samedi 12 octobre 2013

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Découverte patrimoniale

La Vallée du Gapeau à Solliès-Pont

aux professeurs d'histoire-géographie et de latin du collège.

 

Rendez-vous au boulodrome de Solliès-Pont

samedi 12 octobre 2013

de 9 h à 12 h

Excursion menée par Pascal Yves Grué

 

 

 

 

 

 

 

 Résumé de la sortie :

Introduction

Pour la période médiévale, la commanderie de Beaulieu a fait l’objet d’une étude historique (Durbec 1975). Elle est également mentionnée par l’abbé Boyer dans son étude sur la chartreuse de Montrieux (1980, note n° : 166, 143).
C'est vers la fin du Moyen Âge que sont réalisées les premières habitations autour du pont du Gapeau. Ce bourg prit alors l'appellation de « bourg du Pont de Solliès » au XVIIe siècle et ensuite au XVIIIe siècle devient « Solliès le Pont ». Ce pont est figuré sur le blason de la commune.
Durant la Guerre de Religion, le duc de La Valette imposa aux habitants, après leur reddition, une contribution de guerre de trente-mille écus. Le seigneur de Solliès fit édifier un château sur la rive gauche du Gapeau, il sera dénommé château de la Gallerie.
La communauté commença alors à se développer et prendre une importance stratégique, grâce à la construction de plusieurs barrages pour la mise en œuvre de la force hydraulique qui va permettre la construction et le fonctionnement de nombreux moulins (à huile, à blé, à papier, à tan…). De plus un réseau de canaux d'arrosage va permettre l'irrigation de jardins et de plus de quatre cents hectares de plaine agricole.

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L'histoire de Solliès-Pont, est intimement liée à celle des trois autres communes issues du partage de l'ancien territoire de Solliès, seigneurie des de Forbin :
Solliès-Toucas, Solliès-Ville et Solliès-Farlède – qui devient La Farlède en 1880 – car le 16 messidor an VII (4 juillet 1799), le Directoire approuvait l’arrêté de l’Administration centrale du département du Var portant démarcation des quatre communes.

Le Gapeau

C’est un fleuve côtier à régime torrentiel qui prend sa source sur le plateau de Signes à trois cent douze mètres d’altitude et après un cours de quarantes kilomètres, trouve son embouchure aux Salins d’Hyères en mer Méditerranée. Il traverse neuf communes : Signes, Méounes, Belgentier, Solliès-Toucas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, La Crau et Hyères.

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Le Réal Collobrier après un parcours de treize kilomètres se jette à Pierrefeu dans le Réal Martin qui, lui-même, affluent le plus important, se jette dans le Gapeau au quartier des Mesclans à La Crau après vingt-cinq kilomètres de cours. Ces affluents drainent et traversent : Collobrières, Pignans, Carnoules, Puget-Ville, Pierrefeu et Cuers.
En 1858, entre Belgentier et La Crau grâce à de nombreux barrages la force hydraulique actionne vingt-deux usines (papeteries, tanneries, moulins à plâtre, à farine, à huile, à tan…).
L’ensemble du bassin versant drainé par le Gapeau et ses affluents est de cinq cent soixante kilomètres carrés.

 

Le barrage de Monsieur

En fonction des différents propriétaires fonciers, ce barrage ou resclause a été successivement dénommé : de l’Évêque (en 1216, une charte de la chartreuse de Montrieux évoque ce barrage), de la Vaquière, des Martins, des moulins de Monsieur. Il alimente, sur la rive gauche, depuis le XIIIe siècle, le canal de l’Enclos et achemine les eaux vers tous les moulins de la ville

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En outre, elle permet l’irrigation de quatre cent dix hectares de terres agricoles.

La gare

L’expédition des cerises représente une autre phase du travail. De la gare PLM (Paris, Lyon, Marseille) de Solliès-Pont les cerises sont expédiées à destination des grands marchés de France, d’Angleterre, de Hollande et d’Allemagne, de quaranre à cinquante tonnes de fruits par jour.
Lorsque la STEF (Société Française de Transport et Entrepôt Frigorifique), filiale du réseau PLM, hérite après la Première Guerre du bon matériel provenant des troupes américaines, le transport frigorifique prend son essor dans notre région. De quatre cents wagons en 1924 on passe à mille deux cents en 1934.
En 1931 la STEF achève à Toulon la construction d’un entrepôt frigorifique et les premiers essais sont faits en 1932 à Solliès-Pont pour la campagne des cerises.
Le transport des corbeilles à la halle de la gare, la pesée des corbeilles et le chargement des wagons achèvent une journée de travail.
En 1881 le conseil municipal demande à la compagnie du PLM : d’agrandir les quais couverts jugés trop courts, de ne plus employer d’enfants pour le chargement des wagons et que les trains qui manœuvrent ne coupent plus la circulation au passage à niveau.

 

La maison du tuilier

L’avenue de la Gare devient vers 1845 la rue de la Tuilerie par l’installation d’une famille de tuiliers dans cette rue depuis 1736.
Sur décision du conseil municipal du 21 septembre 1888, la rue de la Tuilerie sera dénommée avenue de la Gare.

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Une famille de tuilier.
Lorsque Jean-Baptiste Toulousan (1693-1773), fils de Jacques originaire de Moustiers (Alpes-de-Haute-Provence) se remarie à Solliès-Pont en 1756 il est « faiseur de tuiles » à Solliès depuis 1736. Son fils Jean, Joseph Toulousan (1740-1810) est tuilier de 1761 à 1810 et son petit-fils Jean, Joseph (1768-1840) est aussi « thuilier » de 1788 à 1820 et désigné propriétaire à partir de 1835. Le fils de celui-ci Joseph Toulouzan (1796-1878) également tuilier de 1826 à 1872 puis propriétaire en 1878. Mais son frère cadet Marcelin, Romain Toulouzan (1813- ) sera menuisier de 1843 à 1880. Le petit fils de Joseph, Théodore, Fénelon Toulouzan (1839-1890) est aussi fabricant de tuiles (parcelle B 387, 1,90 are) mais son fils - Eugène, Louis, Marie Toulouzan (1874-1925), étudiant boursier à Aix aux Arts et Métiers entre 1890 et 1893 - rentre aux usines de Bessèges, dans le Gard en 1900, et en sera directeur à son décès en 1925.

Les « Bouchons »

Ancien bâtiment industriel servant de séchoir au liège, une fabrique de bouchons établit par Henry, Théophile Malpas dès 1865 et ensuite les établissements Roure et Cie entre 1934 et 1955.

 

Inscription funéraire

Latitude N : 43,185350°, Longitude E : 6,065180°, altitude : 50 m.
Blocs de pierre gravée et sculptée puis utilisés ultérieurement sur un canal de fuite comme martellières. Après destruction du canal, ces deux blocs ont été déplacés il y a trente ans pour servir de banc ou « assèti » sous un arbre.

pierres gravées

Néanmoins la Carte archéologique de la Gaule, 1999, ISBN : 2-87754-064-2, le Var 83/2, p. 743, §13* indique :
« (8150) Au moulin de Saporta, inscription funéraire de l’époque romaine : N. Jules Raymond de Solier, 1564-1579, p. 49 ; - Honoré Bouche, 1664, tome I, p. 339 (1) ; - Gustave de Bonstetten, 1873, p. 33 ; - C.I.L., XII, n° 320. »
L’inscription servait de martellière dans le moulin :
« Manius Otacilius Onesimus / sibi et Otaciliae Philonicae / uxori optimae Valeriae Sextil / liae et Otaciliae Proculae / v(ivus) f(ecit) » :

«Manius Otacilius Onesimus, de son vivant, a élevé (ce monument) pour lui-même et pour Otacilia Philonica, son épouse très bonne, pour Valerie Sextilia et pour Otacilia Procula. » Il s’agit probablement d’un couple d’affranchis du même propriétaire.

Description :
Deux blocs calcaires :
— Un grand bloc calcaire de 1,43 m x 0,44 x 0,30 h m = 490 kg, à deux parements avec deux lignes incomplètes de lettres gravées en creux, une rainure, un socle et deux moulures.
SON EPOUSE TRES BONNE, POUR VALERIE SEXTILIA
— Un petit bloc calcaire de 0.96 m x 0.27G / 0.46D x 0.31 h m = 280 kg, à deux parements avec une ligne incomplète de lettres gravées en creux, une rainure, un socle et une moulure.

Et après retournement on peut lire :
« MANIUS OTACILIUS »

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