Le château dit la galerie
Après la destruction du château de Solliès-Ville en 1536 par les troupes de Charles-Quint, François de Forbin, seigneur de Solliès s'installe dans une demeure qu'il possède au bourg du Pont, à proximité du Gapeau, appelée la Galerie.
Le château de Solliès-Pont
Localisation : près du centre-ville
Propriétaire : Mairie de Solliès-Pont
Le château et son parc deviennent propriété communale en 1998.
Description
Le château est bâti sur un affleurement rocheux (grès) et constitué d’un corps de bâtiment principal élevé sur trois niveaux, cantonné de quatre tours : deux rondes à l’est et deux tours carrées à l’ouest. En 1880, l’ensemble des façades est plaqué en brique pleine, la toiture est restaurée en 2007 et recouverte d’ardoise d’Angers. Chacune des tours ouest est prolongée par un bâtiment qui rejoint un pavillon carré flanqué d’une tour ronde fermant un espace délimitant une cour intérieure de quinze mètres sur vingt-cinq mètres soit trois cent soixante-quinze mètres carrés.
Le linteau du portail d’entrée ouest de la cour est décoré d’une sculpture en pierre ou l’on voit encore le blason des Saporta surmonté d’une couronne de marquis et accompagné de leur devise « Forti custodia ».
Le placage en brique bâti à vinqt-cinq centimètres du mur ancien est maintenu à celui-ci par des monogrammes « S » affrontés en fonte. (Photo prise après la restauration de 2014.)
Le larmier de la croisée du 1er étage est accompagné du blason des Saporta : « D’azur, à un portail d’or, et un chef de gueules, chargé d’un lion passant » surmonté de la couronne de comte – façade est.
Le parc en 2013.
Le château et son parc deviennent propriété communale en 1998.
Le parc et la palmeraie sont arborés avec des essences plantées principalement au XIXe siècle par le botaniste Gaston de Saporta.
Arbre à laque, Butia capitata
Aubépine épineuse, Cratægus oxyacantha sensu.
Bouleau blanc, Betula alba L.
Buis, Buxus sempervirens L.
Camphrier, Cinnamomum camphora
Chêne blanc, Quercus pubescent
Chêne vert ou yeuse, Quercus ilex
Cocotier du Chili, Judaea chilensis
Cycas ou sagoutier, Cycas revoluta
Cyprès chauve de Louisiane, Taxodium distichum
Cyprès de Provence, Cupressus sempervirens L.
Faux poivrier, Schinus molle
Filaire (famille des oléacés), Phillyrea angustifolia L.
Frêne, Fraxinus excelsior
Laurier sauce, Laurus nobilis L.
Laurier tin, Viburnum tinus
Marronnier d'Inde, Aescululus hippocastanum L
Micocoulier, Celtis australis L.
Orme, Ulmus campestris L.
Palmier bleu du Mexique, Brahea armata
Palmier dattier, Phœnix canariens
Palmier de Californie, Washingtonia Filifera
Palmier de saint-Pierre, Chamaerops humilis
Pin d’Alep, Pinus halepensis Miller
Platane, Platanus orientalis L.
Platanes, Platanus acerifolia
Séquoïa toujours vert, Séquoïa sempervirens
Le lac creusé dans le grès est alimenté en eau d’arrosage par un canal d’amenée pris sur le canal de l’Enclos dérivé du Gapeau.
Historique
Palamède de Forbin, alors second président de la cour des maîtres rationaux du parlement à Aix, achète à Jean de Beauvau, sénéchal d’Anjou, le château de Solliès et son terroir, le 16 septembre 1468.
Les Forbin Solliès la conservent jusqu’en 1743, date à laquelle le marquis de Forbin La Barben devient le nouveau propriétaire du château de Solliès-Pont. Le marquis de l’Estang-Parade, gendre du marquis de Forbin, le vend en 1821 à Jean d’Argiot de la Ferrière. À sa mort le château et le domaine de quatorze hectares sont vendus au comte de Saporta qui le restaure et l’agrandit pour lui donner son allure actuelle.
Louis XIV monte à la Sainte-Baume, où il passe deux heures. Le lendemain, 6 février 1660, il se rend à Solliès, où il couche au château, ainsi que les grands personnages qui l’accompagnent.
On raconte que le roi entendant prononcer le nom de Solliès à la provençale « Souliè » se retourna vers Forbin et lui dit : « Si vous avez un soulier comme ça à chaque pied, vous êtes le mieux chaussé de mon royaume ».
L’escorte royale était considérable. En dehors des seigneurs, des mousquetaires commandés par Comminges et d’Artagnan, des gardes-françaises, des suisses, le roi emmenait avec lui ses médecins, ses aumôniers, ses pâtissiers, ses musiciens, etc.
Les habitants ont gardé longtemps le souvenir de ce somptueux cortège. La note s’éleva à quare cents livres... et quatre sous.
Le lendemain, le roi partit pour Toulon. Il repassa à Solliès le 19 février pour aller coucher à Belgentier.
En 1913, le château et le domaine sont achetés par M. Lucien Fontaine et son gendre M. Charles Marant. Cette exploitation sous la dénomination « Domaine de Solliès » développe l’arboriculture intensive, la culture maraîchère et transforme les écuries du château en conserverie et en magasin d’emballage.
Le corps principal du château est cantonné de deux tours rondes à l’est et de deux tours carrées à l’ouest dont l’ensemble est plaqué de briques pleines en 1880. Collection privée.
Palamède de Forbin-seigneur de Solliès gentilhomme, homme d'État provençal, Pierre Le Roy, FEEL, Nice, 2003.
Histoire de Solliès, la vie tourmentée d'une commune à travers les âges, Paul Maurel, Toulon, 1936.
Solliès-Pont, G. Gothier & P. Y. Grué, Mayenne, 2010.
Consulter la page : Les jardins du Château de Solliès-Pont
Posidonia oceanica
La POSIDONIE
Photo : Marta Terry L. Flickr.
Nom provençal :
–
Famille : POSIDONACÉES
La prairie de posidonie est le stade le plus abouti des séries dynamiques marines en Méditerranée. Son rôle écologique est aussi fragile que puissant. Ses rhizomes, forment des récifs végétaux, les mattes sous-marines, véritables remparts vivants contre la fureur des houles.
Ses feuilles abritent une faune foisonnante : poissons juvéniles, crustacés et mollusques qui y trouvent refuge et nourriture.
Et quand l’automne méditerranéen arrive, ses feuilles mortes s’échouent sur le sable, formant des litières qui protègent les plages de l’érosion, comme une couverture naturelle offerte par la mer.
La posidonie est bien plus qu’une plante : c’est une ingénieure des écosystèmes, une gardienne des équilibres côtiers, et le poumon bleu de la mer Méditerranée.
Un seul hectare de posidonie produit jusqu’à vingt litres d’oxygène par jour, assez pour respirer à pleins poumons.
La Posidonie est une plante protégée en France par un arrêté du 19 juillet 1988.
Photo : Dimitris Poursinanidis G.R.I.D.
Sa floraison, plutôt rare, se produit à l'automne et donne des fruits appelés « olives de mer » qui, une fois détachés de la plante flottent et s'échouent sur les plages entre mai et juin.
Fleur de Posidonie. Photo : Nicolas Cimiterra Flickr.
Auteurs : COLLECTIF
Éditeur : Centre archéologique du Var
14, boulevard de Bazeilles
Ville : Toulon
n° 18
Année : 2017-2018
Pages : 196 p.
ISBN : 2905757000
ISSN : 16398386
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La fontaine Mouton
Depuis 2021, au bout de la rue Notre-Dame, une fontaine du XIXe siècle, reconstruite à l’iden-tique, a retrouvé sa place.
Son nom, « Mouton », intrigue : pourquoi une tête de cheval la surplombe-t-elle ? Parce qu’elle était jadis l’abreuvoir des chevaux du quartier, et qu’Anna Giraudo, fille de la famille propriétaire, avait donné ce surnom à tous les équidés.
Une plaque perpétue aujourd’hui le souvenir de cette tradition.
Photos de détail du fronton de la fontaine.
La clinique infantile du Château
Exposition Henri Aubin
28 février – 7 mars 2026
14 h – 17 h 30
Mairie de Solliès-pont,
Salle E. Baboulène.
Bibliothèque : Les psychoses de l’enfant
Bibliothèque : Masques et néomorphismes chez une fillette psychotique
Bibliothèque : Les délires de métapsychique
Bibliothèque : Clinique neuro psychiatrique infantile
Consultez la page : Le chateau, le proprietaires, le bati et le parc
Consultez la page : Circuit n° 1 Départ
Nuits de la lecture
Médiathèque Eurêka
La Farlède
23, chemin du Partégal
vendredi 23 janvier 2026
18 h – 22 h
Une occasion de proposer au public une soirée conviviale et culturelle autour du livre et de la création, à travers des temps de rencontre et de partage tout au long de la soirée.





















