMON :

ASPARAGACEAE

Pinus sylvestris  L.

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Pin-sylvestreW

Nom provençal :
Pin-gavouat (Fréjus, Hyères, Seillans etc.)

PINACEAE

Localisation :
Pelouses, bois clairs, rochers, absent du littoral.

Utilisation :
Des infusions, sirops ou inhalations de « bourgeons » soignent le rhume et calment la toux.
Son huile essentielle est réputée pour ses propriétés antiseptique respiratoire, expectorante et balsamique (bronchite, sinusites, toux, laryngites)…
Bois de mine et poteaux de ligne.

Comestibilité :
Graines et jeunes pousses sont comestibles.

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Pin-sylvestre-Pinus-sylvestris-L-GW

Lactuca perennis

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Laitue vivace

ASTERACEAE

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  • Laitue-vivace-Lactuca-perennis-3W

Tilia cordata  Miller

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Nom provençal : Tihu

MALVACEAE

Localisation :
Forêts fraîches ou riveraines.

Utilisation :
— Nervosité, insomnie, angoisse = en infusions, mais aussi en bain ;
— Palpitations, troubles hépatiques…
— Parties utilisées : inflorescence jeune avec les bractées.

 
Comestibilité :
La seconde écorce des tilleuls (cambium) est comestible et a servi à préparer une sorte de pain en Pologne.
Les jeunes feuilles sont comestibles crues en salade.

Sorbus torminalis  L.

SORBIER TORMINAL OU ALISIER TORMINAL

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Sorbier torminal :

ROSACEAE

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Alisier-torminal-Sorbus-torminalis-(L.)GW

Crédit photo : Yvan Avramov

Oncostema peruviana  L. Speta

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Scille du Pérou :

ASPARAGACEAE

Centranthus ruber  (L.) DC

CENTRANTHE ROUGEVALÉRIANE ROUGE OU LILAS D’ESPAGNE‌

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CentranthusRuberGW-800x604

Nom provençal : Pan-de-couguou

CAPRIFOLIACEAE

Localisation :
éboulis, falaises, autour des habitations, bords des routes décombres…

Utilisation :
La racine a été employée comme antispasmodique et la plante aurait une action sédative comme sa cousine la valériane.

Comestibilité :
Les feuilles et les boutons floraux sont comestibles, mais c’est surtout les rosettes et les jeunes feuilles qui sont consommées en salade.

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Dans la même famille :

Consultez la vidéo : Valériane officinale

Pittosporum tobira  (Thunb.) W. T. Aiton

‌PittosporeGeW

Nom provençal : 

PITTOSPORACEAE

Localisation :
Introduit d’Extrême-Orient, largement planté dans les parcs et les jardins, parfois en haie ou en alignement et naturalisé dans les fourrés proches du littoral méditerranéen.

Utilisation :
Le Pittospore est un arbuste ou un petit arbre très apprécié grâce à son feuillage toujours vert, à ses corymbes de fleurs au parfum inimitable, mélange de fleur d’Oranger et de Jasmin et à ses fruits aux graines rouges et gluantes très décoratives.

Pittosporum signifie « semence poisseuse »
(du grec pitta, poix, et sporos, semence).

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Celtis australis  L.

MICOCOULIER DE PROVENCE

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CANNABACEAE

Micocoulier-de-ProvenceCeltis-australis-LW.

Quercus ilex  L.

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Chene-vert-Quercus-ilexFlickrW

Nom provençal : Éuve

FAGACEAE

Localisation :
forêts, garrigues, maquis rocheux. Rustique et de croissance lente, il résiste très bien aux embruns.

Utilisation :
Bois de chauffage excellent, utilisé en grandes quantités pour la fabrication du charbon de bois dans les charbonnières.

Comestibilité :
Les glands de nombreuses espèces de chênes ont été consommés par l’homme depuis la nuit des temps. Parfois ils sont doux et peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mais bien souvent, ils sont amers à cause de la grande proportion de tanin qu’ils renferment et qui, ingérée en grande quantité, peut provoquer des troubles digestifs.
Heureusement, le tanin est soluble dans l’eau et peut être éliminé. Il suffit de hacher finement les glands, ou de les écraser, et de les faire bouillir à plusieurs eaux jusqu’à disparition de l’amertume, puis de les manger sous forme de bouillie salée ou sucrée.

Aphyllanthes monspeliensis  L.

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AphyllanteGeW

Nom provençal : Barjavoun

APHYLLANTHACEAE

Aphyllanthes signifie « fleur (anthos)
sans (a privatif) feuilles (phullon) ».

Localisation :
Commune dans toute la vallée.

Particularité botanique :
Ce que l’on voit, ce sont des tiges et les feuilles passent inaperçues, car elles forment les gaines qui enveloppent la base des tiges. Cette très forte réduction de la surface des feuilles diminue la transpiration de la plante et augmente sa résistance à la sécheresse.

Comestibilité :
Les pétales bleus se dégustent comme des bonbons. Ils sont tendres, fondants et ont un goût sucré et parfumé.

 

 

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  • AphyllantheDeMontpellier1W
  • AphyllantheDeMontpellier2W
  • AphyllanteGeW

Sorbus aria

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Alisier blanc :

ROSACEAE

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  • Alisier-blanc,-Sorbus-aria1W
  • Alisier-blancW

Juglans regia  L.

NoyerGe2W

Nom provençal : Nouguié

JUGLANDACÉES

Localisation :
Espèce originaire des Balkans, plantée depuis l’époque gallo-romaine et naturalisée çà et là dans la vallée. Ripisylves, bois frais.

Utilisation :
Les feuilles du Noyer sont astringentes (tanins), antiseptiques et kératinisantes (juglone), ce qui justifie leur emploi dans les affections cutanées telles qu’eczéma, impétigo, acné, pyodermite (lésion suppurative de la peau comme le furoncle) et même contre la sudation excessive des pieds et des mains. Ces mêmes feuilles ont été employées comme antidiarrhéique et elles ont la réputation d’être hypotensives et hypoglycémiantes.

Comestibilité :
Les noix étaient connues et estimées des Grecs et des Romains. Finement broyées, elles fournissent un délicieux beurre végétal (purée de noix). Elles renferment une huile riche en acides gras polyinsaturés qui leur confère des propriétés que recherchent les diététiciens : pouvoir antiagrégant plaquettaire, effet anti-inflammatoire, activité hypoglycémiante, hypocholesté-rolémiante et hypotriglycéridémiante. En quelques mots la panacée !
L’enveloppe verte des fruits, le brou, servait naguère, dans le Vercors, à préparer une confiture fort appréciée.

NoyerGe1W

Aristolochia rotunda  L.

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Aristoloche à feuilles rondes :

ARISTOLOCHIACEAE

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Aristoloche-Aristolochia-Rotunda-L1W

Sambucus nigra  L.

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Sureau-noir-Sambucus-nigra3W-622x800

Nom provençal :
Sambequié (région de Fréjus et tout le Var),
Sambuquié (Mons),
Choupatelié (La Môle),
Boumbardié,
Boumbardelié

ADOXACÉES (Caprifoliacées)

Localisation :
Commun tout le long du Gapeau. Friches arbustives, haies.

Utilisation :
1 - L’infusion de fleurs, utilisée en bain d’œil, permet de traiter orgelet et conjonctivite ;

2 - États fébriles, refroidissements, enrouements ;
3 - Immunostimulant.

Comestibilité :
Les fleurs crues en salade et dans les desserts. On en fait également des beignets, crêpes, sauces, sorbets et du « champagne de Sureau ».
Les fruits noirs, de préférence cuits, sont comestibles (confitures, sauces épicées, vins fermentés, etc.).

Attention :
Consommer les fruits crus avec modération, car ils peuvent être purgatifs et faire vomir.

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Sureau noir-Sambucus-nigraAW

Isatis tinctoria  L.

PASTEL DES TEINTURIERS OU GUÈDE

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Pastel des teinturiers :

BRASSICACEAE

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Raphanus raphanistrum  L.

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Nom provençal :
Ravanasso

BRASSICACÉES

Localisation :
Cultures, friches, bords des routes.

Comestibilité :
Les feuilles se consomment crues en salade ou cuites de diverses manières. Elles sont excellentes.
Les fleurs et les jeunes fruits allongés encore tendres (siliques) apporteront un goût piquant aux salades.

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Radis-ravenelle-Raphanus-raphanistrumL1w

Quercus ilex  L.

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Chene-vert-Quercus-ilexFlickrW

Nom provençal : Éuve

FAGACEAE

Localisation :
forêts, garrigues, maquis rocheux. Rustique et de croissance lente, il résiste très bien aux embruns.

Utilisation :
Bois de chauffage excellent, utilisé en grandes quantités pour la fabrication du charbon de bois dans les charbonnières.

Comestibilité :
Les glands de nombreuses espèces de chênes ont été consommés par l’homme depuis la nuit des temps. Parfois ils sont doux et peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mais bien souvent, ils sont amers à cause de la grande proportion de tanin qu’ils renferment et qui, ingérée en grande quantité, peut provoquer des troubles digestifs.
Heureusement, le tanin est soluble dans l’eau et peut être éliminé. Il suffit de hacher finement les glands, ou de les écraser, et de les faire bouillir à plusieurs eaux jusqu’à disparition de l’amertume, puis de les manger sous forme de bouillie salée ou sucrée.

Rhamnus alaternus  L.

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Nerprun-alaterne2W

Nom provençal : Darado,
Fiérogno 

RHAMNACÉES

 Localisation :
Commun, surtout dans la région littorale. Chênaies vertes, fruticées, maquis, garrigues. Préférence sols sur calcaire.

Utilisation :
Au Maroc et en Algérie, on utilise l’écorce, les tiges et les feuilles en infusion contre la jaunisse et les troubles hépatiques.
Le Nerprun alaterne a également servi à soigner les angines (gargarismes).
Des teintures ont été faites avec son écorce.
Ses fleurs femelles produisent un nectar abondant très attractif pour les abeilles et autres insectes.

Toxicité :
Prudence avec cette espèce qui appartient à la famille de la Bourdaine et contient des dérivés anthracéniques connus pour être purgatifs.

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Sorbus domestica  L.

CORMIER OU SORBIER DOMESTIQUE

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Nom provençal : Sourbiero

ROSACEAE

Localisation :
Le Cormier est un Méridional qui pousse sur les sols calcaires. Un exigeant en lumière, qui aime les terres fraîches et profondes, les forêts claires caducifoliées.

Utilisation :
Son bois extrêmement dur, au grain compact, brun-rouge, satiné et se polissant joliment, est recherché pour la fabrication d’armes et d’outils, la gravure sur bois, la tournerie.

Comestibilité :
Ses fruits - les cormes - sont comestibles blets ou secs. Les Romains les faisaient fermenter pour en tirer une boisson ressemblant un peu au cidre. Cette coutume s’est prolongée jusqu’au XVIIIe siècle, époque à laquelle les cormes faisaient l’objet d’une cueillette attentive : séchées et pulvérisées, elles étaient mélangées à la pâte du pain. De nos jours, on en fait des confitures et de l’eau-de-vie.

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Sorbus domestica  L.

SORBIER DOMESTIQUE OU CORMIER

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Cormier-ou-Sorbier2W

Nom provençal : Sourbiero

ROSACEAE

Localisation :
Le Sorbier est un Méridional qui pousse sur les sols calcaires. Un exigeant en lumière, qui aime les terres fraîches et profondes, les forêts claires caducifoliées.

Utilisation :
Son bois extrêmement dur, au grain compact, brun-rouge, satiné et se polissant joliment, est recherché pour la fabrication d’armes et d’outils, la gravure sur bois, la tournerie.

Comestibilité :
Ses fruits - les cormes - sont comestibles blets ou secs. Les Romains les faisaient fermenter pour en tirer une boisson ressemblant un peu au cidre. Cette coutume s’est prolongée jusqu’au XVIIIe siècle, époque à laquelle les cormes faisaient l’objet d’une cueillette attentive : séchées et pulvérisées, elles étaient mélangées à la pâte du pain. De nos jours, on en fait des confitures et de l’eau-de-vie.

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Ferula communis  L.

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Nom provençal :
Gros-fenoui, ferlo

APIACÉES

Localisation :
Corniches et vires rocheuses, garrigues et pelouses rocailleuses, vieux murs.

Utilisation :
Une préparation végétale, le « Tefestrol », à base de ferutinine, est commercialisée en Russie pour traiter différents désordres gynécologiques.
Le bois de la tige sert pour affuter les rasoirs et les outils.

Comestibilité :
La plante est connue comme toxique bien que la partie interne de la tige ait été consommée rôtie sous la braise.

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  • Ferule-commune-Ferula-communis-L.2
  • Ferule-commune-Ferula-communis-L.1

Fumaria officinalis  L.

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Nom provençal : Fumo-terro,
Embriago, Pan-d'aucèu

PAPAVÉRACÉES

Localisation :
Très commune (mai - septembre).

Utilisation :
La plante est connue depuis l’Antiquité pour ses propriétés sur les sécrétions biliaires et les fonctions hépatiques (cure de printemps). Mais son secret le plus important est, qu’avec l’Angélique et le Frêne, elle fait partie des simples qui rendent centenaires…

Comestibilité :
Malgré son amertume, elle peut être ajoutée crue aux salades qui n’en seront que plus dépuratives.

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Lilium pomponium  L.

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Lis de Pompone :

LILIACEAE

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Lis-de-pompone-Lilium-pomponiumLW

ceratonia siliqua  L.

Caroubier-3bW
Caroubier-2W

Nom provençal : Caroubié

FABACÉES

Localisation :
Coteaux rocheux du littoral, probablement importé et naturalisé dans la vallée.

Utilisation :
Les longues gousses sucrées, appelées « caroubes », sont laxatives fraîches et anti diarrhéiques à l’état sec. La gomme de caroube, constituée de l’albumen des graines, dénuée de pouvoir nutritif, sert de leurre en diététique (régimes amaigrissants).

Comestibilité :
Les gousses dures, brun foncé à maturité, sont consommées depuis l’Antiquité. Elles permettent de fabriquer sirop, sorbets, etc., et servent de succédané au chocolat et au café.
La poudre de graines est un épaississant alimentaire très employé (E410).

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Equisetum telmateia  Ehrh.

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Nom provençal : Coua-de-chivau

ÉQUISÉTACÉES

Localisation :
Calcicole. Prairies humides, fossés, ruisselets sous couvert forestier, bords des cours d’eau.

Utilisation :
C’est la tige stérile, et non pas l’épi producteur, qui a des propriétés médicinales.
On l’utilise dans les cas de cystite, déminéralisation et hémorragies.
C’est une source de silicium.
Les Prêles (sept espèces dans le Var) étaient utilisées pour polir les cuivres, les bois durs, les bijoux…

Comestibilité :
Les jeunes pousses de nombreuses prêles ont servi à l’alimentation humaine depuis l’Antiquité romaine. Elles peuvent être consommées crues ou cuites tant qu’elles sont encore tendres et juteuses.

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  • PreleKotorW
  • Grande-Prele3GW

 

Consulter la vidéo : La Grande Prêle