Salvia officinalis L.
Consulter la vidéo : La Sauge
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
On le rencontre parfois, en colonies denses, le long des rives du Gapeau ou autres cours d’eau.
Utilisation :
Originaire d’Amérique du Nord, introduit en Europe au début du XVIIe siècle, on le cultive pour ses tubercules.
Comestibilité :
Les tubercules ont une saveur légèrement sucrée qui ressemble à celle du fond d’artichaut. Ils contiennent des protéines, de l’inuline, des vitamines A et C, des sels minéraux et mucilages.
Les jeunes feuilles peuvent être consommées cuites ; les réceptacles, avant la floraison, comme ceux des artichauts et les fleurs extérieures ligulées décoreront les salades de leur belle couleur jaune d’or.
Famille : PLANTAGINACEAE
Localisation :
Embouchure du Gapeau, sables salés des sansouires, dunes, zone maritime, pelouses sablonneuses, rocailles littorales puis expansion vers l’intérieur des terres sur coteaux secs, friches, jachères.
Utilisation :
Grâce à ses propriétés antibactériennes et à son mucilage qui lui confère une action adoucissante, le Plantain a des vertus cicatrisantes.
Les feuilles, riches en tanin, sont astringentes ; les graines sont utilisées dans la préparation de collyres.
Comestibilité :
Cultivé au potager dès le XVIe siècle, on redécouvre, aujourd’hui, ses feuilles crues, croquantes et caractéristiques (en forme de corne de cerf), dans des mescluns pleins de goût et de fraîcheur.
Famille : ANACARDIACEAE
Localisation :
Commun ; préférence sols sur calcaire ; coteaux arides, forêts, garrigues, maquis.
Utilisation :
En incisant l’écorce du Térébinthe, on obtient facilement 300 à 400 grammes par an et par pied de résine (gomme). Cette gomme est utilisée comme masticatoire pour purifier l’haleine.
Les feuilles, en décoction, ainsi que les galles sont employées contre les maux de ventre.
L’huile, retirée des amandes de fruits, sert en frictions externes contre les toux et les refroidissements.
Comestibilité :
Le fruit, de saveur acidulée, est comestible ; on le consomme écrasé avec des dattes ou des figues. L’huile extraite des amandes est alimentaire.
GALLES :
Par suite de la piqûre de pucerons, Aphis pistaciae, Pemphigus corniculatus, se développent sur les feuilles des galles rougeâtres puis noirâtres dites « carobes de Judée », souvent en forme de cornes.
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Lieux incultes, friches chaudes, garrigues, maquis.
Comestibilité :
Les jeunes feuilles en rosette sont récoltées comme salade, au printemps : « engraisse-porc », « morre de porc ». C’est la salade du cabanon, la salade des garrigues, fort appréciée par certains, beaucoup trop amère pour d’autres.
Famille : PINACEAE
Localisation :
Garrigues particulièrement sur substrat meuble, falaises, terrains saumâtres, très fréquent.
Comestibilité :
Graines et jeunes pousses sont comestibles.
VALÉRIANE ROUGE, CENTRANTHE ROUGE ou LILAS D’ESPAGNE
Famille : CAPRIFOLIACEAE
Localisation :
Éboulis, falaises, bords des routes, décombres. Très commune.
− Décoction de racine contre les insomnies (sédatif nerveux) ;
− Activité spasmolytique.
Comestibilité :
Feuilles, boutons floraux et inflorescences sont comestibles crus, mais, étant amères, il est préférable de les mélanger avec d’autres plantes.
Famille : URTICACEAE
Localisation :
Rochers, vieux murs et décombres, falaises, ripisylves. Très commune.
Utilisation :
Riche en salpêtre, elle a des vertus émollientes et diurétiques remarquables.
Elle était très utilisée en « cure de printemps » pour nettoyer le sang et contre la fièvre.
Comestibilité :
Elle est comestible crue ou cuite et naguère, en Provence, les pousses étaient consommées en salade.
Toxicité :
Le pollen de cette Pariétaire, largement diffusé par le vent, est particulièrement allergisant.
Famille : URTICACEAE
Localisation :
Haies, fossés, reposoirs, voisinage des habitations, lisières forestières, alluvions des cours d’eau, ripisylves.
Utilisation :
Le purin d’Ortie est utilisé comme engrais et comme insecticide.
La racine est d’emploi courant en phytothérapie dans le traitement des états inflammatoires des voies urinaires, la prévention et le traitement des lithiases rénales ainsi que le traitement de l’adénome bénin de la prostate.
La poudre de parties aériennes est un reconstituant, un reminéralisant et un antianémique.
Comestibilité :
Les jeunes pousses et les feuilles constituent un des meilleurs légumes sauvages. Habituellement on ne cueille que les quatre feuilles des sommités, avant la floraison.
Les orties crues, finement hachées, ont une agréable saveur de haricot vert. C’est cependant cuites qu’on les consomme le plus souvent, en soupes et dans d’innombrables autres préparations, à la façon des épinards.
PAIN BLANC, PASSERAGE DRAVE, ou BROCOLI SAUVAGE
Famille : BRASSICACEAE
Localisation :
Originaire d’Orient, il est devenu une de nos plantes les plus communes au bord des chemins, champs, cultures, talus où il forme d’importantes colonies.
Comestibilité :
Les feuilles tendres en rosette, à la saveur piquante, soufrée, se cueillent dès le mois d’octobre et jusqu’au printemps.
En avril et mai, ce sont les boutons floraux qui sont cueillis – ils ressemblent à de petits brocolis – et peuvent être cuisinés comme ces derniers.
Les graines étaient appelées autrefois le « poivre du pauvre ».
En cas de doute sur la plante, déterrez la partie souterraine qui présente souvent un nodule blanc crème de un centimètre de diamètre et confirme que c’est bien du Pain blanc !
Cette réserve disparaît à la floraison.
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Friches, bords de routes, décombres.
Importée d’Amérique du Nord dans un jardin botanique de Blois, cette plante a colonisé, par la suite, l’Europe entière alors qu’elle était encore inconnue en 1655.
Utilisation :
Diurétique et anti-inflammatoire.
Photo : Thierry Pernot
Famille : ULMACEAE
Localisation :
Bord des routes, des champs, fourrés humides, friches sur sols lourds, ripisylves, haies, bois frais.
Utilisation :
Excellent bois d’œuvre pratiquement comparable au Chêne ; dur, résistant à l’humidité.
Dès l’Antiquité, l’écorce interne (le liber) de l’Orme champêtre qui renferme des mucilages et des tanins a été utilisée pour soigner de nombreuses affections cutanées, en décoction pour un usage interne ou en pommade avec de l’huile d’olive et de la cire d’abeille.
Cette écorce diurétique, dépurative et sudorifique semble aussi soulager les œdèmes et les rhumatismes.
Les Ormes ont connu un grand déclin suite aux deux épidémies de « Graphiose » de 1916 et celle de 1970 qui sévit encore.
ORIGAN ou MARJOLAINE SAUVAGE
Famille : LAMIACEAE
Localisation :
Pentes montagneuses, friches et pelouses sur sols profonds, prairies, bois frais, lisières forestières, chênaies. Commun dans toute la Vallée.
— aérophagie ;
— troubles de l’estomac ;
— névralgie, torticolis ; (broyer la plante fraîche dans un linge fin, poser le tout sur une plaque chaude et envelopper la partie douloureuse).
— toux (affections respiratoires).
Comestibilité :
Les jeunes feuilles fraîches sont parfumées et tendres, délicieuses en accompagnement de charcuteries, fromages, salades... Les feuilles sèches s’emploient comme condiment dans les plats de viandes et de légumes, sauces, pâtes et pizzas.
Son nom vient du grec
oros « montagne »
et ganos « joie »
Azérolier :
Famille : ROSACEAE
Localisation :
Lisières forestières, haies, bois.
Utilisation :
C’est une plante tonicardiaque, régulatrice des troubles de la tension et qui a une action sédative sur le système nerveux central.
Comestibilité :
Fruits comestibles en gelée, frais ou en compote, rarement utilisés comme antidiarrhéique.
Les jeunes feuilles tendres des différentes aubépines sont excellentes crues en salade.
NOISETIER ou COUDRIER
Famille : BETULACEAE
Localisation :
Le long des chemins, dans les haies, les taillis, les pentes broussailleuses, les bois et les forêts, les vallons encaissés. Dans le Bassin méditerranéen, il se réfugie au bord de l’eau.
Comestibilité :
Les noisettes étaient déjà fort recherchées par les hommes de la Préhistoire !
Fraîches ou sèches, elles accompagnent aussi bien les plats salés que sucrés et entrent dans la confection de pâtisseries, confiseries, pâte à tartiner.
Elles sont croquées parmi les quatre « mendiants » ou les treize desserts du réveillon.
L’huile de noisette est très bonne dans les salades.
Famille : BRASSICACEAE
Localisation :
Anciennement cultivée, aire d’indigénat mal connue. Bords des chemins, friches…
Comestibilité :
On peut manger les jeunes pousses en salade ou comme assaisonnement. Les feuilles plus âgées seront cuites comme légume.
À Chypre, on consomme les jeunes pousses crues avec des olives, des oignons et du pain.
En Sicile, on les prépare en soupe ou on les fait revenir à la poêle avec de l’huile d’olive, de l’ail et du piment.
Ses graines ont été utilisées comme condiment depuis l’Antiquité, de la même façon que celles de la moutarde noire (Brassica nigra L. Koch).
Le condiment connu sous le nom de moutarde (mostarde : moût ardent) peut être préparé avec des graines de Moutarde blanche que l’on met à tremper dans du vinaigre pendant 24 heures, que l’on broie ensuite et que l’on délaye dans du moût de raisin, de la bière ou du vinaigre. On y incorpore de l’Estragon, du citron, de la truffe, etc. pour aromatiser suivant les goûts ; on malaxe de nouveau et l’on met en pots.
Famille : APIACEAE
Localisation :
Sols sur calcaire. Garrigues, lieux secs, herbeux ou rocailleux, sur le littoral ou à l’intérieur des terres.
Le Panicaut est une Ombellifère (Apiacées) déguisée en chardon, qui porte ses ombelles blanches si serrées qu’elles imitent les capitules des Composées (Astéracées).
Utilisation :
Plante vantée par les médecins de l’Antiquité pour de multiples propriétés parmi lesquelles les médecins d’aujourd’hui n’ont retenu que les actions apéritives et diurétiques confirmées au cours des siècles par l’expérience, puis par l’analyse chimique des substances contenues dans ses tissus.
Comestibilité :
Son gros rhizome comestible a un goût de carotte. On mange : ses pousses tendres en salade ; ses jeunes feuilles, confites au vinaigre, comme des cornichons, et confites au sucre, comme des friandises.
« Panicaut » est un mot repris du provençal. Sa racine latine
panis (pain) suggère un usage alimentaire en période de disette.
Famille : MYRTACEAE
Localisation :
Le Myrte se trouve sur la partie littorale du département, mais également sur les trois îles d’Hyères. Maquis littoraux, bords de ruisseaux temporaires.
Utilisation :
Dans la vallée, la liqueur de Myrte est utilisée pour traiter l’ulcère d’estomac.
Par distillation de ses fleurs et de ses feuilles, on prépare une eau de grande renommée, « l’eau d’Ange », célèbre pour les soins de beauté.
Le Myrte a une action antiseptique intéressante dans certaines maladies ORL (bronchite chronique, coryza, toux…), intestinales (colites et diarrhées) et les infections urinaires.
Ses rameaux sont utilisés en vannerie, (nasses de pêcheurs) .
Comestibilité :
Les fruits peuvent être mangés crus (mais grande astringence !) ou bien cuits en confiture ou pour accompagner viandes et gibiers. On en fait également un excellent « vin maison », et sa liqueur est réputée en Corse.
Les boutons floraux peuvent servir d’épice à la façon des clous de girofle.
Les feuilles servent également de condiments.
Bibliothèque : Ces précieuses plantes de Méditerranée par Yvan Avramov, p. 142 - 146.
Consulter la vidéo : Le Myrte
Consulter la page : Le Myrte
Famille : SOLANACEAE
Localisation :
Commune dans tout le département, cultures et décombres, friches sur sols riches, alluvions des cours d’eau.
Utilisation :
Il n’y a plus d’utilisation thérapeutique sauf en homéopathie.
Autrefois utilisée comme antinévralgique.
Toxicité :
Les baies, surtout non mûres.
« Morelle » vient sans doute du provençal et a le sens de « noiraude » à cause de ses fruits noirs à maturité.
Famille : BORAGINACEAE
Localisation :
Commune ; champs et lieux incultes.
Utilisation :
À l’époque où les colorants chimiques n’existaient pas encore, on extrayait de la racine de Buglosse une teinture rouge avec laquelle les femmes, autrefois, se fardaient le visage.
Sudorifique, émollient, expectorant.
Comestibilité :
Les jeunes feuilles sont consommées comme légumes cuits.
Famille : EUPHORBIACEAE
Localisation :
Très commune, champs, jardins, vignes, terres rapportées, rochers, vieux murs.
Utilisation :
Au temps d’Hippocrate la Mercuriale était déjà connue comme laxative et on lui a longtemps prêté des vertus gynécologiques.
Toxicité :
Elle doit être utilisée avec modération en raison de ses propriétés purgatives.
L’ingestion de mercurialine, un des principes actifs que renferme la Mercuriale, peut provoquer vomissements et troubles rénaux !
Famille : VERBENACEAE
Localisation :
Prés, lieux herbeux et bords des chemins, très commune.
Utilisation :
Aujourd’hui, les infusions de Verveine ne sont plus faites avec cette plante, mais avec la Verveine citronnelle (Phyla citriodora HBK).
La Verveine officinale a été utilisée dans l’allaitement, contre la fièvre, les lithiases, les rhumatismes…
Photo : Andreas Rockstein et license
Famille : BRASSICACEAE
Localisation :
Originaire du sud-est de l’Europe et largement cultivée dans nos jardins, la Monnaie-du-pape s’est échappée et réfugiée dans les haies, les bois frais, les berges de cours d’eau et les décombres méditerranéens.
Utilisation :
C’est à la beauté de ses fruits secs, ronds comme des pièces de monnaie, que la plante doit sa popularité.
Lunaria, du latin luna, « lune », évoque le disque argenté au reflet nacré qui persiste sur la hampe florale lorsque le fruit s’est ouvert en deux.
Photo : Andreas Rockstein et licence
Famille : DIOSCOREACEAE
Localisation :
Lisière des bois, bords des chemins, lieux buissonneux, éboulis, forêts fraîches, berges des ruisseaux.
Toxicité :
Renferme des substances apparentées à l’histamine.
Famille : VIOLACEAE
Localisation :
Lieux herbeux, bois, prés secs, bord du Gapeau.
Utilisation :
Les fleurs sont pectorales. Le rhizome, de plusieurs espèces de violettes, contient d’importantes quantités de violine (présente à dose beaucoup plus faible dans le reste de la plante), proche de l’émétine, substance active de l’ipéca.
Précautions :
De ce fait, le rhizome se montre émétique (vomissements) en décoction concentrée.
Comestibilité :
Les larges feuilles en cœur de nombreuses espèces de violettes sont excellentes crues ou cuites. Crues, on peut en faire du pesto ou les manger en salade. Leurs propriétés mucilagineuses leur permettent d’épaissir les soupes.
Les fleurs sont également comestibles, on les ajoutera aux salades et desserts.
Famille : LAMIACEAE
Mentha dérive de Mintha,
nom grec d’une nymphe
que Proserpine, jalouse,
transforma en fleur
Localisation :
Très communes, mais excessivement polymorphes (hybrides).
Sept espèces dans le Var, toutes de préférence en terrains humides : mares, berges d’étangs, de lacs ou de rivières, ruisseaux temporaires, prairies humides, sources, marais, fossés…
Utilisation :
Par le menthol qu’elles renferment, les menthes ont une action stimulante sur l’estomac, antiseptique et analgésique → appétit, digestion, fatigue, haleine.
Comestibilité :
Feuilles et sommités fleuries peuvent être ajoutées aux salades, glaces, desserts et boissons froides.
Famille : LAMIACEAE
La Mélisse, dont le nom évoque le miel, est, en effet, une de nos meilleures plantes mellifères.
Localisation :
Plantée et naturalisée, la Mélisse se trouve facilement dans notre vallée, aux bords des champs et des haies, dans les lieux frais et ombragés, ripisylves, cours d’eau temporaires, friches et décombres.
Comestibilité :
Jeunes pousses et sommités fleuries permettent de parfumer salades, légumes et boissons.
Photo Peter O'Connor et licence
Famille : FABACEAE
Son nom dérive du grec
mêli, miel, et lôtos, lotus ;
effectivement, c’est une des meilleures plantes mellifères sauvages
de nos régions.
Localisation :
Calcicole, peu fréquent, champs et lieux incultes, prairies fraîches, berges des cours d’eau.
Utilisation :
Il a permis l’extraction de la « coumarine » qui est un anticoagulant puissant.
C'est un veinotonique (circulation sanguine, varices…) contusions.
Comestibilité :
Les jeunes feuilles de Mélilot peuvent être mangées crues, de préférence avant la floraison de la plante. Ce sont principalement celles de Melilotus albus et Melilotus altissimus qui ont été utilisées.
Toxicité :
Il a été signalé un effet émétique et plus ou moins toxique lors de l’emploi de fortes doses de Mélilot !
Famille : MALVACEAE
Localisation :
Commune dans les friches, les lieux rudéralisés, les chemins, les décombres.
Utilisation :
Parmi les nombreuses espèces de mauves, c’est la Mauve sylvestre qui est la mauve officinale par excellence. Riche en vitamine A, calcium et fer, elle est indiquée dans tous les problèmes urinaires (tisane avec la racine aux vertus diurétiques), les inflammations oculaires (bain d’œil avec une tisane de feuilles et de fleurs), les affections cutanées comme l’acné (compresses avec un infusé de feuilles) ou les plaies (feuilles ou fleurs écrasées), les hémorroïdes et les affections des voies respiratoires : angines, bronchites (infusion de feuilles et de fleurs).
Comestibilité :
Les feuilles, très mucilagineuses, sont utilisées dans les salades, gratins, soupes, omelettes, beignets, tartes ou grillées à la poêle. Les fleurs décorent salades et desserts.
Famille : AMARYLLIDACEAE
Famille HYPERICACEAE
Localisation :
Lisières de bois, prés secs, friches, bord des chemins, murs.
On emploie encore aujourd’hui cette préparation pour soigner les brûlures du premier degré, les douleurs musculaires, les contusions, les plaies.
Le Millepertuis est également utilisé, par voie interne, pour combattre anxiété et dépression passagère.
Consulter la vidéo : Le Millepertuis 1
Consulter la vidéo : Le Millepertuis 2
LAVANDE STOECHADE OU LAVANDE À TOUPET
Famille : LAMIACEAE
Le toupet en question, situé au sommet de l’épi floral, est composé de bractées stériles vivement colorées constituant un signal visuel très attractif pour les insectes, dirigés ainsi vers le nectar convoité.
Localisation :
Plante acidophile. Maquis, lieux secs, bois clairs, rocailles, coteaux sablonneux et/ou siliceux, cistaies.
Consulter la vidéo : La Lavande des Maures
Famille : ASTERACEAE
Localisation :
Garrigues, rocailles, pelouses sèches, bords des chemins, friches, jachères, dunes.
Plante extrêmement variable selon les conditions de vie. Couchée à dressée, souvent à plusieurs tiges ramifiées ; feuilles basilaires en rosette ; capitules à ligules jaune vif, longuement pédonculés et groupés en corymbes très lâches.
Les pédoncules s’épaississent vers le sommet à la fructification.
Propriétés :
Elles ne sont pas connues, mais il faut savoir que hedypnois vient du grec, êdus, doux et de upnos, sommeil – d’après les propriétés hypnotiques supposées d’une de ces espèces.
Famille : PLANTAGINACEAE
Localisation :
Calcicole. Bois clairs souvent sur argiles ou sables dolomitiques, pelouses, fruticées.
Le nom de genre des Globulaires vient du latin globulus, « petite boule », en référence à leurs inflorescences globuleuses.
Cette espèce, petite, 10 à 40 centimètres fleurit entre avril et juin au contraire de sa grande cousine, la Globulaire turbith, 50 à 100 centimètres qui bénéficie d’une floraison hivernale, entre octobre et mars. Toutes deux arborent de jolis capitules de petites fleurs bleues.
Utilisation :
Les Globulaires sont cultivées comme plantes ornementales pour décorer les rocailles.
Photo : Fritz Flohr Reynolds et license
Famille : PLANTAGINACEAE
Localisation :
Terrains calcaires et dolomitiques, garrigues à Romarin, maquis thermophiles, bois et coteaux arides. Assez commune, notamment à Solliès-Ville.
Utilisation :
Prescrite pour traiter les crises de goutte et l’arthrite, la Globulaire turbith était également mâchée pour calmer les maux de dents.
Souvent utilisée comme laxatif doux, à la place du Séné, généralement sous forme de décoction avec des figues.
Toxicité :
La plante entière est un purgatif violent. À forte dose, elle provoque diarrhées, coliques, vertiges, céphalées et douleurs dans tous les membres.
« Turbith », de l’arabe turbid qui fait référence à des substances purgatives, rappelle d’anciens usages médicinaux de cette plante.

Famille : FABACEAE
Localisation :
Peu fréquente en Provence, dans les chênaies pubescentes claires, buxaies (populations de Buis), pelouses, prairies, rocailles et taillis.
On dénombre une vingtaine d’espèces de Gesse dans le Var.
Le nom d’espèce de la Gesse filiforme fait référence à ses racines non tubérisées.
Plante gracieuse de vingt à cinquante centimètres, dressée, à tiges anguleuses ; feuilles érigées, sans vrille, à folioles étroites ; fleurs nettement bicolores (étendard bleu-violacé et ailes pâles), d’avril à juin.
Famille : OLEACEAE
Localisation :
Fourrés, bois clairs, jusque dans les terrains salés du littoral.
Utilisation :
Les feuilles sont diurétiques, emménagogues et leur décoction fournit des bains de bouche utiles contre les aphtes.
Les fleurs en cataplasmes permettaient de lutter contre les maux de tête.
Comestibilité :
Les fruits, quoique de petites tailles peuvent être consommées comme des olives après préparation.
Photo : Gertjan van Noord et licence
Famille : APOCYNACEAE
Localisation :
Pelouses rocailleuses, éboulis, forêts claires.
Utilisation :
Plante médicinale douteuse, très prisée jadis et cultivée dans les jardins. Elle était usitée au XVIe siècle contre la peste, les empoisonnements, les morsures des animaux venimeux, et ainsi s’expliquent son nom et son renom.
Toxicité :
Plante toxique pouvant provoquer des troubles nerveux, respiratoires et cardiaques.
Photo : Tela botanica
Famille : LAMIACEAE
Localisation :
Pelouses sèches, végétation basse et ouverte, souvent en situation pionnière.
Photo : Tela botanica
Famille : ROSACEAE
Localisation :
Bois frais, fonds de vallons, haies, zones humides.
Utilisation :
La pulpe de coing est astringente et tonique, et les feuilles sédatives et fébrifuges.
L’arbre sert de porte-greffe pour les poiriers.
Comestibilité :
Excellent fruit comestible, à la base de nombreuses préparations (confitures, compotes, fruits confits) et surtout sous la forme de pâte de coing !
Photo : Andreas Rockstein et licence
Famille : BRASSICACEAE
Localisation :
Falaises, rocailles.
Utilisation :
Un des ancêtres de notre chou cultivé pouvant servir à la création de nouvelles variétés.
Comestibilité :
Toutes les parties de la plante sont comestibles, mais attention : cette plante bénéficie d’une protection régionale.