Flore

Daphne gnidium  L.

SAINT-BOIS OU DAPHNÉ GAROU

Daphné garou - Daphne gnidium - 800x615
Daphné garou - Daphne gnidium

Nom provençal : Garou,
canto-perdris

THYMELAEACEAE

Localisation :
Commun dans les fruticées, bois clairs, garrigues et maquis.

Utilisation :
Bien qu’employé depuis des siècles, notamment par les Grecs, le Saint-Bois est un trop violent purgatif pour être utilisé par voie orale.
Avec beaucoup de précautions et de surveillance, les guérisseurs campagnards l’ont rendu célèbre dans un emploi qui lui a valu le nom de « bois d’oreille » : ils faisaient introduire un fragment d’écorce dans le lobe de l’oreille des enfants, pour parer, grâce à une exsudation séreuse, aux accidents de la dentition, aux maladies chroniques des yeux, aux inflammations glandulaires du cou, etc.

Toxicité :
Son emploi est fortement déconseillé, la plante étant, de plus, suspectée d’être abortive !

Attention, danger ! Les fruits rouges du Garou très attirants pour les enfants sont très toxiques et provoquent de graves troubles digestifs et nerveux.

Daphné garou - Daphne gnidium, fleurs
Daphné garou - Daphne gnidium

Daphne gnidium  L.

DAPHNÉ GAROU OU SAINT-BOIS

Daphné garou - Daphne gnidium - 800x615
Daphné garou - Daphne gnidium

Nom provençal : Garou,
canto-perdris

THYMELAEACEAE

Localisation :
Végétation basse, bois clairs, assez répandu.

Utilisation :
L’écorce est utilisée contre les verrues, sa décoction donne un excellent insecticide. Le garou était utilisé dans la fabrication d’une pommade vésicante.

Comestibilité :
Toutes les parties de la plante sont toxiques et peuvent provoquer des troubles digestifs, cardiaques et respiratoires parfois mortels.

Daphné garou - Daphne gnidium, fleurs
Daphné garou - Daphne gnidium

Smilax aspera  L.

SALSEPAREILLE OU « HERBE AUX SCHTROUMPFS »

Salsepareille, Smilax aspera
Salsepareille, Smilax aspera

Nom provençal :

Esclarzia ou esclarziha (Fréjus),
esquerzia
ou rastelet (Seillans),
esclarzieio
(Montauroux),
aglaria
(Hyères),
agleira
(Les Mayons),
escuro-lengo
(Lorgues) 

SMILACACEAE

Localisation :
Liane méditerranéenne très répandue dans les haies, bois clairs, pierriers, forêts, maquis, garrigues, brousse littorale.

Utilisation :
- Diurétique (décoction de racine sèche coupée en morceaux) ;
- Dépurative, sudorifique : affections cutanées, rhumatismes, goutte.
- Les asthmatiques peuvent fumer sa racine blanc-gris, séchée et broyée, ils s’en trouveront soulagés.

Comestibilité :
Les jeunes pousses de cette liane sont comestibles crues ou cuites.
Les fleurs automnales, au parfum d’Oranger, servent également à préparer une délicieuse liqueur.

Salsepareille, Smilax aspera

Romulea ramiflora  Ten

Romulee ramifiee, Romulea ramiflora, Ten.

Romulée ramifiée :

IRIDACEAE

Viburnum tinus  L.

VIORNE TIN OU LAURIER-TIN

viorne tin, laurier tin

Nom provençal :
Bagasso (Les Adrets-de-l’Estérel),
Lauretin (La Crau)

ADOXACEAE

Localisation :
Commun, cet arbrisseau à feuillage persistant décore, en plein hiver, les chênaies vertes, les sous-bois et les haies de ses grandes têtes florales blanches, puis de ses fruits d’un bleu métallique, à la fin de l’été.

Utilisation :
Communément cultivé pour ses fleurs. Les fruits étaient utilisés contre l’hydropisie (rétention d’eau dans l’organisme).

Toxicité :
Attention, les fruits ont également la réputation d’être purgatifs !

Viburnum tinus  L.

LAURIER-TIN OU VIORNE TIN

viorne tin, laurier tin

Nom provençal :
Bagasso (Les Adrets-de-l’Estérel),
Lauretin (La Crau)

ADOXACEAE

Localisation :
Commun, cet arbrisseau à feuillage persistant décore, en plein hiver, les chênaies vertes, les sous-bois et les haies de ses grandes têtes florales blanches, puis de ses fruits d’un bleu métallique, à la fin de l’été.

Utilisation :
Communément cultivé pour ses fleurs. Les fruits étaient utilisés contre l’hydropisie (rétention d’eau dans l’organisme).

Toxicité :
Attention, les fruits ont également la réputation d’être purgatifs !

Rhus coriaria  L.

Sumac des corroyeurs, Rhus coriaria

Nom provençal : Fàuvi

ANACARDIACEAE

Localisation :
Commun en Provence calcaire, coteaux arides et pierreux, éboulis, remblais.

Utilisation :
L’écorce et les feuilles produisent un tanin utilisé dans la préparation des cuirs et pour obtenir une teinture jaune.

Comestibilité :
Les fruits sont parfois utilisés, en macération dans le vinaigre, pour le colorer et lui donner plus de force.
Ils sont aussi consommés, confits, comme les câpres, mais jamais à l’état frais sinon ils sont toxiques.

Toxicité :
La sève est toxique.

Corroyeur : C'est celui qui apprête le cuir (travail d’assouplissement du cuir).

Sumac des corroyeurs, Rhus coriaria

Acacia dealbata  Link.

Acacia dealbata  Link. Mimosa

Nom provençal : Mimóusa, mimòsa

FABACEAE

Il est malheureusement très inflammable

Localisation :
Le Mimosa argenté de croissance rapide ne se plaît que dans des terrains siliceux (maquis, bois clairs, ripisylves, vallons, lisières de forêts) où il peut se montrer très envahissant, car capable d’accaparer l’espace en émettant des toxines : une véritable « guerre chimique » ! Son expansion est alors freinée par l’Office National des Forêts (ONF).

Utilisation :
Le scientifique Nicolas Baudin, missionné en 1800 par Napoléon 1er pour explorer l’Australie, avait expédié en France de nombreux échantillons de plantes. L’impératrice Joséphine, grande amoureuse des fleurs, donna l’ordre aux préfets des régions françaises de faire planter ces échantillons… C’est à partir de 1864, sur le littoral du Massif des Maures que réussirent pleinement deux d’entre eux, le Mimosa et l’Eucalyptus.

L’introduction du Mimosa argenté continua grâce
à de riches hivernants anglais
qui en firent planter dans les jardins de Bormes.

Hormathophylla Spinosa L. P. Küpfer

Alysson-epineux-Hormatophylla-spinosa-L.P.Küpfer-ex-alyssum-spinosum2

Nom provençal : Gourbèio-d'or

Alysson épineux :

BRASSICACEAE

 

 

  • alysson-epineux-hormatophylla-spinosa-l-p-kupfer-ex-alyssum-spinosum-1

Olea europaea  L.

Olivier cultiveG2W
Olivier-cultiveGeW-800x600

Nom provençal : Óulivié,
Óurevié
(Flayosc)

OLEACEAE

Localisation :
L’Olivier sauvage ou Oléastre est spontané (rochers, coteaux pierreux, fruticées littorales, pieds de falaises bien exposés) et largement cultivé en Provence.

Utilisation :
Voici une recette très ancienne et originale qui était employée pour calmer un « coup de soleil » dans la vallée du Gapeau :
Appliquer doucement, sur la région cutanée atteinte, une émulsion composée de :
- eau de source : 1 cuillerée ;
- huile d’olive : 2 cuillerées.

Pour obtenir l’émulsion, battre l’eau et l’huile pendant quelques minutes.

Comestibilité :
L’olive contient des vitamines A, B, C, et E, des sels minéraux (Ca, Mg, P, K, S, Cl, Fe, Mn, Cu…), des protéines et une huile remarquable pour sa richesse en acides gras insaturés.

Autres propriétés :
C'est un hypotenseur, cholérétique et maladies cardiovasculaires, excipient de préparations médicinales.

 

 

Consulter la page : Gel des oliviers en 1820

Bibliothèque :

Consulter l'ouvrage : L'Olivier en terre varoise
Consulter l'ouvrage : Le livre de l’Olivier

Urtica dioica  L.

GRANDE ORTIE‌  OU ORTIE DIOÏQUE

Ortie

Nom provençal : Ourtigo

URTICACEAE

Localisation :
Haies, fossés, reposoirs, voisinage des habitations, lisières forestières, alluvions des cours d’eau, ripisylves.

Utilisation :
Le purin d’Ortie est utilisé comme engrais et comme insecticide.
La racine est d’emploi courant en phytothérapie dans le traitement des états inflammatoires des voies urinaires, la prévention et le traitement des lithiases rénales ainsi que le traitement de l’adénome bénin de la prostate.
La poudre de parties aériennes est un reconstituant, un reminéralisant et un antianémique.

Comestibilité :
Les jeunes pousses et les feuilles constituent un des meilleurs légumes sauvages. Habituellement on ne cueille que les quatre feuilles des sommités, avant la floraison. Les orties crues, finement hachées, ont une agréable saveur de haricot vert. C’est cependant cuites qu’on les consomme le plus souvent, en soupes et dans d’innombrables autres préparations, à la façon des épinards.

Coriaria myrtifolia  L.

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Corroyere à feuilles de myrte :

Nom provençal : Nertas

Alnus cordata Loisel

Aulne-de-Corse-alnus-cordata-loiselLoisel

Aulne de Corse :

BETULACEAE

Year Sales Expenses
2004 1000 400
2005 1170 460
2006 660 1120
2007 1030 540

Silene gallica L.

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Silène de France :
CARYOPHYLLACEAE

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Crédit photo : Yvan AVRAMOV

Crataegus monogyna  Jacq.

Aubepine-monogyne-feuilles-Crataegus-monogyna-jacq.RW
aubepine-a-un-style-crataegus-monogyna-jacq2

Nom provençal : Acinié,
acinas,
poumeto-de-paradis

ROSACEAE

Utilisation :
1) Fruits = diurétiques et astringents, riches en vitamine C (+++).
2) Sommités fleuries : cardiotonique vasodilatateur, insuffisance cardiaque stade I et II, troubles du rythme cardiaque bénins, palpitations, sédatif nerveux…

Comestibilité :
les jeunes feuilles tendres des différentes aubépines sont excellentes crues en salade.
Les fruits de nos espèces indigènes sont comestibles, ceux de l’Aubépine épineuse (C. laevigata) étant meilleurs que ceux de l’Aubépine à un style.

 

 

  • Aubépine-à-un-styleW
  • aubepine-a-un-style-crataegus-monogyna-jacq
  • aubepine-a-un-style-crataegus-monogyna-jacq2
  • Aubepine-monogyne-feuilles-Crataegus-monogyna-jacq.RW

Argyrolobium zanonii (Turra) P. W. Ball

Argyrolobe-de-zanoni-Argyrolobium-zanonii-TurraP.W.Ball-
Argyrolobe-de-zanoni-Argyrolobium-zanonii(Turra)P.W.BallRW

Nom provençal : Aubour-nanet

FABACEAE

Aphyllanthes monspeliensis  L.

Crédit photo : Yvan AVRAMOV2

Crédit photo : Yvan AVRAMOV

AphyllanteGeW

Nom provençal : Barjavoun

ASPARAGACEAE

Aphyllanthes signifie « fleur (anthos)
sans (a privatif) feuilles (phullon) ».

Localisation :
Commune dans toute la vallée.

Particularité botanique :
Ce que l’on voit, ce sont des tiges et les feuilles passent inaperçues, car elles forment les gaines qui enveloppent la base des tiges. Cette très forte réduction de la surface des feuilles diminue la transpiration de la plante et augmente sa résistance à la sécheresse.

Comestibilité :
Les pétales bleus se dégustent comme des bonbons. Ils sont tendres, fondants et ont un goût sucré et parfumé.

 

 

  • Crédit photo : Yvan AVRAMOV2
  • AphyllanteGeW
  • AphyllantheDeMontpellier3W
  • AphyllantheDeMontpellier2W
  • AphyllantheDeMontpellier1W

Punica granatum  L.

Grenadier-Punica-granatum-L.
Grenadier-Punica-granatum-L.-2
grenadier-Punica-granatum -L.GW

Nom provençal :
Migranié (Fréjus, Grimaud),
mingranié, vingranié (Hyères)

LYTHRACEAE

Localisation :
Originaire du sud-ouest de l’Asie, souvent cultivé en haies et subspontané dans les friches, les fourrés et à proximité des habitations.

Utilisation :
Dès l’époque de Dioscoride, l’écorce de la racine du Grenadier était employée contre le taenia, mais son usage est dangereux à cause des alcaloïdes toxiques qu’elle contient !
Les fleurs, appelées balaustes, ainsi que la paroi des fruits sont douées de propriétés astringentes utiles contre les diarrhées et la dysenterie.
Le suc de la grenade additionné d’eau était recommandé dans les maladies fébriles, bilieuses et des voies urinaires.

Comestibilité :
Les grenades, dont la pulpe a longtemps servi à la fabrication du sirop de grenadine, donnèrent leur nom à la ville de Grenade en Espagne, fondée par les Maures au Xe siècle.
De nos jours, les nutritionnistes nous recommandent une consommation régulière de grenades.

Plantago lanceolata  L.

Plantain-lanceole2GW
Plantain-lanceole3W

Nom provençal :
Erbo-dei-cinq-couasto

PLANTAGINACEAE

Localisation :
Bords des chemins, terrains secs, lieux rocailleux et herbeux, bois clairs, fruticées, mares.

Utilisation :
Trois espèces de plantains, fréquemment rencontrés, possèdent les mêmes propriétés : il s’agit du Plantain lancéolé, du Grand Plantain (Plantago major L.) et du Plantain moyen (Plantago media L.).

Les Anciens considéraient déjà ces plantes comme précieuses, très actives tant en usage externe (vulnéraire et antiseptique) qu’en usage interne (béchique, immunostimulant, effet antibactérien et antiviral). Ceci est confirmé par la science moderne qui a mis en évidence leurs propriétés anti-bactérienne, anti-inflammatoire et antiallergique.

Comestibilité :
Une dizaine d’espèces de plantains ont des feuilles relativement tendres pour être consommées. Jeunes, elles se mangent crues dans les salades ; plus tard, il est préférable de les faire cuire, en particulier dans les soupes. Goût agréable.
On peut également consommer les jeunes inflorescences encore tendres, crues ou passées à la poêle.

  • Plantain-lanceole-Plantago-lanceolata -LW
  • PlantainLanceoleGW
  • Plantain-lanceole2GW
  • Plantain-lanceole3W

Taxus baccata  L.

Taxus baccata MHNT.jpg
Par Didier DescouensTravail personnel, CC BY-SA 4.0, Lien

Nom provençal : Tuï,
Bouas dé la Santo-Baoumo

TAXACEAE

propriétés :
C’est un résineux - à croissance lente - sans résine et un conifère qui ne produit pas de cônes, mais des arilles ; fruits rouges beaucoup plus attractifs pour les oiseaux.
Cet arbre pourrait vivre 2000 à 3000 ans…

Localisation :
Naturalisé dans les hêtraies, les sapinières, les ripisylves.
Forêt de la Sainte-Baume, Solliès-Toucas, massif des Morières, bords du Gapeau…

Utilisation :
Sert actuellement à la semi-synthèse d’une molécule anticancéreuse : le taxofène.
Largement planté dans les jardins, principalement en haie facile à tailler.
Il est apprécié en ébénisterie, car son bois se travaille facilement. Il sert, encore aujourd’hui, à la fabrication des arcs.

Toxicité :
Écorce, feuilles, fruits. A été utilisé comme poison de flèches.
Une décoction avec cinquante grammes de feuilles est mortelle !

 

Reichardia picroides  L. Roth

Cousteline-Reichardia-picroide-W

Nom provençal : Coustelino

ASTERACEAE

Localisation :
Commune, bords des champs et des chemins, des pistes, rochers maritimes.

Comestibilité :
C’est l’une des meilleures salades qui soient.
Les jeunes feuilles en rosette sont croquantes et dénuées d’amertume.
On peut la consommer en salade avec d’autres espèces sauvages ou bien avec des croûtons et du petit-salé, comme les pissenlits.

Primula veris  L.

COUCOU OU PRIMEVÈRE OFFICINALE

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Crédit photo : Dr Yvan Avramov

Nom provençal :

Localisation :

Utilisation :

Comestibilité :
Ses fleurs sont comestibles (recherchées pour la confiture et cuisinées avec des jeunes feuilles).

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Campanula rapunculus  L.

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Campanule-raiponce-Campanula-rapunculus-L2W

Nom provençal : Rapóunchou,
rapounchoun

CAMPANULACEAE

Localisation :
Fréquente au bord des chemins, dans les prés et les bois. Elle apprécie particulièrement les sols calcaires jusqu’à mille mètres d’altitude.

Comestibilité :
Autrefois cultivée et appréciée comme un mets délicat, la Campanule raiponce, à la saveur douce et légèrement sucrée, se consomme en salade ; feuilles et racines sont apéritives, rafraîchissantes et peuvent être dégustées crues à la croque-au-sel comme les radis. On peut également les savourer cuites.
Bien entendu, il est recommandé de ne pas dévaster l’espèce (la récolte des racines détruit la plante à chaque prélèvement) et donc de récolter avec modération !

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Crédit photo : Dr Yvan Avramov.

Primula veris  L.

PRIMEVÈRE OFFICINALE OU COUCOU

Primevere-officinale-Coucou-Primula-veris-LRW

Crédit photo : Dr Yvan Avramov

Nom provençal :

Localisation :

Utilisation :

Comestibilité :
Ses fleurs sont comestibles (recherchées pour la confiture et cuisinées avec des jeunes feuilles).

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Linum narbonense  L.

Lin-de-Narbonne-Linum-narbonense-L.
Lin-de-Narbonne-Linum-narbonenses-LRW

Crédit photo : Dr Yvan Avramov

Nom provençal :

LINACEAE

Localisation :
Calcicole, garrigues ouvertes, sous-bois clairs, pelouses sur marnes ou dolomies.

Utilisation :
Ce lin, aux grandes fleurs décoratives d’un bleu intense, enchante les promeneurs et a souvent été cultivé pour embellir nos jardins.

Il ne faut pas le confondre avec le Lin très usité, Linum usitatissimum L., cultivé pour ses fibres textiles. Au VIe siècle avant notre ère, il faisait partie de l’alimentation (graines riches en huile) et fut cité comme remède contre la toux, au Ve siècle avant notre ère, par Théophraste dans l'Histoire des plantes.
L’eau de Lin était très en vogue, au XVIIe siècle, et Mme de Sévigné en buvait pour se bien porter.

Lin-de-Narbonne-Linum-narbonense-L.-2
Lin-de-NarbonneW

Linum campanulatum  L.

LinCampanuleLinumCampanulatumL.
Lin-campanule-Linum-campanulatum-LRW

Nom provençal :

LINACEAE

Localisation :
Calcicole, garrigues ouvertes, coteaux rocheux, pelouses sur marnes ou dolomies.

Utilisation :
Le Lin campanulé se distingue des autres Lins (neuf espèces dans le Var), car ses feuilles sont atypiques, spatulées et groupées en rosettes.
Ses grandes fleurs jaune d’or, veiné d’orangé à la base sont caractéristiques.
Ce magnifique Lin a souvent été cultivé comme plante ornementale.

Crédit photo : Dr Yvan Avramov

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  • LinCampanuleLinumCampanulatumL.
  • Lin-campanuleW-800x619

Helichrysum stoechas L. Moench

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Immortelle-Helichrysum-stoechas- (L.) Moench-GW

Crédit photo : Dr Yvan Avramov.

Nom provençal : Saméto,
Herbo dé San-Jan

ASTÉRACEAE

Localisation :
Assez commune, garrigues, coteaux secs, bords des pistes sablonneuses, rocailles, pelouses littorales sèches, sables dolomitiques…

Utilisation :
Utilisée en parfumerie.
Cultivée comme plante ornementale.
Cet arbrisseau peut couvrir les dunes de beaux coussins jaunes grâce à ses nombreuses petites fleurs que l’on conserve en bouquets secs presque aussi longtemps que son nom le laisse supposer.

Comestibilité :
L’infusion de fleurs sert à parfumer certaines sauces (goût de curry).

Lithospermum purpureocaeruleum  L.

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Grémil-bleu-pourpre-Buglossoides-purpurocaerulea-L.-I.M.Johnst.
Gremil-bleuGW

Nom provençal : 
Erbo-dei-perlo,
erbo-de-la-pisseto

BORAGINACEAE

Ses grandes fleurs pourpres
deviennent par la suite bleues
d’où son nom latin d’espèce.

Localisation :
Chênaies pubescentes, chênaies vertes en ubac, bois, lieux frais et ombragés. Bois de la Sainte-Baume, Méounes (Montrieux), etc.

Utilisation :
Après la chute des feuilles du Grémil bleu, seuls subsistent ses petits fruits très durs, brillants et d’un blanc ivoire :
Lithospermum signifie graine de pierre. Rien d’étonnant à ce que ces petits fruits aient été utilisés pour détruire les calculs rénaux, en application de la célèbre « théorie des signatures ».
Le Grémil bleu ainsi qu’une espèce voisine, le Grémil officinal, Lithospermum officinale L., aux fleurs blanc crème, sont surnommés Herbe aux perles.

Comestibilité 
Avec les sommités fleuries, on prépare le « thé d’Europe », une boisson rafraîchis-sante.

Gremil-pourpre-bleu-Lithospermum-purpureocaeruleum-LW

Geum urbanum  L.

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Benoite-des-villes-Geum-urbanum-LW

Crédit photo : Dr Yvan Avramov.

Nom provençal :
Erbo-de-sant-Benòni

ROSACEAE

Localisation :
Fréquente dans les bois et les endroits ombragés jusqu’à 1300 mètres d’altitude.

Utilisation :
La Benoîte jouit d’une grande renommée depuis l’Antiquité.
Riche en tanin, elle est astringente et tonique ; c’est un excellent fébrifuge qui a remplacé, parfois, le quinquina.
Le vin de Benoîte fortifie l’estomac (50 grammes de racine sèche par litre, à faire macérer trois jours).
La racine doit son parfum à une huile essentielle contenant de l’eugénol qui est le constituant principal de l’essence de girofle, distillée du bouton floral d’Eugenia caryophyllata.
Elle a longtemps servi à colorer la laine en lui donnant une belle teinte mordorée.

Comestibilité :
Les racines, cueillies à l’automne, ont une saveur légèrement piquante et un parfum de clou de girofle.
L’infusion des racines agrémente les compotes, les crèmes au chocolat, les fruits au sirop… Les racines fraîches parfument les sauces, les bouillons, les liqueurs, le vin, la bière.

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Chamaemelum fuscatum  (Brot) Vasc.

CAMOMILLE PRÉCOCE OU ANTHÉMIS PRÉCOCE

 

Camomille-precoce-Chamaemelum-fuscatumFLW

Nom provençal :

ASTERACEAE

Cette plante n’est connue que dans le Var
où elle peut être très abondante
dans les vignobles et vergers.

Localisation :
Vignobles inondables, pelouses dénudées humides.

Comestibilité :
En Sicile, les jeunes feuilles sont bouillies puis servies avec de l’huile d’olive et du citron.

Camomille-precoce-Chamaemelum-fuscatum-(Brot.)-Vasc.W

 


Consulter la vidéo : La Camomille

Sorbus torminalis  L.

ALISIER TORMINAL OU SORBIER TORMINAL

Alisier torminal, Sorbus torminalis L.
Alisier torminal, Sorbus torminalis L.

Nom provençal : Aligié

Alisier torminal :

ROSACEAE

 

Alisier torminal, Sorbus torminalis L.

Crédit photo : Dr Yvan Avramov

 Teucrium marum  L.

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Germandree-marum-Teucrium-marumW

LAMIACEAE

Localisation :
Cette espèce très rare ne se trouve que dans les maquis bas des îles de Port-Cros et du Levant sur sols acides et pierreux.
Plante buissonnante, dressée, rappelant le Thym vulgaire, mais aux inflorescences longues et lâches.
Sa forte odeur camphrée, qui rappelle un peu celle de l’éther, attire irrésistiblement les chats mâles  qui se vautrent sur les tiges feuillées ou fleuries, en proie à une sorte d’ivresse !

Utilisation :
La plante renferme du « camphre de Marum » et une huile essentielle spéciale ou « essence de Marum ».
Les feuilles et les sommités fleuries sont stimulantes, toniques, aromatiques et anti-spasmodiques.
Les fleurs sont visitées par les abeilles.
Cultivée comme plante ornementale.

Genre  Rubus

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Ronce-blanche-Rubus4W

Nom provençal :
Róumi

(Fréjus, Garde-Freinet, La Môle…)

Rouis
(Le Muy, Les Mayons, Seillans…)

ROSACEAE

Localisation :
Communes, les Ronces sont répandues dans notre région aux bords des chemins, des pistes, dans les collines, les haies, les sous-bois.

Utilisation :
L’herboristerie utilise principalement les feuilles : leur infusion est astringente, recommandée contre les diarrhées et les leucorrhées.
L’infusion de bourgeons est utilisée, en gargarismes, contre les maux de gorge et les angines. Plusieurs espèces de Ronces servaient à cet emploi.

Comestibilité :
Les mûres font partie des fruits sauvages les plus ramassés et sont astringentes et dépuratives. Elles sont riches en vitamines PP, A, en fer, en pectine.
Elles sont consommées crues, en tartes, confitures, gelées ou mises à fermenter pour obtenir un vin agréable.

Ronce-blanche-Rubus3W

Chamaemelum fuscatum  (Brot) Vasc

ANTHÉMIS PRÉCOCE OU CAMOMILLE PRÉCOCE

 

Camomille-precoce-Chamaemelum-fuscatumFLW

Nom provençal :

ASTERACEAE

Cette plante n’est connue que dans le Var
où elle peut être très abondante
dans les vignobles.

Localisation :
Vignobles inondables, pelouses dénudées humides.

Comestibilité :
En Sicile, les jeunes feuilles sont bouillies puis servies avec de l’huile d’olive et du citron.

Camomille-precoce-Chamaemelum-fuscatum-(Brot.)-Vasc.W

Papaver rhoeas  L.

PAVOT ROUGE  OU COQUELICOT

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Coquelicot-Papaver-rhoeas-L2GW

Nom provençal : Ruello,
rouvello
(Bagnols-en-Forêt),
gau-galin

PAPAVERACEAE

Localisation :
Très commun.

Utilisation :
Les pétales sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antispasmodique, hypnotique, pectorale et sédative.

Comestibilité :
Les jeunes feuilles avant floraison sont excellentes, crues en salades ou cuites de diverses manières (gratins, omelettes, soupes…).
Les fleurs sont aussi comestibles et servent à préparer des sirops.

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  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-LW
  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-L2GW
  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-L1GW

Papaver rhoeas  L.

COQUELICOT OU PAVOT ROUGE

Coquelicot-Papaver-rhoeas-L2GW
Coquelicot-Papaver-rhoeas-L1GW

Nom provençal : Ruello,
rouvello
(Bagnols-en-Forêt),
gau-galin

PAPAVERACEAE

Localisation :
Très commun.

Utilisation :
Les pétales sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antispasmodique, hypnotique, pectorale et sédative.

Comestibilité :
Les jeunes feuilles avant floraison sont excellentes, crues en salades ou cuites de diverses manières (gratins, omelettes, soupes…).
Les fleurs sont aussi comestibles et servent à préparer des sirops.

  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-L3W
  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-L1GW
  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-L2GW
  • Coquelicot-Papaver-rhoeas-LW

Olea europaea  L.

Olivier cultiveG2W
Olivier-cultiveGeW-800x600

Nom provençal : Óulivié,
Óurevié
(Flayosc)

OLEACEAE

Localisation :
L’Olivier sauvage ou Oléastre est spontané (rochers, coteaux pierreux, fruticées littorales, pieds de falaises bien exposés) et largement cultivé en Provence.

Utilisation :
Voici une recette très ancienne et originale qui était employée pour calmer un « coup de soleil » dans la vallée du Gapeau :
Appliquer doucement, sur la région cutanée atteinte, une émulsion composée de :
- eau de source : 1 cuillerée ;
- huile d’olive : 2 cuillerées.

Pour obtenir l’émulsion, battre l’eau et l’huile pendant quelques minutes.

Comestibilité :
L’olive contient des vitamines A, B, C, et E, des sels minéraux (Ca, Mg, P, K, S, Cl, Fe, Mn, Cu…), des protéines et une huile remarquable pour sa richesse en acides gras insaturés.

Autres propriétés :
C'est un hypotenseur, cholérétique et maladies cardiovasculaires, excipient de préparations médicinales.

Quercus coccifera  L.

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Nom provençal : Avaus, garrus

FAGACEAE

Localisation :
garrigues, forêts claires.

Utilisation :
Une cochenille (insecte parasite) récoltée sur l’arbre donne un colorant rouge (l’écarlate), autrefois utilisé et réputé pour la teinturerie, l’alimentation et la médecine.

Comestibilité :
Les glands de nombreuses espèces de chênes ont été consommés par l’homme depuis la nuit des temps. Parfois ils sont doux et peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mais bien souvent, ils sont amers à cause de la grande proportion de tanin qu’ils renferment et qui, ingérée en grande quantité, peut provoquer des troubles digestifs.
Heureusement, le tanin est soluble dans l’eau et peut être éliminé. Il suffit de hacher finement les glands, ou de les écraser, et de les faire bouillir à plusieurs eaux jusqu’à disparition de l’amertume, puis de les manger sous forme de bouillie salée ou sucrée.

Anemone hepatica  L.

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Crédit photo : Dr Yvan Avramov.

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Nom provençal : Erbo-dóu-fege

RANUNCULACEAE

Localisation :
Sols sur calcaire ou argile, avec humus. Bois caducifoliés, particulièrement chênaies pubescentes. Forêts de la région de la Sainte-Baume.

Utilisation :
La « médecine des signatures », pratiquée autrefois, se basait sur l’aspect de la plante, chargé de symboles et de vertus présumées. Le hasard fit bien les choses pour notre Hépatique : ses feuilles à trois lobes, évoquant les lobes du foie la fit prescrire afin de soigner, avec succès, les coliques et les calculs du foie et de la vésicule biliaire.

Toxicité :
Toxique, l’Hépatique n’est désormais prescrite que sous contrôle médical.

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Polygonatum odoratum

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SCEAU DE SALOMON :

ASPARAGACEAE

Pinus sylvestris  L.

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Pin-sylvestreW

Nom provençal :
Pin-gavouat (Fréjus, Hyères, Seillans etc.)

PINACEAE

Localisation :
Pelouses, bois clairs, rochers, absent du littoral.

Utilisation :
Des infusions, sirops ou inhalations de « bourgeons » soignent le rhume et calment la toux.
Son huile essentielle est réputée pour ses propriétés antiseptique respiratoire, expectorante et balsamique (bronchite, sinusites, toux, laryngites)…
Bois de mine et poteaux de ligne.

Comestibilité :
Graines et jeunes pousses sont comestibles.

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Pin-sylvestre-Pinus-sylvestris-L-GW

Lactuca perennis

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Laitue vivace

ASTERACEAE

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Tilia cordata  Miller

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Nom provençal : Tihu

MALVACEAE

Localisation :
Forêts fraîches ou riveraines.

Utilisation :
— Nervosité, insomnie, angoisse = en infusions, mais aussi en bain ;
— Palpitations, troubles hépatiques…
— Parties utilisées : inflorescence jeune avec les bractées.

 
Comestibilité :
La seconde écorce des tilleuls (cambium) est comestible et a servi à préparer une sorte de pain en Pologne.
Les jeunes feuilles sont comestibles crues en salade.

Sorbus torminalis  L.

SORBIER TORMINAL OU ALISIER TORMINAL

Alisier torminal, Sorbus torminalis L.

Sorbier torminal :

ROSACEAE

Alisier torminal, Sorbus torminalis L.
Alisier torminal, Sorbus torminalis L.

Crédit photo : Yvan Avramov

Oncostema peruviana  L. Speta

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Scille du Pérou :

ASPARAGACEAE

Centranthus ruber  (L.) DC

CENTRANTHE ROUGEVALÉRIANE ROUGE OU LILAS D’ESPAGNE‌

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Nom provençal : Pan-de-couguou

CAPRIFOLIACEAE

Localisation :
éboulis, falaises, autour des habitations, bords des routes décombres…

Utilisation :
La racine a été employée comme antispasmodique et la plante aurait une action sédative comme sa cousine la valériane.

Comestibilité :
Les feuilles et les boutons floraux sont comestibles, mais c’est surtout les rosettes et les jeunes feuilles qui sont consommées en salade.

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Dans la même famille :

Consultez la vidéo : Valériane officinale

Pittosporum tobira  (Thunb.) W. T. Aiton

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Nom provençal : 

PITTOSPORACEAE

Localisation :
Introduit d’Extrême-Orient, largement planté dans les parcs et les jardins, parfois en haie ou en alignement et naturalisé dans les fourrés proches du littoral méditerranéen.

Utilisation :
Le Pittospore est un arbuste ou un petit arbre très apprécié grâce à son feuillage toujours vert, à ses corymbes de fleurs au parfum inimitable, mélange de fleur d’Oranger et de Jasmin et à ses fruits aux graines rouges et gluantes très décoratives.

Pittosporum signifie « semence poisseuse »
(du grec pitta, poix, et sporos, semence).

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Celtis australis  L.

MICOCOULIER DE PROVENCE

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CANNABACEAE

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Quercus ilex  L.

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Nom provençal : Éuve

FAGACEAE

Localisation :
forêts, garrigues, maquis rocheux. Rustique et de croissance lente, il résiste très bien aux embruns.

Utilisation :
Bois de chauffage excellent, utilisé en grandes quantités pour la fabrication du charbon de bois dans les charbonnières.

Comestibilité :
Les glands de nombreuses espèces de chênes ont été consommés par l’homme depuis la nuit des temps. Parfois ils sont doux et peuvent être mangés grillés ou bouillis. Mais bien souvent, ils sont amers à cause de la grande proportion de tanin qu’ils renferment et qui, ingérée en grande quantité, peut provoquer des troubles digestifs.
Heureusement, le tanin est soluble dans l’eau et peut être éliminé. Il suffit de hacher finement les glands, ou de les écraser, et de les faire bouillir à plusieurs eaux jusqu’à disparition de l’amertume, puis de les manger sous forme de bouillie salée ou sucrée.

Sorbus aria

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Nom provençal : Aligié

Alisier blanc :

ROSACEAE

  • Alisier blanc, Sorbus aria
  • Alisier blanc, Sorbus aria
  • Alisier-blancW