Archives mensuelles: février 2017

Vincetoxicum hirundinaria  Medik.

Dompte venin, Vincetoxicum hirundinaria.

Nom provençal :
 - Reviro-menu

Famille : APOCYNACEAE

Localisation :
Pelouses rocailleuses, éboulis, forêts claires.

Utilisation :
Plante médicinale douteuse, très prisée jadis et cultivée dans les jardins. Elle était usitée au XVIe siècle contre la peste, les empoisonnements, les morsures des animaux venimeux, et ainsi s’expliquent son nom et son renom.

Toxicité :
Plante toxique pouvant provoquer des troubles nerveux, respiratoires et cardiaques.

Pardoglossum cheirifolium  (L.)
Barbier & Mathez

Cynoglosse à feuilles de Giroflée Cynoglossum cheirifolium L.

Nom provençal :
 - Lengo-de-can
;
 - Erbo-de-nouastro-Damo
.

Famille : BORAGINACEAE

Localisation :
Garrigues et pelouses pierreuses arides.

Sideritis provincialis
(Rouy) C. Coulomb  J.-M. Tison

Crapaudine de provence, Sideritis provincialis.

Photo : Tela botanica

Nom provençal :
 - Bouano-brouisso

Famille : LAMIACEAE

Localisation :
Pelouses sèches, végétation basse et ouverte, souvent en situation pionnière.

Crapaudine de provence, Sideritis provincialis.

Photo : Tela botanica

Cydonia oblonga  Mill.

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Cydonia oblonga

Nom provençal :
 - Coudounié

Famille : ROSACEAE

Localisation :
Bois frais, fonds de vallons, haies, zones humides.

Utilisation :
La pulpe de coing est astringente et tonique, et les feuilles sédatives et fébrifuges.
L’arbre sert de porte-greffe pour les poiriers.

Comestibilité :
Excellent fruit comestible, à la base de nombreuses préparations (confitures, compotes, fruits confits) et surtout sous la forme de pâte de coing !

Brassica oleracea  L. subsp.
robertiana  (J. Gay) Rouy & Fouc.

Chou de Robert, Brassica oleracea L. subsp. robertiana.

Nom provençal :
 - Caulet-fèr

Famille : BRASSICACEAE

Localisation :
Falaises, rocailles.

Utilisation :
Un des ancêtres de notre chou cultivé pouvant servir à la création de nouvelles variétés.

Comestibilité :
Toutes les parties de la plante sont comestibles, mais attention : cette plante bénéficie d’une protection régionale.

Chou de Robert, Brassica oleracea L. subsp. robertiana.

Armeria belgenciensis  Kerguélen

Armeria belgenciensis, VarMatin

Photo : Var-Matin.

Nom provençal :

Famille : PLUMBAGINACEAE

Localisation :
Endémique provençale du Var

Zone dolomitique de Morière-la-Tourne à Solliès-Toucas (et non à Belgentier).
Cette espèce élancée, de vingt à cinquante centimètres de haut, aux feuilles très fines et rigides et aux petits capitules de fleurs blanc rosé, affectionne les sables dolomitiques chauds et ensoleillés.
En 2003, la population totale est de moins de deux cents individus. À la suite de travaux de voirie, en 2005, cette population a été réduite à moins de cinquante individus !

Protection :
Protection nationale
, mais de graves menaces pèsent sur cette plante très rare à cause d’une ligne électrique qui traverse la station.
Attention au pacage prolongé de caprins sur le site principal de cette espèce endémique !

Quercus suber L.

Chêne-Liège

Nom provençal :
 - Suve ;
 - Suvié
(Collobrières).

Famille : FAGACEAE

Localisation :
Bois clairs sur sols profonds, maquis haut, sol siliceux. Calcifuge et de croissance assez lente, il résiste, grâce à son épaisse écorce (de liège) au passage de l’incendie.

Utilisation :
Le liège est un matériau excellent servant à isoler, faire des semelles de chaussures, des flotteurs de filets, et bien sûr des bouchons !

Comestibilité :
Les glands de nombreuses espèces de chênes ont été consommés par l’homme depuis la nuit des temps. Parfois ils sont doux et peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mais bien souvent, ils sont amers à cause de la grande proportion de tanin qu’ils renferment et qui, ingérée en grande quantité, peut provoquer des troubles digestifs.
Heureusement, le tanin est soluble dans l’eau et peut être éliminé. Il suffit de hacher finement les glands, ou de les écraser, et de les faire bouillir à plusieurs eaux jusqu’à disparition de l’amertume, puis de les manger sous forme de bouillie salée ou sucrée.

Arundo donax

 

La canne de Provence, Arundo donax appartient à la famille des Poacées (anciennement les « Graminées »). Il s'agit d'une plante herbacée classée parmi les cent espèces les plus invasives au monde. Elle est comme telle dans les régions méditerranéennes.

 

La canne de Provence… une plante pour l'agriculture, la sériciculture, la musique, la calligraphie, la vannerie, la pêche, la construction… Elle constitue un des éléments prédominants et caractéristiques des paysages méditerranéens. Même si l'on trouve la canne un peu partout, c'est sur nos rivages varois qu'elle acquiert, grâce à la Méditerranée, au soleil provençal et aux vents du midi, une dimension légendaire et artistique.

Fendoir à cannisse.

Préparation des éclisses à l'aide d'un fendoir, pour la fabrication de cannisses. Texte encadré et photo : Conservatoire du Patrimoine.

Cannier aux Sénès, Solliès-Pont.

Cannier sur la berge gauche du Gapeau en amont du barrage de Monsieur aux Sénès (photo janvier 2015).

 

Aire de répartition

On la trouve dans des zones nommées roselières ou canniers, où le taux d'humidité est élevé, souvent à proximité d'un point d'eau. Elle peut atteindre jusqu'à cinq mètres de hauteur et sa ressemblance avec le bambou entraîne souvent une confusion, de même qu'avec le roseau (Phragmites australis).

Cannier aux Aiguiers, Solliès-Pont.

Cannier en jachère, au hameau des Aiguiers, utilisé comme brise-vue.

Culture

Généralement, elle se développe dans des milieux ensoleillés, sablonneux et bien drainés en hiver. Le feuillage est caduc et composé de longues feuilles étroites, engainantes, retombantes, de couleur vert glauque et à nervures parallèles. Parmi les quatre espèces d'Arundo, Arundo donax présente la plus grande longueur des entre-nœuds. En hiver, la plante prend un aspect desséché.

 

 

Morphologie

Les fleurs sont minuscules et regroupées en panicules terminales de couleur vert pâle visibles en fin d'été et sans grand intérêt décoratif. Ces plantes sont hermaphrodites et la pollinisation se fait par le vent, on parle d'anémogamie. Le fruit est appelé caryopse et est également disséminé par le vent, on parle d'anémochorie.
Grâce à son rhizome, elle peut coloniser rapidement les milieux même secs en été.

 

Canne de Provence, Arundo donax L.
Arundo donax L., rhizome.

Flore de la canne de Provence :
famille  des Poaceae,  genre : Arundo,
nom latin  : Arundo donax 
L ,
nom français : canne de Provence,
nom vernaculaire : cano.

Rhizome Arundo donax.

Agriculture

La canne de Provence est traditionnellement utilisée en haies brise-vent dans le Midi de la France, mais également pour la fabrication des canisses et des paniers.

 

Caisse à fleur en canne et osier avec son couvercle.
Panier à cerise en canne de Provence.
Claie en canne de Provence.

Corbeille en canne et osier avec son couvercle utilisée pour l’expédition des fleurs fraîches, dimensions : 60 cm x 30 cm x 12 cm.

Panier en canne et anse en osier, avec l’intérieur matelassé pour la cueillette des cerises.

Claie en canne pour le séchage des figues (variété : Grise de la Saint-Jean), dimensions : 150 cm x 75 cm.

Grande corbeille en osier et canne pour la cueillette des cerises.
Grande corbeille osier et canne pour les fleurs.
Corbeille en osier, canne et châtaignier pour la cueillette du raisin.

Grande corbeille en osier et canne utilisé au ramassage des cerises.
(Photo Jules Sénès, 1910.)

Grande corbeille en osier et canne utilisée pour le ramassage des fleurs fraiches en tige, dimension : 80 cm x 45 cm x 35 cm. Les lettres « NR » sont les initiales du producteur.

Corbeille en osier, châtaigner et canne pour la cueillette du raisin de table.
(Photo Jules Sénès, 1910.)

Racloir (outil de vannier).
Outils de vannier.
Aire de l'atelier du vannier.

Un racloir articulé de vannier, à charnière intérieure, à garde soudée, pour l’effeuillage de la canne, dimension : 32 cm x 11 cm, Ø : 43 mm.

 

Un lot de six fendoirs de vannier en bois dur (chêne vert, buis) pour dégager trois brins.

Vue de l’atelier du vannier M. Dominique Aime et son aire de stockage, avenue de la Gare, Solliès-Pont.
(Photo aérienne, éditions Lapie.)

Musique

Pour produire un son, certains instruments à vent utilisent une anche formée d'une lamelle (anche simple), libre ou battante, ou de deux lamelles (anche double) vibrant l'une contre l'autre, contrôlée ou non par les lèvres. Les anches sont le point commun de (figures) nombreux instruments. De roseau, de métal ou de matière plastique, elles sont mises en vibration par une colonne d'air qui peut être produite :
– par le souffle du musicien (duduk, clarinette, saxophone, hautbois, basson, chalumeau, chalemie, bombarde…) ;
– par une soufflerie mécanique (orgue, positif, harmonium, accordéon, bandonéon, concertina…) ;
– par une poche d'air alimentée par le souffle du musicien ou un soufflet (cornemuse, biniou, veuze, musette de cour…)
Plaquettes de saxophone.

Ébauches et plaquettes de saxophones.

Canne de Provence, ébauches d'anches. Bag pipe, cornemuse.

Ébauches de bad pipe et de cornemuses.

Cor anglais, hautbois baroque
Ébauches de cor anglais et de hautbois baroques.

Sur le plan industriel, Arundo donax fournit probablement les meilleures anches du monde et quand vous entendez une clarinette, un saxophone, un hautbois, un basson ou tout autre instrument de ce type, il y a de fortes chances que son anche provienne de roselières de Provence. L’entreprise d’instruments de musique Selmer, fondée à Paris par le clarinettiste Henri Selmer à Paris en 1885, a commencé son activité par la production d’anches (arrêtée dans les années 1980). Le clarinettiste Eugène Van Doren fonde en 1905 l’entreprise Vandoren aujourd'hui leader mondial sur le marché professionnel. Le siège social de Vandoren et les studios d’essai pour les musiciens sont toujours à Paris, et l’usine à Bormes-les-Mimosas dans le Var. Au cœur des roselières se trouvent tous les ateliers de fabrication d’anches et de becs pour clarinettes et saxophones, une production distribuée dans plus de cent pays. Curieusement, la fabrication industrielle a démarré à Los Angeles : ce sont des Américains qui ont vu dans les années 1920 le parti qu'on pouvait tirer du « roseau à musique » et se font livrer la matière première en provenance de la région hyéroise pour fabriquer des anches simples, doubles, baryton ; etc.
Ainsi est né Rico International, actuellement le premier facteur d'anches au monde, Roso France (Hyères) étant son principal fournisseur (400 000 roseaux par an). On trouve aussi des anches issues de roseaux sauvages, la société Marca (Manufacture d'Anches et Roseaux de la Côte d'Azur) d'Ollioules dans le Var serait la seule entreprise au monde à n'utiliser que ces derniers pour ses anches exportées vers une cinquantaine de pays.
Et voilà pourquoi depuis quelques années, le festival de l'Anche honore dans les roselières hyéroises le fabuleux destin de la canne de Provence.

 

 

Arts

La résistance mécanique des tiges est idéale pour les travaux de calligraphie et la confection d'instruments d'écriture ou « calames »

Étapes de la taille du calame :

0 - canne brute
1 - ouverture
2 - rétrécissement
3 - amincissement
4 - coupe et finition
5 - fente.

 

Taille du calame.

Le calame est taillé dans la partie supérieure d'une canne provenant de roselières.
Pour être utilisable, la canne doit être séché. Cette opération se fait en le maintenant à une température constante (dans du fumier par exemple), où il perd son eau, et durcit ; de couleur blanchâtre quand il est récolté, il devient brun-rouge, clair ou foncé même parfois noir, selon le type de canne.
Lorsque la canne est sèche, elle est taillée, en la plaçant dans la paume de la main et en la coupant en biseau avec un couteau jusqu'à ce que le bord ait la forme désirée. L'extrémité ainsi obtenue est ensuite ajustée en fonction de la largeur de bec souhaitée. Enfin l'extrémité du bec est fendue de quelques centimètres puis coupée en biseau sur une plaquette à coupe (« makta » chez les ottomans) pour obtenir un angle d'écriture adapté à la main du scribe.

Différentes sorte de calames.

Le calame est retaillé régulièrement, car l'extrémité du bec en contact avec le papier s'use rapidement.

 

 

Bibliothèque : Ces précieuses plantes de Méditerranée  pages 55, 56 et 57.

Consulter la fiche : Canne de provence

Arundo donax  L.

Nom provençal :
 - Cano

Famille : POACEAE

Localisation : plantée en haies, naturalisée aux bords des cours d’eau dans les friches.

Utilisation :
Très nombreuses utilisations : canisses, claies, vannerie, coupe-vent… Le Var compte l’un des plus grands producteurs d’anches (pour instruments de musique) au monde.

Comestibilité :
Les jeunes pousses auraient été consommées après cuisson à l’eau, mais leur saveur n’est pas agréable.

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Consulter la page : Arundo donax

Calluna vulgaris  L. Hull

Nom provençal :
 - Brouisso
;
 - Brugueirolo
(Fréjus) ;
 - Bagasso
(Hyères).

Famille : ERICACEAE

Localisation :
Bois et coteaux arides sur sols acides ou siliceux, décalcifiés.

Utilisation :
Les grappes fleuries, récoltées au début de leur épanouissement, sont un remède contre diverses affections rénales (antiseptique urinaire et diurétique.)
La plante est un excellent nectarifère, fournissant aux abeilles l’abondante matière d’un miel brun recherché pour la fabrication du pain d’épice.
C’est cette plante qui fournit en grande partie, par décomposition, la « terre de bruyère ».

 Aesculus hippocastanum  L.

Marronnier d’Inde, Aesculus hippocastanum L.3

Nom provençal :
 - Marrounié ;
 - Castanié-fèr
.

Famille : HIPPOCASTANEAE

  • Marronnier d’Inde, Aesculus hippocastanum L.3
  • Marronnier d'Inde, Aesculus hippocastanum L.
  • Marronnier d’Inde, Aesculus hippocastanum L.3
  • marronnier-dinde-aesculus-hippocastanum-l-2
  • marronnier-dinde-fruits-aesculus-hippocastanum-l

Le Myrte

Myrtus communis L.

Détail d’un buisson de Myrte, Myrtus communis L., en graines.
Myrte, Myrtus communis L., une fleur de Myrthe en gros plan.
Myrte, Myrtus communis L., détail d’un buisson en fleur avec des boutons.
Dans l'Antiquité, le Myrte était aussi important que le Laurier et l'Olivier. Comme l'Eucalyptus, il appartient à la famille des myrtacées.
Il pousse en bordure du littoral (pas seulement : maquis et garrigues dolomitiques de l'intérieur) sous forme d'un arbuste de deux à trois mètres de hauteur, dont les feuilles persistantes et opposées sont luisantes, coriaces et aromatiques (elles renferment une quantité importante de tanins et des flavonoïdes dont le myricétol).
Ses petites fleurs (2-3 cm) blanches et odorantes, aux nombreuses étamines, s'ouvrent en été (mai-juillet).

Arbre sacré chez les Latins, le Myrte est le symbole de la virginité, de la beauté et de l'immortalité ; les jeunes femmes se paraient d'une couronne de rameaux fleuris le jour de leur mariage.

Le Myrte est une plante médicinale des plus symboliques du pourtour de la Méditerranée.

Il arrive à maturité en décembre, on le rencontre fréquemment en bordure de nos sentiers, c'est le moment de le cueillir pour en faire un délicieux vin d'apéritif ; recette ci-dessous.

Écorce, rameaux et feuilles ont été utilisés dans la médecine médiévale.

En Italie, au XVIe siècle, on produisait de « L'eau d'ange » par distillation (de la plante tout entière) des fleurs et des feuilles, utilisée en parfumerie, aujourd'hui encore fabriquée dans le Midi de la France. Ses fruits, petites baies presque noires (bleu foncé) parfumées, que l'on transforme en délicieuses gelées, confitures, liqueurs et vin d'apéritif, se ramassent en automne-hiver.

En Provence, on mêlait à la nourriture que l'on donnait aux volailles des baies de myrte pour donner du goût à leur chair. Séchées, on s'en sert comme une épice dans la cuisine (avec gibier et ragoût).

Pour le traitement des diarrhées et des troubles gastriques : croquer quelques baies de myrte.
Mais attention : le myrte, à trop fortes doses, peut agir comme l'ergot du seigle et fut utilisé autrefois comme abortif, tout comme la lavande et le henné.


Bibliothèque : Ces précieuses plantes de Méditerranée par Yvan Avramov, pages 142 à 146.

Consulter la vidéo : Le Myrte

Consulter la fiche botanique : Myrte


Le vin de myrte

 
Ingrédients :

– 5 litres de bon vin rouge (peut se faire avec du vin rosé) ;
– 1 litre d'alcool pour fruits à 40° ;
– 100 millilitres d'alcool à 90° non dénaturé ;
– 750 grammes de sucre (ou moins si l'on préfère moins doux) ;
– 1 bâton de vanille ;
– 300 à 500 grammes de myrtes ;
– quelques lamelles de gingembre (facultatif).

Préparation :

– mettre le vin dans une bonbonne de 10 litres ;
laver les myrtes, les sécher et les ajouter au vin ;
couper le bâton de vanille dans le sens de la longueur, le gingembre en fines lamelles et mettre dans la bonbonne avec le vin ;
rajouter l'alcool ;
faire macérer le tout dans un endroit sombre pendant deux mois ;
ajouter le sucre et remuer l'ensemble deux à trois fois par semaine jusqu'à ce qu'il soit complètement fondu ;
filtrer, mettre en bouteilles et laisser vieillir ;
– à consommer bien frais en apéritifs.

N. B. On peut également incorporer le sucre lors de la préparation avec les autres ingrédients, ce qui ne change rien à la texture et à la saveur.


Medicago marina  L.

Luzerne marine, Medicago marina L.

Nom provençal :
- Erbo-dóu-perdoun

Famille : FABACEAE

Luzerne marine, Medicago marina L.