Les tanneries et industries de la vallée du Gapeau

Dimanche 7 juin 2015

AfficheTanneriesDW2015

Conférence de Christophe AQUADRO :

Les tanneries & industries de la vallée du Gapeau

Belgentier

à 10 h

Salle Henri Aycard

 

 

ConfAquadro1w

La conférence.

Consulter (après quelques secondes  de téléchargement) le résumé de la conférence en PDF.

 

 

Conclusion :

En se basant sur les faits et les analyses, on arrive au constat suivant : les cadres géographiques et humains dans la vallée sont étroitement liés par un point commun : le Gapeau.
Ce fleuve a laissé la marque de son passage dans la mémoire des lieux et celles des hommes.
Aux XVIe-XIXe siècles, la prospérité économique de la vallée dépendait (le terme est important) en grande partie des ressources que procurait le Gapeau.
En pratique, il s’agit des moyens mis en œuvre pour assurer cette prospérité. Elle devait beaucoup à la diffusion des techniques d’arrosage, sous-exploitées jusqu’au XVIe siècle à cause de ces fameux droits d’eau. En effet, avec les concessions faites sur la propriété de l’eau, on remarque que la densité du nombre de canaux est allée en croissant. Les réseaux sont relativement complexes, leur organisation était pensée, tant au plan matériel que sur le plan humain.
Ces systèmes d’irrigation se sont perfectionnés au point d’atteindre une forme d’immobilisme au XIXe siècle, à plusieurs niveaux, notamment techniques.
Nous sommes passés d’une domination de l’homme sur l’eau à une domination entre hommes pour l’eau. L’eau est devenue un enjeu économique.
Sur cette période, un des intérêts défendus sur le canal était la tannerie.
Toute son histoire repose sur l’eau. La tannerie dans la vallée s’est ancrée dans le temps et l’espace. Elle a évolué aussi : nous sommes passés de techniques longues et exigeantes avant le XIXe siècle à des méthodes plus rapides. À Belgentier, nous avons l’illustration de ceux qui ont réussi la transition, comme la famille Arnaud, et de ceux qui ne se sont pas adaptés, comme le montre l’étude archéologique de la tannerie de Camp Long.
Au total, la tannerie demeure présente dans la vallée, ayant su conserver une certaine dynamique. La maitrise de l’eau a effectivement créé une forme de développement économique dans la vallée. C’est l’aspect majeur de ce travail qui ne doit pas oublier le rôle joué par d’autres activités, pour qui le lien avec le Gapeau est soit primordial, soit plus indirect, voire inexistant : par exemple les papeteries, les plâtrières, les fours à chaux, etc.
D’autre part, les liens entre l’homme, l’eau et l’histoire se sont développés selon le schéma suivant :
L’homme, en cherchant à dominer puis à gérer l’eau a dû s’en donner les moyens matériels. À ce niveau intervient la diffusion des techniques d’irrigation.
Il est désormais clair que la vallée du Gapeau méritait qu’on s’y intéresse. Ce panorama est bien sûr incomplet, mais il fallait bien réaliser une première ébauche. La vallée a peu été étudiée.

Le Gapeau se prêtait bien à cette étude. N’a-t-il pas donné à la vallée son identité ?

293total visits,4visits today