Patrimoine religieux

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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Solliès-Pont

Vue aérienne de l'église Saint Jean-Baptiste

Vue aérienne de l'église Saint-Jean-Baptiste.

Historique

Située sur la rive gauche du Gapeau, la première église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, en remplacement de l'église Saint-Victor devenue trop petite, est construite entre 1661 et 1668. En 1707, la voûte s'effondre, et en 1708 l'église s'écroule. Partiellement réédifiée en 1710, elle tombe en ruines en 1717. En 1724, le projet de reconstruction de l'architecte Joseph Pomet est adopté. En 1726, c'est le début de la réédification par Joseph Giraudy et fils, maître maçon, mais en 1729 ils abandonnent le chantier. Pierre Sénès architecte de Toulon reprend aussitôt les travaux jusqu'à sa mort en 1730 ; il est remplacé par son frère Charles jusqu'à l'achèvement de l'église en 1734. Elle est bénie le 23 décembre 1734 par Messire Tournier, grand vicaire.

En 1793, l'église Saint-Jean-Baptiste sert de cantonnement aux troupes qui assiègent Toulon. Elle est dévastée, son mobilier détruit. Les statues en bois sont portées devant le château et brûlées ; à l'emplacement du feu, l'herbe n'a plus repoussé, on appelle ce lieu « Le pré aux saints ».

La statue en marbre de Notre-Dame de Santé provenant initialement de l'église de Notre-Dame de l'Immaculée-Conception des révérends pères capucins, est précipitée dans le Gapeau. Elle est récupérée après la Révolution et placée sur son autel jusqu'à la démolition de celui-ci. En septembre 1992 sur l'initiative du père Michel Schaumasse, après nettoyage, la statue est placée à droite de la nef centrale au troisième pilier.

Notre-Dame de Santé. Église Saint-Jean-Baptiste Solliès-Pont.
Plan de l'église Saint-Jean-Baptiste

De style classique, l'édifice comprend trois nefs et cinq travées. Ces nefs sont couvertes d'une voûte d'arêtes aux arceaux à plein cintre tombant sur des pilastres. Chaque travée est marquée par une arcade de hauts piliers recevant un arceau à plein cintre. La grande nef, plus haute que ses collatéraux, de seize mètres cinquante de hauteur se termine par une abside à cinq pans voûtée d'arêtes.

La façade totalement en pierres de taille appareillées est dominée par un fronton qu'encadrent des accolades reposant sur les murs des nefs latérales. Elle s'ouvre de trois portes sculptées servant d'issues à chaque nef. La grande porte refaite en noyer massif par le sculpteur Militano en 1960 soutenant un encadrement lui-même surmonté d'un fronton courbé.

Église-Saint-Jean-Baptiste

Les deux autres portes plus petites ont un simple encadrement de pierres surmonté d'un linteau légèrement cintré. La nef centrale est éclairée par dix fenêtres et une baie octogonale munies de vitraux en 1958 par Paul Montfollet, maître verrier à Grenoble. Au-dessus des portes latérales on trouve également deux vitraux l'un représentant sainte Christine, l'autre saint Jean-Baptiste, ils ont été exécutés par Jacques Robinet, verrier, entre 1960 et 1963.

À gauche de l'église, le presbytère construit en 1770, et à droite la chapelle Saint-Dominique construite en 1780, réaménagée en 1995 en maison paroissiale.

Nef latérale gauche

La Madone des motards

Madone des motards

En entrant par la porte latérale gauche rouverte en 1993, on trouve dans la nef :
- l'autel en bois sculpté de Sainte-Élisabeth de Hongrie ;
- la fresque de 1969 représente le pape Paul VI en visite à Fatima le 13 mai 1967 ;
- l’oratoire de la Madone des motards, Vierge enceinte du château de Solliès-Pont, bénie par le pape Jean-Paul II au cours du pèlerinage des motards à Rome le 2 juin 2000 ;
- un confessionnal en bois, une statue en bois de Saint-Joseph, de M. Lacome, sculpteur à Lourdes ;
- la fresque réalisée en 1967 illustrant le baiser du pape Paul VI au patriarche Athënagoras ;
- un confessionnal encastré, en bois joliment sculpté ;
- au-dessus de la porte du bureau accueil, un tableau du XVIIIsiècle représentant la Sainte Famille.

L'autel du Rosaire date de 1819. Le tableau qui le surmonte représente la Sainte-Vierge offrant un rosaire à saint Dominique accompagné de sainte Catherine.

Chœur

Dans le chœur le maître-autel en marbre de Carrare de 1818 par François, Charles Gazelle, maître marbrier d'Aix-en-Provence, déplacé en 1958, surmonté d'une Gloire.

Il est précédé d'un autel mobile en érable fabriqué en décembre 2000 par Michel Biale. Le chœur est séparé de la nef centrale par une table de communion en marbre de Carrare exécutée par le sculpteur Rossi fils.
Des boiseries en noyer entourent ce dernier ainsi que deux rangées de cinq stalles réalisées en 1825 par Féraud et Simon maîtres menuisiers à Solliès-Pont.
Dans le prolongement des boiseries on trouve de chaque côté un baldaquin sculpté en forme de dais orné d'un ange le tout en noyer. Sous le baldaquin de gauche la statue de Saint-Jean Baptiste, et sous le baldaquin de droite la statue de Sainte-Christine.

maitre autel surmonté d'une gloire
Fresque sur la voûte. Église Saint-Jean-Baptiste

Sur la voûte au-dessus du chœur une fresque de 1976 représente le Christ revenant à la fin des temps suivant le chapitre I de l'Apocalypse de saint Jean.

Cinq tableaux ornent le chœur, de gauche à droite :
- Martyre de Sainte-Christine par le Toulonnais Louis Janmot, en 1883 ;
- La prédication de Jean-Baptiste dans le désert. Luc 3,1-6, Patriti, 1858 ;
- La nativité de Jean-Baptiste. Luc 1,57-83, Patriti, 1858 ;
- Le baptême du Christ par Jean-Baptiste. Luc 3,15-22, Patriti, 1858 ;
- Saint-Roch guérissant les malades par le Marseillais M. Fronti en 1890.

Nef latérale droite

- L'autel du Sacré Cœur repeint en décembre 1998 ;
- La fresque de 1973 représente Paul VI au congrès eucharistique international de Bombay ;
- Une statue en plâtre de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus ;
- Une statue en bois du bienheureux François, Joseph Pey sculptée par J. S. Hartmann ;
- Une statue en plâtre de Saint-Antoine de Padoue ;
- La grotte de Notre Dame de Lourdes inaugurée le 10 février 1935 ;
- Un Christ en croix surmonté d'un dais en bois.

statue en bois du bienheureux François, Joseph Pey sculptée par J. S. Hartmann
Les fonts-baptismaux.

Les fonts baptismaux sculptés par M. Roux, marbrier à Toulon en 1834 sont ornés de six colonnes en bois de style corinthien. Ces colonnes sont surmontées d'une demi-coupole dominée par la statue de Saint-Jean-Baptiste, sculptée par Vian, ébéniste de Pignans.
À droite des fonts baptismaux, un tableau datant de 1816, représentant le baptême du Christ par Jean-Baptiste.

Nef centrale

La nef centrale est soutenue par huit piliers sur lesquels sont posées les quatorze stations du chemin de croix en noyer avec sujets en bronze.
L’ambon, réalisé à partir d’anciennes boiseries, a été fabriqué par Michel Biale en décembre 2000.
Bancs en noyer massif.
Deux bénitiers sculptés en marbre de Carrare de 1843.
Le carrelage est de M. Lauzun de Bourg-Saint-Andéol en 1900.

À la porte d'entrée, la tribune et le tambour sont achevés en 1842. À l'intérieur de la boiserie, un petit escalier en colimaçon permet d'accéder à l'orgue. Ce grand orgue construit par Joseph Callinet, de Rouffach est achevé en 1846. Il comprend vingt-deux jeux ; mille trois cent quatre-vingt-dix tuyaux ; soixante-quatre en bois et mille trois cents en métal dont vingt-huit « chanoines », deux claviers et un pédalier, il est unique, car il a conservé la totalité de son matériel sonore originel. Il est classé Monument historique depuis le 16 février 1984 et restauré en 2009-2010 par l’Atelier Quoirin.

Jean, Joseph Rigouard (1735-1800), prêtre de Solliès-Pont, député du Var en avril 1789 et évêque constitutionnel du Var en mai 1791, est inhumé le 15 mai 1800 à l'intérieur de l'église.

Portrait Jean Joseph Rigouard
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Dans la sacristie, une fresque de 1966 représente la tempête apaisée. Toutes ces fresques ont été exécutées par Fernand Belmonte, professeur aux beaux-arts de Marseille, peintre et sculpteur.

Clocher

Le premier clocher construit en 1667 plusieurs fois réparé, s'effondre en l'an V. Il est reconstruit en 1819 par Joseph Reboul fils, sur les plans de Hugoun, architecte d'arrondissement. Le clocher mesure vingt-quatre mètres de hauteur on y accède par cent deux marches.
Actuellement il comprend trois cloches :
- Marie Charles, 1869 : Ø : 0,895 m, poids : 400 kg, fondeur Maurel, Marseille.
- Maria Clara Josepha, 1926 : Ø : 1,125 m, poids : 850 kg, fondeur les Fils de G. Paccard, Annecy.
- Marie Christine, 1961, Ø : 0,780 m, poids : 300 kg, fondeur Granier.
Clocher


Cet édifice n'est pas un musée, c'est une église consacrée au culte catholique.
On est prié de se conformer aux règles extérieures de respect dans l'attitude et la tenue.
On ne circule pas pendant les offices.
On respecte la foi et la prière d’autrui.

 

Bibliothèque :

Église Saint-Jean-Baptiste et les fresques

UN ÉDIFICE D'EXEPTION

Plan-de-situationW

Plan de situation.

Déjà au Moyen Âge la construction d’une église, même modeste, faisait l’objet d’une attention toute particulière et était appréhendée par des professionnels qualifiés et réputés ; car la technique constructive romane était employée, plus avec des pratiques judicieuses d’usage régional, qu’avec des approches théoriques de construction.
Par ailleurs, les ordres religieux, grands constructeurs de l’époque profitaient des nouvelles influences techniques constructives et stylistiques du moment pour actualiser leurs bâtiments monacaux dont l’église était la partie la plus élaborée et visible par tous.

 

AZA

 

C’est ainsi que notre église de Solliès-Ville telle que nous la voyons actuellement a été construite par l’ordre des dominicains avec les singularités et les spécificités remarquables suivantes :

I  ÉGLISE À DEUX NEFS
L’édifice se compose de deux nefs parallèles d’égale largeur comprenant trois travées chacune, dont l’ensemble s’inscrit dans deux carrés égaux.

Ces deux nefs sont couvertes en voûtement quadripartite dit « voûte de cloître » supporté chacun par deux arcs diagonaux plein cintre, dont la hauteur des clefs de voûte correspond à la même dimension que l’un des deux carrés qui contient la nef.
La longueur de la nef est exactement le double de la hauteur. Autrement dit :
l'église est aussi large que haute !
Ainsi, on relève, ici, trois types de voûtement :
— a  des arcs brisés qui séparent les trois travées ;
— b  des arcs diagonaux plein cintre disposés en voûte de cloître sur chacune des trois travées ;
— c  des arcs brisés doubleaux séparant les deux nefs parallèles.
La diversité de ces arcatures s'explique par deux raisons :
— a  la nécessité de soutenir un plafond de nef à une hauteur précise, quelles que soient les différentes portées à franchir entre les murs et piliers porteurs.
— b  la faculté pour l’arc brisé de moins pousser sur les appuis.

En effet, cette voûte de cloître, surprend dans cet édifice roman, où la voûte en berceau plein cintre couvrait les nefs, à la place des plafonds en charpente bois trop vulnérable aux incendies !

Voute

Voûtement en berceau plein cintre de la chapelle Sainte-Philomène de Puget-Ville.

Coupe-longitudinaleW

Mais il est troublant de constater que les appuis des arcatures diagonales des trois voûtes de cloître reposent sur des corbeaux en forme de culots enchâssés en discontinuité avec les redans des piliers porteurs.
Il semble bien que cette technique de la voûte de cloître inventée au milieu du XIIe siècle en Île-de-France fût importée au cours de la construction du couvert de l’église Saint-Michel, d’où le recours aux corbeaux à demi encastrés qui ont été greffés sur les colonnes.
En effet, cette technique de croisée d’ogives est bien celle apportée par le gothique naissant dans le Nord de la France.

II  TRACÉS RÉGULATEURS
La comfiguration de l’édifice n'est pas due au hasard, bien au contraire, elle résulte des fameux tracés régulateurs du Timée de Platon qui met en exergue le nombre d’or ou la « divine proportion » soit : 1,618 (rapport conceptuel divin par excellence).

En plus des piliers, les éléments architecturaux de l’église, tels que les oculi, les baies verticales, le portail et les nefs, sont calés sur un module commun, la « canne » (soit 1,98 m, dimension de référence commune) qui correspond au diamètre des piliers.
Comme on la déjà dit plus haut, cette modulation se vérifie dans les trois dimensions, en plan, en coupe, en élévation !

Le module est une grandeur quelconque
choisie pour servir de base aux mesures de la distribution d’un bâtiment

DIMENSIONS DE L'ÉGLISE : EN MÈTRE EN MESURE ANCIENNE
  Longueur de nef : 22,76 m   13 modules 1/2 ou 13 cannes 1/2
  Largeur de l’église : 11,38 m   1/2 longueur de l’église
  Hauteur de la nef : 11,80 m   7 modules ou 7 cannes
  Largeur de pilier :   1,68 m   1 module ou 1 canne
  Oculus et cintre des baies :   0,84 m   1/2 module ou 1/2 canne
  Grand oculus sud :   2,10 m   1 module 1/4 ou 1 canne 1/4
  Distance latérale entre piliers :   4,42 m   2 modules 1/2
  Distance longitudinale entre piliers :   5,90 m   3 modules 1/2

En cette fin du XIIe siècle ! on sait que l’influence gothique parvint tardivement en Provence, mais pourquoi avoir réalisé une église à deux nefs égales, disposition rarissime en France, puisqu’il n’existe que trois autres églises semblables en France ?
[L'église des jacobins de Toulouse (1230-1335), d’Agen (1249), et de Paris (1221, détruite en 1849), et aussi la chapelle Sainte-Philomène à Puget-Ville-du-Var (1060, encore existante).]

La raison de cette disposition parallèle des deux nefs semble simplement destinée à faciliter la pratique alternée de deux offices différents sans empiéter sur l’autre, à savoir la liturgique des laïques et celle des frères prêcheurs dominicains 'appelés aussi jacobin) fortement ancrés à Solliès-Ville à cette époque.
En pratique, une simple séparation médiane en panneaux de bois fixés entre les piliers était installée pour isoler chaque nef. Deux niches murales dites « sacrères », fermées par deux volets en bois, subsistent toujours à l’extrémité est de chaque nef, pour ranger les objets liturgiques des différents offices à côté de chacun des deux autels.
De plus, un accès différencié facilitait l’indépendance des deux nefs qui sont toujours visibles à l’extrémité ouest de l’église.

3 coupes

 Coupe transversale.

III  LA COUVERTURE PROTECTRICE
Le voûtement intérieur de la nef a remplacé les charpentes en bois apparentes vulnérables aux incendies.
Ici à Solliès-Ville, l’église se trouvait être implantée dans l’enceinte fortifiée du château des Forbins, trop proche des fortifications pour ne pas craindre les assauts des jets d’objets enflammés projetés par les assaillants (nombreux à cette époque)
Une protection de la toiture contre l’incendie s’imposait.
C’est pourquoi, la charpente en bois traditionnelle de la toiture fut remplacée par un voûtement reposant sur les « reins des croisées d’ogives » qui recevait uniquement le littelage des tuiles « canal », moins vulnérable au feu que la forêt de chevrons et pannes des charpentes habituelles.
Cette disposition technique particulière est exceptionnellement mise en œuvre parce qu’elle oblige à renforcer les structures d’appui des voûtements de la Nef qui se trouvent alourdis. Or on constate ici, que quelque soit le voûtement retenu : le berceau plein cintre ou la croisée d’ogives, les pilastres et piliers ont été construits avec une configuration résistante et massive en forme de croix. Comparé aux colonnes cylindriques graciles de l’église de Toulouse érigée à la même époque.

  Coupe transversale.

Deux nefs égales à trois travées en croisée d’ogives.

IV  LA FACTURE DU GROS ŒUVRE
Le caractère apparent de l’édifice tient essentiellement de la remar-quable facture des pierres de taille et de l’économie des modénatures déco-ratives de tout l’édifice tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Construite avec des murs d’assises régulières avec boutisses en pave-ment de calcaire blond et gris hourdés d’un fin lit de mortier, son aspect parait même un peu austère, mais non hostile.

Seuls les quelques hautes fenêtres cintrées, des oculi insérés dans des tableaux biseautés et un grand portail avec triples voussures décorent l’édifice.
À l’intérieur ce sont les deux gros piliers cruciformes et les six croisées d’ogives qui attirent le regard.

Le pignon est percé de deux hautes baies et de deux oculi. L’appareillage des pierres du soubassement est le vestige d’une construction antérieure à la construction de l’église.

Façade sud percée de deux hautes baies, un oculus et un grand portail voussuré. L’appareillage des pierres situé au-dessus du portail est dû à une restauration récente.

Travée sud de l’église avec deux croisées d’ogives visibles.

Pignon est.

Façade est.

V   Le dernier point remarquable de cet édifice est historique, celui du passage du monarque Louis IX dit Saint-Louis sur le site de l’église Saint-Michel, au retour de la 6e croisade en juillet 1254.

 

ÉTUDE PATRIMONIALE

de Marie-Georges TOMASINI,
licenciée en patrimoine médiéval
et
Christian TORCHEUX,
architecte honoraire.

 

 

Bibliothèque :
BILHEUST Henri et autres. L’art des bâtisseurs romans, cahier N° 4, Boscodon, Crots, 1989 ;
CABANOT Jean, Petit glossaire pour la description des églises, AEAL, Dax, 1995, ISBN : 2911125002 ;
GIMPEL Jean, Les bâtisseurs de cathédrales, Seuil, Paris, 1958, collection Microcosme, 1966 ;
MAUREL Paul, Le vieux solliès et ses monuments religieux, Imprimerie Nouvelle, Toulon, 1959 ;
VINCENT Robert, Géométrie du nombre d‘or, Chalagam, Marseille, 4e édition, 2005.

LA MADONE DES MOTARDS

Église Saint-Jean-Baptise

SOLLIÈS-PONT

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La statue de la Vierge enceinte en place sur son support, située au dos du linteau du portail d’entrée de la cour intérieure du château. Le modèle est en fonte de fer, sans marque de fondeur. Il date de 1885-1900, pèse cinquante kilos et mesure un mètre vingt-cinq de haut (1).
Photo de novembre 1998.

La statue de la Vierge après réparation, décapage, mise en couleur et patine réalisées par M. Claude Saëz, président de la Chambre internationale des restaurateurs de meubles et objets d’art (CIRMOD) en juin 1999(2).

Madone des motards, église Saint-Jean-Baptiste, Solliès-Pont
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Le père Jean-François Audrain, curé de la paroisse de Solliès-Pont, sollicite auprès de M. André Duhamel, maire, la réalisation par l’atelier bois du CTM d’un oratoire pour la présentation dans l’église Saint-Jean-Baptiste de la statue de Notre-Dame des Motards, bénie par le pape Jean-Paul II le 29 mai 2000(3).

L’oratoire Notre-Dame des Motards comprenant un support et deux balustrades est réalisé le mois d'octobre 2000 au Centre technique municipal de Solliès-Pont par l’atelier bois(4).

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Notes :
1) Photo Gérard Dryjard des Garniers.
2) Photo et article de Claude Saëz dans Pieds-Noirs d’hier et d’aujourd’hui, n° 120 de mai/juin 2004, p. 34-35.
3) Photo de l’Observatore Romano.
4) Notre-Dame des Motards, Vierge du château de Solliès-Pont (XIXe), bénie par le pape Jean-Paul II, au cours du pèlerinage des motards, à Rome le 29 mai 2000.

L’église Notre-Dame de l’Assomption à Belgentier

Elle date du XVIIe siècle. Le portail de l’église est surmonté d’un disque sculpté d’un éperon(1) où figure la date de 1616. Elle se compose d’une nef centrale à cinq travées marquées par des doubleaux et de deux bas-côtés voûtés d’arêtes. Le chœur, à pans coupés, est surmonté d’une remarquable coupole à base ovale surmontée d’une lanterne polygonale typique de la Renaissance italienne. De nombreuses œuvres picturales sont à voir :
— un tableau du XVIIe siècle provenant de la chartreuse de Montrieux, représentant saint Bruno ;
— une peinture sur toile du XVIIe siècle représentant saint Roch, saint Sébastien et saint Antoine, ermite ;
— une peinture du XVIIe sicle sur toile représentant sainte Roseline ;
— un buste reliquaire en bois sculpté, doré et peint du XVIIIe siècle de saint Maur.
— une statue de la Vierge à l’Enfant, bois peint, XVIIIe siècle ;
— la chaire déplacée durant la Révolution et provenant du réfectoire de la chartreuse de Montrieux ;
— un autel en bois doré du même style que le retable est restitué par les chartreux en 1995 ;
— un retable en bois doré aux armes des Fabri de Rians et peinture représentant l’Assomption, complète la composition de l’ensemble. Le clocher carré est surmonté d’un campanile en fer forgé de 1792(2).
eglisebelgentier
FresqueBelgentierW

(1) - Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1987.
À l’extérieur sur le chevet, une fresque en trompe l'œil qui habille le dos de l'église, réalisée en 1992, par Michel Deguil, relate le passage : de Louis XIV accompagné par sa mère Anne d’Autriche, son frère Philippe d’Orléans, du cardinal Mazarin, de d’Artagnan et de sa cour en 1660, se rendant en pèlerinage à Notre-Dame des Grâces de Cotignac.
L’horloge, datée de 1925 est placée sur la face est du clocher.

(1) - La légende raconte que lors de son inauguration, personne ne voulait mettre les pieds les premiers à l’intérieur de l’église. Ce problème insoluble fut réglé par un gentilhomme, qui pénétra à cheval à l’intérieur de l’église, sans fouler le sol de ses pieds. C’est ainsi que les villageois rassurés le suivirent pour célébrer la première messe de la nouvelle église. Pour commémorer cet évènement, un éperon fut gravé sur une pierre.

belgentier

(2) - Les cloches :

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La cloche du campanile :
Inscription : MENSE IVIL 1692, PRIOR ANDRE GVERIN PREMIER CONSVL HONORE RUY CONSEIL.
Dimensions : Diamètre : 0,72 m, hauteur : 0,70 m, poids : 230 kg environ, note : Mi.
Décors : Une croix ornée de feuillages sur socle à deux gradins avec deux chérubins, cartouche avec crosse de Saint-Maur.
Métal : Bronze.
Marque de fondeur : FAICT PAR GEORGE THOMAS.
Classée MH d’objets mobiliers le 7 octobre 1981.

La cloche du clocher :
Inscription : MARIA MATER GRATIE ORA PRO NOBIS – MRE ANTOINE GUEIRARD ET M ANDRE CONSULS – MDCCXXXIIII – NICOLAS GIRARD CURE – MARRAINE ROSE ROUSTAN – D.O.M.
Traduction : Marie Mère de la grâce, priez pour nous – DOM = Deo optimo maximo : Dieu très bon et très grand – 1734.
Dimensions : Diamètre : 0,88 m, hauteur : 0,84 m, poids : 440 kg environ, note : Sol#.
Décors : Fleurs de lys renversées et ornées sur la couronne et la patte. Immaculée Conception dans une mandorle flamboyante elle-même dans une médaille appuyée et surmontée d’une fleur de lys, croix d’Anjou ou de Lorraine sur socle trapézoïdal.
Métal : bronze.
Classée MH d’objets mobiliers le 7 octobre 1981.

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(Photo : Claudine Lehot, Belgentier.)

Le grand orgue Joseph Callinet
de l'église Saint-Jean-Baptiste
Solliès-Pont

Joseph Callinet 1795-1857

Né à Dijon, le 15 novembre 1795, il est l’ainé des enfants de François Callinet, facteur d’orgues, et de Marguerite Rabiny, fille de facteur d’orgues. Il apprend le métier auprès de son père. En 1820, François s’éteint à Rouffach, Joseph reprend alors l’entreprise et termine la formation de son frère cadet Claude-Ignace. En 1823, Joseph épouse Eugénie Sartory à Huningue.

En 1826, il termine son premier instrument à trois claviers à Brunstatt et s’installe dans de nouveaux ateliers. En 1827, Claude-Ignace quitte l’atelier pour rejoindre son cousin Louis à Paris. Mais, il revient en 1833, à Rouffach, pour épouser Anne Marie Mooser.
Les deux frères travaillent alors dans le même atelier, mais sous leurs noms propres. Joseph signe « Callinet aîné » et Claude-Ignace « Callinet cadet ».
En 1837, les frères s’associent, l’entreprise occupe alors entre trente et quarante ouvriers. En 1843, ils se séparent comme ils s’étaient associés : verbalement, et sans aucun acte dressé. Fruit de cette florissante période, une quarantaine d’instruments neufs et quelques restaurations dont l’orgue monumental de Masevaux (1842).
En 1844, il rencontre à Lutter (68), Aristide Cavaillé-Coll qui deviendra un ami.
En 1852, une crise d’apoplexie frappe Joseph qui est contraint de ralentir peu à peu son activité qu’il cesse définitivement en juin 1856.
Un an plus tard, Joseph Callinet, qui traînait sa paralysie depuis cinq ans, décède le 13 juillet 1857 à 61 ans.
Il repose dans le cimetière de Rouffach.

Hermès Vernet, organiste, décembre 2010.

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 L’orgue restauré

Lorsqu’on regarde un orgue, le regard est d’abord attiré par des tuyaux en métal accrochés à un grand meuble en bois. Les tuyaux de façade appartiennent au jeu dit de la « Montre » tout simplement parce qu’ils sont visibles (montrés) à l’auditeur. Le meuble en bois, ici presque entièrement en sapin plaqué de chêne est dénommé « buffet ». Suivant les époques, le buffet est plus ou moins ouvragé. Le bois employé est très varié : chêne, ébène, poirier, sapin, tilleul…
Cette première vision ne permet d’appréhender qu’une petite partie de l’instrument. L’orgue Callinet de Solliès-Pont comprend 22 jeux et 1390 tuyaux : 64 sont en bois et 1326 en métal dont 28 « chanoines » (tuyaux décoratifs en façade).

Les tuyaux
Organe sonore de l’orgue, les tuyaux sont en métal ou en bois. Le métal est un alliage d’étain et de plomb. La majorité d’entre eux est à 95 % d’étain. Les tuyaux en bois, de section rectangulaire, sont en sapin et peints. Tous les tuyaux ont été « ausculté » un par un.
Il existe deux grandes catégories de tuyaux :
- les tuyaux à bouche ;
- les tuyaux à anche.

Les tuyaux à bouche sont en métal ou en bois, ouverts ou fermés dans le haut, de taille large ou étroite, mais toujours, comme un pipeau de roseau, avec une entaille appelée « bouche ».
Le son du tuyau à anche est produit par la vibration d’une « languette » comme dans un harmonica. Les anches sont réservées aux jeux de trompette, clairon, hautbois, basson, chalumeau, voix humaine, cromorne (terme utilisé au milieu du XVIIe siècle pour désigner, en France, un nouveau type de hautbois construit en plusieurs sections emboîtables)…

tuyaux-orgue-calinet

La console
Définie par Norbert Dufourcq comme le « moteur » de l’instrument, la console abrite les claviers manuels, le pédalier, les tirants des différents jeux et toutes les commandes nécessaires à l’organiste pour tirer le meilleur des sonorités de l’orgue.
À chaque clavier correspond un plan sonore.

La-console

Les claviers
Le « Récit » (clavier supérieur) comprend 42 notes et 7 jeux.
Le « Grand Orgue » (clavier inférieur) comprend 54 notes et 15 jeux.
Le pédalier ne possède pas de jeux indépendants. Il joue en « tirasse » permanente avec le Grand Orgue.
L’accouplement entre les deux claviers manuels est dit à « tiroir » par le glissement du clavier supérieur sur le clavier inférieur. Cette manipulation se fait à l’aide d’un tirant à gauche des claviers.

Les registres ou jeux
Ils sont mis en action par des tirants en bois placés à droite et à gauche des claviers. Les volets de la boite expressive sont actionnés par un tirant à droite (et non par une pédale basculante comme le plus souvent).
Au pédalier, deux « cuillères » (pédales métalliques) permettent d’appeler ou de repousser le « grand jeu ».

Un jeu est formé par une série de tuyaux de même caractéristiques. Les jeux diffèrent par : La hauteur, le timbre, l’intensité.
Schématiquement, les tuyaux sont « plantés » sur une caisse étanche appelée « sommier ». Le sommier est principalement composé d’un réservoir : la « laye », remplie d’air comprimé amené du soufflet par un conduit appelé « porte-vent ». En ouvrant la soupape, l’air entre dans le tuyau qui met à « chanter ».

L’ensemble de la machinerie qui permet de transformer le toucher du doigt sur une touche en l’ouverture d’une soupape sous le tuyau choisi s’appelle « mécanique de traction » (traction parce qu’il s’agit, in fine, de tirer sur une soupape). Vergettes, rouleaux d’abrégé, pilotes, écrous, boursettes, soupapes, ressorts, esse… sont autant de pièces qui participent à cette traction.
L’orgue a retrouvé sa place initiale sur l’avant de la tribune. Cela a permis de replacer la soufflerie entre l’arrière de l’instrument et le mur de façade de l’église.
Toute la mécanique a fait l’objet d’une révision complète. Les pièces défectueuses ont été réparées ou refaites à l’identique.

Pièce jointe vide ou le type d'article n'est pas une 'pièce jointe'

La nef, vue de l'intérieur de l'orgue, au travers des vergettes.

Composition de l’orgue
Récit 42 touches
Grand orgue 54 touches Bourdon 8’
Bourdon 16’
Doublette 2’
Dulciana 8’
Montre 8’ Clairon 4’
Flûte traverse 8’ Bourdon 8’
Trompette 8’
Prestant 4’
Gambe 8’
Cromorne 8’
Hautbois 8’
Flûte traverse 8’
Basse de Basson 8’
Trompette 8’
Prestant 4’
Dessus de Chalumeau 8’
Voix humaine 8’
Flûte 4’
Dessus de Cornet 5 rangs
Fourniture 5 rangs
Pédale 30 marches
Tirasse permanente du Grand Orgue (laye séparée)
tuyaux_2
Détail de la fourniture 5 rangs
C1 C2 F2 C3 C#3 G3 C#4 F4 Bd4 C5
1 1/3 2 2/3 4 5 1/3
1 1 1/3 2 4
2/3 1 1 1/3 2 2 2/3 4
1/2 1 1 1/3 2 2 2/3
1/3 2/3 1 1 1/3 2 2 2/3

 

Pascal Quoirin, facteur d’orgue, octobre 2010.

Historique Sainte-Christine

Cadastre, extrait

Extrait du : Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune de Solliès-Pont, canton de Solliès, pour Arrondissement de Toulon. Terminé sur le terrain le 31 juillet 1849 sous l'administration de M. Haussmann, Préfet, M. Arène, Maire et sous la direction de M. Perrotet, directeur des contributions Fouque et Loup, Géomètres.

Un prince grec, Pierre Irénée, prince d’Achaïe surpris en mer dans une violente tempête invoqua sainte Christine. Un vent favorable le poussa vers l’anse de Port Méjan où il trouva abri.

Par dévotion à sainte Christine, il a fait construire en l’an 1041 un sanctuaire et donné 200 florins d’or à la ville de Solliès pour qu’un ermite y demeure à perpétuité. Tout ceci a été confirmé par une inscription rédigée en latin sur une ardoise retrouvée, scellée dans le mur de la chapelle, lors de travaux de rénovation en novembre 1788 et constaté par des notables et perdue depuis.

 
1041 ou 1073 ?
Au Moyen Âge, la datation débutait soit à l’incarnation de J.-C., soit à sa résurrection,
soit 32 ans d’écart.

 

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Vitrail situé dans l'église Saint-Jean-Baptiste à Solliès-Pont, représentant sainte Christine.
Réalisé entre 1960 et 1963, par Jacques Robinet (1917 — 2001), maître verrier.


Dans les archives municipales, on retrouve l’existence de la milice de Sainte-Christine commandée par le capitaine de Sainte-Christine ; celui-ci est assisté d’un lieutenant.

Le capitaine et ses subalternes sont entretenus par la communauté ; la solde de cette troupe fixée à 90 livres en 1608 est jugée insuffisante, mais le capitaine ne peut pas démissionner.
Son rôle en temps de trouble est de veiller à la sureté de la ville. Pendant les épidémies de peste, elle garde les portes de la cité. Le reste du temps, elle figure avec honneur dans les cérémonies religieuses et donne plus d’éclat aux fêtes publiques.
Sous le règne de Louis XIV, le capitaine de Sainte-Christine est remplacé par le major de ville, cette nouvelle milice a disparu en 1845.

Sous l’Ancien Régime, Solliès était un centre de population important et comptait 9000 « feux », les dénombrements étaient exprimés en feux, ce mot étant pris dans le sens foyer ou famille. Pour estimer le nombre d'habitants d'après celui donné en feux on appliquait un coefficient multiplicateur assez imprécis (souvent 5, parfois 4 ou 4,5).


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Reproduction d’une lithographie : format 38 cm x 28 cm gravée par      M. Massone, dépôt et vente chez M. Terras, sacristain - 1865.


La fête de Sainte-Christine existe depuis des siècles. Elle est fixée au 24 juillet. La veille avait lieu le « guet », sorte de cavalcade aux flambeaux. Le jour dit une procession se rendait à l’ermitage. La milice en armure arborait ses étendards et tambours battants montrait le chemin sous les ordres de son capitaine. Une grand-messe était dite dans la chapelle puis la milice en armes chargeait et déchargeait les tromblons ; c’était la bravade. Un repas et de nombreux divertissements étaient organisés sur place. Ce jour-là avait lieu une grande foire annuelle. Encore de nos jours la procession de Sainte-Christine a lieu chaque année le 24 juillet, mais elle se déroule dans les rues de Solliès-Pont et elle est précédée d’une grand-messe dans la matinée.

La première mention d’une cloche pour la chapelle Sainte-Christine se trouve dans le registre des baptêmes avec l’acte de bénédiction en date du 14 juillet 1577. Elle sera déposée et portée au district en avril 1793.

Voilà la nouvelle cloche offerte par M. Terrin de retour d’émigration : Sur le haut l’inscription latine :

DOMUS MEA DOMUS ORATIONIS VOCABITUR ANNA 1818

Ma maison sera appelée une maison de prières (Matthieu 21.13).

ClocheSC
En dessous une guirlande de tore de laurier sous les cordons du cerveau. Plus une Vierge à l’Enfant (côté nord) et un crucifix aux bras fleurdelisés et au pied agenouillée Sainte-Marie-Magdeleine (côté sud). La cloche est percée et fixée par un plateau au joug en bois et ferrures de fixation en fer plat. Le battant est en fer, forgé à la main, percé. Légères ébréchures à la pince.
Diamètre : 0,56 m ; épaisseur : 42 mm ; poids : ≈ 102 kg ; note : Fa #

Fondeur : Baudouin, fonderie Saint-Pierre à Marseille.

LES ERMITES :

— en 1645 : frère Gaspard Cavaillon, fils de Balthazar ;
— en 1647 : les Pères de la Merci occupent le bâtiment, la communauté engage un procès pour les faire partir de l'ermitage ;
— en 1667 : décès de frère Jacques Fornery, âgé de 95 ans ;
— au XVIIe siècle Jean Bouiset ;
— de décembre 1669 à novembre 1682, frère Jean Montagut décède à l’âge de 55 ans, fils de feu Joseph Montagut, notaire ;
— de 1652 à janvier 1686, frère Nicolas Girard, inhumé dans la chapelle à l’âge de 70 ans ;
— en novembre 1682 : frère Balthazar Arène, fils de feu Gaspard est établi comme ermite ;
— en janvier 1729 : frère Pierre Toucas reçoit de Jacques Bouisson, maître tailleur d'habits, une veste et une culotte à 45 sols ;
— en juillet 1729 : frère Jean, Michel Allègre. Il est trouvé mort au quartier de Crémorin en juin 1734 ;
— le 4 décembre 1741 : décès et inhumation de frère Antoine Toucas, âgé de 50 ans, à Solliès-Toucas ;
— en novembre 1748 : frère Maurisse, oncle de Laurens Virazel reçoit 66 livres et 14 sols pour son habillement ;
— en juillet 1779 : frère Reimonenq reçoit 24 livres de drap pour habillement, il décède en septembre 1781 ;
— de 1842 au 16 mars 1850 : Jacques Furaty, dernier ermite. (Le dernier ermite de Sainte-Christine à Solliès Pont)

 

 

Sainte Christine est une vierge et martyre ayant vécu à Tyr en Phénicie, morte selon les sources, entre 194 et 211 sous le règne de Septime Sévère. Son jour de fête est fixé au 24 juillet en Orient et en Occident.
Son père, Urban, était un riche magistrat romain qui vénérait les idoles païennes. Il possédait un grand nombre de ces statues en or, que sa fille, convertie au christianisme, brisa et donna aux pauvres. Son père, furieux, la fit fouetter et emprisonner. Face à son refus de renoncer au Christ, le père écartela Christine avec des crochets en fer et finit par la jeter au feu. Voyant qu'elle avait survécu à ce traitement, il fut si frappé qu'il en mourut dans de grandes souffrances.
Cela ne mit pourtant pas un terme au chemin de croix de Christine, étant donné qu'un second magistrat fut nommé. Ce dernier l'exhorta à davantage de sagesse en lui rappelant ses origines aristochratiques ce à quoi elle aurait répondu : « Le Christ, que tu méprises, me délivrera de tes mains ». La réplique exaspéra le magistrat, qui l'enferma dans un four pendant cinq jours, en vain. Le juge suivant l'enferma en compagnie de serpents venimeux : ces derniers l'ignorèrent, mais tuèrent le gardien. Christine ramena le gardien à la vie et le convertit au christianisme, mais sa seule récompense fut d'avoir la langue coupée.
Elle succomba finalement à la mort après avoir été percée de flèches. Ses reliques sont désormais conservées et vénérées à Palerme en Sicile, dont Christine est également l'une des quatre saintes patronnes.

Sainte Christine de Tyr - D'après Wikipédia

Les citernes de la chapelle Sainte-Christine

Le bâtiment de l’ermitage - construit en 1699 sur une citerne de soixante-cinq mètres cubes - est à droite de la chapelle et la chapelle Sainte-Christine de Cuers, juste derrière avec sa limite séparative d’une coudée.
Plan de masse citerne Sainte Christine

Plan de situation de la citerne Sainte-Christine.  

De nombreux ermites entre le XVIIe et le XIXe siècle ont occupé le bâtiment, entretenu les lieux et accueilli le pèlerin.

Citerne 2

Citerne extérieur sous l'esplanade.  

Le projet d’agrandissement de l’ermitage en août 1699 est accompagné d’un prix-fait de creusement d’une citerne voûtée de vingt pans de côté et de douze pans de hauteur, alimentée par l’eau de pluie des toitures et d’un bâtiment au-dessus, couvert à sec et fermé d’une porte. Joseph Ardouvin, maître maçon propose de faire l’ensemble pour le prix de 450 livres.
Lors de la visite en août 2013, l'Écomusée a fait les relevés et les plans ci-joints. La citerne de l’ermitage mesure quatre mètres soixante dix centimètres de long, par quatre mètres quarante centimètres de large et trois mètres de haut sous la voûte, d’une capacité de trente-cinq mètres cubes. La citerne extérieure sous l’esplanade est probablement d’une construction ultérieure et comprend deux galeries voûtées, d’une capacité totale de soixante-six mètres cubes, communicantes entre elles par deux passages cintrées. L’ensemble est alimenté par la surverse de la citerne intérieure et de la toiture de la chapelle.

Consulter le document : plans des citernes de Sainte-Christine.

Oratoires de Méounes

D'après Louis JANVIER

Notre-Dame du château

Au sommet de la colline au-dessus et à l’Est du village. Grande construction en maçonnerie crépie ouverte sur trois côtés par des arcs en plein cintre, surmontée d’une statue en ciment de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. Remplace une chapelle disparue, au milieu des ruines de l’ancien château et village.

Saint-Jean-Baptiste

Campagne et quartier «  La Poulaque » (prendre le deuxième chemin à droite à la sortie nord du bourg sur RN 5). Érigé en 1981 par M. Jean Terraza à son saint patron dans sa propriété, sous un cyprès, contre un mur de soutènement. En pierres, niche cintrée en maçonnerie crépie avec arc en pierres de taille, statue protégée par des barreaux.

Notre-Dame de La Garde

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Bord du chemin de la Verrerie, quartier de Planeselve (prendre le troisième chemin à droite, sur la RD 5, 1 km après la sortie nord du bourg, et rouler sur 6 km). Construit en 1981 par M. Pierre Granet, à l’entrée de sa propriété, et béni le 19 octobre par un père chartreux de Montrieux. En pierres, niche en retrait sur dalles de terre cuite, sur le pilier ; encadrement de la niche cintrée, en briques pleines. Niche abritant une statue de la Bonne Mère offerte par les chartreux voisins de Montrieux, protégée par des barreaux. Au fronton pierre de taille sculptée avec l’emblème des chartreux ; le globe crucifère, et « P.G. 1981 ». Le fond de la niche est fermé par des verres colorés.

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Détail de la niche. (Photo nov. 2014.)

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L'emblème des Chartreux. (Photo nov. 2014.)

Toit à deux pentes en dalles de terre cuite et tuiles rondes. Agenouilloir monolithe au pied.

Immaculée Conception

Chemin de la Verrerie, 200 mètres après le précédent, quartier du « Pin de La Plume ». Construit par M. Fleur Nadoti en 1976 à l’entrée de sa propriété, sur une murette, derrière un cyprès bleu. Béni par l’abbé Cellier, curé. Niche en cintre surbaissé en pierres calcaires sur corniche en granit rouge, fermée par un grillage abritant une statuette de Marie Immaculée. Corniche en granit rouge. Agenouilloir au pied.

Saint-Véran

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(Photo : nov. 2014.)

Bord de l’ancienne route de Néoules, quartier des Augustins 100 mètres après le quartier de la Plâtrière, 200 mètres après la RD 5. À l’entrée de la propriété de M. Guillaume Chaix qui l’a construit en 1965 et l’a dédié à l’évêque de Cavaillon (VIe s.) patron des troupeaux provençaux. Pilier en pierre (tuf, calcaire) sur un petit rocher.

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(Photo : nov. 2014.)

La niche est une ancienne conque de puits, monolithe, posée sur un chant, avec une statuette.

Notre-Dame (?)

À usage de lanterne des Morts sur la pente Ouest de la colline de Notre-Dame du château, au-dessus du village. Aurait été érigé en 1885 après le choléra de 1884. Porte la date du 11 janvier 1921 qui serait celle d’une première restauration. Endommagé, à demi détruit a été restauré en 1982 par les soins de l’ASER (Association de Sauvegarde et d’Étude du Patrimoine Naturel et culturel du canton de La Roquebrussanne) sous la direction de son président Philippe Hameau. Le 11 février la niche lanterne a été rallumée au sens strict du terme. Socle trapézoïdal à base carrée en pierres recouvertes de ciment, surmonté d’un mince pilier en pierres sur plan carré supportant une « niche-lanterne » en ciment ouverte sur quatre côtés avec trois vitres et une porte, sous un toit à deux versants.

 

Consulter l'ouvrage : Inventaire des oratoires du Var

Oratoires de Signes

D'après Louis JANVIER

Saint-Sébastien

Quartier de l’Infirmerie ou de La Vaucrette. Bord du vieux chemin de La Roquebrussanne par la Bastide Blanche. Avant l’auberge du Vieux Pressoir. À l’entrée d’une propriété. Si l’on en croit l’abbé Saglietto (Histoire de Signes 1935) un jas (bergerie) voisin aurait servi de lazaret au XVIe siècle ; ce qui expliquerait la dédicace à ce saint martyr, invoqué par les malades. En partie démoli il n’en reste que la base avec un bénitier creusé dans le pilier...
Notre-Dame-de-Lourdes-3

(Photo : nov. 2014.)

Saint-Michel

Quartier du Plan. Au bord du chemin, au sud-est de l’église. Restauré une première fois en 1938 par les soins de M. Authié. En 1975 une deuxième fois avec le concours de la mairie, les A.d.O. offrirent une grille pour protéger la plaque de Simone Garnier, de Moustiers offerte par Mme P. Eustache, de Toulon, en remerciement d’un vœu exaucé. Elle fut bénie le 1er février 1976 par l’abbé Cellier curé en présence du maire M. Ricard, et du président Gavot qui prononcèrent les allocutions d’usage, du vice-président Louis Janvier et d’une pieuse assistance. Pilier en pierres, niche crépie, cintrée fermée par une grille de M. Valériano, du Beausset. Toit pyramidal avec croix de fer lancéolée. Bénitier sur le devant creusé dans le fût.

Saint-Jean

Vieille route de Méounes, à l’amorce du chemin des Voltes. On s’y rendait en procession pour la Trinité. Il n’en reste que la base.

Notre-Dame de Lourdes

Entre la chapelle Saint-Clair et la chapelle Notre-Dame de l’Annonciation ou Notre-Dame Proche ; vieux chemin d’Envès. Connu sous le nom d’oratoire Proche, ou de l’Annonciation. Pilier en pierres crépies, avec niche cintrée sur corniche renfermant une statuette, protégée par une grille ; sous un toit pyramidal surmonté d’une croix en fer. Bénitier creusé dans le pilier.

Saint-Jean-Baptiste

Chemin d’Envès, 800 mètres après la chapelle Notre-Dame de l’Annonciation ou Proche, quartier des Plauques, à une petite bifurcation. Dédié au patron du bourg. En pierres, délabré et envahi par le lierre. Niche cintrée, toit épousant la forme de la niche.

Notre-Dame de Lourdes

Sortie nord du village, sur le chemin qui par la vallée du Rabi mène à la chapelle Notre-Dame l’Éloignée ou Notre-Dame de la Nativité, et au col de Taillane. À l’entrée d’une petite grotte. Il est le premier d’une série de cinq. Restauré en 1934 par les soins de l’abbé Saglietto, curé. Pilier en maçonnerie crépie, niche cintrée renfermant une statuette, toit en tuiles, en bâtière, surmonté d’une croix de fer.

Sainte-Magdeleine

Le deuxième de la série, fait suite au précédent. Non loin d’une cascade, sur un rocher. Restauré en 1935 par les soins de l’abbé Saglietto, statue, grille et croix de fer offertes par les A.de.O. niche cintrée, basse, en pierres et maçonnerie.
SignesSainteMarieMadeleine

Saint-Joseph

Le troisième de la série. Restauré en 1935 par les soins de l’abbé Saglietto. Statue, grille et croix offertes par les A.de.O. Pilier circulaire comme une meule, en maçonnerie, niche cintrée, et toit épousant la forme de la niche.
SignesSaintJoseph

L'oratoire en novembre 2014.

SignesSaintJosephdetail

Détail de la niche. (Photo nov. 2014.)

Notre-Dame des Anges

Le quatrième de la série, quartier de Château-Vieux, à proximité du pont, au pied de rochers. Construit en 1654, il coûta 15 livres léguées par Jean Rivel (originaire d’Auriol et ermite à Notre-Dame de Beauvezer) avant de partir « pour aller visiter les reliques de Rome ». Restauré en 1935 par les soins de l’abbé Saglietto et l’aide des Amis des oratoires Sur un rocher, pilier en pierres de taille, niche cintrée sur corniche. Toit épousant la forme de la niche avec croix de fer lancéolée. Statuette protégée par une grille.
Notre-Dame des Anges Signes

(Photo : nov. 2014.)

Notre-Dame

Le cinquième de la série, au sommet du col de Taillane. Sa niche en briques creuses et maçonnerie se délabre chaque année un peu plus sous l’effet des intempéries. Pilier plus ancien et plus large en pierres avec bénitier. Le toit au-dessus de la niche rectangulaire est surmonté d’une crois de fer.

*(Bibliographie : Notice historique et archéologique : « Signes » abbé Saglietto 1935.)

 

Saint-Éloi(1)

Érigé en 2011 en remerciement à Saint-Éloi, par l'association Saint-Jean - Saint-Éloi, qui à financé sa construction.
oratoire saint-Eloi Signes

(Photo : sept. 2014.)

Saint-Antoine de Padoue(1)

En face du « Vieux moulin » (XIV-XVes siècles) sur une propriété privée, niche creusée dans le rocher, dédié par son propriètaire à saint Antoine de Padoue.
SanitAntoinedePadoue

(Photo : nov. 2014.)

 (1) Oratoire non référencé par les Amis des oratoires.

Consulter l'ouvrage : Inventaire des oratoires du Var

Oratoires de Solliès-Ville

D'après Louis JANVIER

Solliès-Ville

Notre-Dame des Sept Douleurs

Au début du chemin de la chapelle Notre-Dame du Deffend, et des Selves. Au-dessus du village. Construction en maçonnerie crépie, niche cintrée sur corniche moulurée avec grille. Toit à deux pentes en tuiles creuses avec croix en fer. Bénitier creusé dans le fût.

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(Photo : janvier 2015.)

Saint-Antoine de Padoue

Entrée de la propriété de M. Renoir. Route des Selves, quartier des Escabrielles. Érigé en 1981 en reconnaissance d'un vœu exaucé au saint franciscain mort 750 ans auparavant. Sur un mur de restanque, niche cintrée en pierres et maçonnerie en partie crépie, soutenue latéralement par deux petits contreforts, avec statue et grille.

Saint-Jean Baptiste

Chemin des Selves, au col Saint-Jean. Restauré en 1981 par les soins de la mairie, de la commission culturelle communale (présidente Monique Broussais). Béni : 11 juillet 1982 par l'abbé Arnéodo curé. Grille ouvragée avec Sacré-Cœur surmontant un calice, offerte par M. Barras. Pilier en pierres et maçonnerie sur socle, niche cintrée en pierres de taille abritant une céramique de Nadine David représentant le Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ par Saint-Jean-Baptiste. Toit à deux versants en tuiles creuses. Bénitier creusé dans le fût. Deux marches sont placées devant.

SollièsVilleSaintJeanBaptiste

Notre-Dame

Dans le village, à cinquante mètres de l'église Saint-Michel, jardin de la maison de l'ancien maire et historien Paul Maurel « L'Ajoucadou ». Béni le 2 février 1955 par le Révérend Père Florenceau (ordre des Prêcheurs). Petite construction basse en moellons. Niche rectangulaire sous une dalle plate servant de toit, abritant une statuette.

Saint-Roch − Saint-Joseph

Quartier des Aiguiers, au nord du village, chemin de l'Alibran (accès par Solliès-Pont). Élevé en 1968 par M. Chamas à l'entrée de sa proprièté « Li sian ban » à la mémoire du félibre et santonnier-imagier André Filippi. Plaque avec inscription : « En oumenage a Andrieu FILIPPI santounié — imagié prouvençau 1902 — 1962 ». Haut pilier en pierres et maçonnerie. Niche cintrée sur corniche, avec statuette de Saint-Joseph.

Oratoire Solliès-Ville

Le santon.

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L'oratoire. (Photo nov. 2014.)

Toit pyramidal sur corniche, terminé par une croix de fer.

oratoire Filippi niche

Détail de la niche. (Photo nov. 2014.)

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Détail de la plaque. (Photo nov. 2014.)

Saint-Hermentaire

Cet oratoire jadis près du vieux puits au début du « Planesteu » a été détruit, mais doit être reconstruit un jour… (que l'on voudrait proche !)

Oratoire Saint-Loup

Patron du village et à l'entrée de celui-ci, a subi le même sort ! (Anciens moines de Lérins, saint Hermentaire ou Armentaire et saint Loup furent respectivement : le premier évêque d'Antibes, et le second de Troyes, Ve siècle.)

SVStSebastien

(La chapelle Saint-Loup construite au XVIIe siècle était situé à l’entrée du village, elle a été remplacée par cet oratoire, dédié au saint, au moment de l’élargissement de la route.) Archives de Solliès-Ville.

 

 

Consulter l'ouvrage : Inventaire des oratoires du Var

Oratoires de Solliès-Pont

D'après Louis JANVIER

 

Notre-Dame de Lourdes

Chemin de la chapelle Sainte-Christine, après la bifurcation avec la D97. Date de 1902. En maçonnerie crépie, niche cintrée sur corniche moulurée, abritant une statuette, fermée par une grille. Toit en bâtière avec croix en fer ouvragée avec accolades idem.
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(Photo avril 1992.)

Construit en 1902, détruit en avril 1996, puis rebâti en janvier 1997, après élargissement de la route.

Oratoire de la Bergerie

Détruit en avril 1997, situé sur l'emplacement du lotissement.

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Notre-Dame

Fait suite au précédent, dans la montée de l'avant-dernier virage, au lieu-dit « Lou Gratou ». Construit par la mairie en 1968, massif, en maçonnerie crépie, niche cintrée abritant une statuette de Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, protégée par une grille. Toit en arc de cercle peu marqué.

Oratoire

Oratoire « Lou Gratou »

Au pied de la chapelle, sur le terre-plein la précédent. Construit par la mairie en 1977. Niche très basse, cintrée, en pierres, vide, avec toit en arc de cercle avec génoise.

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Notre-Dame

Même lieu que le précédent. Érigé en 1978. Pilier trapu en moellons. Niche cintrée crépie avec statue de Notre-Dame de la Médaille miraculeuse avec grille. Toit en arc de cercle en tuiles rondes.

Oratoire

(Photo avril 1992.)

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(Photo décembre. 2014.)

Saint-Maur

À quelques mètres du précédent, sur le pilier d'entrée crépi de la propriété de Louis Morel qui la aménagé en 1968. Niche cintrée en pierres, surmontée d'une croix de fer du XVIIIe siècle et, dont la dalle de base monolithe porte la date de 1761. (Ancienne pierre de récupération de fontaine).

Oratoire

(Photo avril 1992.)

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(Photo décembre. 2014.)

 

 

 

Consulter l'ouvrage : Inventaire des oratoires du Var

Oratoires de Solliès-Toucas

D'après Louis JANVIER

 

Saint-Christophe

À l'entrée du village, dans un petit jardin public. Reconstruit par la municipalité vers 1962. Dédié au patron de la paroisse.

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Il semble qu'à l'origine il était dédié à sainte Christine patronne de tous les Solliès. Pilier en maçonnerie crépie, à base élargie, niche cintrée avec statuette et grille, toit à deux pentes en tuiles plates avec corniche, surmonté d'une croix en fer.

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(photo : nov. 2014.)

Notre-Dame de Montligeon

Chemin du cimetière et de la Guiranne. Dans un mur de soutènement. Légèrement déplacé et restauré en 1962. En pierres et maçonnerie, toit en tronc de cône flanqué de deux modillons d'angles. Niche cintrée sur corniche abritant une statuette de la madone normande, invoquée pour l'Église souffrante du purgatoire, protégée par une grille. Date: 1883 et « IHS » au sommet croix de fer sur boule.

Oratoire

 Notre-Dame de la Salette

Chemin de Valaury et de la Fontaine du Ton. Au pied de l'église. Sur le mur de clôture de la propriété Canova. Construit en 1967 par Mme Canova pour remplacer un oratoire disparu. Niche cintrée en maçonnerie crépie et briques, abritant une statuette. Toit à une pente vers l'avant, en tuiles creuses.

ToucasSalette

(Photo : nov. 2014.)

Notre-Dame

Fait suite au précédent, quartier des Bendelets, dans le premier virage du chemin. Aurait été dédié à saint Joseph, à l'origine, si l'on en croit Messieurs Rose et Henseling. Pilier massif en maçonnerie, niche rectangulaire renfermant une Vierge à l'Enfant protégée par un grillage, toit en quart de cercle avec croix de fer.

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L'oratoire en novembre 2014.

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Détail de la niche. (Photo nov. 2014.)

Oratoire...

En remontant sur la route, à gauche, vous passez devant un oratoire daté de 1779 dont la niche contient six statuettes : une Vierge, un Saint-Joseph, deux Saint-Antoine et une peinture naïve sur bois qui pourrait représenter saint-Sébastien. Édifié au 18e siècle, détruit, il a été reconstruit par la municipalité en 1967.

Saint-Clair – Saint-Barthélémy

Fait suite au précédent, à côté de la source du Ton, sur le pont contre une maison. Reconstruit par la mairie en 1967. En pierres, niche cintrée basse, sur corniche en pierres de taille, renfermant encore la peinture naïve sur bois représentant les deux saints avec la date de 1809, et une statuette de saint Clair, abbé de Saint-Marcel de Vienne au VIIe siècle, fermée par une grille, toit épousant la forme de la niche.

Oratoire

Saint-Roch – Saint-Antoine du Gabet

Quartier du Gabet ou des Rouvières sur le chemin du même nom, à cinq cent mètres au sud du chemin de Valaury. Très rustique, fut restauré par les soins des A.d.O. en 1968 sur ma demande. (Sa restauration discrète et solide peut servir d'exemple) ; grille offerte par la mairie. Statuette de saint Roch offerte par une dame dévote. Béni par l'abbé Georges Aubert, curé, le 17 mai 1969 en présence d'une pieuse assistance, de l'auteur de ces lignes, et de l'adjoint au maire Maurice Bernard qui prononça une allocution. Il semble qu'à l'origine il fut dédié à saint Antoine (de Padoue, ou l'Ermite ?) si on en croit un article de V.M. Rose. En moellons, niche cintrée, toit formé de lauzes calcaires surmonté d'une curieuse pomme de pin « pigno » sculptée.

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Saint-Louis

Chemin de Valaury, quelques centaines de mètres avant le hameau. Cet oratoire détruit vers 1970, (pour élargir le chemin ?) n'a toujours pas été reconstruit. Dédié au patron du hameau. Il était en maçonnerie crépie avec niche cintrée, abritant une statuette placée par le signataire de ces lignes, sous un toit à deux pentes en tuiles creuses. Sous un beau noyer... hélas !

Saint-Georges

Chemin des Pourraques, quartier « Haut-Pied-de-Lègues ». Érection en 1968 par M. Marcellino. Sur un mur, pilier en pierres, niche ogivale abritant une statuette, sur corniche de tuiles creuses. Toit à deux versants en tuiles creuses.

Saint-Jean Baptiste

Près du pont de Table (sur le ruisseau de Valaury), chemin de Valaury par le sud du village, et des Aiguiers. Reconstruit par la mairie en 1967 sur le même modèle que Saint-Christophe (cf. supra). Le précédent avait déjà été reconstruit après avoir été démoli en 1904 par des voyous. Servait de reposoir pour la procession des rogations.

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Sainte-Anne1

À la Guiranne

Oratoire Sainte-Anne de la Guiranne

— (1) Oratoire non référencé par « Les amis des oratoires. »

Consulter l'ouvrage : Inventaire des oratoires du Var

Oratoires de La Farlède

d'après Louis JANVIER

Saint-Roch

Bord de la RD 67, sortie du village vers Solliès-Ville. Détruit en 1968, reconstruit en 1970, sur plaque en marbre avec inscription : « Oratoire St Roch, A.M. 1905 ». Pilier en maçonnerie crépie, niche cintrée encadrée de pierre (gneiss) sur corniche, avec statuette, fermée par une grille. Toit en bâtière en tuiles creuses.

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L'oratoire.

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Statuette de Saint-Roch dans sa niche.

 Notre-Dame de Lourdes

Chemin du Partégal, au-dessus du torrent, au pied de la chapelle Sainte-Trinité, après le pontet. Pilier massif crépi, niche rectangulaire abritant une statue protégée par une grille. Toit à quatre versants sur corniche, surmonté d'une croix de fer.

Oratoire Solliès-Farlède

Consulter l'ouvrage : Inventaire des oratoires du Var

Oratoires de Belgentier

d'après Louis JANVIER

Sainte-Anne

À la sortie nord du village, au-dessus de la D 554 et à l'entrée du chemin du même nom. Restauré par les soins de l'abbé Roubaud, curé, avec l'aide de toute la population. Béni le 12 septembre 1937 à l'issue d'une procession, par le chanoine Llosa, archiprêtre de la cathédrale, et futur évêque d'Ajaccio qui prononça l'allocution. En pierres avec niche cintrée en pierres de taille abritant une statue, et surmonté d'une croix sur un toit épousant la forme de la niche. Statue, grille et croix furent offertes par les Amis des Oratoires. Plaque : « Oratori Santo Anno refa en 1937 ».
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(Photo nov. 2014.)

Saint-Antoine de Padoue

Au bord du vieux chemin de Cuers, deux cents mètres après la Poste. En maçonnerie crépie, niche rectangulaire avec grille et statue. Toit à deux pentes en tuiles creuses, et croix au sommet.
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(Photo nov. 2014.)

Saint-Sébastien

Chemin de la Rouvière, quartier du Fruitier. Reconstruit à l'extrémité du mur d'une propriété-villa « Saint-Sébastien » en 1970 par son propriétaire ; sud-ouest du village. On s'y rendait en procession pour les rogations, il servait alors de reposoir. En pierres, niche cintrée renfermant la statuette protégée par une grille. Toit à deux pentes, croix ouvragée en fer au faîte.

 

 

Consulter l'ouvrage : Inventaire des oratoires du Var

Chapelle Saint-Jacques à Solliès-Pont

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Chapelle Saint-Jacques et Saint-Philippe, quartier des Sénès.

Chapelle rurale de quatre mètres soixante de large et de douze mètres de long à nef unique à deux travées, à voûtes d’arêtes avec arcs-doubleaux et une abside plate. L’entrée est une porte cintrée et le carrelage est constitué de carreaux pan carrés en terre cuite.

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Lors de la fondation en 1668, les habitants du hameau promettent au nom de « l'amour de Notre-Dame, de saint Jacques et de saint Philippe », selon leur moyen des sommes allant de quatre, six, et d’autres vingt-deux livres.
Les habitants réunis en assemblée en 1697 en exécution de l’ordonnance synodale du 21 avril 1697 fondent l’œuvre de la Miséricorde, administrée par deux prieurs :
- prieur de la Miséricorde ;
- prieur de Notre-Dame ;
et deux « prieuresses » :
- prieuresses de la Charité élues pour deux ans, en partie renouvelé par moitié tous les ans.
Un 3e prieur est élu en 1750 comme prieur de Saint-Siriès, desservant de l’autel éponyme.

De nombreuses inhumations dans le caveau de la chapelle (situé en rentrant à droite) depuis 1675 jusqu’en 1705 (BMS, archives 83130.)
Un four banal est attenant à la chapelle. Il est vendu en 1795 par le recteur de la chapelle pour cent cinquante livres en assignats. Dès 1813 jusqu’en 1911 le four est loué par fermage.

Chapelle Sainte-Christine à Solliès-Pont

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La chapelle rurale de Sainte-Christine est située à trois kilomètres et demi au nord de Solliès-Pont et à deux-cent quarante-neuf mètres d’altitude. C’est, dans son état originel, une courte nef voûtée avec une abside en cul-de-four. Le premier agrandissement médiéval est opéré par la destruction du mur ouest et le prolongement des murs nord et sud. La couverture de l’agrandissement est un voûtement, plus haut que celui de la première chapelle. Un autre agrandissement prolonge vers l’extérieur, les murs sud et nord, avec une couverture charpentée. Une dernière transformation en 1865 a consisté à prolonger la chapelle, toujours vers l’ouest, en y adjoignant au sud le clocher. Une cloche de 1818 est fondue par Baudoin, de Marseille. Elle remplace une cloche baptisée le 14 juillet 1577 et confisquée en 1795.
Une tradition fixe la fondation de cette chapelle vers le XIe siècle.

Plan de masse citerne Sainte Christine

Plan de Sainte-Christine, relevé CAV 83, 1993.

Chapelle romane, dite oratoire de Saint-Maur.
L’abside est en cul-de-four, le dallage du sol a été reconstitué en pierre (en opus incertum) sauf la partie du bassin ou silo, découvert en 1994, qui reprend les pierres de sa margelle ancienne, de soixante-cinq centimètres de ? et soixante-dix centimètres de profondeur en forme de jarre.

De nombreux ermites entre le XVIIe et le XIXe siècle ont occupé le bâtiment, entretenu les lieux et accueilli le pèlerin. Le bâtiment de l’ermitage est à droite de la chapelle et la chapelle Sainte-Christine de Cuers juste derrière avec sa limite séparative d’une coudée. En mai 1793, l’autel et les boiseries sont envoyés à Hyères pour être vendus et en 1798 l’ermitage est pillé et brulé.

Frédéric Dollieule fait éditer en 1882 une notice historique écrite par son oncle Philémon Dollieule ; L'ermitage de Sainte-Christine de la paroisse de Solliès-Pont (Var), de cinquante-neuf pages, tirée à cinq cents exemplaires. 

Historique de Sainte-Christine
Les citernes de la chapelle Sainte-Christine

Chapelle Saint-Roch de Solliès-Pont

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Chapelle rurale privée de cinq mètres de large, de douze mètres cinquante de long sur sept mètres de haut avec des fondations d'un mètre cinquante, à nef unique à deux travées, à voûte d’arêtes et une abside en cul-de-four. Elle est éclairée par une imposte cintrée au-dessus de la porte d’entrée à deux battants ouverte sur le mur pignon ouest et une baie verticale cintrée, ébrasée intérieurement, munie de vitrail, sur chaque mur gouttereau, ouverte dans la deuxième travée.

Fondée en 1642 par maître Balthazar Laugier, avocat au parlement de Provence, pour sa mère Magdeleine Laugier, atteinte de la peste et qui en guérit en 1640.
Cette chapelle a été agrandie en 1708 d’une sacristie qui s’ouvre par une porte basse dans l’abside.

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L’évêque de Toulon rend une ordonnance qui transfère le service de la chapelle Sainte-Maxime dans cette chapelle en mars 1727. En 1779, maître Jean-Baptiste Laugier, fils de Jean Laugier, avocat, fait recrépir, plafonner, carreler et blanchir tout l’intérieur de la chapelle en 1779. Le dernier membre de cette famille en 1809 donne la chapelle à la fabrique paroissiale de Solliès-Pont.

Les habitants du quartier des Laugiers décident d’agrandir la chapelle à leur frais en 1893.

Dans le clocher-pignon se trouve une cloche de Pascal Azan, fondeur à Toulon, d’un diamètre de quarante-trois centimètres et le texte : SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM L’AN 1828.


Sur la façade sud, une tuile saillante a permis à des générations de jeunes filles de réaliser leur vœu :

« Saint Roch, aidez-moi à trouver un fiancé »

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 La tuile