Lei apié

Hautes-Sambalettes-CuersW

Apié des Hautes-Sambalettes à Cuers.

Lei apié ou murs à abeilles sont des niches aménagées dans un mur de restanque ou d’enclos ou dans une partie bien construite d’un clapier et sert à contenir les ruches faites en écorce de liège ou rusques. Ces niches, avec un fond plat ou arrondi, sont toutes placées plein sud.

Lei apié ou maisons des abeilles. Souvent disposés en lisière de forêt, les apiés se trouvent, sous forme de niches incluses dans un mur de restanque exposé plein sud. Les ruches en bois ou en écorce de chêne-liège sont placées à l’intérieur pendant la période hivernale. Certains de ces apiés peuvent comporter de nombreuses niches.

Apié à Solliès-Toucas, colline côté sud

Apié à Solliès-Toucas, quartier Les Pourraques, face sud.

Apié à Solliès-Toucas, colline coté nord

Apié à Solliès-Toucas, quartier Les Pourraques, face nord.

Autrefois, l'apié, le mur à abeilles ou brusc en provençal, était un mur en pierre sèche dans lequel des niches destinées à recevoir des ruches étaient aménagées. Selon l'importance du rucher les niches pouvaient être dans le mur d'une restanque, d'une maison ou faire l'objet d'une construction spécifique comme les enclos à apiés. Les niches reçoivent des ruches, souvent en bois ou en écorce de chêne-liège. L'implantation de l'enclos et des niches n'est pas choisie au hasard. Si possible, le muret recevant les ruches aura été placé dans les conditions suivantes : à l'abri des vents dominants et à l'ombre. Les colonies d'abeilles se trouvent bien à l'ombre des arbres et même, souvent dans un verger ou dans un bois, ce qui est en définitive leur station naturelle, à condition que ce soit près de la lisière du bois. En effet, les abeilles souffrent d'une trop grande chaleur et il peut arriver que la cire des rayons se ramollisse.

Apié à Solliès-Toucas, centre-ville

Apié à Solliès-Toucas, centre-ville.

 

Bibliothèque :

Cabanes en pierres seches de la Provence littorale le Var, par Éric Kalmar, 1995, 88 pages.
Les chroniques du patrimoine par Raoul Décugis, bulletin n° 14, mars 2010, Ollioules, 29 pages, dans recueil. Tome I.

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